Alpine A110 E-ternité : essayons de rester enthousiastes…

Il y a quelques jours, Alpine teasait l’A110 E-ternité. Un jeu de mot vu et revu qui n’a pas vraiment laisser de place au doute : voici la première Alpine électrique de l’histoire. Pour autant, la berlinette ici présentée est un concept-car et elle n’a pas vocation à entrer en production sous cette forme. Toutefois, ce prototype permet d’observer quelques grandes lignes directrices que l’on pourra retrouver sur la future A110 (qui sera électrique) et sur d’éventuels d’autres modèles, comme un SUV. Dans cet article, on se concentrera avant tout sur ces petits indices car il faut le reconnaître, cette Alpine A110 E-ternité n’est pas vraiment une réussite en tant que telle…

Alpine A110 E-ternité : de bonnes idées !

Lorsque l’on regarde cette Alpine A110 E-ternité, on trouve assez vite ses repères. Déjà, la ligne de l’A110 traditionnelle est conservée. On note néanmoins l’apparition d’une lame avant, de bas de caisse redessiné ou encore un nouveau diffuseur. Précisons que la lunette arrière est désormais habillée d’un motif façon nid d’abeille plein tandis que les phares accueillent des paupières de phare. Un look un peu tuning old school complété par différents stickers… Quant au lettrage, il conserve des traits, à la manière d’une esquisse. Soyons francs, on aurait pu s’attendre à largement mieux. L’effet « Wahou » n’est clairement pas là en matière de style et c’est bien dommage… L’accueil de motorisations électriques n’est déjà guère bien perçu par les fans de la marque fondé par Jean Rédélé.

On trouve néanmoins un toit découvrable. L’ensemble fait appel à des renforts en fibre de carbone, afin de rigidifier la caisse tout en limitant la prise de poids. Une belle prouesse que l’on espère voir un jour sur un modèle de série. Dans les faits, il existe deux prototypes d’Alpine A110 E-ternité, qui ne diffèrent que par le choix des matériaux. Sur l’une d’elle, du lin a été employé pour divers revêtements. Celui-ci permet une excellente rigidité tout en offrant une bonne protection acoustique. Alpine a donc travaillé davantage le fond que la forme.

Une électrification… un peu brouillon ?

Transformer une voiture thermique en électrique, ce n’est pas un exercice facile, il faut bien le reconnaître. Pour améliorer la tenue de route et abaisser le centre de gravité, la batterie est généralement placée sous le plancher. On se doute bien qu’avec l’Alpine A110, cette possibilité n’en est pas une. Les équipes de développement ont donc dû composer avec un châssis qui ne s’apprêtait pas réellement à recevoir une grande batterie et des moteurs. Pas moins de douze modules de batterie ont été implantés. Ils dérivent directement de ceux de la Mégane E-Tech. Ils ont toutefois été répartis différemment. Quatre modules sont à l’avant et huit à l’arrière, afin d’améliorer la répartition des masses. Une conception complexe…

Les moteurs ont aussi été prélevés au sein du groupe Renault. La puissance est désormais de 178 kW, soit environ 242 chevaux. C’est très proche de l’Alpine A110 « classique ». Le 0 à 100 km/h demande 0,3 seconde de plus tandis que la vitesse de pointe est désormais limitée à 250 km/h. Précisons que les batteries engendrent un surpoids de près de 400 kg. Malgré tout, la révision de la structure a permis de limiter l’embonpoint à 278 kg. Mieux encore, Alpine annonce pouvoir gagner 78 kg. Au niveau de la boîte de vitesses, deux rapports seraient disponibles pour éviter les ruptures de couple. C’est original !

En revanche, la plaque en métal place sur le bas de la console centrale prête à sourire. « Je veux électrifier Alpine pour l’inscrire dans l’Éternité » est la phrase attribuée à Luca De Meo, actuel Directeur Général de Renault. Si cela justifie le nom de ce prototype, c’est un peu kitsch. Et surtout, le fait d’appliquer la recette électrique sur l’actuelle A110 peut porter à confusion…

Que retenir de cette Alpine A110 E-ternité ?

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