Dacia Striker : un crossover stratégique plein d’ambitions

Ce mardi, Dacia a officialisé son nouveau modèle : le Striker. Pas simple de mettre ce beau bébé de 4,62 mètres dans une case. Pas vraiment SUV ni totalement break, c’est donc le segment des « crossovers » qui a été retenu. Mais plus qu’un nouveau lancement produit, la marque franco-roumaine entend bien maintenir son leadership sur les voitures accessibles en s’ouvrant davantage à l’électrification. Pour soutenir ces projets à l’horizon 20230, Dacia a dévoilé sa feuille de route FutuREady très ambitieuse.

Déjà 10 millions de voitures vendues

Avec plus de 10 millions de voitures vendus depuis 2004, Dacia s’apparente à un rouleau compresseur. Auparavant réputée pour la simplicité de conception de ses modèles, la marque franco-roumaine opère une montée en gamme continue. Sa maitrise de conception lui offre un avantage structurel de 15 % par rapport au marché. Les prix sont donc toujours dans la fourchette basse du segment, tout en renforçant davantage la dotation, la présentation et l’image. Aujourd’hui, il n’est plus question de low-cost.

La recette plaît puisque plus de 70 % des propriétaires de Dacia restent fidèles à la marque lors du renouvellement de leur véhicule. 10 % basculent chez Renault, restants donc fidèles au groupe. Mieux encore, la conquête s’accélère avec 65 % d’acheteurs qui découvrent la marque.

Actuellement, la gamme est portée par trois modèles phares : la citadine Sandero (restylée l’an passée) et les SUV Duster et Bigster. Ces deux modèles s’inscrivent sur le segment C et sont des best-sellers, avec un rapport qualité/prix parmi les plus séduisants du marché.

Le plan FutuREady qui change tout

Derrière le nom de FutuREady, on trouve le plan stratégique de Dacia. Cette feuille de route s’articule autour de 5 piliers, à l’horizon 2030. Sans surprise, elle marque l’accélération de l’électrification. Jusqu’à présent, seule la Spring propose (ou plutôt impose) une motorisation 100 % électrique. Quatre modèles seront lancés d’ici 2030. Il y aura notamment une nouvelle voiture sur le segment A (mini-citadine), commercialisée à partir de 18 000 €.

En parallèle, tous les modèles de la gamme seront électrifiés (totalement ou partiellement). Cela poussera vers la sortie les moteurs thermiques traditionnels. Pour le coup, la force du groupe Renault facilitera le déploiement tout en conservant une gamme GPL attractive.

De même, Dacia envisage de renforcer son expertise dans le domaine du 4×4 accessible. Réputée pour ses bonnes capacités de franchissement, le Dacia Duster 4×4 (que nous avons essayé) verra sa technologie déployée sur d’autres modèles. Une carte intéressante sur laquelle Dacia a de beaux arguments.

Dacia Striker : le symbole du renouveau

Pour incarner cette nouvelle feuille de route FutuREady, Dacia a présenté officiellement le Striker. Un nom qui fleure bon les années ’80 et qui évoque le « Strike », qui consiste, au bowling, à renverser toutes les quilles. Ce nom nous semble assez intéressante puisqu’elle montre les ambitions de la marque avec ce nouveau crossover… Pas vraiment SUV pour autant, le Dacia Striker est à appréhender comme une « berline moderne » aux faux-airs de break et de SUV.

Inscrit sur le segment C, il se positionne comme les Duster et Bigster tout en apportant un visuel beaucoup plus moderne et dynamique. Le design se veut robuste, avec une nouvelle signature lumineuse, des lignes plus tendues et des animations lumineuses. C’est certain : c’est une nouvelle page qui s’ouvre pour la marque. Côté design, la perception est bien différente de ce que l’on connaît. Avec ses 4,62 mètres de long, il vise frontalement les SUV contemporains du segment… Tout en cassant les prix.

Peu d’informations : Dacia va à l’essentiel

La révélation totale du Dacia Striker est prévue au mois de juin 2026. Pour le moment, la marque dévoile déjà les premiers visuels du Striker. Des visuels qui en disent assez long sur les ambitions de la marque. On découvre un modèle beaucoup plus moderne et dynamique, qui multiple les éléments de style. Pas de doute possible : c’est une offensive directe. Désormais, plus que le prix, Dacia veut renforcer par la séduction et cela marche. Les nouveaux codes fonctionnent bien et renforcent encore l’ADN de la marque.

Si la concurrence avec le Dacia Bigster semble évidente, il y a pourtant deux philosophies assez différentes entre les deux modèles. Le Bigster se veut plus traditionnel dans sa présentation, avec une silhouette SUV rassurante tandis que le Striker se veut plus sportif.

D’ailleurs, il s’adresse à un public plus jeune, en apportant des détails qui plaisent : la signature lumineuse, les éclairages dynamiques avec animations, le pavillon fuyant, la silhouette surbaissée ou encore des optiques plus verticales. Autant de codes qui rendent Dacia plus à la mode.

Dacia Striker : pas de révolution sous le capot

Concernant les motorisations, Dacia reste évasive. Elle confirme pourtant une offre déjà bien connue, avec une version hybride, une version GPL… Mais aussi une version qui cumule la transmission intégrale et l’hybridation (déjà disponible sur le Bigster). Dacia osera-t-elle implanter une motorisation plus puissante ?

En terme d’image, ce sera un atout majeur. Le style dynamique du Striker pourrait tout à fait être approprié pour oser le cap des 200 chevaux. La marque pourrait aussi emprunter le moteur Full Hybrid de l’Austral, à titre d’exemple. Le prix d’appel sera sous la barre des 25 000 €.

Ce qui est certain, c’est que ce plan FutuREady raisonne plutôt bien. Il promet une montée en puissance de Dacia, tout en renforçant le design des modèles. Ce Striker n’est pas une révolution en tant que tel mais il est à appréhender comme le premier témoin de ce nouveau programme. S’il est moins impactant que la Renault 5 E-Tech lors de la Renaulution, il a le mérite de représenter Dacia : une marque qui fait des voitures de tous les jours… Et de plus en plus belles !

Dacia Striker : en bref

  • Le Striker : c’est un crossover dynamique de 4,62 m qui casse les codes du segment C pour séduire un public plus jeune ;
  • Adieu au « low-cost » : Dacia capitalise sur 10 millions de ventes pour devenir une marque « désirable » tout en restant 15 % moins chère que le marché ;
  • Virage électrique : le plan futuREady 2030 prévoit 4 nouveaux modèles 100 % électriques, dont une mini-citadine à moins de 18 000 € ;
  • Fidélité record : 70 % des clients restent chez Dacia, tandis que 65 % des acheteurs sont de nouveaux conquérants ;
  • Synergies Groupe : utilisation des technologies hybrides et 4×4 éprouvées pour monter en gamme sans faire exploser les prix.
Source
Media.dacia.com
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