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À l’époque où l’Audi RS 6 misait sur la discrétion

En parcourant les annonces, on découvre parfois des véhicules oubliés. L’Audi RS 6, tout le monde la connaît, c’est même devenu un grand classique. Beaucoup en rêvent et de nombreux youtubeurs (entre autres) ont choisi ce break sportif comme daily. Depuis la génération C7, le style se veut résolument agressif et la génération C8 de l’Audi RS 6 n’a rien arrangé avec des lignes très chargées qui ne laissent aucun doute sur les prétentions de l’engin. Pourtant, à une époque pas si lointaine, l’Audi RS 6 jouait la carte de la discrétion et constituait même le parfait sleeper. J’ai repéré une annonce particulièrement intéressante, qui n’est pas la seule en France, d’une Audi RS 6 C5 – de première génération donc – dans un état d’origine et qui semble parfaitement entretenue. Le genre de voiture qui s’adresse aux passionnés…

Quand on la regarde de profil, cette Audi RS 6 est d’une fascinante discrétion. Ici, pas de pare-choc extravagant, ni de jantes en 21 pouces de série. Pas même de pack pour supprimer les chromes ou d’immense calandre single frame… Rien de tout ça ! Certains détails trahissent toutefois « la bête », comme les élargissements d’ailes ou les grilles en nid d’abeille. Mais pour la plupart des gens, il ne s’agit rien d’autre que d’un banal break Audi comme celui que pourrait s’offrir votre oncle Michel pour ses « 60 balais ».

Commercialisée à partir de 2002, la première RS 6 constituait un haut de gamme sportif, à la manière d’une Passat W8 (coucou Vilebrequin !) ou d’une Phaeton W12. Dès lors, il n’y avait aucune raison de vouloir exacerber les attributs sportifs. D’ailleurs, deux carrosseries étaient proposées, berline ou break. Diverses options permettaient de renforcer le look mais tout en conservant un parfait équilibre entre élégance, luxe et sportivité. Et finalement, ça marche plutôt bien. Les logos RS 6 à l’avant et à l’arrière ont souvent été retirés pour plus de discrétion tandis que les jantes (un autre modèle était proposé de série) paraissent bien dimensionnées. Quant à la double sortie d’échappement ovale, elle n’est ni plus, ni moins tape-à-l’œil que ce que l’on trouve aujourd’hui sur une Audi S Line diesel de 150 chevaux.

Mais quand on ouvre le capot de l’Audi RS 6 C5, l’aspect passion raisonne bien plus fort que la raison. Le V8 biturbo de 4,2 litres délivre pas moins de 450 chevaux grâce à une collaboration avec Cosworth… Avec une boîte Tiptronic à 5 rapports ! Là encore, tout a été retravaillé. Outre un léger rabaissement, un meilleur amortissement, 30% de rigidité en plus, la RS 6 inaugurait le Dynamic Ride Control qui permettait de limiter le roulis. Les freins avant disposent d’étriers à 8 pistons. Sur le cache moteur, prend place à un immense logo V8 que l’on imaginerait davantage sur un Scania, tandis que le logo Biturbo rouge, qui semble tout droit venir du rayon tuning de Norauto, est de série. Quant à l’intérieur, il est plutôt discret bien que divers détails rappellent les vocations sportives de la berline allemande. Le 0 à 100 km/h est réalisée en 4,9 secondes, ce qui est déjà très respectable ! Une version Plus poussée à 480 chevaux à même vu le jour ! Cet exemplaire de 2003 et 178 000 kilomètres est à vendre au prix de 18 800 €.

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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