EssaisTesla

Tesla Model S Performance : vers l’infini et au-delà du raisonnable

Créer la berline la plus rapide au monde, développer une fusée réutilisable ou encore envoyer dans l’atmosphère sa propre voiture… Elon Musk est un grand rêveur. Et contrairement à beaucoup, quand il se lève le matin et qu’il a bu son café, il s’attèle à les réaliser, ses rêves. La Tesla Model S Performance 2020, j’attendais de l’essayer depuis bien longtemps et je n’ai pas été déçu. Mais outre le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, cette voiture mérite que l’on s’intéresse pour ce qu’elle est. Et pas justement pour ce dont elle est capable… Embarquez avec nous et attachez votre ceinture ; l’essai sera… sportif. Les photos sont signées Simon, rejoignez-le sur Instagram !

Fiche technique Tesla Model S Performance

Dimensions4,97 x 1,96 x 1,45 mètre
Poids2 253 kg
TransmissionIntégrale
Boîte de vitesseAutomatique, 1 rapport
Commercialisationdepuis 2020
Moteur2 moteurs électriques
205 kW + 375 kW
Puissanceenviron 830 chevaux
CoupleAv : 420 Nm, Ar : 720 Nm
0 à 100 km/h2,5 secondes
Vitesse maximale261 km/h
Puissance fiscale15 CV
Autonomie639 kilomètres WLTP
Prix du neufdès 96 990 €

Essai vidéo de la Tesla Model S Performance

Les surprenants débuts de Tesla

Contrairement aux idées reçues, Elon Musk n’a pas fondé Tesla. Il a repris l’entreprise grâce à ses investissements en 2004. L’objectif est clair : créer une voiture sûre et propre. Un partenariat avec Lotus a permis de créer le Roadster, commercialisé en 2008 et reposant sur une base d’Elise. Néanmoins, c’est en 2009 que le prototype de la Tesla Model S est dévoilé. Le concept est alors proche du futur modèle de série et le succès est immédiat. Le nom de la marque fait directement écho à Nikola Tesla et le logo n’est que la coupe d’un rotor. Subtil et élégant.

Peu de temps avant, Elon Musk a dévoilé les grandes lignes de Tesla : des voitures exclusivement électriques qui toucheront un public très large (mais plutôt friqué). Désireux d’offrir la meilleure sécurité possible, il dispose de solides connaissances quant à la fabrication de batteries au lithium et d’un réseau suffisamment vaste pour développer à grandes échelles ses voitures. Particularité : les ventes se font en ligne, depuis un site internet. Parallèlement, Tesla développe son propre département de développement de batterie et rend les brevets accessibles à tous. S’en suivront les Superchargeurs et diverses technologies et améliorations sur les Tesla qui suivront… Une petite révolution qui tend à se démocratiser. D’ailleurs, la voiture électrique n’apparaît plus forcément comme futuriste auprès de monsieur Tout-le-monde.

L’intemporelle Tesla Model S

Lorsqu’elle est commercialisée en 2012, la Tesla Model S surprend. Son style est résolument avant-gardiste avec une ligne très fluide et épurée. On note quelques touches de chrome qui renvoient un côté plutôt chic. Mais surtout, la folie des grandeurs d’Elon Musk s’exprime (encore plus avec le Model X !). On aurait pu commencer par un modèle d’entrée de gamme… Mais non, c’est bien une routière haut de gamme de 4,97 mètres qui est proposée. La construction, à la Tesla Factory, en Californie, est rigoureuse et soignée même si, pour une marque Premium, on reste un cran en dessous de la concurrence allemande. Qu’importe : la Tesla Model S s’est créée sa propre catégorie et les fans sont au rendez-vous.

Bien vite, les petites motorisations sont abandonnées et remplacées par d’autres, plus généreuses. Chez Tesla, l’évolution est logicielle puisqu’en payant une mise à jour, on peut débloquer une plus grande capacité de batterie sur certains modèles et davantage de puissances. Notre copain Électron Libre en parle régulièrement sur sa chaîne. La première version survitaminée, la P85D, a montré un nouveau visage… Beaucoup apprécient les performances démentielles et le couple instantané de l’électrique. La branche musclée est née. Elle sera remplacée par les P90D, P100D et la version Performance que je vous présente ici. Tesla renforce alors son capital sympathie et se démarque de la concurrence. Bingo !

La Tesla Model S Performance de 2020

Bien qu’elle soit commercialisée depuis 2012, la Tesla Model S a beaucoup évolué. En 2016, un restylage est opéré. Il apporte une calandre plus fine qui donne encore plus de caractère à la berline. Celle-ci s’assume pleinement et revendique sa singularité sur le marché. Plus question d’arborer une calandre « thermiquisée ». Elle est alors la seule voiture du marché pouvant être mise à jour par voie logicielle et c’est une révolution. L’année suivante, elle fut jugée comme étant la voiture la plus sûre au monde ! Notre exemplaire bénéficie en prime de nouvelles batteries, de nouveaux capteurs et d’un recalibrage des systèmes embarqués. Le style n’a pas pris une ride. Très élancée, la Model S Performance est bien dans l’ère du temps. Elle est un savant alliage entre confort et sportivité. D’ailleurs, en la voyant, peu de personnes pourraient se douter des performances hallucinantes…

En fait, seuls trois éléments trahissent le fait qu’il s’agisse d’une Model S Performance : les étriers de frein de couleur rouge et un fin spoiler rajouté à l’arrière, en carbone… Et un soulignement rouge du sigle « Dual Motor » arrière. En parcourant la caisse, on découvre des caméras bien intégrées, un bouclier joliment dessiné, de belles jantes (optionnelles) de 21 pouces, cette superbe signature lumineuse et des rétroviseurs très aériens, simplement fixés par le bas. Maintenant, je vous propose de passer à bord. Déjà, on est surpris par les fenêtres sans encadrement. Un détail très chic qui épure la ligne tout en renvoyant une image très haut de gamme.

Un design séducteur

La Tesla Model S est une belle voiture. Le restylage opéré en 2016 lui permet de rester pleinement aux goûts du jour. Les optiques ont un fond noir, avec une très belle signature qui donne du caractère sans user d’artifices. D’ailleurs, la plupart des concurrents choisissent un style lourd et chargé pour témoigner de l’agressivité. À l’inverse, cette berline 100% électrique conserve une séduisante sobriété ; un minimalisme intemporel. Tout réside en effet dans le détail. Sur les ailes avant, de faux catadioptres, qui sont en fait des caches chromés dissimulant les caméras, donnent le caractère à la ligne. La sobriété de cette ligne se veut intemporelle. Il en va de même pour le vitrage, très classique dans sa présentation. Depuis 2018, le toit panoramique est offert de série. Il offre une luminosité incroyable.

Le profil est très dynamique également, avec des ailes larges et une ligne de caisse bien marquée. Mais là encore, ce qui fait la différence, c’est le dessin des bas de caisse et les poignées de porte affleurantes. Ces dernières sortent de la caisse pour les attraper et se rétractent pour favoriser l’aérodynamique. L’arrière est tout aussi réussi avec de beaux feux, un jonc chromé qui fait écho aux autres touches et un faux diffuseur qui allège la ligne. Comme quoi, il n’est pas toujours nécessaire d’en faire des caisses pour avoir une belle ligne. Et point amusant, la Tesla Model S fut commercialisée en version 7 places, avec deux sièges dans le coffre, dos à la route. Une configuration qui pourrait revenir prochainement avec un troisième rang face à la route.

Bienvenue à bord du vaisseau !

À bord d’une Tesla, l’ambiance est toujours très particulière. Notre Model S Performance est habillée d’une sellerie en cuir blanc et d’habillages en fibre de carbone. Il n’en fallait pas moins pour donner un look assez futuriste qui renvoie une image haut de gamme ! Il y a aussi cette immense tablette tactile de 17 pouces en position verticale. Elle accueille le système multimédia embarqué et permet d’accéder à toutes les commandes de la voiture. Les commandes physiques sont d’ailleurs réduites au minimum même si paradoxalement la boîte à gant s’ouvre avec un bouton ! Cet écosystème unique est particulièrement agréable et zen. L’assise est bonne et on apprécie qu’il s’agisse de cuir Vegan. Une démarche encore trop rare dans l’industrie automobile.

La place est vaste à bord, on ne se sent jamais à l’étroit. Le toit panoramique, qui s’étend de l’avant jusqu’à l’arrière, est fascinant et se savoure d’autant plus aux places arrière même si je dois reconnaître qu’il est peut-être trop teinté à mon goût. Dans l’ensemble, les finitions sont bonnes mais il y a tout de même des problèmes d’ajustements assez flagrants par endroit. Quoiqu’il en soit, on apprécie la présence de quelques petits rangements au niveau de la console centrale… Et on s’en contente puisque les portières n’ont pas de vide-poche. Une séduisante simplicité règne. Malgré tout, je reste sceptique face aux habillages en carbone de l’habitacle qui font assez cheap. Est-ce du vrai carbone d’ailleurs ?

À l’avant comme à l’arrière, on se sent bien. L’assise est confortable, le maintien est très bon et les réglages électriques permettent très rapidement de trouver la position parfaite et même de la sauvegarder grâce aux réglages pré-enregistrées. Pour les bagages, on peut en mettre une partie à l’avant. Car même si notre Tesla Model S Performance dispose de deux moteurs, elle conserve un espace de rangement avant. Le coffre a un volume de 804 litres. Oui c’est énorme. On comprend mieux pourquoi – jusqu’en 2018 – il était possible deux strapontins supplémentaires dos à la route, à l’arrière ! Point sympa : deux ports USB en bas de la console pour les passagers arrière.

Des technologies en veux-tu en voilà !

Quand on parle de technologie Tesla, on pense souvent directement à l’Autopilot. Permettez-moi de revenir un peu sur ce dispositif ! Nativement, les Tesla sont équipées du pilotage automatique (Autopilot), qui agit comme un régulateur adaptatif, capable d’adapter l’allure et de détecter tout piéton ou autre véhicule. Les diverses caméras permettent même de percevoir les deux véhicules devant vous ! En revanche, la Capacité de conduite entièrement autonome, en option à 7 500 €.

Cela permet le changement de voie automatique en activant le clignotant, le stationnement automatique, la reconnaissance des panneaux et de la signalisation et même la sortie de stationnement automatique. Cela correspond à une autonomie de niveau 2. On ne peut donc pas vraiment parler de voiture autonome puisqu’il convient de garder une main sur le volant et de rester attentif. Dans les faits, cela ne s’utilise que sur autoroute ou sur route bien délimitée… L’une des barrières à l’évolution ? La législation qui met des plombes à assimiler les évolutions technologiques…

Néanmoins, le dispositif est particulièrement efficace et d’une grande précision quand il peut être activé. Les caméras disposées autour de la voiture analysent en temps réel tout ce qui se passe, ce qui rend la conduite très agréable et zen. Enfin, jusqu’à ce qu’une pulsion débile vous pousse à enfoncer l’accélérateur pour coller vos passagers au siège. Le système embarqué permet un accès à toutes les fonctionnalités de la voiture et à la navigation sur internet.

On accède aussi au système audio de grande qualité. Tout est simple, bien organisé et élégamment présenté. Les menus sont clairs et le tactile est très réactif. On peut aussi gérer les mises à jour du système. De plus, le GPS permet de planifier très précisément tous vos parcours. Pour les grandes distances, on vous recommandera des arrêts à des Superchargeurs, avec le temps d’escale nécessaire pour arriver à destination. C’est bluffant de simplicité et d’efficacité. L’interface minimaliste permet de rester au goût du jour. On conserve toujours de bonnes interactions avec l’application mobile Tesla, fonctionnelle et qui apporte une vraie valeur ajoutée, notamment pour connaître le temps de chargement restant.

La voiture électrique et ses préjugés

On ne va pas se mentir, la voiture électrique a de nombreux détracteurs. Non, la production électrique et celle des batteries n’est pas pleinement verte. Même si j’espère que l’on y arrivera un jour. Mais le plaisir de conduite d’une Tesla est bien réel. Forcément, en passant un tunnel, c’est quelque peu frustrant de ne pas entendre l’échappement gueuler… Mais c’est un plaisir différent. Et même si j’adore les moteurs essence, je dois avouer que j’affectionne la conduite des Tesla. Un plaisir différent, mais loin d’être absent. L’écosystème est clairement à part du reste de la production, même si certains reprochent un climat un peu sectaire, comme chez Apple.

Le système multimédia permet aussi d’accéder à différents mods et jeux. Certains peuvent modifier l’affichage quand d’autres apportent une expérience de conduite différente. Pour ma part, j’affectionne toujours autant le mode coussin péteur. Il permet de déclencher des pets (sans le fumet heureusement) à n’importe quel siège de la voiture. Une touche de fun qui contraste avec la rigueur déprimante de certaines productions concurrentes. Aussi, un affichage feu de cheminée est proposé, corrélé avec le chauffage de la voiture… Inutile, donc indispensable.

Attention, le départ promet d’être brutal

Tranquillement à l’arrêt, vous enfoncez la pédale de frein du pied à gauche. Vous enfoncez ensuite l’accélérateur. La procédure du Launch Control est alors enclenché. Bien sûr, vous aurez auparavant réglé l’accélération sur « Démesurée + ». Face au message d’alerte, vous préciserez que vous souhaitez « envoyer la sauce » et non retourner chez votre maman. Et là, tout va trop vite. Votre corps s’enfonce dans le siège. Parler devient difficile mais vous lâchez quelques interjections ou gros mots. 2,5 secondes plus tard, vous êtes déjà à 100 km/h. Oui, vous venez de prendre 1,5 G dans la gueule. C’est mieux (ou pire, ça dépend des points de vue !) qu’une accélération de Bugatti Veyron et c’est très proche d’une Bugatti Chiron. Le couple disponible immédiatement procure des accélérations absolument démentielles, sans le moindre essoufflement.

En pleine charge, rares sont les voitures à pouvoir lutter… Hormis de rares supercars à plusieurs millions d’euros bien sûr ! Lorsque la procédure de Launch Control s’enclenche, l’avant baisse petit à petit avant de vous propulser. Une procédure presque trop facile bien qu’il soit indispensable de rester concentré sur la route et de garder solidement les mains sur le volant. Je n’ai jamais connu une voiture aussi violente. C’est juste bluffant et très addictif. Une ambiance un peu à la Space Mountain, mais en pire, puisque l’attraction de Disneyland Paris ne procure « que » 1,3 G.

Du poids… bien réparti !

Notre Tesla Model S Performance dispose donc de deux moteurs ; un à l’avant, le second à l’arrière. C’est donc une transmission intégrale. De toutes manières, pour passer autant de puissance au sol, il est préférable d’avoir ce type d’architecture. La puissance totale, d’ailleurs, est d’environ 830 chevaux pour 1 074 Nm de couple, tout en offrant une autonomie théorique de 639 kilomètres. Pour cela, on retrouve une grosse batterie de 102 kWh, dont 98 kWh sont exploitables. Pas moins de 16 modules pour un totale de 8 256 cellules s’y trouvent. Cela engendre un poids de 600 kg, réparti sous le plancher. Pourtant, malgré ses 2,2 tonnes, la Model S témoigne d’une agilité bluffante. L’abaissement du centre de gravité gomme totalement la sensation de poids et on retrouve clairement un comportement de sportive pure. C’est assez déroutant d’ailleurs !

À rouler, on découvre une voiture très confortable parfaitement amortie grâce à sa suspension pneumatique. La conduite est simple, ludique et efficace. Bien sûr, il y a quelques habitudes à prendre, comme le commodo des essuie-glaces situé à gauche ou encore le sélecteur de mode sur le côté droit. Mais très vite, on prend plaisir à rouler, plus ou moins sagement d’ailleurs. Le freinage est très puissant mais avec une belle progressivité. C’est d’ailleurs très paradoxal d’avoir une voiture aussi douce et violente à la fois. La tenue de route est excellente et les aides à la conduite, bien qu’omniprésentes, ne brident pas le plaisir. La répartition des masses est idéale, avec 52% derrière, ce qui donne un comportement vraiment très sain. Le volant offre une bonne préhension et la direction est précise tout en étant relativement douce.

Là encore, cela peut se régler, au même titre que le frein moteur. Ce dernier permet de récupérer de l’énergie au freinage. Lors du réglage optimal, la pédale de frein devient inutile tant le relâché de l’accélérateur freine la Tesla Model S Performance. C’est assez perturbant au début mais on prend très vite ses repères. Malgré les performances de dingue, on se plait à conduire en mode « tranquille ». Et si l’envie vous prenait de vous aventurer sur un chemin défoncé, on peut régler la hauteur de suspension à la manière d’une Citroën BX ou Xantia !

Choisir la Tesla Model S Performance ?

Depuis les modifications de nomenclature, la Tesla Model S P100D a donc muté en Performance. Vous noterez que les performances s’améliorent encore avec le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes seulement. Dans les faits, de telles accélérations sont purement inutiles sur une berline. Néanmoins (ou « nez en moins » comme on le lit parfois), cela contribue à l’effet « Wahouuu » des Tesla. Vendue à partir de 96 990 €, ce modèle a cassé les prix en parvenant à se positionner sous la barre des 100 000 €.

En entrée de gamme, la version Grande Autonomie Plus fait déjà parfaitement l’affaire avec une autonomie de 652 kilomètres et le 0 à 100 km/h en 3,8 secondes. De futures mises à jour permettront certainement d’aller encore loin. Mais pire encore, la future Tesla Model S Plaid permettra de faire le 0 à 100 km/h en moins de 2,1 secondes. On n’a jamais fait plus stupide et génial à la fois ! Niveau marketing, ça fait sensation et ça fait parler !

  • Tesla Model S Grande Autonomie Plus, 79 990 €, 0 à 100 km/h en 3,8 secondes, 652 kilomètres d’autonomie ;
  • Tesla Model S Performance, 96 990 €, 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, 639 kilomètres d’autonomie ;
  • Tesla Model S Plaid, 139 990 €, 0 à 100 km/h en <2,1 secondes, >840 kilomètres d’autonomie.
Tesla Model S Performance fiche technique

Le catalogue des options est relativement contenu puisque l’on peut définir le coloris, une monte optionnelle de 21 pouces, l’ambiance intérieure et l’Autopilot. Et c’est tout ! Une gamme volontairement restreinte qui permet aussi de réduire les coûts de fabrication.

Une Tesla au quotidien : c’est chiant ?

La principale problématique liée à la voiture électrique, c’est le réseau de charge. On a pu le voir, certaines bornes (que l’on ne citera pas), affichent des tarifs délirants. Tesla dispose cependant de son propre réseau de recharge avec les superchargeurs bien connus. Très simples à utiliser, ils ne vous coûteront qu’environ 2 € aux 100 kilomètres. C’est donc très rentable. Mais quand on habite en Mayenne, et bien il n’y en a pas.

Il faut donc utiliser des bornes plus classiques et passablement plus longues… Ou bien choisir une recharge depuis une prise domestique chez soi. Mais là, c’est encore plus long. Heureusement, on peut suivre l’évolution de la charge depuis son smartphone. Si vous optez pour les superchargeurs, vous pouvez récupérer 80% de charge en une demie-heure. Cela vous laisse donc le temps de faire vos courses ! Au fil du temps, on apprend à gérer l’autonomie et la charge et ce n’est nullement une contrainte au quotidien.

« Ouais mais les batteries s’usent et perdent de l’autonomie » vous dira Jean-Pierre, votre voisin relou qui crèvera sûrement avant sa Renault 25 Turbo D. Tesla garantit ses voitures durant 4 ans, une durée qui est portée à 8 ans pour les batteries, sans limite de kilométrage. Plusieurs Tesla ont atteint le million de kilomètre sans difficulté. Mais il va de soi que le remplacement d’une batterie coûte très cher. Tesla garantit aussi le fait que les pertes ne pourront jamais excéder les 8% ce qui reste donc attractif et plutôt rassurant.

Équipements de série

Peinture Blanc Nacré MulticouchesJantes aluminium 19 pouces
Toit panoramiqueHabillages fibre de carbone
Mode LudicrousSpoiler en fibre de carbone
Sellerie cuirOptiques à LED
Rétroviseurs chauffantsCommandes vocales

Principales options

Peinture Noir Uni (1 600 €)Gris Nuit Métallisé (1 600 €)
Bleu Outremer Métallisé (1 600 €)Rouge Multicouches (2 600 €)
Jantes aluminium 21 pouces (4 700 €)Pneus Hiver (2 700 €)
Intérieur Noir et Blanc (1 600 €)Intérieur beige (1 600 €)
Capacité conduite autonome (7 500 €)

Le mot de la fin

Que dire de la Tesla Model S Performance ? Avec son 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, elle parvient à tenir les plus prestigieuses supercars de ce monde. Mais parallèlement à cela, on bénéficie d’un confort remarquable, d’une finition correcte (sans être exceptionnelle) et d’une ambiance résolument unique. D’ailleurs, on trouvera difficilement une voiture plus polyvalente ! Pour moins de 100 000 €, vous ne trouverez pas d’autres voitures aussi performantes, confortables et économiques au quotidien. Une fois encore, la firme d’Elon Musk nous signe une voiture absurde de prime abord, mais terriblement attachante. Enfin, il a été nécessaire de rendre la voiture à Tesla. Mais on remercie chaleureusement Clément pour la mise à disposition de cette Tesla Model S Performance !

Tesla Model S Performance : notre avis

96 990 €
6.4

Niveau de satellisation

9.5/10

Feeling

8.0/10

Provocation d'acouphènes

0.0/10

Nécessité de vendre un rein

8.0/10

On a aimé...

  • Performances délirantes
  • Confort
  • Mises à jour de l'interface
  • Ambiance unique

Ça nous a déplu...

  • Peu de rangements
Source
Tesla.com
Publicité

Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

Ajouter un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page