Les différents types de charnières des voitures miniatures

Si vous collectionnez les voitures miniatures aux échelles 1/24, 1/18 ou encore 1/12, il est probable que vous accordiez une certaine importance aux ouvrants. Pouvoir ouvrir une portière, un capot ou encore un coffre, cela apporte du réalisme tout en permettant de mieux admirer la qualité de reproduction du moteur ou de l’habitacle. Dans ce court article, également disponible en vidéo, je vais revenir sur les trois types de charnières que l’on trouve régulièrement sur nos modèles réduits. Vous pourrez le voir, lier un ouvrant à une carrosserie, c’est loin d’être une mince affaire. Sans plus attendre, entrons dans le vif du sujet !

La charnière « Dog Leg »

Pendant longtemps, le système dît Dog Leg (merci à Norev pour ce terme) a été la norme. Pour être rentable, une voiture miniature doit réduire ses composants. Chaque pièce isolée en zamac (alliage de métaux) engendre la création d’un moule qui coûte extrêmement cher. Le principe du Dog Leg, c’est de mouler un bras sur la partie avant de la porte, côté contre-porte. Ce bras coudé est ensuite imbriqué à l’intérieur de la miniature, sous la base du pare-brise. Pas besoin de pièce supplémentaire donc. Lorsque la miniature est fermée, le rendu est bon. Une fois ouverte, l’axe de pivot a pour conséquence d’éloigner la porte et de décaler le point de rotation logique. Cela donne un rendu bien moins réaliste. Au fil du temps, la porte peut aussi prendre du jeu…

L’immense majorité des fabricants de voitures miniatures a utilisé ce système, peu réaliste, mais fonctionnel. Même les marques haut de gamme l’avaient adopté pendant très longtemps. Depuis une quinzaine d’années, ce système rend à se raréfier. Il est jugé peu réaliste et les collectionneurs l’apprécient de moins en moins. Ce qui était la norme est maintenant détesté. Aujourd’hui, certaines miniatures d’entrée de gamme peuvent encore avoir ce type de charnières de porte. C’est parfois parce qu’un ancien moule a été utilisé. Dans d’autres cas, c’est une contrainte technique qui l’impose, comme pour le Mercedes Sprinter de Norev. Il est probable que ce type de charnières soit totalement abandonné dans les années à venir. Qui s’en plaindra ?

La charnière classique

Passons maintenant aux charnières classiques. Ces dernières ont l’avantage d’être beaucoup plus discrètes. Surtout, elles respectent l’acte de rotation initial. C’est donc nettement plus agréable visuellement. La porte dispose d’une « tête » sur la partie avant qui est directement imbriquée dans une encoche, sur la carrosserie. C’est beaucoup plus solide et résistant même si la porte prendra inévitablement du jeu au fil des ouvertures et fermetures. Parfois, un renfort (vissé souvent) est appliqué pour maintenir la porte et permettre son montage et démontage. Ce type de charnière est fréquemment employé puisqu’on le retrouve chez la plupart des fabricants de miniatures, dans tous les segments et pour tous les ordres de prix.

Il faut dire que les avantages sont nombreux… Cette charnière améliore le réalisme en étant plus discrète et facile à réparer en cas de problème. Lorsque les portes sont ouvertes, le rendu est beaucoup plus qualitatif et naturel. La grande majorité des fabricants développe des moules incluant ce type de charnière. En plus, la plus grande discrétion du dispositif et la place réduite ont permis de proposer les portes arrière ouvrantes sur de nombreux modèles. Il n’y a que des avantages donc !

La charnière universelle

Terminons par les charnières universelles. Ces dernières sont nettement plus visibles et ressemblent à celles que l’on peut avoir sur de vieux meubles. Elles sont parfois utilisées sur des miniatures de voitures anciennes et actuellement sur certains utilitaires, comme à l’arrière de ce Mercedes Citan à l’échelle 1/18. Elles ont l’avantage de reproduire très fidèlement le système d’ouverture original tout en ayant un encombrement réduit.

Pas d’inconvénient avec ce type de charnière si ce n’est qu’elles sont probablement un petit peu plus onéreuses à produire. Une opération manuelle est sans doute nécessaire pour visser la base de la charnière à la carrosserie puis aux battants. De nos jours, ce type de charnière est devenue assez rare alors qu’elle était un standard il y a bien longtemps déjà.

Les charnières de porte miniatures en vidéo

Pourquoi certaines miniatures n’ont pas d’ouvrants

Enfin, je voulais revenir sur un aspect important. Le nombre d’ouvrants ne détermine pas nécessairement la qualité d’une miniature. Forcément, chaque ouvrant nécessite la conception d’un moule, ce qui augmente significativement le coût de revient. C’est aussi pour cette raison que les fabricants d’entrée de gamme en proposent généralement assez peu. Lorsque le prix de vente plus élevé le permet, on trouve un grand nombre d’éléments mobiles. La meilleure illustration, dans ce domaine, c’est Paudi, qui va parfois même jusqu’à permettre d’ouvrir la trappe à carburant. À l’inverse, les miniatures en résine n’ont généralement pas d’ouvrants car cela fragiliserait trop la structure. Et pour certaines miniatures en petite série, même si elles sont en métal, il arrive qu’elles ne disposent pas d’ouvrants. C’est par exemple le cas de Norev pour ses modèles à « petit » prix, comme la Citroën BX.

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