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Citroën Ami d’occasion : faut-il l’acheter ? (notre essai complet)

Citroën a réussi un exploit en 2020 : créer la plus tendance des voitures sans permis ! Nous avons pris le volant d’une Citroën Ami de première série, pour un essai complet, afin de comprendre l’engouement pour ce modèle. Durant deux jours, nous avons testé sa tenue de route, son autonomie, son confort et ses capacités routières sur (presque) tous les types de parcours. Est-ce vraiment une bonne idée d’acheter une Citroën Ami d’occasion ? C’est ce que nous avons cherché à savoir, à travers notre retour d’expérience.

Fiche technique de la Citroën Ami

Dimensions2,46 x 1,39 x 1,52 mètres
Poids à vide483 kg (batterie incluse)
TransmissionTraction
Boîte de vitessesAutomatique, 1 rapport
CommercialisationDepuis 2020
MoteurMoteur électrique
Puissance8 chevaux
Couple40 Nm
Batterie5,4 kWh
Autonomie75 kilomètres
Consommation mixte8,0 kWh/100 km
0 à 100 km/hNon
Vitesse maximale45 km/h
Prix du neufDès 8 190 €

Citroën Ami : la révolution sans permis

En 2020, la Citroën Ami a été présentée officiellement, déclenchant des réactions très nuancées. Certains adorent ce « cube » symétrique tandis que d’autres boudent son style. Mais plus qu’une simple voiture sans permis, l’Ami repense la mobilité. D’ailleurs, la marque aux chevrons parle d’un « objet de mobilité » et utilise le masculin (au début) pour qualifier ce nouveau produit. Plus surprenant encore, l’Ami peut être achetée directement dans les magasins Darty, Fnac ou sur internet !

Souvent moquée, la Citroën Ami est pourtant un immense succès pour la marque. En à peine cinq ans, plus de 75 000 exemplaires ont déjà été écoulés, devançant tous les constructeurs de voitures sans permis ! En misant sur le 100 % électrique, une autonomie de 75 kilomètres et des prix inférieurs à la concurrence, l’Ami s’est rapidement implantée dans le paysage automobile français. Dans les grandes villes, elles sont désormais omniprésentes et elles sont devenues un élément familier devant de nombreux établissements scolaires. De plus, Citroën opte pour une communication décalée et mise sur l’auto-dérision.

Tous les ingrédients d’un best-seller

Depuis son lancement en 2020, la Citroën Ami a connu de nombreuses évolutions. À l’origine exclusivement disponible en bleu, elle a basculé sur du marron avec toujours une carrosserie en plastique, ce qui permet de rester dans les limites de poids réglementaires pour les quadricycles légers. Des versions exclusives ont vu le jour régulièrement mais pour cet essai, nous avons pu prendre les commandes de l’Ami « originelle » avec une version de première série.

Aujourd’hui, l’Ami équipe également des flottes d’autopartage et des versions aménagées pour la livraison existent aussi. Bien que rustique de conception, la Citroën Ami se concentre sur l’essentiel et offre un espace surprenant à son bord. Pour beaucoup de parents, c’est un moyen de transport plus sécurisant et confortable que le scooter, tout en proposant un rapport qualité/prix qui semble étonnamment bon. Cela nous a donné l’envie d’en prendre le volant !

Le style discuté de la Citroën Ami

Le design des voitures sans permis est un sujet épineux. Pendant des décennies, les constructeurs ne se souciaient guère de l’aspect esthétique. Les « pots de yaourt » étaient laids, bruyants et polluaient plus que de raison. Au fil du temps, les designs se sont affinés, s’inspirant de l’automobile « classique » pour conquérir un public plus jeune. Cette opération séduction a plutôt bien marché mais sans impact majeur sur les volumes de vente. À l’inverse, la Citroën Ami a cassé les codes. La fonction redevient une priorité tandis que la carrosserie, simpliste d’apparence, est assumée pleinement pour ce qu’elle est.

Longue de 2,46 mètres, la Citroën Ami dispose de boucliers avant et arrière symétriques, dans l’optique de réduire les coûts. De même, un seul modèle de portière est employé, ce qui donne une ouverture traditionnelle pour le passager, antagoniste pour le conducteur. La gamme est aussi réduite au minimum, avec une seule teinte de carrosserie, à savoir le bleu Collection, teinté dans la masse. L’ensemble comprend une cellule monocorps vaste, de grandes surfaces vitrées (symétriques bien sûr), un toit semi-panoramique et de petites jantes en acier, couvertes d’enjoliveurs en option.

À bord de la Citroën Ami

Passons maintenant à bord de la Citroën Ami. Immédiatement, on remarque un habitacle baigné de lumière. Le toit panoramique offre une vision très agréable et dégagée. On prend place à bord, dans des sièges basiques de conception mais plutôt bien agencés. Celui du passager est fixe tandis que le conducteur peut seulement avancer ou reculer son assise. La planche de bord est relativement basique avec des rangements en partie supérieure qu’il est possible d’agrémenter de box vendues en accessoires.

La simplicité se perçoit partout. Tout autour de la caisse, on trouve de simples tubes en métal, qui assurent la rigidité. Les poignées de maintien sont de simples lanières, tout comme celles destinées à ouvrir les portes. Pas de finition particulière : tout n’est que plastique brut. Mais est-ce vraiment un problème ? Pas vraiment ! Notre modèle de première série dispose du sélecteur de vitesse au niveau de la partie inférieure gauche du conducteur. Cela a été corrigé sur les versions restylées, avec un sélecteur plus traditionnel au centre de la voiturette.

Une dotation chiche mais suffisante

Comme pour la majorité des voitures sans permis, la dotation est chiche. Un petit chauffage est disponible tout comme un port USB type A destiné à charger votre smartphone. C’est d’ailleurs ce dernier qui fera office d’écran multimédia puisque Citroën n’en propose pas sur l’Ami. Notre exemplaire de 2021 dispose du « petit » combiné d’instrumentation derrière le volant. Sur les versions restylées, il gagne des centimètres en diagonale. Même en option, Citroën ne propose pas la climatisation : celle-ci impacterait l’autonomie.

Derrière le volant, on trouve des commodos assez classiques mais fonctionnels. L’espace à bord surprend avec un vaste rangement devant le passager et la possibilité de disposer quelques affaires derrière les sièges. Là, l’accès est plus restreint puisque l’assise ne bascule pas et qu’il n’y a pas de coffre ouvrant depuis l’extérieur. Toutefois, cela suffit amplement. Une fois assis, la vue est largement dégagée sur l’avant, avec un pare-brise qui semble très éloigné. Pour les manœuvres, pas de radar ni de caméra. Il suffit de se tourner pour voir précisément l’espace restant derrière.

Au volant de la Citroën Ami

Prenons place à bord de la Citroën Ami. Un coup de clé, le sélecteur sur « D » et la voiturette s’élance dans un silence absolu. En ce début de mois d’août, il fait chaud, on en profite pour entrebâiller manuellement les vitres. La pédale d’accélérateur communique assez bien les informations tandis que la direction surprend par sa légèreté, malgré l’absence de direction assistée. L’Ami se prend vite en main, on oublierait presque que l’on conduit un quadricycle léger en ville. Le plus surprenant reste la sensation d’espace. On s’attend à un habitacle étroit mais c’est finalement tout l’inverse !

Dans les rues de Mayenne, on se confronte assez vite à des ralentisseurs. Là, on remarque l’une des faiblesses de l’Ami : son amortissement très ferme (mais cohérent pour une voiture sans permis). Les routes dégradées confirment cette impression, les pavés rappellent que l’Ami est avant tout un véhicule urbain. Au bout de quelques kilomètres, on finit même par les éviter instinctivement tant les suspensions retransmettent les imperfections de la chaussée. Bien qu’elle soit rudimentaire, l’Ami donne pourtant un certain plaisir de conduite. Le volant est agréable à prendre en main et il y a un côté kart très plaisant.

Une assise ferme mais bien suffisante

On ne peut pas avoir les mêmes attentes que pour une voiture traditionnelle. La Citroën Ami dispose de sièges très basiques, avec un rembourrage léger et sans véritablement de réglages possibles. On s’adapte donc mais comme c’est pour de petits trajets, l’assise est bien suffisante. On trouve rapidement la bonne position de conduite même s’il est préférable de ne pas conduire avec la main en haut du volant : cela cache partiellement l’instrumentation. Autre fait sympa : la partie inférieure des vitres latérales s’ouvre, ce qui permet d’y passer le coude. C’est étonnamment agréable et bien pensé !

Des performances étonnantes

En accélération pure, la Citroën Ami peut aisément suivre le flux de la circulation en ville. Le moteur électrique de 8 chevaux, implanté au niveau de l’essieu avant, envoie correctement la puissance aux roues. Il plafonne naturellement à 45 km/h, bien qu’il soit possible d’atteindre près de 70 km/h dans de fortes descentes (même sans débridage). À l’inverse, les fortes montées peuvent vous contraindre à 30 km/h. Le freinage surprend aussi par son mordant. D’ailleurs, ce sont des freins à disques que l’on trouve à l’avant tandis que le train arrière est à tambour.

Les reprises sont aussi suffisantes pour s’insérer dans la circulation urbaine, même s’il est préférable d’éviter tout excès d’optimisme : les suspensions sont raides et il n’y a pas d’aides à la conduite pour rattraper un sous-virage. Le frein moteur est correctement dimensionné, avec une décélération non-réglable mais qui permet d’entretenir la charge de la batterie. En ville, la Citroën Ami est donc parfaitement à son aise, avec un diamètre de braquage de seulement 7,2 mètres.

Autonomie et consommation

La Citroën Ami dispose d’une petite batterie lithium-ion de 5,4 kWh qui lui autorise jusqu’à 75 kilomètres d’autonomie. Dans les faits, nous avons globalement réussi à atteindre cette valeur. Cela donne une consommation moyenne autour des 8,0 kWh aux 100 kilomètres, ce qui est assez raisonnable. Cependant, la consommation varie beaucoup en fonction du type de parcours. En l’absence d’ordinateur de bord, il n’est pas réellement possible de faire des mesures concrètes. Pour un usage purement urbain et en adoptant une conduite « classique », les 75 kilomètres sont amplement tenables.

Sur route, les dénivelés et le maintien de la vitesse à 45 km/h peuvent facilement amputer l’autonomie d’un bon tiers, c’est ce que nous avons constaté et mesuré en cycle extra-urbain. L’anticipation est donc la règle d’autant plus que l’Ami offre seulement la recharge sur prise domestique. À ce sujet, comptez environ 4 heures pour passer de 0 à 100 % de charge.

Le coût d’une recharge : si vous rechargez votre Citroën Ami d’occasion en heure creuse, à raison de 0,16 € le kWh, la recharge complète de la batterie revient à 0,86 €. Avec un coût aux 100 kilomètres estimé à seulement 1,15 €, vous trouverez difficilement un véhicule plus économique pour vos trajets du quotidien.

Un mode tortue à éviter

Le compteur d’instrumentation de notre Citroën Ami affiche très clairement l’autonomie restante. Lorsque celle-ci descend à moins de 10 kilomètres, on ressent un affaiblissement de l’accélération. Autour des 5 kilomètres restants, le mode Tortue s’active. Un petit voyant orange, illustrant l’animal, s’affiche et bride la vitesse maximale à 20 km/h. En parallèle, les accélérations deviennent de plus en plus lentes. L’exemplaire essayé affichait un peu plus de 10 000 kilomètres au compteur, l’impact est significatif et nous génère un certain stress…

Avec l’habitude, on apprend bien sûr à mieux gérer l’autonomie restante pour éviter l’activation de ce mode destiné à préserver le peu de charge disponible. Nous regrettons que ce mode Tortue soit aussi restrictif mais il n’est pas là par hasard : il permet d’arriver jusqu’à notre lieu de destination, à vitesse ralentie. Dans notre cas, l’autonomie affichée sur l’écran est plutôt tenue, notamment pour les derniers kilomètres. Mais contrairement à une voiturette à moteur diesel, cette « réserve » est véritablement à oublier.

La 2 CV des temps modernes ?

Au fil des kilomètres, on a un ressenti étrange. Fondamentalement, la Citroën Ami va à l’essentiel. Il n’y a pas de superflu tant dans la conception que dans les équipements ou la présentation. Ce minimalisme rappelle quelque peu le cahier des charges de la Citroën 2 CV en son temps. L’Ami ne cherche pas à séduire par ses performances ou son raffinement. Elle répond à un cahier des charges très précis : transporter deux personnes à faible coût, avec une mécanique réduite au strict nécessaire.

En se concentrant à nouveau sur l’essentiel, la marque aux chevrons propose une voiturette qui cible efficacement les attentes d’un public jeune. Elle en reprend les codes, un discours marketing adapté, une dose d’humour bien dosée et des prix séduisants. Et sur ce point, Citroën mise principalement sur des offres de leasing, avec un budget mensualisé… Comme pour un smartphone !

Faut-il acheter une Citroën Ami d’occasion ?

La demande en Citroën Ami est toujours très forte, ce qui a plusieurs conséquences. Déjà, inutile d’espérer une remise en concession pour un achat neuf. Les marges sont tendues et seule la prime CEE sera possible. Aussi, la marque aux chevrons compte principalement sur ses offres de leasing (LOA ou LLD) pour écouler ses Ami, avec un tarif mensualisé. À l’inverse, les achats au comptant sont plus rares. Cela a une incidence directe sur le marché de l’occasion. Les exemplaires proposés tiennent particulièrement bien la cote.

Vous aurez d’ailleurs du mal à trouver un exemplaire sain, en bon état sous la barre des 6 000 €. Parfois, l’écart avec le neuf est même très faible, avec un delta parfois inférieur à 1 000 €. Ces modèles d’occasion ont l’avantage d’un délai plus court, puisqu’il faut généralement compter entre 6 et 10 semaines, en fonction de la période, pour recevoir une Citroën Ami neuve. À l’inverse, il n’est pas rare de trouver des exemplaires vendus plus de 5 000 € ayant plus de 50 000 kilomètres au compteur.

La batterie : l’aspect le plus sensible

La Citroën Ami dispose d’une batterie basse tension, ce qui ne lui permet pas d’être éligible au certificat de capacité batterie de Stellantis. On ne peut donc pas connaître directement l’état de santé (SoH) de la batterie et donc son niveau d’usure réel. Selon une étude Geotab, le degré d’usure réel serait d’environ 2,3 % par an, en moyenne. Pour connaître l’état de santé d’une Citroën Ami d’occasion, il faudra donc la tester en conditions pour mesurer son autonomie. Ce ne sera donc jamais un bilan très précis. Seule la véritable autonomie possible peut déterminer l’état de santé de la batterie.

La carrosserie : un aspect plus important qu’il n’y paraît !

Même si l’aspect cosmétique n’est pas votre priorité, sachez que la carrosserie de la Citroën Ami est en ABS non-peint. Dès lors, un élément rayé ne peut pas être rattrapé en carrosserie, il faut remplacer le panneau entier, ce qui engendre des coûts de réparation importants. De fines rayures peuvent parfois être effacées à l’aide d’un décapeur thermique. Cela demande de l’expérience mais le résultat n’est pas garanti. Une Citroën Ami avec une carrosserie en bon état se revend sensiblement plus chère qu’un modèle esquinté.

Points de vigilance

  • Vérifiez si l’usure des pneumatiques arrière est régulière, des soucis de train arrière ont été recensés ;
  • Contrôlez la bonne fixation des optiques avant, les fixations sont sensibles aux chocs ;
  • Voyez si l’étanchéité est correcte, si le rappel a été fait pour les premières séries d’Ami ;
  • Surveillez aussi si le plancher n’est pas humide ;
  • Si le liquide de frein est marron, il doit être remplacé urgemment.

Citroën Ami d’occasion : achat ou leasing ?

En vous rendant dans une concession Citroën, vous remarquerez qu’il est possible d’acheter ou de louer une Ami. Les offres de leasing sont assez attrayantes, avec la possibilité de financer l’apport (premier loyer) par les primes CEE. Définissez judicieusement votre kilométrage annuel nécessaire et la durée idéale avant de vous lancer. Sachez aussi que le leasing est possible pour une Citroën Ami d’occasion. Pour autant, les prix ne sont pas nécessairement plus attractifs. Prenez donc le temps de comparer et demandez impérativement plusieurs devis au commercial.

Principales évolutions de la Citroën Ami

AnnéePrincipales évolutions
2020Version de lancement, uniquement en bleu
2021Campagne de rappel visant à améliorer l’étanchéité, le système d’ouverture et de fermeture des portières
2022Commercialisation de la Citroën Ami Buggy, à 50 exemplaires
2023Seconde série d’Ami Buggy, tirée à 1 000 exemplaires
Sélecteur de vitesses repositionné au centre de l’habitacle sur toutes les versions
2024Changement de couleur de carrosserie pour le Night Sepia
2025Restylage de la Citroën Ami avec une face avant redessinée
Nouveau combiné d’instrumentation

Bilan de notre essai

Malgré ses défauts, la Citroën Ami nous a finalement séduits. Simple, économique et étonnamment attachante, elle répond parfaitement à son cahier des charges pour un usage urbain. En occasion, sa faible décote impose toutefois de comparer attentivement avec une version neuve, parfois proposée à un tarif très proche grâce aux aides et aux offres de leasing. Si vous trouvez un exemplaire en bon état, notamment au niveau de la carrosserie et de l’autonomie, l’Ami reste un excellent choix pour des déplacements quotidiens.

D’ailleurs, cet essai nous a tellement plu que nous avons demandé des devis à la concession Citroën Mayenne, afin d’étudier plus en détail la possibilité d’avoir une Citroën Ami ! Pour un jeune conducteur, comme véhicule secondaire ou tout simplement pour se déplacer en ville, c’est incontestablement un choix particulièrement économique et agréable. Seul hic : le coût de l’assurance est malheureusement assez élevé. Demandez des devis avant de signer pour une Ami afin d’anticiper cette dépense.

Bonus : nous avons aussi essayé l’Ami Buggy

Afin de creuser le sujet, nous n’avons pas résisté à l’envie de tester la plus décalée des Citroën Ami : la version Buggy ! Le modèle que nous avons essayé appartient à la dernière génération, arborant la teinte Night Sepia. Elle apporte une sellerie surpiquée jaune, un toit découvrable, des jantes acier peintes en doré, un aileron et de simples garde-corps en guise de portière. Et cela fait toute la différence…

L’Ami Buggy attire tous les regards, c’est impressionnant ! On profite aussi d’une carrosserie largement ouverte, qui donne envie d’arpenter les bords de mer. Au volant, il n’y a pas de différence majeure hormis peut-être la sensation d’avoir un petit peu plus de puissance. L’allègement de 13 kg y contribue peut-être. En tout cas, cette version a le mérite d’exister et d’apporter une expérience de conduite différente.

Du fait de sa conception « ouverte », elle s’adresse à un public bien particulier et notamment pour les loisirs. De notre côté, nous avons aussi beaucoup apprécié cette variante, que je vous invite tout autant à essayer. Nous n’avons d’ailleurs pas résisté à l’envie de faire quelques photos du bel exemplaire qui nous a aussi été mis à disposition par la concession Citroën, à Mayenne.

Vos questions sur la Citroën Ami

Peut-on conduire une Citroën Ami sans permis ?

Oui. La Citroën Ami appartient à la catégorie des quadricycles légers. En France, elle est accessible dès 14 ans avec le permis AM (ancien BSR) pour les personnes nées après le 1er janvier 1988. Les conducteurs nés avant cette date peuvent généralement la conduire sans permis de conduire spécifique, conformément à la réglementation en vigueur.

Quelle est l’autonomie réelle d’une Citroën Ami ?

Citroën annonce jusqu’à 75 kilomètres d’autonomie en cycle WMTC. Lors de notre essai, nous avons obtenu une valeur proche de cette promesse en usage urbain. En revanche, sur route vallonnée ou à vitesse maximale (45 km/h), l’autonomie peut diminuer d’environ un tiers. Il est donc préférable de réserver l’Ami aux trajets quotidiens de proximité.

Combien de temps faut-il pour recharger une Citroën Ami ?

La recharge s’effectue directement sur une prise domestique 220 V grâce au câble intégré dans la carrosserie. Une charge complète demande environ 4 heures sur les modèles actuels. Il est également possible de recharger l’Ami sur certaines bornes publiques ou une Wallbox à l’aide d’un adaptateur disponible en accessoire.

Quels sont les points à vérifier avant d’acheter une Citroën Ami d’occasion ?

L’état de la carrosserie est particulièrement important, car les panneaux en ABS non peints ne se réparent pas comme une carrosserie traditionnelle et nécessitent souvent un remplacement complet. Vérifiez également l’autonomie réelle lors d’un essai routier, l’état des pneumatiques, le bon fonctionnement de la recharge et la présence des accessoires d’origine.

La batterie d’une Citroën Ami vieillit-elle bien ?

La batterie lithium-ion est réputée relativement durable pour ce type d’usage. En revanche, contrairement à certaines voitures électriques du groupe Stellantis, il n’est pas possible d’obtenir un certificat officiel indiquant son état de santé (SoH). Le meilleur moyen d’évaluer son usure reste donc de mesurer l’autonomie réelle lors d’un essai.

Faut-il acheter une Citroën Ami d’occasion ou neuve ?

Tout dépend de l’écart de prix. Le marché de l’occasion reste très dynamique et les exemplaires conservent une excellente cote. Si la différence avec un modèle neuf est faible, il peut être intéressant d’étudier les offres de financement proposées par Citroën. En revanche, une Ami d’occasion en bon état, avec une carrosserie préservée et une autonomie conforme, reste un excellent choix pour les déplacements quotidiens.

Combien coûte une recharge ?

Avec une batterie de 5,4 kWh, une recharge complète représente environ 1 à 1,50 € selon le prix de l’électricité… Et même encore moins si vous utilisez les heures creuses de votre contrat d’électricité. À raison de 75 kilomètres d’autonomie, le coût énergétique se situe autour de 0,85 € à 1,50 € les 100 kilomètres.

Transparence et conditions de l’essai

  • Véhicule mis à disposition par la concession Citroën Mayenne à notre demande ;
  • Nous avons parcouru environ 200 kilomètres en ville et sur route ;
  • Nous réalisons nous-mêmes nos mesures de consommation et de performances ;
  • Données techniques d’origine Citroën France ;
  • Nous n’avons pas été rémunérés pour cet essai.

Un immense merci à l’équipe de Citroën Mayenne pour la mise à disposition de cette belle Ami !

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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