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10 raisons de ne pas acheter la Volkswagen Golf VIII

Événement dans le groupe VAG : la nouvelle Golf est sortie. Est-ce véritablement un événement pour nous, amateur de voitures ? Non. C’est pour ça que nous allons vous citer 10 points (et cela va être simple) prouvant que la dernière née Volkswagen n’est pas à acheter. Elle ne méritait pas tant de haine, mais autant la mettre dans le bain !

1. Trop peu de changements stylistiques…

C’est le point que l’on peut reprocher à toutes les Volkswagen Golf depuis la sixième génération, sortie en 2008. Nous voilà presque 12 ans plus tard, et les lignes générales restent presque identiques. Et, en 3 remodelages, il faut avouer que la répétition en devient lassante. De base, le groupe allemand a compris une chose : pour ne pas que leurs véhicules décotent trop rapidement, une certaine linéarité est instaurée dans le design. Ainsi, si vous achetez une Golf VI en 2019, en fait, elle reste quand même « à la mode ». Mais, au-delà de ça, la Volkswagen Golf VIII est une Golf VII phase 3.

2. Elle tire la tête…

Regardez-la, elle est toute pataude ! La première chose qui m’est venue en tête en la voyant est la suivante : c’est fade. Nous avons l’honneur de vous présenter, sur la majorité des photos, la version R-Line. Vous n’y croyez pas ? Nous non plus ! En vrai, une Golf R, c’est un minimum sportif. Ici, on a l’impression de voir une vulgaire kit. A se demander à quoi ressembleront les versions de base…

De la joie dans le coloris, de la tristesse dans un visage…

A l’avant, c’est globalement très décevant. Commençons par le point positif, avec l’arrivée d’une nouvelle signature lumineuse. La bonne chose n’est pas son dessin, mais simplement la nouveauté. Les optiques de phares étirent la calandre jusqu’en dehors de la face avant, avec ce liséré tiré jusqu’aux ailes. Les projecteurs, tout en rondeurs, n’ont pas une once de dynamisme, et c’est très frappant (surtout sur une R-Line).

3. Tout est pensé pour le passage à l’électrique…

On peut remarquer cela avec un autre élément de la face avant. Les versions sportives de la Volkswagen Golf VII possédaient, jadis, une calandre en nid d’abeille, faisant un joint d’une bonne dizaine de centimètres entre le capot et le reste du pare-chocs. Sur les GTi et R, la septième des Golf se parait même d’un liséré rouge ou chromé, reliant les phares. Sur la nouvelle, plus rien de tout cela. Nous retrouvons donc une vulgaire lame en plastique noir laqué, qui ne sert qu’à faire croire qu’une calandre persiste. Et, quand on y pense, c’est un peu le cas de toutes les électriques et hybrides.

Pas moins de 5 solutions électrifiées sont proposées dès le lancement de la Golf VIII

4. Mort à l’essence et à la GTi…

Si vous avez horreur d’entendre le mot « diesel » ou, PIRE, le mot « hybride » ou « électricité », vous devrez rouler dans les nouveaux blocs 1.0 TSi. Ma foi, cela n’est qu’un demi problème. Mais votre Volkswagen Golf VIII fera soit 90, soit 110 chevaux. Non, pas Kilowatts, mais bien chevaux ! Mais enfin, de quoi vous plaignez-vous, vous avez une boîte manuelle à 6 rapports ! Deux blocs, deux foudres de guerre, qui vous permettront, d’après Volkswagen, de consommer bien moins que les précédentes générations. Non, on ne rigole pas de vous, il n’est pas marqué Gorafi en haut.

Les canules d’échappement de la Golf VIII R-Line sont chromées… Tout n’est pas perdu !

5. L’Allemagne nous a berné sur le diesel…

Alors qu’il y a quelques années, après le Diesel Gate provoqué par Volkswagen himself, l’Allemagne a décidé de bannir de plus en plus les voitures équipées de motorisations au mazout. Cela peut être compréhensible, même si cette décision hâtive ne regroupe pas les éléments nécessaires. Soit. Avec une chute des ventes de 40% depuis 2018, le pays qui a vu naître le diesel, n’en veut absolument plus. Pourtant, nous n’aurons jamais vu un si beau retournement de veste. Volkswagen investit toujours dans le diesel. Dans sa Golf VIII, les blocs 2.0 TDi de 115 et 150 chevaux consommeront jusqu’à 17% en moins que leurs prédécesseurs, alors que une nouvelle solution catalytique avec non pas un, mais deux filtres SCR (avec AdBlue) réduiront de 80% encore les émissions de NOx. Une vaste blague, cette lutte anti-gazole ?

Un total de 22 LEDs matriciels sont dans ces phares avant, une première sur le segment
Un dessin dans la lignée, et un nouveau badge IQ.LIGHT, synonyme de qualité et de sécurité

6. Hybride, électrique, …

Si on veut avoir un peu plus que 100 chevaux dans sa Golf VIII, il faudra passer à l’électrification. Bien que celle-ci n’a pas beaucoup de désavantages, elle représente un cap pour bon nombre d’entre nous. L’évolution est faite ainsi, et nos ancêtres ont dû se faire à l’idée de se diriger grâce à un volant, et non plus à l’aide de rênes. Sauf que cette méthode était bonne à appliquer sur une Up! ou une Polo, mais pas vraiment sur une Golf.

Ambiance techno, mais subsiste-t-il une envie de donner du plaisir de conduite chez VW ?

Allons, tentons de nous rassurer en nous disant que c’est juste pour réduire les consommations et nos empruntes carbones. Ici, les versions eTSi naissent, avec des puissances de 110, 130 ou 150 chevaux. Ces moteurs ne sont pas des versions hybrides rechargeables, mais de petits moteurs 48V seront là pour aider le moteur thermique, comme la Mazda 3 le fait. La consommation baissera de 10%, tandis que Volkswagen promet de ne ressentir aucun choc lors de l’actionnement de ce petit compresseur.

7. Parce que GTE, en anglais, ça s’entend « GTi »…

Devoir admettre la disparition du sigle GTi sur une de ses mascottes, c’était impensable il y a de cela 10 ans. Et pourtant… Même si un ingénieur parlait de la création d’une version R, il n’y a plus rien à espérer à l’heure actuelle. Même pas une GTi, du coup, remplacée par une GTE. Le 1.5 TSi sera donc cumulé à une unité électrique de 13 kWh, et la puissance cumulée atteindra les 245 chevaux. Une version dégonflée de la Volkswagen Golf VIII GTE se voudra moins chère, en affichant 204 chevaux tout de même, sans le badge « sportif ». Nouveau choc : aucune donnée technique sur les performances ou même le couple cumulé. Nous ne pouvons uniquement savoir que ces motorisations vous permettront de rouler 60 kilomètres en mode Full Electric, sauf si vous avez oublié de vous brancher la nuit…

8. Chouette qualité perçue, mais ambiance ennuyeuse…

Avez-vous vu les habitacles des nouvelles Renault Clio, Captur, des Peugeot 208, ou encore des Mazda, pour ne citer qu’elles. Elles ont beaucoup de points différents, entre la couleur, la sobriété et l’impression de plaisir de conduite. La Volkswagen Golf VIII, elle trouve ça totalement pourri. Ils ont donc installé deux écrans, un peu à la sauce Mercedes, sans trop copier non plus. Le tout fait très techno, et c’est une vraie réussite si les interfaces suivent, comme c’est généralement le cas chez VAG. Sinon, comme à l’extérieur, tout est linéaire, et à part l’éclairage d’ambiance (sûrement optionnel avec un tarif bien salé…) et la vue des coquilles de rétroviseurs, il fait noir. Et le peu de clarté mêlé au peu de punch des lignes, cela reste en deçà des espérances.

Pour prolonger l’ambiance boite de nuit.

9. Habitué des VW, vous serez perdus…

Qui dit nouvel intérieur dit nouvelles fonctionnalités ? Pas toujours, mais dans la Golf VIII, plus que jamais ! Vous vous souveniez de la molette pour gérer l’éclairage ? C’est terminé. Pour peu que vous optiez pour une version bien équipée, vous n’aurez plus de gestion des phares. Tout sera remplacé par du tactile. Vous souhaitez désembuer la vitre ? Pas de souci, cela se trouve… en-dessous de l’allumage des phares. Un peu chaud ? Les commandes de la climatisation ont muté sur l’écran central. Enfin, vous souhaitez passer votre DSG7 en mode « Drive » ? Le levier n’existe plus, mais ce petit bout de plastique, moins bien intégré que dans une Porsche 911 992, hors de laquelle il est dérivé. En 2019, les explications lors de la livraison d’une VW Golf VII duraient en moyenne une bonne heure. En 2020, vous devrez passer la journée complète avec le vendeur pour vous expliquer comment fonctionne une VW qui, l’année précédente, était totalement compréhensible.

10. Une voiture aussi arrogante que ses ingénieurs…

C’est vraiment à cela que va servir la nouvelle Volkswagen Golf VIII. Le Docteur (oui, carrément…) Herbert Diess nous annonce que leur nouveauté va imposer les standards de ce à quoi une compacte doit ressembler. Ils ont vraiment l’air d’y croire. On a juste envie de leur dire que quand la Peugeot 308 III ou la Renault Mégane V sortiront, ils feront une autre tête. Je me taperais la tête au mur à essayer de comprendre une seule chose : pourquoi salir un nom si connu à travers le monde ?

En fait, la VW Golf 8 ne restera qu’une grande déception, aussi pétillants soient ses coloris extérieurs, aussi technologie soit son intérieur. Parce que, même si on peut cracher tant que l’on veut sur la marque, une véritable Golf GTI, que ce soit la première, la seconde, ou encore même la troisième génération, cela reste une voiture fantastique et légendaire, au même titre qu’une Peugeot 205, qu’une Renault R5, qu’une Jaguar Type-E, ou que la Panda 100HP de Thomas. Aujourd’hui, voir un nom tel que « Golf » tomber aussi bas dans la passion automobile, voir que la marque de la « Voiture du Peuple » (traduit de l’allemand) n’écoute même pas ses fans, on peut dès lors décréter un jour de deuil international.

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Etienne Deketele-Kestens

De la Smart à la Bentayga, je peux dire que je suis complètement obsédé par le monde automobile. Intégrer l'équipe de PDLV et pourvoir donner ma vision des nouveautés chaque jour est quelque chose de génial pour moi. Ma "carrière" de blogueur a débuté il y a quelques années, et ceci, cumulé à mes études en mécanique auto, me permettront de vous proposer un contenu de qualité, tout en gardant le côté décalé cher à PDLV. Je roule en Peugeot 308 HDI 92.

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