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Et pourquoi pas… Une Opel Corsa OPC de 6ème génération ?

Même si on n’y pense pas spécialement au premier coup d’oeil, Opel a une bonne dose de sportivité dans son ADN. Alors oui, en 2021, quand on voit que la gamme est représentée par le Crossland ou le Combo Life, on se demande où ils ont pu fourguer leur dynamisme. Il faut retourner plusieurs années en arrière, durant une période où le CO2 n’était qu’une invention et que PSA n’avait pas encore mis son nez dans les projets de la marque. Cela a d’abord commencé avec la GT en 1968. On est d’accord, seule la ligne était sportive. Après, vous ne pouvez pas nier l’existence de la Kadett GSi, une bombinette de l’époque comme on les aime ! Au rayon des folies, l’Omega 3000 représentait le segment des berlines. Son V6 développait 204 chevaux, mais Lotus avait décidé d’exploiter son châssis en y rentrant un 6 en ligne bi-turbo développant 377 chevaux et 557 Nm ! La liste est encore longue : Manta, Calibra, Monza, … Les années 2000 ont vu naître les fabuleux concepts homologués Speedstrer et GT MK2.

OPC, ou l’histoire d’un pari risqué

En parallèle, Opel s’est créé, en 1997, son propre département sportif. Nommé « Opel Performance Center » (OPC), il correspond sans aucun doute aux déclinaisons GTI, ST, voire même RS… La première ayant eu l’honneur de porter l’insigne est l’Astra G en 1999. Avec ses 160 chevaux, elle faisait tout de même figure pâle face à la concurrence. C’est pourquoi, quelques années plus tard, la version Turbo du même modèle est apparue, et ses 200 chevaux musclaient doucement la fiche technique. Sur 22 années d’existence, on peut mentionner des modèles performants, à l’égard de l’Insignia OPC de première génération, et son V6 de 325 chevaux ! L’Astra J (2012), quant à elle, n’était tout de même pas mauvaise, avec 280 chevaux et un 0 à 100 km/h abattu en 6,1 secondes ! Après, comme tous les grands artistes, OPC a aussi eu des problèmes d’addiction… Nous n’oserons pas parler des Zafira A et B OPC, le Meriva OPC, ou encore la Vectra OPC, avec son chouette titre de « Pire châssis qu’a pu essayer Jeremy Clarkson »… En effet, Opel n’a jamais eu pour réputation de bâtir des châssis diaboliques. Par contre, question performances…

Le best-seller de la branche OPC, c’est bien sûr la citadine Corsa ! Vendue à des dizaines de milliers d’exemplaires, elle était connue pour être drôlement efficace et, surtout, ne pas coûter cher à l’achat. La recette voulait qu’un moteur tournant autour des 200 chevaux soit fourgué dans une voiture qui, généralement, propose le 1.3 CDTi emprunté à Fiat. Pourtant, en 2017, la signature OPC a cessé d’être sur la Corsa E. Une déclinaison moins radicale, nommée GSi et déjà bien connue chez Opel, a repris le flambeau sur la citadine du blitz, notamment. A l’heure actuelle, il ne reste plus que l’Insignia GSi…

Si c’est trop vulgaire, ils n’ont qu’à fermer les yeux !

Les dernières Opel OPC n’ont jamais fait dans le discret, et cela avait l’air de leur plaire. Du coup, autant pousser le vice jusqu’au bout ! Quand on voit la Corsa F GS Line, on se demande pourtant bien où toute cette verve a fichu le camp… La solution PDLV, elle est très simple. Voyez plutôt sur cette vue de l’avant…

Afin de visuellement élargir la citadine, nous avons décidé de joindre la grille pare-pierres aux écopes des antibrouillards, ayant entre temps disparus (ça ne sert pas vraiment, on est d’accord ?). Cette grille adopte un nouveau style, avec un marquage dans l’air du temps. De petites ailettes horizontales, teintées en noir, augmentent la sensation de sportivité dans le design. Par ailleurs, nous n’avons pas eu le choix de respecter les traditions, et d’intégrer des petits inserts en aluminium, comme la Corsa OPC a toujours eu. La calandre, elle, se pare intégralement de noir. Petite touche originale, le logo de l’éclair est teinté en couleur carrosserie, soit dans un vert Grasshopper dans ce cas. Cette teinte n’est pas sans rappeler la Corsa D OPC dans sa série spéciale Nürburgring Edition.

Sous le capot, nous avons opté pour une petite grille d’aération moteur supplémentaire. En plus de rappeler ce que fait actuellement Audi, notamment sur son A1, il s’agit d’un nouveau rappel à l’ancienne génération de Corsa OPC. Enfin, nous avons retouché l’intégralité du bas de pare-chocs. La dernière génération d’Opel Corsa a le petit défaut de paraître haute-sur-pattes, surtout vue de pleine face. Les petites moustaches couleur carrosserie sur les flancs, ainsi qu’un diffuseur avant en noir mat sont de la partie pour dynamiser l’ensemble !

Une Corsa OPC qui racle le tarmac !

La première chose qui va choquer, c’est que cette Corsa F OPC ne serait proposée qu’en déclinaison 5 portes, alors que la version 3 portes était la seule disponible sur les précédents opus. Nous avons donc dû mettre les bouchées doubles afin de rendre un peu de superbe à notre protagoniste du jour. En la rabaissant encore un peu plus, et en lui chaussant de belles jantes 18 pouces au design bien connu des « Opelistes », elle commence déjà à ressembler à quelque chose. Les jupes latérales sont elles aussi musclées, toujours en couleur. Nous avons pensé qu’un petit rappel « OPC » sur le bas de portière arrière, sous forme d’un autocollant, serait du plus bel effet ! Plus haut, au bord du hayon, nous retrouvons également un aileron un peu plus expressif que celui de la GS Line. On vous avait dit que les OPC n’avaient pas trouver la solution pour dissimuler les éléments d’aérodynamiques ?

L’arrière de la Corsa F est très peu démonstratif, même motorisée par le PureTech 130 chevaux… C’est tout le contraire de sa sœur technique, la Peugeot 208, avec son diffuseur noir et sa double sortie d’échappement. Et ça a été la partie la plus difficile. Vue de l’arrière, la Corda E OPC ne ressemblait à rien. Pas assez large, trop haute : elle proposait la carrure d’un monospace. Notre nouvelle génération peut profiter d’une ligne de base déjà plus agréable. Le pare-chocs a été repensé. Les catadioptres ont été remplacés par des écopes, tandis que deux belles sorties d’échappement prennent place de chaque côté du diffuseur. L’antibrouillard arrière, anormalement grand, fait également office de feu de recul. On retrouvera enfin un logo OPC d’une belle dimension sur le bas du hayon.

Un moulin à la hauteur du design ?

A priori, cela pourrait être possible. En essence, la Corsa décline le 1.2 PureTech 3 cylindres en 75, 100 et 130 chevaux. Ces moteurs peuvent être associés à une boite manuelle à 5 ou 6 rapports, ou encore à l’automatique EAT8. Il ne serait pas question d’un V8, mais le 1.6 PureTech à 4 cylindres pourrait se loger dans la baie, étant donné qu’une version diesel 4 pattes est aussi disponible ! Ainsi, ce bloc peut grimper à 225 chevaux dans l’état actuel des choses. Ce serait le strict minimum syndical pour baptiser cette Corsa : OPC ! Il ne reste plus qu’à ajouter les lignes d’échappement de la 308 GTi qui restent en stock, et le tour est joué ! Honnêtement, le mix entre ce moteur et une boite manuelle à 6 rapports n’a jamais été réalisé, mais nous ne doutons pas de l’inventivité du groupe Stellantis pour remédier à ce problème ! De plus, il ne devrait pas être pénalisé par un malus impayable. L’hybridation, elle, est impossible. Seule l’électrification complète pourrait faire de cette Corsa, une e-OPC. Beurk ?

Cette Opel Corsa F OPC est-elle viable ?

Comme toujours, les modèles sportifs ou pimentés sont une vitrine pour les constructeurs. Ce serait le cas ici, en faisant revivre un blason qui est dans le coma depuis plusieurs années. Le problème est que cela coûte beaucoup trop d’argent. Nous ne croiserons donc sûrement jamais de version OPC de l’Opel Corsa de sixième génération. Par contre, si les designers de la marque franco-allemande passent par ici, qu’ils n’hésitent pas à déposer un petit commentaire afin que nous puissions leur donner les droits pour la future Corsa GSi (ou e-GSi, ou GSe, enfin voilà !), qui sait ?

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Etienne Deketele-Kestens

De la Smart à la Bentayga, je peux dire que je suis complètement obsédé par le monde automobile. Intégrer l'équipe de PDLV et pourvoir donner ma vision des nouveautés chaque jour est quelque chose de génial pour moi. Ma "carrière" de blogueur a débuté il y a quelques années, et ceci, cumulé à mes études en mécanique auto, me permettront de vous proposer un contenu de qualité, tout en gardant le côté décalé cher à PDLV. Je roule en Peugeot 308 HDI 92.

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