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Et pourquoi pas… Une Volkswagen Golf 8 R cabriolet ?

En novembre 2020, la Volkswagen Golf 8 R fut présentée officiellement. Bien que puissante, avec pas moins de 320 chevaux délivrés par son moteur 4-cylindres turbo, la compacte allemande n’a surpris personne. Son style sans grande audace n’a pas déclenché l’effet « Wahou ». Dommage car la marque aurait retravaillé son châssis pour enfin apporter un petit peu de fun à la conduite. Exclusivement proposée en carrosserie 5-portes, j’ai pourtant voulu voir à quoi aurait pu ressembler une Golf 8 R cabriolet ! Vous n’allez pas être surpris… Ces photo-montages ont été réalisés par nos soins pour vérifier cela.

Golf R : une gamme toujours plus restreinte

À l’origine, la Volkswagen Golf 4 R32 voulait marquer le coup, en affichant un look plus affirmant tout en bénéficiant d’un savoureux V6 poussé à 241 chevaux, avec la transmission intégrale. Et ça a marché ! Majoritairement diffusée en 3-portes, elle a pourtant existé en 5-portes mais elle est bien plus rare. La Golf 5 R32 reprend la même recette avec toujours ce clin d’œil à la cylindrée (3.2 litres) et la possibilité d’opter pour une carrosserie 3 ou 5 portes.

Quant à la Golf 6 R, elle perd en saveur en se rabattant sur le 4-cylindres turbo, omniprésent dans le groupe VAG. Elle s’appelle alors sobrement « R », ce qui est plus vendeur que « R20 ». La Golf 7 R apporte une troisième déclinaison de carrosserie : le break. La Golf 8 R réduit encore l’offre en se concentrant sur une unique carrosserie 5-portes. Un choix déjà opéré par l’immense majorité des concurrents. Se démarquer ? C’est pas l’objectif premier chez Volkswagen, on se la joue très conservateur, surtout quand il s’agit « d’optimiser » la gamme.

Il est d’ailleurs assez amusant de voir que certains choix effectués par Volkswagen sont aux antipodes de la logique. Pendant plusieurs années, il n’y a plus eu de cabriolets dans la gamme. En ce moment, il n’y a d’ailleurs plus aucune carrosserie 3-portes au catalogue… À une exception près : le Volkswagen T-Roc cabriolet.

Un SUV cabriolet, cela paraît absurde, ça l’est vraiment, mais il faut croire qu’il y a de la demande pour ces véhicules décalés. Ou que le département marketing doit créer de la demande. Officieusement, ce modèle remplace la Golf cabriolet. L’instigatrice du concept de SUV cabriolet (si on excepte les Suzuki Samurai ou les Dodge Dakota), c’est Land Rover et son Range Rover Evoque, qui n’a pas été reconduit. De là, on pourrait se demander si une Golf cabriolet n’aurait pas été plus « vendable » malgré tout. Après tout, il y avait bien eu l’Eos puis la Golf 6 cabriolet qui fut même proposée en version GTI. Une Golf 8 R cabriolet, ce n’est donc pas totalement illogique, c’est même – en théorie – plus rationnel qu’un T-Roc cabriolet.

Du classique, du classique et du classique

Chez Volkswagen, tout se fait en douceur. Pas question de bousculer les conventions… Au niveau du style, je suis donc parti sur la base d’une Golf 8 R « classique », en conservant le style tel quel. En revanche, un cabriolet nécessite de repenser pas mal d’éléments. Déjà, il y a la suppression des portes arrière, qui nécessite un redessin. Souvent, les grands coupés-cabriolets sont plus longs que les versions 3 ou 5-portes dont ils dérivent, afin de loger un toit en dur rétractable.

Même si la Golf 8 repose sur une base modulaire, j’ai fait le choix de conserver les dimensions originelles, dont la longueur de 4,28 mètres. Les portes avant sont logiquement plus longues tandis que les bas de caisse évoluent pour alléger la ligne et donner une unité. Une Golf en boîte auto et transmission intégrale, c’est déjà très lourd. La capote en toile permet de limiter l’embonpoint tout en apportant une touche chic et sport. À l’arrière, un petit becquet termine le postérieur afin de ne pas oublier que sous le capot, c’est le 2.0 TSI de 320 chevaux qui officie.

Hors de question de renier les éléments stylistiques propres aux versions R. On conserve les grandes jantes Estoril (en option), en 19 pouces, qui remplissent bien les ailes. On retrouve aussi les étriers de frein bleus, frappés du joli R stylisé. À cela s’ajoutent les quatre sorties d’échappement et les coques de rétroviseur en aluminium brossé. Le visuel reste malgré tout relativement sobre et terne. La faute à un design très passe-partout. Volkswagen rationalisant au maximum sa production, il me semblait préférable de réduire au strict minimum les modifications structurelles. Objectivement, cette version cabriolet nécessiterait de repenser la conception depuis le début, afin de disposer des renforts suffisants pour rigidifier la caisse. Et si on essayait de voir si Volkswagen aurait un réel intérêt à la produire, cette Volkswagen Golf 8 R cabriolet ?

Ce modèle aurait-il du sens ?

On n’achète pas une Golf R pour les sensations. Ce sont des voitures lourdes, très bien équipées et malheureusement, aseptisées. Malgré cela, la dernière Golf R se montre efficace et performante en ligne droite, avec notamment le 0 à 100 km/h e, 4,7 secondes seulement. Beaucoup reprochent un manque d’âme à ce modèle. Pourtant, Volkswagen a bien essayé de « gratter » le 5-cylindres Audi, bien plus caractériel et mélodieux, mais cela n’a pas abouti.

Longtemps perçue comme une voiture de ligne droite, la Golf R aurait progressé, notamment dans les virages avec notamment un blocage de différentiel. Fait amusant : un mode drift est inclus. Profiter de tout cela les cheveux au vent, cela renforcerait davantage encore la polyvalence de la Golf 8 R. Je reste convaincu que c’est un modèle qui pourrait trouver son public même si les cabriolets me semblent être en perte de vitesse ces dernières années. Surtout, cela permettrait à Volkswagen d’occuper un segment libéré.

Le groupe Volkswagen continue sa mutation, qui tend – logiquement – vers plus de voitures électriques. De même, les modèles sont de plus en plus souvent des SUV. D’ailleurs, le fait que l’unique cabriolet de la marque soit un SUV ne trompe pas : c’est un symbole fort. Pour autant, la marque allemande ne néglige pas ses best-sellers puisque si vous vous rappelez, il y a plusieurs versions « sportives » de la Golf au catalogue : R, GTI, GTE et même GTD. Une telle offre, cela démontre bien que Volkswagen croît toujours en ce segment. En revanche, toutes ces versions ne sont corrélées qu’à la carrosserie 5-portes.

De nos jours, la voiture coûte cher et avoir plusieurs voitures devient un luxe pour beaucoup… Regrouper la voiture de la semaine et celle du week-end dans une même carrosserie, ce n’est pas un si mauvais plan, sur le papier. Les voitures de loisir, de toutes les sortes, ont tendance à être poussées vers la sortie. Une Volkswagen Golf 8 cabriolet, cela a donc bien peu de chance de voir le jour. L’investissement serait colossal, d’autant plus qu’au sein du groupe, il n’y a pas de base technique dont pourrait dériver cette Golf 8 R. Hormis une : le T-Roc cabriolet qui exploite quant à lui la plateforme MQB, commune à la Golf…

Cette Volkswagen Golf 8 R est-elle viable ?

Créer une voiture, c’est pas juste concrétiser le fruit d’une envie… C’est un investissement qui doit être rentable. L’état du marché de la voiture neuve étant ce qu’il est : je ne suis pas convaincu que cette Volkswagen Golf 8 R trouverait son public. Déjà, la 8 R « berline » est un modèle de niche. En cabriolet, elle ne constituerait probablement qu’une faible portion de vente, qui rendrait la rentabilisation difficile. Surtout, il faudrait amortir le coup de la transformation. Si l’on considère qu’un surcoût de 5 000 € serait appliquée, cette Golf 8 R cabriolet débuterait à plus de 55 000 €, hors malus. Pour ce même prix, on peut avoir un cabriolet largement plus fun.

Vous ne croiserez donc probablement jamais de Volkswagen Golf 8 R cabriolet sur la route. Trop coûteuse à développer, elle n’aurait probablement pas le succès escompté. Le cab’, même si c’est très agréable, cela présente aussi un certain nombre de contraintes au quotidien. La capote en toile, jugée plus fragile, en ferait davantage une voiture du week-end. Enfin, le positionnement tarifaire, que l’on imaginerait élevé, annulerait toute rentabilité du projet. Au sein du groupe Volkswagen, on préfère s’orienter vers des projets plus rentables.

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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