Commercialiser un grand SUV hybride-rechargeable et suréquipé pour à peine plus de 30 000 €, cela semble surréaliste de nos jours. Pourtant, cela faisait partie intégrante du cahier des charges qui a permis d’élaborer le BYD Sealion 5. La marque chinoise nous a invité en Bretagne, il y a quelques semaines, pour tester cette nouveauté intrigante. Avec plus de 1 000 kilomètres d’autonomie et des technologies de pointe, ce concurrent frontal du Peugeot 5008 pourrait bien séduire massivement les familles. Durant notre test, nous avons été de surprise en surprise.
Fiche technique du BYD Sealion 5 DM-i
| Dimensions | 4,74 x 1,86 x 1,71 mètres |
| Poids | 1 749 kg |
| Transmission | Traction |
| Boîte de vitesses | Automatique, 1 rapport |
| Commercialisation | Depuis 2026 |
| Moteur | 1.6 4-cylindres atmosphérique 98 chevaux Moteur électrique synchrone 197 chevaux |
| Puissance | 212 chevaux |
| Couple | 300 Nm |
| 0 à 100 km/h | 8,1 secondes |
| Vitesse maximale | 170 km/h |
| Puissance fiscale | 5 CV |
| Consommation | 2,1 litres aux 100 kilomètres |
| Émissions de CO2 | 62 g/km |
| Prix du neuf | Dès 30 990 € |
Un énième SUV chez BYD ? Oui mais…
Avant de vous parler de notre essai du Sealion 5, revenons sur quelques chiffres de la conférence de presse. Pour beaucoup, BYD est un nouveau constructeur chinois… Pour autant, la marque a fêté ses 30 ans dernièrement et ses chiffres de vente sont impressionnants. La marque a d’ailleurs été leader mondial des ventes de véhicules électrifiés dans le monde de janvier à septembre 2025, avec 2,96 millions de véhicules écoulés. En France, les modèles hybrides-rechargeables représentent 40 % du volume de vente.
D’ailleurs, BYD a une double casquette : celle de constructeur automobile et celle d’équipementier. En effet, la marque est reconnue pour ses batteries Blade, capables de résister à la pénétration au clou et qui ne prennent pas de feu. Autour de ces batteries, il y a des milliers de brevets qui gravitent autour. D’ailleurs, il est amusant de savoir que le principal concurrent du BYD Dolphin 5 DM-i est le Peugeot 5008. Au début de sa carrière, le SUV de la marque au lion était équipé de batteries fournies par BYD. Le monde est vraiment petit…
Le design passe-partout du BYD Sealion 5
Avec ses 4,74 mètres de long, le Sealion 5 est un grand SUV familial hybride-rechargeable. C’est un segment assez concurrentiel sur lequel BYD est déjà bien implantée avec notamment le Seal U. Lui aussi proposé avec un moteur hybride-rechargeable. Pour clarifier l’offre, le Seal U se veut plus haut de gamme, avec un design plus affirmé et la possibilité d’avoir un toit panoramique. À l’inverse, notre BYD Sealion 5 est un peu plus simple dans sa présentation.
Lorsque nous sommes arrivés à la gare de Nantes, les équipes de BYD France nous ont directement remis les clés de notre Sealion 5. Notre modèle d’essai est en finition haute Design et s’habille du joli bleu Atlantis, livré de série. On ne va pas faire les faux enthousiastes, nous n’avons pas eu l’effet « Wahou » lorsque nous avons pris le temps de le regarder. C’est même tout l’inverse, alors que BYD signe généralement de beaux modèles au design élancé, le Sealion 5 DM-i semble avoir été dessiné quelques années auparavant…
Un patchwork qui surprend
Non, il ne pleut pas toujours en Bretagne. Tout juste arrivés au Croisic, on s’accorde un repas et on embraye directement sur le shooting photo du véhicule. C’est l’occasion de prendre le temps de regarder plus en détails notre Sealion 5. Au niveau de la face avant, je reste assez mitigé. Les phares à LED épais ramènent une décennie en arrière tandis que pare-chocs et calandre se mêlent. C’est assez particulier mais pas désagréable pour autant. On remarque le capot doublement nervuré, le logo BYD intégré sur un enjoliveur en aluminium ainsi que des écopes qui élargissent visuellement ce SUV.
Pour rappel, Sealion se traduit en français par « otarie ». La ligne de caisse reste dans le thème maritime avec des vagues qui dessinent la caisse. Ça permet une bonne prise de lumière tout en cassant le côté très droit du vitrage. Un enjoliveur épais couleur aluminium est placé à l’arrière, donnant l’illusion du toit flottant cher à la marque. Les extensions d’ailes sont d’un dessin très classique et ce ne sont pas les jantes alliage bi-ton de 18 pouces (de série sur les deux finitions) qui viennent égayer l’ensemble.
Ne vous arrêtez pas à ce design timide…
Contrairement à cet avant un brin chargé, l’arrière est nettement plus épuré. Les optiques sont liées par un bandeau au design délicat et très moderne. Le logo de la marque s’inscrit dans un léger décaissement tandis qu’un spoiler améliore la gestion des flux d’air. La partie intérieure mêle diffuseur et pare-chocs, c’est bien pensé et plutôt élégant. Quant au hayon, il descend très bas. Pour l’accessibilité, c’est un bon point mais il risque d’être facilement esquinté en cas de chocs urbains.
S’il est toujours difficile de percevoir un gabarit en photo, j’ai été assez impressionné par celui de ce BYD Sealion 5 DM-i. Il s’agit véritablement d’un modèle assez imposant. Contrairement à certains concurrents, la marque chinoise a fait le choix de ne proposer que cinq places à son bord. S’il serait techniquement possible d’avoir deux strapontins supplémentaires dans le coffre, la marque privilégie le volume du coffre qui, d’ailleurs, est de 463 litres. On pourrait s’attendre à un peu mieux…
À bord : un intérieur qui fait bonne impression
Maintenant, accédons à bord de notre grand SUV. La première impression est vraiment bonne. Excellente visibilité, plastique moussé, planche de bord bien dessinée et sièges en simili-cuir… On se croirait presque dans un véhicule premium. D’ailleurs, deux ambiances colorées sont disponibles, sans surcoût financier. J’aurais beaucoup aimé avoir l’intérieur beige/cappuccino. Malheureusement, BYD France a réuni exclusivement des voitures habillées de l’intérieur noir plus classique, à l’occasion de cette présentation à la presse.
On découvre de jolis sièges faussement baquets, avec un simili-cuir de qualité, des surpiqûres orange bien appliqués. Vraiment, on s’y sent bien et en sécurité. Même si le maintien latéral pourrait être meilleur, il y a un vrai feeling. À l’arrière, l’ empattement de 2,71 mètres libère pas mal d’espaces aux jambes. Nous sommes sur une banquette traditionnelle en 60/40 avec un plancher plat. La qualité des matériaux est vraiment bonne, tant à l’œil qu’au toucher. Cette volonté de bien-faire atteint seulement ses limites en partie inférieure, où l’on trouve des plastiques un peu moins flatteurs. Rien de dramatique… Mais ne regardez pas de trop près certaines soudures.
Les finitions du BYD Sealion 5 DM-i
Pour proposer des prix aussi attractifs, BYD Auto a restreint la gamme au maximum. Seulement deux finitions sont disponibles, avec un choix limité à quatre coloris et aucune option. En proposant une dotation standardisée, les économies d’échelle sont possibles… Et tout le monde y trouve son compte. Ci-dessous, voici un court récapitulatif des principaux équipements propres à chaque finition.
| Finition | Principaux équipements | Prix de base |
|---|---|---|
| Comfort | Peinture métallisée Projecteurs LED Jantes alliage bi-ton 18 pouces Allumage automatique des feux de croisement Rétroviseurs extérieurs chauffants, réglables et rabattables électriquement Sellerie TEP Accoudoir central avant Instrumentation numérique avec écran 8,8 pouces Écran d’info-divertissement tactile 12,8 pouces Fonction Vehicle to load (V2L) | 30 990 € |
| Design | Comfort + Hayon automatique Caméra à vision panoramique 360° Radars de stationnement avant Recharge de smartphone par induction (15 W) Éclairage d’accueil dynamique | 33 990 € |
Vous l’aurez remarqué, il n’y a pas de toit panoramique, ni de série, ni en option. C’est en réalité un choix stratégique. Cet équipement pourtant apprécié des familles est l’apanage du Seal-U, positionné comme le Sealion 5 dans la gamme en terme de gabarit mais un peu plus onéreux.
Chasse au bouton et grand écran
Fidèle à ses habitudes, BYD cherche à avoir une interface épurée. La majorité des boutons physiques se situe sur le volant ou sur la partie basse de la console centrale, au niveau du sélecteur. Le feeling de ces boutons est très agréable. Les autres sont désormais tactiles et prennent place sur le grand écran tactile central de 12,8 pouces. D’une belle résolution, il peut accueillir Apple CarPlay et Android Auto sans fil.
Il est plutôt simple à manier, avec pas mal de menus et des fonctionnalités surprenantes, comme le karaoké, utilisable uniquement à l’arrêt. Lors de la conférence de presse, plusieurs collègues journalistes ont d’ailleurs donné de la voix. On perd en revanche l’écran rotatif, désormais uniquement horizontal. Cela reste de bonne qualité et une belle démonstration du savoir-faire de BYD en ce qui concerne la technologie et le multimédia. Notre finition haute Design dispose aussi de la caméra à 360°, avec une résolution assez canon pour le prix !
Un SUV vraiment pensé pour les familles
Nous avons déjà essayé pas mal de modèles BYD. Si tous ne nous ont pas convaincu, il est clair que ce sont des voitures accueillantes, vraiment pensées pour le bien-être des occupants. L’espace est généreux, il y a plein de rangements et les équipements de sécurité sont nombreux. Toutefois, je reste un peu mitigé en ce qui concerne le volume de coffre. Avec « seulement » 463 litres de capacité, le Sealion 5 DM-i fait moins bien que ses concurrents. À titre d’exemple, le Peugeot 5008 (en configuration 5 places), atteint 748.
Un double-fond, situé vers l’avant du coffre, permet d’accueillir le câble de recharge de 3,3 kW. C’est plutôt bien pensé et pratique, en évitant d’encombrer inutilement le coffre. Hormis ça, notre Sealion 5 DM-i nous fait une bonne impression. Si la finition n’est pas parfaitement régulière partout, elle a le mérite de se positionner à mi-chemin entre les segments généraliste et premium. Et pour un grand SUV vendu légèrement plus de 30 000 €, c’est un exploit. On profite de technologies intéressantes, à commencer par le capteur NFC situé sur le rétroviseur conducteur. Il permet de déverrouiller la voiture à l’aide de votre smartphone… Et même de démarrer.
DM-i : la technologie Super Hybride
Sous le capot du BYD Sealion 5, une seule motorisation est proposée, qui répond au nom de DM-i. « Dual Mode » indique que nous avons un moteur hybride-rechargeable. Pourtant, cet ensemble a un fonctionnement particulier. Classiquement, c’est le moteur électrique qui entraîne les roues avant. Il s’appuie sur une batterie de 12,96 kWh (finition Comfort) ou 18,3 kW sur notre finition haute d’essai Design. BYD parle d’une technologie innovante… Mais est-ce vraiment le cas. Prenons le temps de comprendre le fonctionnement d’un moteur DM-i. D’ailleurs, BYD parle de Super Hybride pour désigner cette technologie.
Concrètement, le BYD Sealion 5 DM-i dispose de deux moteurs : un électrique synchrone à aimant permanent de 197 chevaux et un bon vieux 4-cylindres atmosphérique de 1.5 litre qui en délivre 98. Lorsque vous roulez, c’est le moteur électrique qui passe la puissance aux roues. Il puise son énergie au sein d’une batterie de 12,9 kWh (Comfort) ou de 18,3 kWh (Design). Celle-ci se recharge lors des phases de freinage et de décélération. Pour autant, le moteur thermique agit également en tant que générateur, pour augmenter l’autonomie.
Ce même principe se retrouve chez Nissan avec sa technologie XPower… Mais c’est en réalité chez Honda, avec la technologie e:HEV que l’on trouve quelque chose qui y ressemble puisque le moteur thermique peut également fournir de la puissance aux roues si nécessaire. Là où BYD se démarque totalement, c’est que la batterie peut également être chargée depuis un chargeur de 3,3 kW en courant alternatif. Il s’agit donc d’une forme d’hybridation assez unique sur le marché.
On essaie le BYD Sealion 5 DM-i
Prenons maintenant la route. Dès les premiers mètres : tout se passe dans un silence absolu. Vous l’avez compris : le BYD Sealion 5 se comporte comme une voiture électrique. Le moteur électrique transmet la puissance aux roues, sans bruit. On quitte alors le centre de Nantes en direction du Croisic. On croise assez vite les premiers ralentisseurs où l’on constate une certaine fermeté dans l’amortissement. Dans la direction aussi, on a une impression de lourdeur générale pas très agréable. Pourtant, cela n’est qu’un ressenti puisque ce SUV (dans cette finition haute Design) affiche « seulement » 1 749 kg sur la balance.
Puis, on quitte la ville. Là, on entend un léger vrombissement mécanique : celui du 4-cylindres à cycle Atkinson qui entame son rôle de générateur. On s’insère sur la rocade et on appuie un peu plus franchement sur l’accélérateur. Puisque l’on dépasse les 70 km/h, le moteur essence fait du 2-en-1 : de simple générateur, il devient également moteur. En combiné avec l’électrique, la puissance totale à 212 chevaux pour 300 Nm de couple. Avec le 0 à 100 km/h atteignable en 8,1 secondes, c’est tout de même assez franc. Mais vous attendez à rien de sportif pour autant : c’est linéaire et sans réelle sensation.
Avec un peu plus de rythme, on remarque que l’isolation n’est pas parfaite mais on apprécie le toucher de pédale. À l’inverse, la perception de l’amortissement change assez radicalement… Très ferme sur les ralentisseurs, il devient très souple d’une manière générale. Les mouvements de caisse importants, un peu typé bateau, apportent du confort mais rendent désagréable la conduite dynamique. L’empattement assez court renforce possiblement ce phénomène. Conséquence directe : un freinage brusque écrase l’avant.
Le BYD Sealion 5 est une voiture familiale, qui demande une conduite « cool ». Si la puissance est là, on sent bien l’esprit « force tranquille ». C’est un peu pataud mais largement acceptable dans cet ordre de prix.
Un SUV qui tient la route…
La technologie DM-i de BYD est vraiment au point… Lors des accélérations, malgré le côté linéaire, on ressent un second souffle qui rappelle un peu le feeling des anciens turbos sans géométrie variable. L’ensemble du bloc moteur favorise surtout les économies de carburant. Parfois, le moteur thermique monte excessivement dans les tours mais c’est généralement lorsque l’on a besoin d’un surplus de puissance ponctuel. La tenue de route se montre aussi sécurisante. Nous avons trouvé la direction assez artificielle mais elle remonte correctement les informations.
Tout se montre assez fluide à la condition d’avoir une conduite « normale », sans excès. Notre modèle d’essai en finition haute Design dispose donc de la « grande » batterie LFP Blade de 18,3 kWh qui autorise une autonomie en cycle mixte de 88 kilomètres en 100 % électrique. Le plus intéressant est d’utiliser le mode Normal qui optimise la consommation en exploitant au mieux les deux énergies. C’est là qu’il devient possible d’atteindre les 1 016 kilomètres d’autonomie en combiné. C’est une belle promesse. À l’inverse, le mode Sport n’a pas un grand intérêt selon nous. Il se montre très énergivore sans incidence réelle sur le dynamisme (ou sa perception).
Nous avons aussi apprécié la calibration des aides à la conduite. Le régulateur de vitesses adaptatif se montre prévenant et bien calibré. Il analyse correctement l’environnement et s’adapte efficacement. La reconnaissance des panneaux de signalisation séduit aussi par cette faculté à entretenir une grande douceur générale. Pour le coup, je n’ai aucun reproche à adresser au véhicule sur ces aspects : il y a de la maitrise !
La consommation du BYD Sealion 5 DM-i
Notre essai de 350 kilomètres s’est déroulé sur deux jours, ensoleillés. C’est donc le contexte idéal pour un essai routier, en veillant à avoir différents types d’itinéraires sur notre trajet. Nous n’avons pas eu l’occasion de faire de recharge électrique mais il faut noter que la puissance de charge est très faible : 3,3 kW seulement. Comptez 6 heures tout de même pour passer de 15 à 100 % de charge sur notre grande batterie. D’ailleurs, le système embarqué de la voiture veille à ne pas descendre en-dessous des 25 % de charge. Il est aussi possible de « forcer » la charge électrique grâce à un mode spécial qui puise davantage sur le thermique.
| Consommations moyennes WLTP | Comfort | Design |
|---|---|---|
| Autonomie électrique combinée | 62 kilomètres | 88 kilomètres |
| Autonomie électrique en ville | 93 kilomètres | 131 kilomètres |
| Autonomie (thermique et électrique) | 992 kilomètres | 1 016 kilomètres |
| Consommation mixte WLTP | 9,8 kWh | 11,8 kWh |
| Consommation urbaine WLTP | 12,6 kWh | 13,0 kWh |
| Consommation à faible vitesse | 4,4 L/100 km | 3,6 L/100 km |
| Consommation à vitesse moyenne | 4,2 L/100 km | 4,5 L/100 km |
| Consommation à vitesse élevée | 4,8 L/100 km | 4,9 L/100 km |
| Consommation à très haute vitesse | 7,3 L/100 km | 7,4 L/100 km |
| Consommation en combiné/pondéré | 2,7 L/100 km | 2,1 L/100 km |
Le tableau ci-dessus comprend les relevés de consommation officiels fournis par BYD France, dans la brochure officielle du Sealion 5 DM-i. Mais ces informations sont-elles cohérentes avec la réalité ? À notre grande surprise : c’est un grand OUI ! En cycle mixte, nous avons réussi à descendre à 3,8 litres aux 100 kilomètres et 6,5 kWh aux 100 km ! Pour un véhicule de ce gabarit, c’est une très belle performance. L’autonomie réelle de 1 016 kilomètres semble donc réalisable, d’autant plus que nous n’avons pas toujours eu le pied très léger.
Le BYD Sealion 5 face à ses concurrents
Il y a des essais qui vous marquent plus que d’autres. Pour être tout à fait franc, je n’ai pas vraiment eu de coup de cœur pour ce SUV hybride-rechargeable. Il ne fait rien parfaitement mais offre un gabarit généreux, un habitacle spacieux, une dotation très riche et de faibles consommations… Ce sont des aspects assez standards dans le segment. Mais là, nous sommes sur un véhicule commercialisé à 33 990 €. Et même 32 990 € puisque BYD France accorde une remise supplémentaire de 1 000 €, sans durée de temps.
C’est simple : qu’avons-nous en face pour concurrencer ? Côté tarif, le Dacia Bigster est assez proche, mais il est nettement moins puissant et bien moins équipé. Le Peugeot 5008 ? Comptez une allonge de 10 000 € ! Le seul modèle réellement concurrent demeure le MG EHS, disponible en hybride simple comme en hybride rechargeable. Les prix sont tout aussi compétitifs, ce qui ne facilitera pas le choix final. Ce BYD Sealion 5 DM-i est ce que l’on appelle un excellent compromis. C’est une bonne affaire, honnête, qui en offre clairement pour son argent.
La fiabilité ? On ne la connaît pas encore. Toutefois, BYD exploite un bon « vieux » 4-cylindres atmosphérique largement éprouvé. Le moteur électrique provient de la Seal 6 et les batteries Blade sont largement reconnues pour leur endurance et leur solidité. C’est donc un achat sans risque, complété par une garantie de 6 ans ou 150 000 kilomètres pour le véhicule et même 8 ans ou 250 000 kilomètres pour la batterie Blade.
Est-ce vraiment une bonne familiale ?
À mon sens, BYD a rempli son pari. Ce Sealion 5 DM-i tient ses promesses. Sérieux dans sa présentation, il rassure par une conception éprouvée et une garantie à rallonge. L’espace ne manque pas à bord, malgré un volume de coffre dans la petite moyenne du segment. Dans cet ordre de prix, c’est véritablement une excellente affaire. En plus, vous pourrez profiter de quelques fonctionnalités pensées pour les attentes des familles : plein de rangements et même un karaoké…
À la conduite, la technologie Super Hybride de BYD est appréciable. L’efficience est privilégiée par rapport à la performance… Mais est-ce vraiment un problème lorsque l’on veut acheter (ou louer) un SUV familial ? Je reste convaincu que ce modèle trouvera son public à la condition de bien vouloir étendre son champ de recherche au-delà des sempiternels Peugeot 5008 et autres Dacia Bigster !
Foire aux questions
Où acheter une BYD en France ?
Durant l’année 2026, BYD prévoit de doubler son nombre de points de vente dans l’hexagone, avec un objectif de 2 000. Pour développer son réseau, la marque s’est associée à de grands groupes, comme ByMYcar, Chopard, BPM Group ou encore Bodemer. La liste complète des revendeurs est accessible sur le site du constructeur.
Quelle finition choisir pour un Sealion 5 DM-i ?
Pour guider votre choix, questionnez-vous surtout sur l’autonomie électrique que vous aimeriez. La finition Comfort et sa « petite » batterie a une autonomie de 62 kilomètres alors que la finition Design grimpe à 88. Cela peut sembler léger comme différence mais c’est en réalité la principale différence entre les deux, si l’on excepte quelques équipements supplémentaires sur la finition haute.
Combien de temps faut-il pour recharger le BYD Sealion 5 DM-i ?
Cela dépendra principalement de la taille de la batterie. Sur un Sealion 5 Comfort, comptez 4,5 heures pour passer de 15 à 100 % de charge depuis une prise Type 2. La version Design (et sa batterie plus capacitaire de 6 kWh) grimpe à 6 heures. La charge étant limitée à 3,3 kW seulement, cela explique ces délais importants.
Est-ce vraiment un bon SUV familial ?
Oui, vraiment ! Bien qu’il ait des défauts, ce BYD Sealion 5 DM-i en offre beaucoup pour un prix vraiment bas. En plus, vous pourrez vous offrir, sans surcoût, la somptueuse sellerie beige et capuccino.
Le BYD Sealion 5 DM-i peut-il rouler uniquement en électrique ?
Oui ! Comptez 62 kilomètres en Comfort et 88 kilomètres en finition Design.
À qui s’adresse le BYD Sealion 5 DM-i ?
Le BYD Sealion 5 DM-i s’adresse aux conducteurs recherchant un SUV hybride rechargeable efficient, confortable et technologiquement avancé.
Transparence & conditions de l’essai
- Essais nationaux du BYD Sealion 5 DM-i en décembre 2025 ;
- Véhicule prêté par BYD France ;
- Environ 350 kilomètres parcourus, sur différents types de trajet ;
- Mesures de performances réalisées par nos soins ;
- Données techniques d’origine BYD ;
- Cet essai n’a pas été rémunéré.
