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Les 3 points qui séduisent les acheteurs de SUV coupé

Les SUV coupés, c’est un petit peu comme la télé-réalité. Tout le monde trouve ça nul et pourtant plus de six millions de français ont regardé Koh Lanta hier soir. Les SUV coupés, vous avez toutes les chances d’en croiser sur la route tant ils se répandent. Mais alors, quelles sont les raisons qui peuvent pousser un individu normalement constitué à désirer un coupé et un SUV au sein d’un même véhicule ? Nous avons eu écho d’une étude très sérieuse de Strategic Vision qui explique l’engouement pour les BMW X4, Mercedes GLE coupé et autres Porsche Cayenne coupé.

1. La volonté d’avoir fière allure

Selon l’étude, et sans trop de surprise, les acheteurs de SUV coupé sont très attachés à leur image. Pas de doute là-dessus : un SUV, c’est statutaire et imposant. Un coupé, c’est sportif et donc plutôt valorisant. La combinaison des deux renvoie un mariage luxueux, sportif et élégant qui séduiraient les acheteurs de ce type de véhicules. De toutes manières, il ne fallait pas s’attendre à des arguments rationnels. Seul un coup de cœur peut engendrer l’achat d’un SUV coupé. Ces derniers sont en effets moins pratiques avec généralement une moins bonne habitabilité à l’arrière en raison du pavillon fuyant et un volume de coffre amputé.

« Plus que tout, les acheteurs de ces véhicules veulent avoir fière allure lorsqu’ils sont dans leur véhicule et le faire ressortir parmi les autres » explique Alexander Edwards, président de l’organisme qui a mené l’étude. L’homme précise aussi que les acheteurs de SUV coupé perçoivent leur monture comme une extension d’eux-mêmes, ce qui rappelle quelque peu l’image du prolongement phallique maintes fois souligné. Le SUV coupé est un marqueur social qui permettrait de se démarquer et d’afficher sa réussite. Chacun percevra bien sûr ces données en fonction de sa propre sensibilité et de ses observations sur la route.

2. C’est un public plus jeune

L’étude précise également que les acheteurs de SUV coupé sont généralement plus jeunes que ceux qui achètent un SUV traditionnel. Nos observations vont plutôt en ce sens. Strategic Vision prend particulièrement l’exemple de Mercedes, dont l’âge moyen de ceux qui optent pour un « coupé » est inférieur de 4 à 5 ans. Ce n’est donc pas négligeable.

D’ailleurs, le marché du SUV continue sa mutation à tous les niveaux. Toutes les classes d’âge passent désormais au SUV, poussant les monospaces vers la sortie. D’ailleurs, il semblerait que Mercedes abandonne le Classe B prochainement. On remarque aussi que certains amorcent en douceur la transition vers le SUV, comme le Renault Scenic 4 qui reprend les codes de ces véhicules surélevés. Une part non mesuré d’acheteurs de SUV agissent par mimétisme : puisque le voisin a acheté une grosse voiture, alors il faut également que j’en achète une pour rester à niveau.

3. Le prix n’est pas le plus important

Enfin, la troisième raison confirme l’irrationalité qui gravite autour du SUV coupé. S’ils sont moins pratiques que leurs homologues « classiques », les SUV coupés sont systématiquement vendus plus chers. Plus de 7 000 € pour un Porsche Cayenne, 9 000 € pour un Mercedes GLC et 7 000 € aussi pour passer d’un BMW X5 à un X6. De ce fait, il semblerait que les acheteurs de SUV soient moins regardants à la dépense. Dès lors, les marques ne se privent pas pour augmenter leurs marges et personne ne pourra leur reprocher cela. On note aussi que les SUV coupés ne sont plus exclusivement des véhicules approchant des 100 000 €. L’offre tend à se démocratiser avec des véhicules plus compacts et moins coûteux.

Bien sûr, il s’agit là de tendances générales et il ne faudrait pas s’imaginer que tous les propriétaires de SUV coupé sont superficiels et prêts à accumuler les crédits pour avoir toutes les options. Dans tous les cas, les SUV coupés vont continuer à se répandre de plus en plus. D’ailleurs, bon nombre de marques s’y essaient, avec plus ou moins de succès… Mais les clients sont réactifs et jusqu’à présent, aucun n’a jamais été un échec commercial.

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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