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PDLV : nous partageons chacun nos 3 coups de cœur de 2020

Je pense que tout le monde s’accordera à dire que l’année 2020 a été merdique. Hormis peut-être Jeff Bezos. J’ai questionné mon équipe sur leurs coups de cœur automobile de l’année qui vient de se terminer. Sans se concerter, nous avons chacun sélectionné trois voitures. Un moyen de comparer et surtout d’échanger de nos goûts. Finalement, d’un point de vue automobile, il n’y aura pas eu que du mauvais ! En mettant en page l’article, j’ai été quelque peu surpris de nos choix respectifs, mais plutôt dans le bon sens. N’hésitez pas à nous partager en commentaire laquelle des cinq sélections vous paraît être la plus désirable à vos yeux.

La sélection d’Hugo Paoletti

  • Toyota Yaris 2020 : de la version la plus standard à la plus sophistiquée (GR), la Toyota Yaris a fait un bond impressionnant par rapport à la génération précédente. Avec un extérieur trapu, imposant et attachant, cette petite citadine a tout pour plaire. Il en est de même avec cet intérieur beaucoup mieux fini que l’ancienne génération et qui n’a plus rien à voir avec le côté cheap que l’on a pu connaître chez Toyota. Mon cœur se porte bien évidemment sur la Yaris GR, segment sur lequel nous n’attendions pas Toyota et qui pourtant place cette Yaris dans le haut du panier. Un moteur vif, un châssis réglé aux petits oignons, 4 roues motrices et une boîte mécanique, ce sont tous ces ingrédients qui font que cette petite bombe est une véritable voiture de rallye homologuée sur route. Elle saura pardonner vos plus gros excès de pilotage, et exploser les chronos entre de bonnes mains. C’est un grand oui, et MERCI Toyota !
  • Dacia Sandero : chaque sortie de Dacia procure la même question, comment peuvent-ils faire mieux que la génération précédente tout en maintenant les prix. La nouvelle Sandero est celle qui me fascine le plus, pour un peu plus de 14 000 euros, vous avez une Sandero toute équipée avec des feux de croisements automatique à leds, un système de carte main libres, une caméra de recul, une climatisation automatique etc… Une voiture simple, avec des moteurs et des équipements de dernière génération ainsi qu’un confort de conduite largement amélioré par rapport à la génération précédente. Deux questions se posent donc… que reste-t-il à la Clio (excepté en finition haut de gamme comme l’Initiale ou la française est véritablement suréquipée) et second dilemme, essence ou GPL ? Dacia continue son pari de relancer le GPL, bonne solution ou simple alternative pour mieux faire passer l’abandon du diesel ? A vous de voir.
  • BMW M2 CS : pour clôturer ce dernier top 3 2020, je vais vous parler de la M2 CS qui pour moi est la recette absolument parfaite d’une voiture de sport. La gamme BMW devenant de plus en plus fade a mon gout (passage de la nouvelle Série 1 en traction, abandon du 6 cylindres essence sur les plus petits modèles et encore autres décisions bien tristes liées aux nouvelles normes gouvernementales), cette M2 CS est pour moi un délire d’ingénieurs qui veulent clôturer cette gamme d’un ancien temps sur une belle note de drift et de 6 cylindres rugissant à l’unisson. Une voiture courte, propulsion et avec un moteur sortant 450 chevaux à dompter en boîte mécanique. Vous rajoutez des gros freins et un bon siège baquet ainsi des suspensions pilotées et vous avez cette M2 CS qui est un véritable monstre qui fait rêver plus d’un passionné et qui pour moi, représente une vraie BMW M. Bon, le prix est juste dément et la rareté du produit fait que vous n’en croiserez pas a chaque coin de rue mais… futur collector assuré.

La sélection d’Anthony Perrier

  • Peugeot 508 PSE : sachez seulement qu’aucun de nous ici n’est au courant des choix des autres, mais j’ai tendance à imaginer que je ne suis pas le seul à vouloir vous parler de cette auto. Il s’agit là pour moi d’un très grand coup de cœur, étant un aficionado de la marque au lion. À sa sortie en 2018, la 508 II avait déjà laissé bon nombre de passionnés bouche bée, sa version la plus radicale, motorisée par un moteur PureTech de 225 chevaux était déjà pour moi une superbe alternative chauvine à une classique allemande. Ici, Peugeot a su nous surprendre pour proposer une version démentielle de 360 chevaux sur ses quatre roues, permettant aux petits comme aux grands de rêver devant une vraie belle berline française.
  • Renault Clio 5 Hybride : oui, vous ne rêvez pas, nous sommes pourtant aux antipodes de ce que représente la passion automobile avec une citadine classique et hybride de surcroit. Je n’ai pas choisi cette voiture pour son look, ni pour son confort ou son habitabilité, mais simplement pour ce qu’elle représente. Selon moi, cette Clio (et toutes les concurrentes citadines/berlines/SUV hybrides des marques grand public) marque l’arrivée d’une nouvelle ère. Passionnant ou non, seul vous pouvez en juger, mais pour moi c’est la fin d’une époque et le début d’une nouvelle.
  • Porsche 718 Boxster GTS 4.0 : Porsche m’avait déjà étonné avec la sortie de sa Cayman GT4, il y a quelques temps en proposant une voiture de sport (si ce n’est de circuit) proposant un six cylindres à plat atmosphérique de quatre litres de cylindrée, pour le plus grand plaisir des oreilles – vraiment – dans une période où le downsizing était de mise. Aujourd’hui, ils nous balancent le même moteur orgasmique dans un « simple » cabriolet, permettant de cruiser à vitesse réduite cheveux aux vent accompagné d’une mélodie incroyable, ou bien de se permettre quelques pointes et accélérations presque digne d’une supercar. Le Flat-6 vaincra !

La sélection d’Étienne Deketele-Kestens

  • Toyota Yaris GR : c’est la sportive qu’on espérait d’autres constructeurs, mais qu’on ne pensait pas venir de Toyota. Trois portes, 261 chevaux dans moins de 1300 kilos, cette bombinette est un véritable pied-de-nez à toutes les mesures demandant aux constructeurs de passer partiellement ou totalement à l’électrique sur tout ce qui dépasse 200 chevaux. Alors, certes, on part sur un trois-pattes, mais sa cylindrée lui procure un couple de 360 Nm, ce qui est 30 Nm de plus que la défunte Peugeot 308 GTi, ayant un cylindre de plus. Au menu des performances, le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes reste costaud, et l’ajout d’une transmission intégrale promet une motricité remarquable en sortie de virage. On ne reste pas sur notre faim non plus sur le plan du design. Un look très sportif, mais pas spécialement vulgaire. Seuls l’intérieur et le malus (4 818 € à ajouter aux 37 600 € du modèle de base) risquent d’en ralentir quelques-uns…
  • Seat León 4 : au rayon des compactes, je demande une voiture au sang allemand, mais au tempérament espagnol. La Seat León, comme souvent, va reprendre tous les avantages de la Golf et, pour moi, va y gommer ses principaux défauts. La voiture parfaite ? Non, loin de là. Mais, une fois encore, ce nouvel opus a été très travaillé en tout point. Pour ce qui est du look extérieur, c’est une petite réussite. Tous les codes de 2020 sont appliqués avec brio, l’avant ne proposant aucune vulgarité, et l’arrière ajoutant une touche d’originalité (bien que ça commence à être du déjà-vu…) avec un liséré LED courant sur le hayon. Si seulement cette signature pouvait rester allumée de jour… A l’intérieur, c’est certes austère, mais c’est, à mon sens, bien au-dessus d’une Volkswagen Golf 8 au niveau de la qualité perçue. L’absence du double écran cerné de peinture laquée noire y est sûrement pour quelque chose. De 90 à 204 chevaux (sans compter la Cupra León), en essence, diesel, hybride, CNG, Seat ouvre les bras à beaucoup de nouveaux clients… En attendant la nouvelle 308 !
  • DS 9 : la jeune marque DS commence tout doucement à étoffer sa gamme, notamment avec l’arrivée de la future DS 4, mais surtout avec le nouveau porte-drapeau DS 9. Elle fait partie de mes préférées de cette année 2020 car, même si on est loin du plaisir de conduite, cette grande berline montre parfaitement le savoir-faire Français en termes d’automobiles. On peut parler de la classe à l’anglaise, du raffinement à l’italienne, de la rigueur allemande, mais le chic français a clairement sa carte à jouer dans ce segment. Côté style, même si la ligne peut rappeler ses rivales, l’ensemble des détails est impressionnant (surtout les poignées affleurantes), et les clins d’œil aux ancêtres ne manquent pas. L’intérieur, dans les ambiances Rivoli Opera, est très qualitatif. Les sièges bracelets, le cuir à foison, l’alcantara pour habiller le ciel de toit, … Tout y est. Le seul « point faible » pourrait résider dans les moteurs, mais ce ne serait pas réellement intéressant de proposer des V6 et V8 surtaxés en 2020 (pas de mazout non plus…). Son réel avantage est, par contre, son prix ! A 47 700 €, on est largement en-dessous de toute concurrence. 

La sélection de Simon Lemaître

  • Ford Puma ST : grosse surprise l’essai de ce Puma ST ! Qui aurait cru que un petit SUV puisse avoir une vrai ame de sportive ! Et qui plus est avec de belles lignes. Le petit 3-cylindres suralimenté est vraiment étonnant, avec un châssis basé sur celui de la Fiesta ST, il est bluffant de dynamisme et à un comportement très proche de celle-ci ! Pour l’avoir essayé sur circuit, malgré des pneus neige, j’ai vraiment été bluffé. Seul bémol, la suspension un poil trop ferme, ce qui déplaira aux familles sensibles du dos, car oui même si le puma à une vocation sportive, il sait se montrer très polyvalent !
  • BMW M2 CS : s’il y a bien un modèle qui me fait chavirer chez BMW, c’est bien la M2 ! Alors après avoir sorti la version compétition, une nouvelle mouture est sortie en 2020, la version CS !  Au programme, l’onctueux 6-cylindres passe à une puissance de 450cv ! Lame avant et toit en carbone, bouclier et capot spécifiques, nouveaux baquets et j’en passe, le ramage de cette « mini » M4 est bien la pour en faire un scalpel a virages serrés et routes de montagnes. Seul bémol, il n’y en aura pas pour tout le monde, de plus il faut rajouter la bagatelle de 31 800 euros a la version Compétition ! Avis au collectionneurs et autres investisseurs, encore une auto dont la côte montera a coup sûr !
  • Porsche 911 (992) Turbo S : Qui n’a jamais aimé les belles lignes du constructeur allemand ? Qui plus est du modèle mythique qu’est la 911 ? La version la plus radicale avant les versions ultra sportives est bien entendu la 911 Turbo S ! J’aime beaucoup cette auto, même si je n’ai pas eu l’occasion de poser mes mains sur sont volant, je suis vraiment fan de cette nouvelle mouture ! De plus la poussée est phénoménale avec sur 6-cylindres à plat de 650 chevaux et 800 Nm, elle vous propulse pour un 0 à 100 en 2,7 secondes, de quoi laisser sur place bon nombre de ses concurrentes ! Si il y a un modèle que j’aimerais essayer en 2021, c’est bien celui-là ! 

La sélection de Thomas Drouart

  • KTM X-Bow GTX : les voitures sont de plus en plus lourdes, de plus en plus technologiques et bien souvent, de plus en plus chiantes. La vitesse, on ne la ressent plus tellement des modèles sont aseptisés. Puis il y a la KTM X-Box GTX. un nom de console, un physique compliqué et une délicieuse légèreté. Rares sont les constructeurs à oser sortir des sentiers battus. Cette voiture de course accuse à peine plus d’une tonne sur la balance tout en accueillant l’onctueux 5-cylindres Audi, poussé à 530 chevaux. Alors oui, la boîte séquentielle est de série mais on ne peut pas tout avoir… Et il faut bien faire des compromis. Bordel, ce que j’aime cette voiture…
  • Porsche 718 Cayman GTS 4.0 : le changement de nomenclature, avec le passage au code 718, a passé les Boxster et Cayman au 4-cylindres turbo. Un excellent moteur en somme mais qui n’a pas l’onctuosité du Flat-6 atmosphérique qui officiait jusque-là. Alors que la GT4 disposait du mythique moteur de la marque, il fut décidé de produire une seconde série de Cayman GTS, en revenant cette fois au 6-cylindres à plat. Pour l’occasion, la puissance a été passée à 400 chevaux. Ce genre d’initiatives qui pue la passion à des kilomètres, cela devient rare de nos jours. On ne peut que saluer l’initiative de Porsche de continuer à entretenir la flamme dans les yeux des porschistes tout en produisant à côté des modèles électriques et hybrides. Un bel équilibre !
  • Tesla Model S Plaid : oh la la, un vendu, un traître qui prône la voiture électrique… Si vous n’avez jamais conduit de Tesla, je ne peux que vous recommander l’expérience. Oubliez vos préjugés, ne partez pas en ronchonnant et découvrez. Bien que j’adore les voitures thermiques (essence, hein !), le plaisir des Tesla est unique. Alors forcément, après l’essai de la Tesla Model S Performance qui est déjà ahurissante, je pense que la version Plaid doit être l’aboutissement. En revanche, ne cherchez pas quelconque note de rationnel dans ce type de voitures : c’est de l’absurdité à l’état pur. Et je trouve ça génial !
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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

1 commentaire

  1. Seul bémol (énoooooorme bémol…) pour la DS9… le fleuron du savoir-faire français est fabriqué en Chine si je ne m’abuse. Erreur fatale ? Nous verrons au nombre de ventes.

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