Pour certains, la voiture n’est rien d’autre qu’un moyen de transport. Pour d’autres, c’est aussi (et surtout) un loisir à part entière. Parmi les différentes disciplines qui gravitent autour de l’automobile, il y a le drift. Une pratique qui consiste à décrocher l’arrière pour glisser dans les virages. Une pratique loin d’être évidente qui nécessite bien sûr de l’entraînement mais aussi de bien comprendre comment ça se matérialise. Sur cette page, je vais vous donner des astuces pour faire vos débuts en drift, afin de progresser rapidement. Il faut dire que le drift est une pratique assez cool, qui comprend des pilotes professionnels de renommée mondiale. De belles sources d’inspiration pour celles et ceux qui ont envie de mettre leur voiture en travers de temps en temps. Mais cette pratique doit être faite dans les règles.
Faites un stage de pilotage
Pour essayer le drift, il est conseillé d’être entouré de professionnels. Il existe de nombreux organismes qui peuvent vous permettre de vous exercer à cette discipline. L’avantage, c’est que vous aurez une approche globale qui sera tant théorique que pratique. Car avant de mettre votre voiture en travers, il est important de bien comprendre les enjeux. Il faut acquérir certaines notions, comme le transfert de masse, le freinage ou encore le dosage de l’accélérateur pour maintenir votre dérive tout en évitant le coup de raquette. À titre personnel, je vous conseille de suivre un stage drift Stunt Driver. Vous serez encadré par des professionnels, ce qui vous permettra une progression plus rapide, dans un environnement sécurisé. Quoi de mieux pour débuter dans cette discipline ?
Stunt Driver, c’est quoi ? Stunt Guys C’est une entreprise membre de la Fédération des cascadeurs Français du Cinéma (FCFC) qui dispose de plus de 20 ans d’expérience dans le domaine. Ses membres ont déjà participé à de nombreux films. Aujourd’hui, elle propose aussi du coaching et met à disposition des véhicules pour réaliser des prises de vue techniques. Les événements Stunt Driver sont donc un moyen idéal pour apprendre à mieux maîtriser sa voiture, à drifter, à faire des figures comme dans les films, en toute sécurité.
Ayez une voiture adaptée
Bon, je ne vais rien vous apprendre mais l’intérêt du drift, c’est de faire glisser l’arrière. Cela implique que ce soit les roues arrière du véhicule qui soient motrices (entraînées par la transmission). Sans cela, vous ferez au mieux une dérive mais ce n’est pas aussi intéressant, bien loin de là ! Il faut donc avoir une propulsion. Mais aussi, il faut une voiture qui soit un minimum « joueuse » et permissive, sur laquelle vous pourrez déconnecter certaines aides, comme l’ESP. Sans cela, la dérive sera plus compliquée, si ce n’est impossible. Si l’on prend l’exemple d’une Renault Twingo 3, il s’agit bien d’un modèle typé propulsion…
Mais les nombreuses aides à la conduite (non-déconnectables pour l’immense majorité) font que la voiture ne pourra pas forcément permettre de dériver. Le différentiel à glissement limité (ou autobloquant) peut aider. Certains vont même encore plus loin en soudant le pont arrière ! Certains modèles sont réputés pour être assez permissifs en matière de drift, comme les Toyota Supra, les BMW M3 ou encore la Nissan 350Z. Mais fondamentalement, tout modèle propulsion orienté un minimum vers le plaisir de conduite et avec un minimum de puissance pourra convenir.
Trouvez un lieu approprié
Pour beaucoup, s’essayer au drift ne peut se passer que dans deux endroits bien distincts : le parking d’un supermarché un dimanche ou bien dans un rond-point. Il est vrai que ces endroits se prêtent assez bien à la pratique mais je vous déconseille de vous exercer sur route ouverte. Déjà, en cas de contrôle, vous risquez d’être verbalisé pour défaut de maîtrise. Seulement, l’entraînement est souvent la clé pour apprendre à bien maitriser votre voiture, ce qui implique d’essayer encore et encore. Au début, il est très probable que vous échouiez et c’est normal.
Pas mal de notions sont à assimiler pour drifter correctement. L’idéal est de trouver un lieu privé, pour lequel on vous autorisera à pratiquer. Là encore, votre carnet de contacts dans le domaine pourra vous y aider. Même si c’est tentant, je vous déconseille les ronds-points, souvent assez fréquentés… Et souvent cerclés de trottoir qui peuvent détruire un train arrière en cas de décrochage excessif.
Attendez la bonne météo…
Les pneus, ça coûte assez cher… Forcément, le drift engendre une forme de dérive, qui va créer une usure anormale du pneu. Cela va « poncer » davantage la gomme, avec une usure plus rapide. Lorsqu’il pleut et que la route est suffisamment humide, vos pneus vont saturer plus vite, ce qui permettra une dérive plus facile, limitant ainsi l’abrasion pour les pneumatiques.
Comprenez comment ça fonctionne
Faire décrocher une voiture est un exercice moins complexe qu’il n’y paraît. Lorsque les roues sont braquées, il suffit d’un bon coup de gaz pour que l’arrière parte en dérive. Il faut alors tenir cette dérive en ajustant l’intensité de l’accélération et l’orientation du volant. Un équilibre qui demande pas mal d’entraînements. En fait, tout est question de transfert de charge et d’orientation du volant. Lorsque l’on débute le drift, nous avons souvent tendance à exagérer l’inclinaison du volant ou la puissance d’accélération. La conséquence, c’est souvent un violent coup de raquette en sortie ou bien un spin si vous avez trop forcé. Apprenez à connaître votre voiture, ses limites, le point d’appui suffisant pour drifter… Mais ne cherchez pas à faire parfaitement au début : tout cela s’apprend et il faut y aller de manière graduelle pour éviter de vous mettre en danger… Ainsi que les autres
D’ailleurs, il y a plusieurs écoles ! Il y a celles et ceux qui vont initier le drift à l’aide d’un simple coup de gaz et les autres, qui vont envoyer davantage les gaz pour faire décrocher le véhicule. Là encore, tout dépend aussi de vos préférences et de votre véhicule.
Fixez-vous des limites
Je ne vous apprends rien : le drift n’est pas autorisé sur route ouverte. Peu importe où vous le pratiquerez, il est important de penser en matière de sécurité. Le premier aspect, c’est d’accepter le fait que vous débuterez et donc que vous n’aurez pas nécessairement toutes les connaissances et l’expérience pour faire partir le cul d’une voiture en toute sécurité. Prenez le temps d’apprendre, de faire des erreurs mais ne mettez personne en danger.
Avant de penser en termes de figure, il faut surtout avoir une parfaite connaissance et maîtrise de votre voiture. Celle-ci doit disposer de pneus adaptés, de freins en bon état, de suspensions fonctionnelles… Et vous devez également être suffisamment en forme pour pouvoir intervenir rapidement en cas de besoin. Ne vous fixez jamais des objectifs trop ambitieux, n’essayez pas d’impressionner qui que ce soit : focalisez-vous sur votre apprentissage et acceptez le fait que les erreurs font pleinement partie du cursus !
Certains gestes peuvent être contre-nature. Lorsque l’on souhaite drifter, les roues avant vont définir l’angle d’ouverture du virage, ce qui peut sembler contre-intuitif. Contrôler l’angle de braquage est donc essentiel pour bien réussir à drifter, pour éviter le tête-à-queue.
Ce qu’il faut retenir
Le sport automobile est une discipline bien plus complexe qu’il n’y paraît. Et pourtant, les voitures actuelles disposent de tellement d’aides que la conduite paraît d’une simplicité déconcertante. Prenez n’importe qu’elle supercar actuelle, la conduite ne présente pas de réelle difficulté. Mais pour exploiter pleinement la puissance, il faut connaître les lois de la physique, les limites du véhicule mais aussi les vôtres. Et là, c’est beaucoup plus pointu…
