Audi vient d’officialiser la troisième génération de son SUV familial à succès : le Q5. Un nouvel opus qui assume pleinement la carte de la continuité. Pourtant, derrière un design classique, le nouveau venu repose sur une plateforme technique entièrement nouvelle, avec des moteurs plus efficients et toujours plus de technologie. Mais avant de voir cet Audi Q5 vous faire des appels sur la voie de gauche parce que vous n’allez pas assez vite au goût de son propriétaire, il faudra patienter puisque la commercialisation ne débutera qu’au premier trimestre 2025. D’ici là, voici les principales informations à retenir sur le nouvel Q5 qui réserve, malgré tout, quelques surprises assez cool.
L’Audi Q5 annonce la couleur
Avant tout, les dimensions du nouvel Audi Q5 restent proches du modèle qu’il remplace. La longueur passe à 4,72 mètres (soit 4 centimètres de plus) tandis que la largeur de 1,89 mètre et la hauteur de 1,65 mètre sont conservées. Côté design, c’est assez perturbant… S’il y a un côté assez « plastique » qui ressort, c’est avant en raison de cette immense calandre, plus étirée, avec un motif en nid d’abeille très épais. Le logo se fond dans la masse, en perdant son relief tandis que l’on découvre deux écopes imposantes sur les côtés du bouclier. Le tout est relié, en partie basse, par une grille plus fine intégrant les capteurs. On découvre aussi des phares Matrix LED plus fins, proposant jusqu’à huit signatures lumineuses différentes. Un avant assez massif donc qui s’inscrit dans les canons de beauté des SUV premium actuels.
Cela marque une vraie cassure avec l’actuel Audi Q5, commercialisé depuis 2017 et restylé en 2020. Le profil est assez lisse avec la même forme de vitrage que précédemment bien que la ceinture de casse semble plus basse. D’ailleurs, il sera toujours possible d’avoir l’entourage de calandre et les contours de vitre en aluminium ou bien en noir brillant. Côté jantes, le monte de série est en 18 pouces mais il sera possible de grimper jusqu’en 21 pouces. À l’arrière, on découvre un bandeau lumineux qui assure la liaison entre les optiques, étirées sur les côtés. Un faux diffuseur couleur carrosserie surplombe un masque noir comprenant des grilles factices. Là encore, la signature pourra être personnalisée et même afficher des panneaux « attention » en cas de freinage brusque. Rien de révolutionnaire en matière de style donc mais la marque avait tout intérêt à entretenir un certain conservatisme.
À bord : un renouveau technologique
Audi a toujours été réputée pour la qualité de sa finition et la beauté des intérieurs. Dans le cas de l’Audi Q5, on découvre tout d’abord une planche de bord assez intéressante. Elle arbore une ligne inférieure en aluminium, reprise de la précédente mouture, ce qui assure une cohérence. Pour autant, on découvre une large dalle inclinée vers le conducteur qui comprend en réalité deux écrans. Le premier, de 11,9 pouces, comprend l’instrumentation. Le deuxième centralise tout l’aspect multimédia MMI avec une diagonale de 14,5 pouces. En option, le passager peut aussi disposer d’une dalle de 10,9 pouces. Y a-t-il une vraie demande ou nous crée-t-on un besoin ? Chacun se fera sa propre opinion.
L’affichage tête à réalité augmentée figure aussi parmi les options. On appréciera l’apport d’un éclairage d’ambiance entièrement personnalisable, ce qui crée une ambiance très cool. Notons aussi le système audio Bang & Olufsen, qui distille le son via 16 haut-parleurs. Impossible de ne pas remarquer aussi ce nouveau volant, qui intègre pas mal de commandes. L’ergonomie semble bonne mais le style ne fait pas toujours l’unanimité. Il est indéniable que la modernité est au rendez-vous avec des matériaux tendance, comme le Dinamica.
L’habitabilité demeure similaire au précédent Q5 en rasion d’un empattement identique. Côté confort, l’accent a été mis sur la partie acoustique en gérant plus efficacement les flux d’air tout en apportant un vitrage acoustique performant (en option…). Le volume de coffre perd légèrement en capacité avec une capacité de 520 litres (30 litres de moins) mais il compense avec la possibilité d’avancer et de recul la banquette arrière. Totalement rabattue, cette dernière libère une capacité totale de 1 473 litres. On trouvera aussi des ports USB Type C capables d’alimenter un ordinateur portable.
L’hybridation pour tous !
L’Audi Q5 de troisième génération repose sur la nouvelle plateforme PPC (Premium Platform Combusion) qui accueille déjà la nouvelle A5. Celle-ci est destinée à accueillir tous les modèles thermiques et/ou hybrides de la marque. Pour le SUV Q5, seules des motorisations micro-hybrides (mHEV) sont prévues, avec un système électrique en 48 Volts, capable d’offrir un couple supplémentaire allant jusqu’à 230 Nm et 24 chevaux.
Le compresseur de climatisation est d’ailleurs entraîné électriquement afin de fournir une puissance continue. L’ensemble est lié à une batterie de 1,7 kWh avec une chimie LFP (lithium, fer et phosphate). Cela ne permet pas d’autonomie électrique mais cela permet d’agir sur la consommation. Du côté des blocs essence, on retrouve le traditionnel bloc TFSI de 204 chevaux, en traction ou bien avec la transmission intégrale Quattro. Ce devrait être le cœur de gamme, avec une consommation mixte allant de 6,4 à 7,3 litres en fonction des versions.
Côté Diesel, l’unique représentant est le 2.0 TDI de 204 chevaux. Il s’agit de la dernière évolution de type ERA288 EVO, permettant de réduire encore la consommation. Il dispose d’office de la transmission intégrale et permet une consommation légèrement inférieure à 6,0 litres aux 100 kilomètres. Quant à la version sportive SQ5, il s’agit d’un moteur V6 essence turbo développant 367 chevaux. Cette version se démarque aussi par sa présentation extérieure et par ses deux doubles sorties d’échappement de chaque côté du bouclier. Retrouvons ci-dessous le détail des trois motorisations. Toutefois, d’autres viendront compléter la donne, avec notamment des blocs hybrides rechargeables et même une version « coupé » Sportback.
| Moteur | Transmission | Consommation | CO2 | Prix d’appel |
|---|---|---|---|---|
| 2.0 TFSI 204 chevaux essence | Traction / Intégrale | 6,4 à 7,3 L/100 km | 146 à 165 g/km | 57 550 € |
| 2.0 TDI 204 chevaux diesel | Intégrale | 5,9 à 6,6 L/100 km | 154 à 174 g/km | 61 470 € |
| 3.0 TFSI 367 chevaux essence / SQ5 | Intégrale | 8,0 à 8,6 L/100 km | 182 à 196 g/km | 95 230 € |
Naturellement, toutes ces versions disposent d’office de la boîte de vitesses automatique S Tronic à sept rapports et double embrayage.
Un futur succès en vue ?
Le segment B des SUV est en plein essor. Les modèles premium se livrent une bataille acharnée et Audi s’en sort toujours très bien. La marque aux anneaux profite d’une image forte qui met (à peu près) tout le monde d’accord. Le positionnement tarifaire est globalement assez bon même si la version sportive SQ5 est plus chère de plus de 5 000 € que le BMW X3 M50 xDrive, pourtant plus puissant. Cependant, la clientèle Audi est souvent conquise d’avance, ce qui ne devrait pas poser de problèmes. L’élargissement à l’hybridation rechargeable sera sans doute attendu pour réduire (voire supprimer) le malus écologique qui sera au minimum de 1 629 € sur la version essence de 204 chevaux en traction et qui débutera à 2 918 € sur le moteur diesel.
