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Toyota Prius 5 : obligée de se réinventer ?

25 ans déjà que la Toyota Prius sillonne les routes du monde entier. En France, la Prius 1 de 1997 a été plutôt confidentielle. Cette compacte a malgré tout tenu ses promesses, en démocratisant l’accès à la voiture hybride. C’est d’ailleurs son principal argument car le design est une notion subjective. Toujours est-il qu’en un quart de siècle, la technologie s’est largement développée. Elle est aujourd’hui proposée sur une multitude de modèles, avec différentes formes. Toyota a donc été contrainte de ré-imaginer la Prius 5 afin qu’elle se démarque et qu’elle ne soit plus une hybride parmi les hybrides. Ce nouvel opus évolue significativement. À tous les niveaux…

Un design aérodynamique… Et moins Prius !

Toyota a toujours été un constructeur automobile audacieux, qui prend des risques. Parfois, ça paye, parfois un peu moins. Toujours est-il que la Prius de seconde génération, qui a été vendue à plus d’un million d’exemplaires, a été autant adorée par certains que détestée par d’autres. Si le design est un peu « mou », le principal intérêt de cette compacte hybride était d’offrir une consommation très basse. Une recette qui n’a jamais vraiment changé au fil des générations. Mieux encore, la clientèle Prius a fortement accroché au concept, ce qui a poussé le constructeur nippon à proposer des jantes alliage de 15 pouces seulement sur la troisième génération, dans le but d’économiser quelques centièmes de litres de carburant aux 100 kilomètres. Après une quatrième génération plus affirmée, la marque a dû faire face à des volumes de vente qui stagnaient.

La cinquième génération ne veut plus être cette compacte au look un peu futuriste/torturé avec un moteur hybride mou… La nouvelle Prius se réinvente pleinement et à tous les niveaux. Déjà, en matière de style, la quête d’aérodynamisme a été revue. Le style est plus sobre. La ligne de caisse s’affine et fait l’impasse sur les arêtes. Elle dissimule aussi les poignées de porte arrière dans la continuité du vitrage. L’avant est bien dessiné, avec des optiques en C plutôt enveloppantes, une calandre timide, un pare-chocs avant sobre articulé autour d’une grande bouche maquillée couleur aluminium. De fines arches noires entourent les passages de roue tandis que la ligne est fluide. Ce n’est pas très affirmé mais cela marque une véritable cassure avec les moutures précédentes. Mais nous n’irons pas jusqu’à dire que l’on retrouve des lignes qui font « Toyota » pour autant.

La Prius double (presque) sa puissance !

Si les mots puissance et efficience riment, ils ont souvent été antinomiques sur la Prius ! Avec une puissance cumulée de 122 chevaux, la Prius 4 était réputée molle… La Prius 5 progresse fortement. Du côté du moteur thermique, le bon vieux 4-cylindres atmosphérique de 98 chevaux vire au profit d’un 2.0 litres atmosphérique de 148 chevaux. Il est accompagné par un moteur/générateur électrique de 160 chevaux. La puissance cumulée de ces deux moteurs atteint les 223 chevaux.

Précisons aussi que sur les Prius 3 et 4, vous aviez le choix entre une hybridation classique et de l’hybridation rechargeable. Pour la 5, le marché français n’aura que la deuxième. Les performances devraient logiquement progresser, bien que Toyota ne communique pas de données précises pour le moment. On apprend néanmoins que la nouvelle est un petit plus courte (4,60 mètres de long), plus basse et plus large. De quoi changer radicalement la perception…

La Toyota Prius 5 repose sur la plateforme GA-C de seconde génération. Elle abaisse le centre de gravité, en positionnant le réservoir à essence ainsi que la batterie de 13,6 kWh sous la banquette arrière. De plus, cette même batterie dispose d’une chimie améliorée, à base de cellules à plus forte densité. Parallèlement, la Prius 5 pourra recevoir des jantes ayant un diamètre de 19 pouces. Plus rien à voir avec les roulettes optionnelles de 15 pouces de la troisième génération !

L’autonomie électrique progresserait alors de 50 %, ce qui ferait autour des 75 kilomètres. Mais pour aller encore plus loin, la Prius peut aussi être équipée de panneaux solaires sur le toit, afin d’accélérer la régénération de la capacité de la batterie, en plus de la récupération d’énergie au freinage et à la décélération ainsi que la recharge traditionnelle.

Plus moderne, plus fun ?

En se détachant de l’image des Prius précédentes, la nouvelle entend bien séduire un public plus large. L’hybridation, c’est désormais un grand classique au sein des constructeurs automobiles et la Prius n’a plus de preuves à faire de ce côté-là. Les 25 années d’expérience ont permis d’apprécier une fiabilité hors pair et une durabilité étonnante des batteries. La Prius 5 cherche à rajeunir son public. Le design plus « classique » s’accompagne d’une architecture intérieur dite Island Architecture qui permet d’abaisser la hauteur d’assise tout en offrant une plus grande ergonomie numérique.

La planche de bord est d’ailleurs bien dessinée. Si on trouve de grands écrans, Toyota conserve une multitude de boutons un petit peu partout. La présentation officielle et détaillée du modèle aura lieu le 5 décembre 2022. Elle permettra d’en apprendre davantage encore sur ce renouveau de la Toyota Prius. La marque japonaise pourrait-elle aller jusqu’à en faire une version GR (Gazoo Racing) pour conquérir les amateurs de modèles sportifs ? C’est tout ce que l’on espère…

Source
Media.toyota.fr
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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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