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Abarth 600e : notre essai complet (et sur circuit…)

Il y a quelques jours, Abarth nous conviait en Italie pour essayer sa dernière nouveauté : la 600e. Un modèle plein de promesses puisqu’il s’agit, tout de même, du modèle le plus puissant jamais produit par la marque. Autant dire que nous étions assez impatient de prendre le volant de ce petit SUV survolté. À Balocco, sur les circuits d’essai du groupe Stellantis, nous avons pu essayer la version Turismo de 240 chevaux et (surtout), l’Abarth 600e Scorpionnissima et ses 280 chevaux. Même si le passage à l’électrique divise un peu, je dois vous avouer quelque chose : j’ai vraiment adoré ce modèle. Mais permettez-moi de vous expliquer pourquoi…

Fiche technique Abarth 600e

Abarth 600e TurismoAbarth 600e Scorpionnissima
Dimensions4,19 x 1,81 x 1,50 mètres4,19 x 1,81 x 1,50 mètres
Poids1 624 kg1 640 kg
TransmissionTractionTraction
Boîte de vitessesAutomatique, 1 rapportAutomatique, 1 rapport
Commercialisation2025 – ….2025 – ….
Moteur1 moteur électrique1 moteur électrique
Puissance240 chevaux280 chevaux
Couple345 Nm345 Nm
Batterie54 kWh (51 kWh utiles)54 kWh (51 kWh utiles)
Autonomie322 kilomètres (pneus Perfo)
334 kilomètres (pneus Éco)
321 kilomètres (pneus Perfo)
334 kilomètres (pneus Éco)
Consommation mixte17,9 kW/100 km18,0 kW/100 km
0 à 100 km/h6,24 secondes5,85 secondes
Vitesse maximale200 km/h200 km/h
Prix44 900 €48 900 €

Essai vidéo de l’Abarth 600e

Entretenir la légende…

L’histoire d’Abarth est fascinante. La marque italienne a vu le jour en 1949 sous l’impulsion d’un célèbre Karl Abarth. Passionné par la performance, l’homme et son équipe s’attèlent à préparer des voitures de course. Mais comme cette discipline coûte cher, il développe, en parallèle, des préparations sur des voitures déjà existantes. La réalisation la plus connue n’est autre que la mythique Fiat 500. La 600 n’est pas en reste. Pourtant, Abarth collaborera avec d’autres grands noms, comme Gordini, Lancia et même Porsche. Malgré le décès du fondateur en 1979, Abarth a réussi à entretenir son ADN. Depuis, la marque s’est rattachée à Fiat bien qu’elle demeure une entité à part entière.

Le vrai essor d’Abarth (sous l’ère moderne) a eu lieu en 2008 lorsque la firme de Turin a eu l’idée de relancer la Fiat 500, dans une version contemporaine. Abarth a immédiatement emboîté le pas à Fiat en développant une versions survitaminée de la petite 500. Depuis, le célèbre constructeur/préparateur a adapté sa production en fonction du calendrier et des sorties Fiat. Le passage au 100 % électrique de la 500 a contraint Abarth à prendre ce même virage. Karl Abarth (le fondateur de la marque éponyme) n’était fondamentalement pas opposé à la voiture électrique, ce qui légitime ce virage à 90°. Après l’Abarth 500e, voici donc le plus puissant modèle jamais produit par la marque : l’Abarth 600e. Et vous allez être surpris…

Gueule d’ange ou bonbon acidulé ?

Pour être tout à fait franc avec vous, nous avions déjà pu observer l’Abarth 600e il y a quelques à l’occasion d’un événement relatif à un autre modèle italien… Mais cette fois, nous avons pu voir le modèle de nos propres yeux. Et Abarth a vu les choses en grand puisque nous étions reçus à Balocco, en Italie, où le groupe Stellantis dispose d’un grand centre d’essais comprenant plusieurs circuits. L’endroit idéal pour tester (en conditions…) cette jolie nouveauté. À peine arrivés sur les lieux, on découvre un cadre assez magique. Les Abarth 600e, il y en a littéralement de tous les côtés et dans toutes les configurations possibles. Nous avons assisté à l’habituelle conférence de presse pour découvrir les différents arguments de l’Abarth 600e.

J’ai apprécié le fait que la marque aborde frontalement la question du tout-électrique puisque le sujet est sensible (j’allais écrire « électrique »…). Un choix parfaitement assumé qui tient compte des contraintes environnementales qui pèsent de plus en plus lourd. Et même si la Fiat 600e est aussi disponible en version hybride, Abarth a fait le choix de miser sur le 100 % électrique. Les équipes de Stellantis Motorsport ont ainsi veillé à proposer le meilleur compromis pour maximiser le plaisir de conduite. Plusieurs choix techniques sont particulièrement audacieux, voire même surprenants. Tout cela, nous avons pu le vérifier lors de notre test sur circuit. Mais avant cela, revenons un petit peu sur le design de l’Abarth 600e.

La Fiat 600e prend des muscles !

Pour passer d’une Fiat 600e à une Abarth 600e, il a fallu sortir les muscles. Cela passe par un bouclier avant spécifique qui intègrent de fausses grilles, rappelant les ouvertures rectangulaires des Abarth 850 TC et 1000 TC des années ’60. On découvre le logo de la marque sur la base du capot et, sous sa forme lettrée, sur le pare-chocs. Un avant assez musclé grâce à ce bouclier imposant.

Les jantes passent sur un diamètre de 20 pouces avec une belle finition et un cache-moyeu qui reproduit un écrou de serrage central. On découvre alors de grands disques de freins Alcon de 380 millimètres à l’avant et des étriers à 4 pistons. Christophe Auriault, chef de ce projet chez Stellantis Motorsport, nous a confié qu’il s’agissait de freins directement dérivés des Peugeot 308 GTI et 508 PSE… À l’arrière, les freins « classiques » de la Fiat 600 ont été reconduits. Pour autant, on reste sur un design général « mignon ».

L’Abarth 600e perd deux centimètres en hauteur mais les gagne en longueur avec 4,19 mètres. Les voies ont aussi été élargies, de 30 mm à l’avant et 25 à l’arrière. On remarquera aussi des extensions d’ailes en plastiques, peintes en noir brillant sur la version Scorpionnissima. Le lettrage Abarth prend aussi place le long des portes. Là encore, il y a une symbolique assez forte ! On notera aussi la présence d’un aileron sur la partie supérieure du hayon. Celui-ci a un design assez sophistiqué, faisant écho aux capots arrière maintenus ouverts des Abarth d’antan. Cela termine assez bien la ligne, bien que le rendu fasse très « plastique ». Plus bas, notons aussi un pare-chocs spécifique. Très plastique, il laisse apparaître la couleur de la carrosserie sur ses extrémités.

Parmi les détails sympas, nous avons également le nouveau logo, avec des touches de jaune flashy, sur les ailes avant. Notons aussi les poignées de porte qui passent en noir brillant. Cela s’accompagne également d’une nouvelle offre de couleurs. Signe astrologique du fondateur de la marque, le scorpion a également inspiré le nom des différents couleurs proposées. Il y a le blanc Antidote, l’orange Shock, le noir Venom ou encore le vert Acide et le violet Hypnotique. À l’exception de cette dernière couleur, vous aurez la possibilité d’avoir quatre teintes différentes sur l’Abarth 600e Turismo. Pour l’édition limitée Scorpionnissima, seuls le vert Acide et le violet Hypnotique sont de la partie… Justement, parlons de la structuration de la gamme.

Turismo ou Scorpionnissima ?

Lors de la conférence de presse, nous avons pu découvrir que l’Abarth 600e serait disponible en seulement deux versions. En soi, ce n’est pas réellement un problème. L’entrée de gamme prend le nom de Turismo. Pour ce prix, vous aurez les jantes alliage de 20 pouces, le style de la version Scorpionnissima mais vous perdrez les superbes sièges baquets en Alcantara, l’ambiance sonore spécifique, la caméra de recul, les arches de roue peintes et même le cache dépliable de la console centrale. Une dotation volontairement amoindrie qui s’accompagne d’une différence majeure : la diminution de la puissance à 240 chevaux et il faut débourser 44 900 €.

À l’inverse, la version Scorpionnissima se montre plus généreuse puisqu’elle intègre tout ce qui se fait le charme du modèle, à commencer par cette teinte violette ou encore ces superbes sièges baquets. Le tout s’accompagne de l’évolution de la puissance à 280 chevaux. Afin de pouvoir bénéficier du bonus écologique, Abarth a fait le choix de proposer cette version sous la forme d’une série limitée et numérotée à 1 949 exemplaires. Notons que cette série limitée prend la forme d’un pack option d’une valeur de 4 000 €, ce qui donne un prix de revient final à 48 900 €. Les sièges baquets propres à cette série limitée ne sont pas proposés en option sur la version Turismo.

Là où je reste sceptique, c’est sur la structure de la gamme. Nous avons une version Scorpionnissima attirante et bien dotée, avec le niveau de puissance à 280 chevaux. À l’inverse, la version Turismo paraît nettement plus dépouillée et moins puissante, ce qui lui enlève beaucoup en intérêt… Est-ce un moyen de doper les ventes de la série limitée ? C’est assez probable. Pour ne rien arranger, la version Turismo ne peut pas être équipée des baquets (même en option…) ni même de l’augmentation de puissance ou de l’éclairage d’ambiance.

Packs proposés

  • Pack Scorpion Design (inclus sur Scorpionnissima) : sièges à ceinture de sécurité avec appui-tête intégré en cuir Alcantara, siège conducteur à 6 réglages électriques, pédales et repose-pieds en aluminium, tableau de bord premium Abarth lasuré, étriers de frein vert Acide, tapis de sol en Velours, troisième appui-tête arrière, plaque de seuil de porte, couvre-tunnel Abarth, sticker latéral Abarth, éclairage d’ambiance et kit carrosserie noir brillant ;
  • Pack Hiver (inclus sur Scorpionnissima) : sièges avant chauffants et pare-brise chauffants ;
  • Pack Scorpion Tech (inclus sur Scorpionnissima) : ACC avec centrage de la voie et assistance dans les embouteillages, rétroviseurs rabattables électriquement, caméra de recul à 180°, détecteur d’angles morts, capteurs de stationnement, reconnaissance des panneaux de signalisation, chargeur à induction pour smartphone, générateur de son et hayon électriques mains libres.

À bord de l’Abarth 600e

Prenons maintenant place à bord de l’Abarth 600e. Notre immersion a débuté avec la version Scorpionnissima. Déjà, difficile de ne pas tomber sous le charme de ces sièges baquets. Ces derniers sont parfaitement enveloppants. Le dossier est ajouré et on découvre de belles finitions en Alcantara. Créés par Sabelt, ces baquets disposent aussi de surpiqûres vert Acide, d’un espace pour les harnais, du scorpion brodé sur l’appuie-tête. Bref, c’est plutôt une bonne surprise. On a même le plaisir de découvrable des réglages électriques… Mais cela reste un privilège pour le conducteur, auquel n’a pas le droit son passager (ou copilote). On découvre aussi un volant spécifique à deux branches qui présentent une marque à midi et une bonne ergonomie. Il n’est donc pas difficile de trouver la bonne position de conduite.

Côté finition, on retrouve naturellement beaucoup de plastique et c’est plutôt logique puisque l’Abarth 600e s’appuie logiquement sur la Fiat 600e. L’interface numérique est correcte avec un écran central de 10,25 pouces qui accueille le système Uconnect. Côté instrumentation, nous sommes sur une dalle TFT de 7,0 pouces. L’ensemble fait correctement le travail, avec une interface graphique revisitée par Abarth. On peut même y afficher des informations de conduite, comme la puissance, la batterie… Vous y trouverez même un chronomètre, un graphique avec les forces G… À vrai dire, nous ne nous sommes pas vraiment attardés sur la contenance des rangements, l’espace aux places arrière ou même au coffre. Je peux simplement vous dire que ce dernier conserve la même contenance que la Fiat, à savoir 360 litres. C’est pas trop mal pour un SUV urbain !

Une conception plutôt intéressante…

Chez Abarth, la question du poids se pose. Le passage à l’électrique apporte des points de vigilance supplémentaire. La masse de la batterie peut poser problème mais elle peut aussi être un atout pour abaisser le centre de gravité et accroître l’agilité. Dérivé de l’Alfa Romeo Junior Veloce, l’Abarth 600e repose sur la plateforme eCMP. Il dispose d’un unique moteur électrique synchrone à aimant permanent placé à l’avant délivrant une puissance de 240 chevaux (Turismo) ou 280 chevaux (Scorpionnissima). Dans les deux cas, nous avons une réserve de 345 Nm de couple. Les deux versions se partagent également une même batterie de 54 kWh (51 kWh utiles) bien connue au sein du groupe.

Plusieurs modes de conduite, agissant directement sur la puissance délivrée. Le mode Turismo abaisse la puissance à 150 chevaux (Turismo) ou 190 chevaux (Scorpionnissima). Le mode Scorpion Street délivre 204 ou 231 chevaux tandis que le mode Scorpion Track permet de disposer de toute la puissance. Ce dernier mode permet d’utiliser uniquement le freinage hydraulique, en désactivant la récupération d’énergie. Cela offre un meilleur feeling encore. La masse est maintenue autour des 1 600 kg, ce qui reste correct pour le segment. On notera la présence d’un différentiel autobloquant Torsen à l’avant, qui permet de passer parfaitement la puissance au sol…

Un feeling de conduite assez incroyable

Maintenant, prenons place à bord d’une Abarth 600e Scorpionnissima pour boucler quelques tours de circuit. Cette version propose un son artificiel qui, je trouve, n’est pas très réaliste mais cela donne un côté un peu futuriste ! Le toucher de pédale est vraiment bon et les accélérations sont assez franches, sans être extrêmes. Le 0 à 100 km/h gommé en 5,8 secondes est dans la bonne moyenne. On passe tout de suite en mode Scorpion Track, ce qui désactive la régénération d’énergie au freinage. Cela donne un toucher de pédale beaucoup plus naturel et précis. La direction est agréable, avec une consistance sympa, qui permet de bien apprécier les actions du différentiel. On peut facilement se placer dans le virage. L’amortissement est assez ferme, le roulis est plutôt limité (grâce notamment à de nouvelles barres renforcées), ce qui donne envie de hausser le rythme. Et on ne s’est pas privés…

Et là, on prend assez vite du plaisir… Alors bien sûr, on perd la sonorité gueularde des échappements Monza ou Akrapovic… Mais le plaisir est assez différent. Cette Abarth 600e assume pleinement la carte de l’efficacité. Le freinage a un excellent mordant et une bonne endurance. En haussant le rythme, je découvre un petit SUV équilibré et très sain. On peut passer assez fort dans certains virages tout en maîtrisant les dérives de l’arrière. Une promesse ? Celle de prendre jusqu’à 1 G en latéral ! Et franchement, on se prête vite au jeu. La 600e se montre sécurisante et les limites semblent assez loin.

Le différentiel JTEKT autorise des sorties de virage surprenantes avec les effets sonores qui renforcent l’impression d’aller vite. Pour le reste, c’est malheureusement assez linéaire et on aurait aimé avoir davantage de puissance encore… Le long de la grande ligne droite, nous arrivons à atteindre les 180 km/h, alors que la vitesse maximale est bridée à 200 km/h. Au bout, on monte alors sur les freins tout en abordant le virage gauche assez serré. On monte sur les appuis et l’arrière enroule parfaitement bien. Difficile de ne pas apprécier l’expérience…

Fait amusant supplémentaire : la gestion du son artificielle est assez bonne (pourtant, je déteste ce genre de trucs habituellement). Au point mort, on peut même donner des petits goûts de « gaz ». Cela ressort plutôt bien à l’oreille ! Bien sûr, cet artifice peut être désactivé. Sur circuit, nous avons également fait des tous sur une piste disposant de chicanes. Et bien, on peut passer assez fort également, avec des transferts de masse sains. L’Abarth 600e renvoie parfaitement les informations et surprend par son efficacité… Alors bien sûr, l’autonomie fond rapidement et c’est plus que normal : nous avons été à un bon rythme et le mode Scorpion Track désactive toute forme de récupération d’énergie. Mieux encore, il se montre plus permissif en réduisant l’action d’aides… Notre exemplaire était chaussé de pneus Michelin Pilot Sport EV : une excellente référence.

Sur les pistes de Balocco, certaines consignes sont à respecter et notamment l’interdiction de dépasser. Manque de chance pour nous, notre collègue journaliste juste devant nous ne semble pas avoir bien compris le principe d’un circuit… D’une lenteur exaspérante, nous étions constamment obligés de lui laisser une avance pour ensuite mettre un peu de rythme ! Cela ne nous a pas empêché de tester l’Abarth 600e a haute vitesse. Le bilan de cet essai, c’est que l’on a découvert une voiture amusante, un peu fausse sur certains aspects mais c’est pleinement assumé. En somme, un bon compromis pour celles et ceux qui veulent une voiture polyvalente.

Et sur la route ?

Nous avons aussi pu effectuer des essais sur les routes italiennes, autour de Balocco, avec un itinéraire qui nous a été proposé. Un bon moyen de tester l’Abarth 600e Turismo sur différents terrains. Cela nous a mené en centre-ville, sur route et même sur autoroute. Cette version de 240 chevaux perd grandement en dynamisme, c’est largement palpable. Ses sièges plus classiques offrent un bon maintien mais le feeling est assez différent.

Cela a été l’occasion de tester le confort du modèle, qui s’avère bon. Même dans les rues un peu étroites, le gabarit s’appréhende bien, rien à signaler. Le mode Scorpion Street permet d’abaisser un petit peu la consommation, en retrouvant la régénération d’énergie au freinage. Nous sommes arrivés sur une moyenne proche des 20 kWh aux 100 kilomètres.

L’Abarth 600e est donné pour une autonomie allant jusqu’à 321 ou 322 kilomètres. L’utilisation de pneus Éco permet de gagner une petite douzaine de kilomètres en plus. Je ne m’étendrais pas davantage sur les relevés de consommation puisque cela n’était pas du tout notre priorité (contrairement à notre confrère visiblement !). Côté recharge, les deux versions peuvent accepter jusqu’à 400 V. Comptez 5 heures et 45 minutes pour une recharge complète depuis une Wallbox à 11 kW. Si vous avez la possibilité d’utiliser une borne rapide à 100 kW, seulement 27 minutes seront nécessaires pour passer de 20 à 80 % de charge.

Abarth 600e : à quel prix ?

L’Abarth 600 Turismo est vendue au prix de 44 900 €. Une somme assez élevée certes… Pourtant, je vous conseille davantage de vous orienter vers la version Scorpionnissima. Vous disposerez d’une présentation plus flatteuse (surtout à bord) en plus du gain de puissance à 280 chevaux. La note passe alors à 48 900 €. Dans les deux cas, vous pourrez recevoir le bonus gouvernemental, ce qui allègera un petit peu la note. L’autonomie assez faible peut effrayer mais c’est aussi l’occasion de gagner du poids ; un choix plutôt cohérent avec l’ADN Abarth. Alors bien sûr, beaucoup s’offusqueront par ce passage à l’électrique mais la marque italienne avait-elle vraiment le choix dans un tel contexte ? Je reste convaincu d’une chose… Même si cette Abarth 600e est bien différente des versions thermiques précédentes, elle procure un vrai plaisir de conduite…

Équipements de série

Jantes alliage 20 pouces diamantéesÉtriers de frein vert Acide
Chargeur embarqué 11 kWProjecteurs Full LED Infinity
Câble de recharge Mode 36 haut-parleurs
Siège conducteur réglable électriquementSystème Uconnect 10,25″
Climatisation automatiqueCaméra de recul (sur Scorpionnissima)

Notons que l’Abarth 600e ne propose qu’une seule option sur la finition Turismo : la peinture métallisée. De série, le blanc Antidote est proposé de série. Il faut compter un supplément de 850 € pour le noir Venom, le vert Acide ou l’orange Shock. Sur la version Scorpionnissima, le vert et le violet sont disponibles de série.

Le mot de la fin

Cela fait quelques mois déjà que la marque Abarth a teasé la 600 Abarth. Ce SUV urbain survitaminé apporte un vrai plus à la gamme… Mais la firme italienne devra aussi convaincre de sa technologie électrique. Bien sûr, c’est un choix stratégique qui divise beaucoup. Mais comme souvent, il suffit d’un essai pour savourer le travail accompli. L’Abarth la plus puissante de tous les temps n’est pas radicale, mais elle propose un vrai plaisir de conduite. Si la finition pourrait être meilleure à bord, elle profite d’un comportement joueur très plaisant. Cela se fait au détriment de l’autonomie, qui reste assez limitée pour le segment. Mais bon, il fallait faire des choix. Pour ma part, je suis plutôt convaincu par cette belle proposition…

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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