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Peugeot 308 III : devenir le fleuron d’une marque

Généralement, quand Peugeot renouvelle un modèle de sa gamme « 3 », cela change le style de la marque. Leur SUV 3008 nous l’a prouvé en 2016, mais la 308 est un petit porte-drapeau pour la marque Sochalienne. En effet, à sa sortie en 2007, la première génération avait déjà pour ambition de renouveler le genre. Sa relève a été une plus franche réussite sur tous les plans. C’est elle qui, en 2013, lance la refonte complète de Peugeot. Une esthétique plus travaillée, un intérieur complètement inédit, des matériaux qualitatifs… Un ténor de sa catégorie, toujours très bien vendu (surtout en France) malgré une carrière de huit ans. Cette troisième génération de Peugeot 308 va devoir faire encore mieux que son aînée, car les ambitions du lion sont très fortes ! Déjà, première information, c’est le premier modèle à chiffres de chez Peugeot à avoir été reconduit 3 fois !

De lourdes ambitions pour une compacte généraliste

Peugeot, en lançant cette nouvelle 308, se fixe des objectifs bien plus grands qu’il y a 8 ans. A l’époque, arriver à la cheville de l’indétrônable Volkswagen Golf paraissait impossible. Aujourd’hui, le Lion vise encore plus haut et pratique sur un terrain qui n’est peut-être pas adapté, à savoir celui des compactes premium. Vous entendez bien, nous parlons des Audi A3, BMW Série 1 ou encore Mercedes Classe A. Pour ça, l’équipe de plus de 60 designers s’est penchée sur un élément phare de ces fameuses allemandes haut-de-gamme : le capot. Si on vous dit qu’un C4 Picasso ne sera jamais premium à cause de son capot, vous nous comprendrez. Ici, la dernière 308, basée sur une évolution de la plateforme EMP2, a pu allonger physiquement et visuellement son capot, et reculer sa baie de pare-brise.

Honnêtement, la comparaison à un véhicule issu du secteur premium allemand ne peut pas s’arrêter à une longueur de capot. Il en faut évidemment plus ! La prestance, certains la critiqueront par l’absence de motorisations un peu plus pimentées. Cela viendra sûrement, en attendant, il est vrai, ce n’est pas la joie, mais nous en reparlerons plus tard. Aussi, il faut que les finitions soient à la hauteur d’une Audi, que les technologies embarquées soient aussi folles que sur une Mercedes, et que le plaisir de conduite soit aussi puissant que sur une BMW (bon, OK, la dernière Série 1 est une traction…). Peugeot a-t-il les crocs assez acérés pour subvenir à ses envies de luxes ? L’excuse de l’existence de DS est-elle peut-être déjà toute trouvée ?

Un design impressionnant, comme Peugeot nous a habitué

Au final, cela devient une habitude. Personnellement, avant de rédiger cet article, j’ai pris une demi-heure pour consulter la majorité des photos présentées avec le véhicule. C’est un devoir, pour tout passionné, de reconnaître que le travail effectué sur la carrosserie est colossal. Nous parlions de ce long capot, mais nous n’avons pas encore parlé de son aboutissement. Sur la face avant, nous retrouvons une calandre à moitié inédite. Le style, introduit par la 208 en 2019, et prolongé par le face-lift du 3008 il y a quelques mois, est encore plus poussé ici.

En effet, cette calandre s’est dessinée autour du nouveau logo (que dis-je, emblème !) du Lion. Nous remarquons donc un travail de profondeur réalisé grâce à de petites ailettes chromées (ça fera mal à l’éponge, c’est garanti !), qui nous donne l’impression que le blason se trouve au bout du tunnel. La plaque d’immatriculation migre tout en bas, ce qui n’est pas sans rappeler la première génération de 308 (ça rappait le sol, ces histoires…). Pour ce qui est du regard de cette féline, il est perçant grâce à ses optiques Matrix LED. D’une hauteur de 7 centimètres, ils constituent une pièce maitresse dans cet avant. Le seul problème viendrait de cette pièce de carrosserie, un peu grossière, qui montre ce que les optiques classiques prendraient comme espace.

Une Peugeot 308 agrandie de dix centimètres, mais pas plus lourde !

Nous en parlions, mais ce long museau ne pouvait pas affecter l’habitabilité. La nouvelle Peugeot 308 grandit ainsi de 11 centimètres face à sa devancière (qui était trop petite…), pour pointer à 4,36 mètres. Cumulons à cela un empattement allongé de 5,5 centimètres, et nous obtenons une belle amélioration, surtout aux places arrières (gros point faible de la 308 II). Lorsque l’on regarde le profil, cela n’est pas choquant.

Ce qui impressionne, c’est la profondeur apportée sur les ailes avant et arrière. Devant, elles sont creusées, et remontent très haut, de sorte à ce que l’on n’aperçoive pas le capot. Sur les versions Allure et GT, l’emblème Peugeot sera inséré sobrement (BMW et Ferrari l’ont fait). Derrière, le bourrelet de tôle est inédit, et donne une vraie personnalité à la berline. Pourtant, si on y regarde de plus près, les portières ne sont pas réellement marquées par cette plastique. Seule la jupe de bas de caisse, spécifique, ainsi qu’un creux dans le bas des portes est à signifier. Étonnant, mais ça marche !

L’arrière, c’est peut-être le plus décrié sur cette 308. Si on jette un coup d’œil sur ce bas de pare-chocs, c’est là que l’on comprend. Les fausses sorties d’échappement sont toujours là, mais plus originale cette fois. De part et d’autre, nous retrouvons les catadioptres et antibrouillard. Un peu de finesse n’aurait pas été de trop. À part cela, c’est une « masterpiece« . Les feux sont comme flottants : on passerait sa main dans le creux en-dessous. La courbe, partant du pare-choc, vient souligner le bandeau noir « légion » pour retomber à l’opposé. Nous ne parlerons pas de cette signature lumineuse inédite, avec des griffes obliques, ou horizontales (sur les versions d’entrée de gamme). Le nouveau logo trône fièrement au milieu du hayon, avec un emplacement en relief dédié.

L’i-Cockpit de 3ème génération est-il user friendly ?

J’ai fini journée, j’ai résumé l’intérieur de la troisième Peugeot 308. Plus sérieusement, l’intérieur de la nouvelle compacte sochalienne a été complètement remanié. Il aura fallu 4 ans à l’équipé chargée de l’habitacle pour créer cet environnement, depuis l’instauration d’un cahier des charges à l’aboutissement aujourd’hui, d’une vraie identité de marque. Peugeot, orienté plutôt vers le dynamisme, ne veut pas jouer dans la même cour que la DS 4. L’ambiance y est plus sportive, plus sombre également. L’ensemble de l’i-Cockpit marche, pour ma part, toujours aussi bien. L’écran, au-dessus du volant, passe à la 3D, comme sur les derniers 208 et 2008. Cependant, il devient bien plus personnalisable, et affichera des informations plus complètes. Il sera également possible de voir des notifications venant de votre smartphone, comme l’appel entrant. Le changement d’une station radio via la commande au volant, par exemple, se verra sur cet dalle HD de 10 pouces.

L’écran central, d’une taille de 10 pouces lui aussi, n’est pour autant pas devenu inutile. Tout aussi personnalisable, il saura se montrer plus agréable et efficace qu’auparavant. Son interface est mise à jour, et l’utilisation se fait comme un smartphone. Les nouvelles i-Toogles consistent maintenant en un écran tactile. Les fameuses touches « piano » se transforment en icônes entièrement personnalisables. On peut lancer un itinéraire vers sa maison, appeler son patron, régler sa climatisation ou écouter sa radio préférée. Et la semaine prochaine, si ça vous ennuie, vous pourrez changer. La commande vocale s’améliore, afin d’en avoir enfin l’usage. Et pour conclure le chapitre techno, la Peugeot 308 III propose l’Android Auto et l’Apple CarPlay sans fil.

L’intérieur de la Peugeot 308 III, réellement à la hauteur d’un premium allemand ?

Évidemment, c’est là qu’une allemande premium se lâche. La qualité perçue vient de l’assemblage, mais aussi de la qualité des matériaux. Peugeot s’est bien débrouillée, avec une planche de bord entièrement moussée. Des surpiqûres sont présentes un peu partout, ces dernières pouvant se parer de vert. Des matériaux nobles, comme l’aluminium (sur cette version GT Pack), se font également remarquer. Cette bande court sur toute la planche de bord, et retourne sur les contre-portes. Les aérateurs, fins et placés en hauteur, contribuent pour leur part à un aspect général flottant.

L’intérieur parait, comme nous en avons parlé plus haut, sombre. Les versions non-GT héritent d’un ciel de toit clair, sinon, c’est noir ! Peut-être qu’opter pour un intérieur en cuir bleu (coloris déjà introduit sur 2008) serait la solution ? En tout cas, les modèles présentés ne possèdent aucunement le toit ouvrant, et on aurait aimé voir le plus apporté en conditions réelles ! Peugeot se rattrape de toutes façons sur un autre point vivement critiqué sur la génération précédente. En effet, les espaces de rangements étaient limités. Ici, ils sont légions : on dépose son smartphone où on le souhaite, des portes-gobelets à foison, … Le choix pour une boite manuelle ne bouleversera pas cet état d’esprit !

Des petits points recalant la Peugeot 308 au statut de généraliste…

Une chose est sûre, c’est que beaucoup de « suiveurs » n’ont pas saisi les difficultés à sortir des motorisations intéressantes sur une voiture censée se vendre en masse. Du coup, l’offre au lancement sera d’une unité essence, d’une autre diesel, et d’une solution hybride. Pour ce qui est de l’essence, le colonel 1.2 PureTech officiera dans ses déclinaisons de 110 et 130 chevaux. La plus puissante pourra être couplée à l’EAT8, sinon, c’est manuelle 6 rapports ! Le lieutenant 1.5 BlueHDi s’occupera du mazout, avec une unique puissance de 130 chevaux (boite manuelle 6 ou EAT8).

Pour l’hybride, nous aurons droit à deux puissances. La version 180 chevaux (PureTech 150, moteur électrique de 110 ch) constituera le cœur de gamme. Une solution de 225 chevaux (PureTech 180 cette fois) sera disponible uniquement sur les versions GT. Tant que maintenant, pas d’électrique pure. Une version à hybridation légère (comme la eTSi sur la Golf VIII) naîtra en 2023. Pour ce qui est de la PSE, wait and see

Dans tous les cas, le problème reste l’efficience. La 308 a eu beau grandir de 11 centimètres, elle s’est également abaissée de 2 centimètres et ne s’est pas alourdie. Dès lors, nous pouvons dire que l’efficience est déjà accrue. La largeur n’a pas été modifiée, afin de ne pas agrandir les valeurs de Cx. Un immense spoiler prend place sur le hayon, ce qui garantit, en plus d’un effet de style, une meilleure traînée aérodynamique.

Une chose que les clients de premium allemands aiment, c’est la personnalisation. On ne parle pas de stickers, évidemment. Concernant les teintes, elles ne seront qu’au nombre de sept… Les seules originales seront les Bleu Vertigo, Rouge Elixir et ce Vert Olivine. Il en va de même à l’intérieur, comme nous l’avons vu plus haut. Pour ce qui est des jantes, nous n’avons vu que les versions en 18 pouces, décorées par de magnifiques griffes mettant en valeur le nouvel emblème.

Une Peugeot 308 à conduire, mais de manière assistée si vous le voulez

Autant vous dire qu’une voiture de 2021 sans aides à la conduite, ça n’obtient pas 5 étoiles au crash test… Alors, les petits plats ont été mis dans les grands ! Et pour cela, Peugeot a décidé que tout se commanderait pas le volant même, afin de faciliter la transition. En plus de tout l’attirail de base, on retrouve un changement de voie semi-automatique, une anticipation de la limitation de vitesse, et une adaptation de la rapidité de prise d’une courbe. Ce système fonctionne toujours à l’aide d’un radar, qui se cache dans le blason. Une technologie « radôme » utilisant l’indium permet une parfaite transparence pour les ondes, ce qui n’est pas le cas des autres métaux. Le logo est gravé dans ce matériaux, ce qui nécessite une main d’œuvre rare (et chère). Attention aux prix et aux ruptures de stock !

L’alerte arrière de trafic est également une nouveauté. Notons l’apparition d’une VRAIE caméra 360° (4 caméras, en fait) en haute définition (ENFIN !), ainsi que d’un volant chauffant ! Au niveau du confort de conduite, l’éclairage Matrix LED (merci Opel !) est abouti sur cette 308 III.

Pour ce qui est de la date de sortie, Peugeot nous a annoncé une commercialisation au second semestre 2021. Cependant, cela devrait se faire pour le mois d’octobre, comme la 508 il y a maintenant 3 ans. Aucune information sur les prix, qui viendront sûrement se calquer sur ceux de la Golf (et ce n’est pas sans mérite), mais les remises proposées pourraient la rendre finalement intéressante. Enfin, sachez que la version SW sera reconduite, et dévoilée en juin 2021. Celle-ci devrait rester dans une optique de volume, au contraire de la 508 SW.

Source
Int-media.peugeot.com
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Etienne Deketele-Kestens

De la Smart à la Bentayga, je peux dire que je suis complètement obsédé par le monde automobile. Intégrer l'équipe de PDLV et pourvoir donner ma vision des nouveautés chaque jour est quelque chose de génial pour moi. Ma "carrière" de blogueur a débuté il y a quelques années, et ceci, cumulé à mes études en mécanique auto, me permettront de vous proposer un contenu de qualité, tout en gardant le côté décalé cher à PDLV. Je roule en Peugeot 308 HDI 92.

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