Lorsqu’il a été commercialisé en 2003, le Renault Scénic de seconde génération arborait fièrement la nouvelle identité de la marque. C’était le monospace tendance qui faisait (presque) toutes les familles. Aujourd’hui encore, c’est un modèle très répandu dans le paysage automobile français. Mais une vingtaine d’années plus tard, beaucoup sont devenus de véritables épaves roulantes. Pourtant, bien entretenu, c’est un modèle bien pratique pour les trajets du quotidien. À condition, bien sûr, d’éviter certains moteurs peu recommandables. Sans plus attendre, voici 10 stéréotypes que l’on retrouve fréquemment sur les Scénic II que l’on croise dans la rue !
1. Tu te gares toujours au plus près
Marcher ? Certainement pas ! Les Renault Scénic II peuvent souvent être aperçus sur les parkings de supermarché. Bien souvent, vous les verrez stationnés au plus près de l’entrée, qu’importe qu’il y ait une place réservée aux personnes en situation de handicap, que ce soit une place famille ou bien même un passage piéton. La carrosserie n’étant plus dans un état clinique, le conducteur de Scénic 2 ne craint plus les coups de portière ou les rayures de personnes agacées. Alors pourquoi se compliquer la vie en se garant super loin ? J’ai même assisté à un subterfuge de la part d’un propriétaire de Scénic 2, il y a quelques années. Son conducteur s’est garé sur le trottoir, au niveau de l’entrée d’un hypermarché. L’homme a mis les warnings ainsi qu’une feuille A4 marquée « En panne » sur le pare-brise du Scénic, le temps d’aller faire ses courses. Génie et connard à la fois !
« J’aime pas marcher et les gens contourneront s’ils sont pas contents »
2. Tu as choisi le moteur 1.9 dCi 120
Dans la vie, il y a les bons et les mauvais choix. Sur le papier, le moteur 1.9 dCi de 120 chevaux avait tout l’air du moteur parfait. Déjà, nous étions en pleine époque de diéselisation massive du parc auto. La puissance de 120 chevaux était plutôt bien dimensionnée et beaucoup attendaient avec impatience ce nouveau moteur. Seulement, c’est au bout de quelques années que la vérité a éclaté : c’est sans doute l’un des pires moteurs jamais produits par Renault. Le passage à l’injection directe permet de gagner en agrément mais cela se paye avec des pannes régulières d’injecteur, des soucis de turbo, de vanne EGR ou encore de coussinets de bielle… Fatalement, les modèles utilisés en ville sont les plus touchés. Autant dire que de nombreux Scénic 2 dCi 120 sont à la casse depuis bien longtemps !
« Plus jamais j’achète de Renault«
3. Tu as un sticker « Bébé à bord » depuis 2006
À l’origine, vous aviez posé ce sticker à l’arrière du Scénic car un heureux événement venait de se produire. Dix-huit ans plus tard, cet heureux événement vient d’obtenir le droit de vote et son propre permis de conduire. Mais qu’importe, vous laisserez le sticker Bébé à bord, peut-être par flemme de le retirer car c’est bien collé ou bien dans le but d’espérer la clémence des autres conducteurs, en espérant que l’on ne vous colle pas de trop près. La légende dit que ce Scénic partira à la casse en ayant toujours ce sticker. D’ailleurs, en parlant de casse…
« C’est bien collé cette merde«
4. Il part en prime à la conversion sous peu
Le principal ennemi du Renault Scénic II, c’est bien souvent le centre de contrôle technique. Au fil des années, les problèmes s’accumulent et l’espoir d’obtenir un sursis de deux ans s’efface d’année en année. Alors forcément, il faut savoir arrêter les frais, surtout lorsque ce monospace est dans une configuration relativement banale et ne présente pas spécialement d’intérêt à être conservé. On remarque aussi assez régulièrement des Scénic 2 qui circulent sans contrôle technique en cours de validité. Pas vu pas pris, mais n’oublions pas que cette pratique est illégale et qu’elle présente de forts risques en cas de contrôle ou d’accident. Quitte à valoriser ce monospace, c’est souvent la prime à la conversion qui sera retenue…
« De toutes façons, il passera plus le CT«
5. La carrosserie est constamment crade
Au fil du temps, l’attention accordée au Scénic de deuxième génération a diminué. D’un côté, nous avons celles et ceux qui prennent un grand soin de leur véhicule. Souvent, c’est un joli modèle, doté d’une belle peinture métallisée et avec un moteur sympa. De l’autre, les Scénic 2 qui ne remplissent qu’une fonction « déplaçoire ». Le monospace est purement réduit à sa simple fonction de moyen de transport. Il subira les petits dommages du quotidien et ne s’approchera plus vraiment d’une station de lavage. L’unique lavage aura lieu tous les deux ans, juste avant le contrôle technique, dans l’espoir d’amadouer le contrôleur. Spoiler : ça ne marche pas.
« Il pleut la semaine prochaine«
6. Tu lui as donné le surnom « Titine »
Il faut bien le reconnaître, les surnoms donnés aux voitures, c’est souvent assez malaisant. Au summum, on a « titine ». En soi, c’est mignon et relativement commun… Mais c’est trop entendu. S’il vous plait, soyez originaux d’autant plus que vous n’aurez pas la larme à l’œil quand « titine » partira en prime à la conversion…
« Allez titine, faut que tu démarres aujourd’hui. Si t’es sage, on ira changer tes injecteurs dans trois ans«
7. Le cuir est pire qu’usé
En finition haute, le Scénic recevait une jolie sellerie en cuir beige. Cela apportait un côté nettement plus chic à ce monospace. Une ambiance claire que l’on retrouve aussi sur la console centrale et le volant. Au fil des années, le cuir non entretenu a tendance à craqueler et surtout, à perdre son aspect clair. Le rendu devient alors vite crasseux d’apparence. Quant au volant, son revêtement part, apportant des touches de noir disgracieuses. Un intérieur clair entretenu, c’est beau. Mais là, ça vite souvent à l’horreur.
« C’est un peu taché mais c’est rien«
8. Les enjoliveurs sont dépareillés
Un Renault Scénic II ayant ses enjoliveurs d’origine, c’est plutôt rare, surtout pour les phases 1. Comme pour les Mégane de la même époque, ces caches de roues étaient assez fragiles et tombaient assez facilement. Il y a celles et ceux qui s’en fichent et laissaient les jantes tôle à nu, d’autres qui rachetaient systématiquement des enjoliveurs neufs chez Renault et d’autres encore qui achetaient des enjoliveurs à petit prix chez Feu Vert et ne remplaçaient que ceux qui étaient tombés. Mais il faut dire les choses : des enjoliveurs dépareillés, c’est laid.
« C’est juste un cache, on s’en fout«
9. Le pare-chocs avant à une couleur différente
Terminons ces petits observations par un constat, qui touche principalement les Renault Scénic II phase 1, commercialisés entre 2003 et 2006. Contrairement aux autres éléments de carrosserie, les pare-chocs sont en plastique. J’ignore si la préparation (apprêt) est responsable de ce phénomène mais les boucliers ont généralement une teinte qui tient mieux que le capot ou les ailes. La conséquence directe, c’est qu’il y a une différence de couleur plus ou moins importante entre le pare-chocs et les panneaux adjacents. Cela se perçoit surtout sur les teintes colorées. Dans certains cas, c’est une remise en peinture du pare-chocs qui est responsable du phénomène mais ce n’est pas systématique…
« Ça me choque plus à force !«
10. Tu as ces accessoires
| Batte de baseball « Avec ce qu’on voit de nos jours, faut être prudent » | Atlas des Champignons « C’est toujours pratique le week-end » | Papier toilettes « Des fois ça prévient pas, donc bon… » |
Dans nos voitures, nous avons toujours des choses qui trainent à bord. Pour le Renault Scénic II, cela peut fortement varier mais j’ai retenu ces trois classiques !
Calcule ton score
Si vous possédez un Renault Scénic de seconde génération ou que vous connaissez quelqu’un qui en a un, n’hésitez pas à lui partager cet article. En fonction des clichés dans lesquels vous vous reconnaissez, vous pourrez vous attribuer votre propre note sur 10. Vous saurez ainsi si vous êtes le stéréotype du conducteur de Scénic II ou non. Et même si c’est le cas, ce n’est pas bien grave !
À propos du Renault Scénic II
En 2003, Renault a entamé la commercialisation du Scénic de seconde génération. Le nouveau venu évolue sur tous les aspects. Plus moderne, il adopte un style plus « sérieux » et propose le choix entre deux carrosseries. D’un côté, nous avons la silhouette classique, longue de 4,26 mètres, qui propose cinq vraies places à son bord. De l’autre, nous avons le modèle long, allongé au niveau du porte-à-faux arrière, qui mesure 4,49 mètres. Celui-ci peut avoir une troisième rangée de sièges en option (à 800 €). Le Scénic a connu un restylage à mi-carrière, en 2006, qui s’identifie principalement à la face avant. Côté moteurs, la version restylée est nettement plus recommandable. Elle a été améliorée sur de nombreux aspects et notamment son moteur 1.9 dCi de 130 chevaux, désormais très fiable et recommandable.
Sous le capot du Scénic, on trouve des moteurs essence atmosphériques, avec des cylindrées de 1.4 litre, 1.6 litre et 2.0 litres, développant 100, 115 et 135 chevaux. Une version suralimentée du 2.0 litres a aussi été commercialisée, développant 165 chevaux. Du côté des diesel, le 1.5 dCi développe entre 80 et 105 chevaux tandis que le 1.9 dCi fournit 120, 125 ou 130 chevaux en fonction de l’année de mise en circulation. Le 2.0 dCi 150, très recherché sur le marché de l’occasion, a également été présent sous le capot du Scénic II phase 2, à partir de septembre 2006.
Faut-il se moquer du Renault Scénic II ?
Non ! Même si la fiabilité n’a pas toujours été au rendez-vous sur certains moteurs, le Renault Scénic II demeure une bonne voiture, endurante et agréable à conduire. Aujourd’hui, c’est une voiture vieillissante et qui n’a pas toujours été entretenue dans les règles de l’art. Sur le marché de l’occasion, le Scénic II a perdu l’immense partie de sa valeur. Les acheteurs font souvent le choix du Scénic dans le but de faire un maximum d’économies à l’achat. En somme, une bonne familiale à petit prix… Mais nul doute que les belles versions deviendront de belles pièces de collection. Si vous avez aimé cette chronique, sachez que d’autres numéros sont à consulter en cliquant ci-dessous.
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