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Futuroscope : J’ai testé Sébastien Loeb Racing Xperience

Pour tout bagnolard qui se rend au Futuroscope (86), il y a une attraction à ne pas manquer. Celle-ci existe depuis avril 2018 et prend place dans le pavillon circulaire 360°. Sébastien Loeb Racing Xperience promet une immersion en 5D aux côtés du célèbre pilote français, à bord d’une Peugeot 208 WRC. Ayant déjà occupé le siège baquet d’une voiture de rallye, la comparaison était inévitable. Quelles sont les sensations ressenties ? L’immersion est-elle à la hauteur ? Voici comment se déroule un tour !

Un travail de longue haleine

Le Futuroscope a édité une courte vidéo présentant les coulisses de la conception de l’attraction. On y voit des séquences techniques et on comprend rapidement la difficulté de préparer un film en 5D, aussi court soit-il, puisque un tour de l’attraction ne dure que 2 minutes et 57 secondes. Tout doit donc être le plus parfait possible. Sébastien Loeb Racing Xperience remplace une attraction vieillissante à bord du pavillon 360°. Et ce n’est pas plus mal car le parc d’attraction était resté ancré dans le futur des années 1980. Cette attraction dédiée au rallye est donc assez prometteuse. Le parc d’attraction a d’ailleurs du repenser entièrement le bâtiment et créer une annexe de 700 m2 destinée à accueillir la file d’attente. Les séquences ont été tournées par la société Fray Media avec une caméra 8K avec objectif 360°.

Le préshow de Sébastien Loeb Racing Xperience

Au Futuroscope, on donne le nom de « preshow » aux zones d’attente. C’est plus vendeur mais tout aussi chiant. Comme plusieurs centaines de personnes, j’attends mon tour. Il me faudra finalement plus d’une heure pour enfin poser mon derrière dans l’un des 108 baquets. Mais ça, j’y reviendrais plus tard. Le preshow est abrité, ce qui n’est pas plus mal pour la saison. Le Futuroscope prend d’ailleurs soin de bien étendre la file d’attente pour que vous ne sachiez pas exactement le temps qu’il faudra attendre. C’est pingre. Heureusement, des écrans sont disposés ici et là, pour passer le temps.

futuroscope sébastien loeb racing xperience

Et là, on voit de tout ! Et notamment la Peugeot 208 WRC – avec une porte en moins – à bord de laquelle se déroule l’attraction. On voit aussi une coque de Peugeot 306 WRC, désespérément vide avec un néon portatif à l’intérieur. Et pourquoi pas ? On passe également un petit portique comprenant une vieille jante et une statut de cire de Sébastien Loeb. L’illusion est parfaite car on a vraiment l’impression d’être face au pilote… Et malgré le fait que je ne sois pas très physionomiste, j’ai trouvé la ressemblance assez frappante !

Vers la fin de la file, une dizaine de minutes avant d’accéder, on trouve également des bornes permettant de répondre à des questions sur le rallye. On voit certaines personnes s’acharner et s’énerver tandis que d’autres retardent désespérément la file. Le plus marrant vient néanmoins du partenariat avec Bardahl. On y voit des meubles exposés où tout est scellé. Même les tournevis sont vissés dans le meuble ! Devant la 306 WRC, un grand bidon sur lequel est vissé posé un nettoyant FAP. C’était pas forcément le meilleur choix pour du rallye, j’ai souri.

L’accès à l’attraction et le scénario

L’attraction est capable d’accueillir 650 visiteurs par heure. C’est beaucoup, mais juste en théorie. Car en pratique, l’attente est pesante. Toutes les 5 minutes environ, les 108 personnes en tête de file sont avancées dans une salle. Là, un écran s’allume façon reportage. On apprend qu’un accident dramatique a eu lieu dans les environs de Strasbourg et qu’il faut acheminer au plus vite une fiole. La solution retenue c’est que vous allez tenir la fiole dans votre main, depuis le baquet passager de la Peugeot 208 WRC de Sébastien Loeb. Le jeu d’acteur est malheureusement assez mauvais et bien peu crédible.

Après encore un petit peu d’attente, on accède à l’attraction, située dans la salle à côté. C’est plutôt vaste, les baquets sont au nombre de 108, par rangée de 3. Celui au centre est moins sujets aux mouvements brusques que ceux des extrémités. Pas de harnais ni de ceinture. Le maintien des sièges est bon et nous sommes invités à enfiler le casque de réalité virtuelle, modèle HTC Vive.

Pour les porteurs de lunettes, dont je fais partie, pas d’inquiétude ! Le casque ne posera aucune difficulté et viendra englober votre monture. Un réglage est possible grâce à une molette arrière. Tout est expliqué en amont.

Le déroulement de l’attraction

L’attraction Sébastien Loeb Racing Xperience a coûté pas moins de 6,5 millions d’euros et on comprend rapidement pourquoi. Le simulateur sur 6 axes offre une belle amplitude de mouvements, il y a même des capteurs d’odeur pour renforcer l’immersion. Tous les sens sont mis en éveil.

Le casque sur la tête, vous pouvez regarder dans toutes les directions et même voir Sébastien Loeb à votre gauche. Si vous regardez votre main, vous la verrez habillée de la fameuse fiole. Puis le feu vert est lancé et la « course » commence. Le Futuroscope classe l’attraction parmi celles à sensations fortes. Néanmoins, vous ne serez pas trop bousculé.

Les graphismes sont forcément bons mais les pixels restent largement visibles et cela pourrait rapidement donner mal à la tête. Question d’habitude, me direz-vous. Les odeurs sont subtiles mais elles contribuent à l’expérience générale. Les capteurs de mouvements très nombreux renforcent encore l’expérience tandis que les sons sont bien retranscrits dans l’espace. On s’y croirait presque ! Toutefois, les sensations de vitesse, particulièrement difficiles à retranscrire, ne sont pas vraiment là. Les 180 km/h annoncés paraissent illusoires en terme de ressenti pur.

Quant au ressenti, il est nettement plus aseptisé qu’à bord d’une voiture de Rallye réelle. Néanmoins, cela reste largement acceptable et l’expérience est très intéressante à mener. Le seul vrai regret, c’est que cela ne dure que 2 minutes et 57 secondes. Surtout quand on se remémore l’interminable file d’attente…

Un bilan très positif dans l’ensemble

Même si tout n’est pas parfait, Sébastien Loeb Racing Xperience demeure l’une des attractions incontournables du parc. Les ingénieurs ont fait face à de nombreux défis, comme pour éviter les interférences entre les 108 casques, gérer l’inclinaison de chacun des sièges ou encore prévoir l’angle de vue pour chaque visiteur… Autant de problématiques résolues dans l’ensemble. Reste quelques éléments perfectibles… Comme la qualité d’image pas terrible (malgré la 6K), l’interminable attente ou encore l’extrême rapidité de l’attraction. Selon nos confrères de SciencesEtAvenirs, seulement 10 à 15% du budget de l’attraction aurait été consacré au tournage du film. Gageons qu’une version 2 arrive d’ici quelques années !

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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