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Un véhicule professionnel sur deux est électrique

Même si elle continue de susciter bien des critiques, la voiture électrique s’impose de plus en plus dans le paysage automobile français. Durant les dix premiers mois de cette année 2025, ce sont près de 1,6 million de véhicules qui ont déjà été vendus. En observant de plus près les résultats d’une étude publiée il y a peu, un constat saute aux yeux. Plus d’un véhicule électrique sur deux vendu en France l’a été a une personne morale, c’est-à-dire à une entreprise ou une entité. Cette tendance confirme l’intérêt du public B2B pour ces véhicules jugés plus propres. Mais est-ce une vraie volonté écologique ou bien un choix dicté par des contraintes réglementaires ?

Le passage à l’électrique des professionnels

Gérer une flotte de véhicules n’est pas un exercice facile. Déjà, les entreprises doivent composer avec de nombreuses contraintes en tout genre. Il y a l’exemple des ZFE (zones à faibles émissions) qui imposent l’utilisation de véhicules électrifiés et/ou des thermiques récents. Le malus écologique qui frappe les véhicules thermiques qui émettent du CO2 au-delà du barème, se durcit chaque année pour les modèles de moins de 3,5 tonnes. S’ajoutent aussi le malus au poids, l’augmentation du prix du carburant et diverses obligations de verdissement des flottes.

À l’inverse, les véhicules électriques profitent d’avantages certains, à commencer par la suppression de la TVS (taxe sur les véhicules de société) pour les modèles 100 % électriques. L’amortissement fiscal est aussi plus avantageux tandis que certaines taxes locales peuvent être supprimées. Des aides peuvent aussi financer partiellement l’acquisition et l’installation de bornes de recharge dans les locaux. Il faut aussi ajouter le TCO (coût total de possession) souvent plus favorable aux véhicules électriques. Autant d’arguments qui expliquent et justifient ces bons chiffres de vente.

Un marché de l’occasion dynamique

En parallèle, le marché de l’occasion du véhicule d’occasion est très dynamique en ce qui concerne les véhicules électriques. Beaucoup de clients, qu’ils soient particuliers ou professionnels, font le choix du leasing. Cela permet de simplifier la logistique, avec un coût mensuel fixe et pas de problématique lors de la revente puisque le véhicule est restitué ou bien racheté à un montant fixé initialement (uniquement en LOA). Pour les professionnels de l’achat-revente, mieux vaut avoir un œil sur tout. C’est justement pour répondre à ces besoins particuliers qu’un logiciel VO est vivement conseillé.

Ce type de programme permet une gestion rapide et efficace du stock. Cela vous informe des véhicules qui arrivent et d’autres qui partent. Cette vision globale évite les erreurs et permet de tout gérer en une seule et unique interface qui comprend aussi la facturation et l’édition de bon de commande. L’automatisation de certaines tâches permet de créer rapidement des annonces multi-diffusion sur différentes marketplaces et sites spécialisés, ce qui maximise la visibilité.

La gestion commerciale fait partie de l’offre avec la possibilité de suivre les prospects, de faire des relances. À la clé : un gain de temps précieux, un risque d’erreur grandement réduit. Pour bien choisir ce logiciel, il faut comparer le coût, le modèle d’abonnement et le retour sur investissement. Nous vous conseillons aussi de veiller à l’efficacité du support client, la formation et l’assistance en cas de besoin. Ainsi, vous aurez un outil personnalisé aux besoins de votre activité.

L’enjeu des véhicules électriques d’occasion

Depuis 2020, on assiste à une augmentation forte et constante des ventes de voitures électriques1. Celles-ci sont parfois achetées mais elles sont principalement louées. Au bout de 2 à 5 ans, celles-ci arrivent généralement sur le marché de l’occasion. Les volumes augmentent donc assez fortement au fil des années, ce qui entraîne une offre conséquente, qui tend à tirer les prix vers le bas. Certaines voitures électriques perdent la moitié de leur valeur en quelques années seulement du fait d’une offre parfois supérieure à la demande. Le leasing social renforce encore ce phénomène, avec des arrivées massives de voitures électriques en occasion… Ce sont essentiellement de petites voitures surreprésentées.

En parallèle de cela, des acheteurs potentiels se questionnent sur la batterie. Le coût du remplacement laisse apparaître la nécessité de connaître l’état de santé de l’accumulateur avant achat. La mise en place, courant 2027, du passeport batterie donnera accès au SoH (état de santé de la batterie exprimé en pourcentage). Ainsi, l’acheteur potentiel d’un véhicule électrique pourra connaître le véritable état de la batterie, ce qui servira à déceler un bon ou mauvais usage du précédent propriétaire. Cet indice précieux pourrait stimuler davantage encore le marché de l’occasion.

Et pour les années à venir ?

L’Union européenne veut continuer son travail d’électrification du parc automobile. Pour les particuliers, cela passe par des aides revues à la hausse ou à la baisse, afin de trouver un juste équilibre. Le malus écologique qui frappe les modèles thermiques et hybrides sera encore alourdi, toujours dans cette optique d’inciter l’achat et la location de véhicules considérés comme plus propre. Le leasing social, bien qu’il soit très restrictif dans ses critères d’attribution, permet à de nombreux foyers de passer à l’électrique pour un coût mensuel faible. Il est fort probable que cela soit reconduit dans les prochaines années.

Nous échangeons régulièrement avec des conducteurs de véhicules électriques. Si certains n’adhèrent pas vraiment, une grande partie des automobilistes ne veulent plus revenir sur le thermique. La question de l’autonomie peut se poser pour les grands trajets mais le réseau de recharge est plus efficace, plus densifié…

Pour les professionnels, les aides pourraient être maintenues pour l’année 2026, ce qui devrait continuer à renforcer l’électrification des flottes. Actuellement, un véhicule électrique sur deux est immatriculé au nom d’une personne morale. Beaucoup de sociétés de livraisons utilisent des véhicules électriques, surtout pour accomplir le fameux dernier kilomètre. Les poids-lourds électriques sont encore assez rares mais ils tendent à se répandre, autour de liaisons adaptées. Cependant, le choix de l’électrique n’en est pas toujours un. Il découle aussi de contraintes, de fiscalité, de quotas et de normes qui obligent les gestionnaires de flottes à abandonner le thermique.

Le mot de la fin

Beaucoup percevaient le véhicule électrique comme un simple phénomène de mode… Aujourd’hui, l’énergie électrique est souvent affichée comme étant l’alternative majeure aux carburants traditionnels. Les particuliers comme les professionnels sont largement incités à opter pour ces véhicules qui n’émettent pas de dioxyde de carbone en roulant. En parallèle, les filières s’organisent, notamment en matière d’optimisation, de perfectionnement des batteries. Le recyclage est aussi plus efficace même s’il n’est jamais simple d’obtenir des informations concrètes… Un véhicule électrique sur deux étant professionnel, c’est un symbole fort…

  1. [Baromètre] Octobre 2025 : avec 28,1 % de part de marché en octobre, les véhicules électrifiés atteignent un niveau historique, battant le record établi… en septembre 2025 ! – Avere-France.org ↩︎

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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