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Maserati Trofeo : la série spéciale qui fait du bien

Maserati est, plus que jamais, une marque agissant dans l’ombre. Nous en parlons assez rarement, mais leur actualité se fait assez dense ces derniers temps. Après avoir lancé une version hybride sur la « petite » berline Ghibli, il était pourtant tout à fait normal de bourrer le plus de chevaux possible dans les trois modèles assez « récents » de leur gamme. Oui, nous décidons de ne plus compter les GranTurismo et GranCabrio, âgés de 13 et 11 ans, dans la gamme actuelle. Ces Maserati sont donc exemptées du badge Trofeo, qui ajoute bien plus que des couleurs vives…

Un nouveau moteur de bourrin

La version Trofeo, ce n’est pas une finition qui se base uniquement sur le style. D’après eux, il s’agit de la « Collection Maserati la plus puissante jamais créée ». Oui, d’accord. Raison de plus pour supprimer le coupé GranTurismo de nos têtes… La série spéciale que propose ici le constructeur au trident existait en fait déjà sur le SUV Levante, que Thomas avait pu essayer il y a quelques temps déjà. Afin de redonner un second souffle à ses berlines Ghibli et Quattroporte, qui ont déjà 7 ans, le badge Trofeo apparaît également. Le véritable point fort de cette finition est bien évidemment son moteur !

Pour la première fois, la berline classique de Maserati va pouvoir proposer un V8 sous son capot. Ce V8, que l’on peut retrouver sous le capot de certaines Ferrari, cube une cylindrée de 3,8 litres. Aidé par deux turbos, le moteur développe 580 chevaux et 730 Nm de couple ! La seule déception provient du pic de puissance, se trouvant à seulement 6 250 tours… Tout comme la limousine Quattroporte, la Ghibli bénéficiera d’une boite automatique à 8 rapports, pour transférer tous les chevaux aux roues arrière uniquement. Pour le Levante, la recette ne change pas. La transmission intégrale reste de mise.

Des performances, mais toujours pas de coup de frais ?

Qui aurait cru que lancer un gros SUV serait plus évident qu’une petite berline ? Grâce à la transmission intégrale, le Maserati Levante se débarrasse du 0 à 100 km/h en 4,1 secondes. Comptez deux dixièmes de plus pour la Ghibli, et deux autres dixièmes en plus pour la Quattroporte. Cependant, la carrure d’armoire normande du « quatre-quatre » italien fait que sa vitesse maximale se bride à 302 km/h. Les deux berlines porteront le drapeau des Maserati de route les plus rapides au monde. C’est en effet bien plus qu’une finition, la série Trofeo.

Pour ce qui est du look, il n’y a pas de nouveau modèle grâce à cette finition. Les calandres sont retouchées, avec des barreaux verticaux en noir laqué, ainsi qu’une lame avant en carbone. Sur les ailes avant, les petites prises d’air « signature » s’ornent de rouge. L’arrière est le plus impacté (positivement) par le pack Trofeo. Les optiques des deux berlines et du SUV sont changées, avec une signature LED plus dans l’air du temps. Les diffuseurs arrière font dans le bi-ton, et les canules d’échappement sont du plus bel effet. Le Levante est chaussé par des jantes en alliage de 22 pouces. Pour les petites soeurs, ce sera du 21 pouces.

Disponibilité et prix : indéterminés…

Pour ce qui est de l’intérieur, c’est le noir complet. Nous pourrons nous consoler avec des surpiqûres rouge, mais c’est tout. Maserati a mis à jour sa gamme d’aides à la conduite, et rattrape enfin son retard sur certaines marques japonaises, c’est dire… Enfin, au niveau du multimédia, les écrans centraux font dans la finesse. Toujours très bien incrustés, leur taille ne dépasse pas les 10,1 pouces (8,4 pour le Levante). La netteté et la définition s’améliorent, ainsi que l’interface, pour là aussi tenter de rattraper les allemands… M’enfin, toujours des aiguilles au niveau des compteurs. Un peu de diversité, c’est pourtant ce que Maserati tente d’instaurer…

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Etienne Deketele-Kestens

De la Smart à la Bentayga, je peux dire que je suis complètement obsédé par le monde automobile. Intégrer l'équipe de PDLV et pourvoir donner ma vision des nouveautés chaque jour est quelque chose de génial pour moi. Ma "carrière" de blogueur a débuté il y a quelques années, et ceci, cumulé à mes études en mécanique auto, me permettront de vous proposer un contenu de qualité, tout en gardant le côté décalé cher à PDLV. Je roule en Peugeot 308 HDI 92.

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