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DS 4 2021 : Tout ce qu’on est censé aimer dans une auto ?

Si DS Automobiles, membre du groupe Stellantis (ex-PSA), se permet de lancer plusieurs modèles, c’est qu’elle ne se porte pas si mal. Pourtant, nous en avons déjà parlé maintes et maintes fois, créer une marque automobile au 21ème siècle n’est pas signe de succès. Au contraire, les exemples ne manquent pas, comme MPM Motors récemment. Cependant, nous ne pourrons nier que le DS 7 Crossback est un bon fer de lance, et que le DS 3 Crossback arrive à toucher sa clientèle, tout doucement. Si l’enseigne Premium à la française se permet de lancer une berline routière, prénommée « 9 » (mais dans les cartons depuis presque 10 ans !) et, ici, une compacte, c’est que la situation est aisée. Pépère. Pourtant, on aurait toujours du mal à comparer cette nouvelle DS 4 à une Audi A3, une Mercedes Classe A ou même une BMW Série 1… ou pas.

Un travail sur le design impressionnant

Si DS sait se démarquer de la concurrence allemande, c’est tout simplement en osant un peu plus sur la partie style. La « 4 » ne déroge pas à la règle, à tel point que l’on croirait qu’elle est un peu en avance sur son temps. Pourtant, sa carrosserie relève plus de la chirurgie que du dessin de voiture volante. Déjà, côté dimensions, la DS 4 II prend 12 centimètres en longueur, et prétend donc remplacer les anciennes DS 4 et DS 5. Un peu grande pour rester dans le segment des compactes, mais pas assez pour passer dans le clan des berlines… C’est ce qui arrive quand le département du design prend le pas sur la création de la plateforme.

Avec son capot interminable et l’implantation du pare-brise reculée, la vue de profil de la nouvelle DS 4 en fait une voiture déjà très posée. La ligne de pavillon, fuyante à souhait, déboule sur une vitre de hayon presque horizontale. Les jantes, disponibles en 19 ou 20 pouces, ne brident pas réellement cette impression. Les lignes, elles, sont toutes très travaillées, notamment dans les parties basses de portières. C’est surtout au niveau de la custode que le travail est particulièrement remarquable. La prouesse réside dans des plis de tôle qui se succèdent pour former un dessin complexe et élégant. Le but était que cette DS 4 possède de larges hanches, et c’est réussi. Vue de l’arrière, la compacte Premium française est assise sur la route.

L’effet massif sans être SUV ? Clairement possible !

Sur leurs faces avant, le plus gros défaut des derniers modèles DS était sans aucun doute la calandre. Massive, chromée à outrance, béante… Elle cumulait les vices ! Sur la DS 4, le tir a été rectifié. Elle n’est plus aussi large, mais le capot positionné très bas lui permet de garder l’aspect de largeur. Le seul jonc chromé de la façade souligne cette calandre à effet 3D. La toute nouvelle signature en L ajoute une touche de folie à la nippone, certains y trouvant un style Lexus. Les projecteurs effilés cachent un éclairage Matrix LED, et toujours ces petites loupiottes mauves d’ambiance.

Derrière, l’ensemble est plus épuré : la poignée de coffre en est même invisible ! La vue est très futuriste, et l’ensemble demandera un temps d’acclimatation. Comme déjà cité plus haut, la voiture est posée sur la route grâce à sa largeur. Enfin, largeur… Avec 1,83 mètre de large au pare-chocs arrière, ce ne sont pas les chiffres qui la rendent si volumineuse. La ceinture de caisse, augmentant au fil du profil, est très haute au niveau du hayon. Oubliez par ailleurs le bandeau lumineux reliant les optiques arrière, car DS a fait le choix du chrome discret. Les feux, eux, justement, inaugurent une nouvelle signature, avec un genre d’écailles gravées au laser. Plus bas, on retrouve un diffuseur en noir laqué, orné par deux canules d’échappement.

Trois top-finitions, dont une Performance Line et une Cross

Si vous êtes allergique au chrome, vous l’êtes sans doute également à l’ADN DS. Mais le premium français s’adapte, lui. Et c’est un belge qui l’écrit, sans « seum » ni tout ça tout ça… La version Performance Line préfère le noir laqué, et ne demande recours au chrome que sur les poignées de portes, qui sont semi-affleurantes. Dans une couleur sombre comme elle a été présentée (Gris Platinium, ou une teinte de la sorte), le contraste est difficile à trouver. La calandre en croisillon est entièrement noire, tout comme le jonc la soulignant. Le logo rectangulaire DS laisse place à un logo Performance Line, toujours noir. Même la petite touche chromée sur le hayon devient obscure. Pour ce qui est des jantes 19 pouces, soyons originaux ! Noires, avec un cabochon rouge au centre. Yes !

Nouvelle DS 4 Place saint-Georges Paris
Une nouvelle DS 4 Place Saint Georges, à Paris, fief de nos collègues de chez POA !

Vous voulez de la couleur ? La version « baroudeuse », dévoilée dans une couleur orange, est un mix de chic et de « sport ». On remarquera des barres de toit longitudinales, appuyant le côté aventurier de l’auto. Elle possède des lames de protection en faux-aluminium, à l’avant comme à l’arrière. Même si cette déclinaison n’est pas ma favorite, je ne peux que la tolérer. Le design très travaillé des jantes en alliage bi-ton, toujours en 19 pouces, est à souligner.

Un intérieur digne du savoir-faire français ?

DS a la chance de faire partie d’un groupe automobile sain. Si, du côté de la finition et de l’emploi des matériaux, on peut dire que la marque premium s’est éloignée de Citroën, cela devient moins vrai pour ce qui est du confort. Le principe des sièges nous vient directement de la marque au chevron, avec une mousse haute-densité très moelleuse. L’ambiance Opera est la seule à recourir à une sellerie cuir Nappa Brun Criollo à effet bracelet. Une autre ambiance, moins « haut-de-gamme », propose un bi-ton avec une sellerie cuir plus claire. L’effet coquillage n’est pas déplaisant à l’œil, mais promet surtout une assise souple, sûrement au détriment de la conduite dynamique.

Partout ailleurs, le luxe est présent. La planche de bord est entièrement recouverte de cuir, tout comme les contre-portes, la console centrale et même le centre du volant. Certaines touches de bois de frêne sont à notifier, relevant la qualité perçue. Les aérateurs ont été parfaitement dissimulés sur et sous le panneau de touches central, tandis que nous en retrouvons deux autres sur les portières directement. Le DS 3 Crossback avait inauguré cette fonction, qui permet de dégager la planche de bord, tout en l’élargissant. L’espace à bord semble donc démultiplié. Les accoudoirs extérieurs, eux, ont été dessinés expressément pour l’espace aux coudes. Nous retrouverons même des commandes de vitres placées plus en hauteur. Cela peut surprendre, mais si on s’habitue aux commandes centrales depuis la DS 5, on s’habitue à tout !

Une technologie qui promet, mais ne resterait-il pas des progrès à faire ?

La DS 4 dernière génération ne cède pas aux stupidités informatiques. Je fais partie des gens qui veulent se retrouver dans leur bagnole pour quitter ce monde remplis d’écrans, et ce n’est pas l’intérieur d’une Classe A ou d’une Golf qui me font vibrer. Le combiné de notre compacte du jour ne fait « que » 7 pouces, ce qui est une taille limite pour 2021. Ce n’est pas spécialement dérangeant, car il est secondé par un affichage tête haute « next-gen », avec un affichage équivalent à 21 pouces, avec un affichage optique simulé à 4 mètres devant le pare-brise ! Il permet d’afficher le plein d’informations, de la navigation à l’affichage des messages d’alerte, tout en passant par l’appel téléphonique en cours. C’est peut-être même trop, pour le coup…

Au centre, nous avons droit à un traditionnel écran 10 pouces, mais l’interface a été totalement remaniée. Baptisée DS Iris System, on nous promet une réactivité et une fluidité au point. Cela restera à tester sur les versions de série, celles exposées lors de la présentation étant des prototypes encore. L’écran placé assez loin du conducteur, l’idée du pad « DS Smart Touch » est assez intuitive, mais déjà vue sur d’autres marques. Il est possible de naviguer dans les divers menus, et de saisir de manière gestuelle des lettres pour encoder, par exemple, une destination. On pourra zoomer sur la carte, activer des fonctions favorites, le tout avec le poignet reposant sur un petit mousse de cuir bien confortable !

Moi, je veux conduire ma DS 4 tout seul !

Iris ne reste en fait qu’une synthèse vocale, et est paradoxalement l’anacyclique de « Siri ». « Iris, conduis-moi au travail ». Non, la DS 4 n’est pas une voiture qui est prête pour le 100% autonome. Cependant, quelques nouvelles aides à la conduite sont présentes. Nous pourrons citer, par exemple, le dépassement semi-automatiques, pendant lesquels il suffira de mettre son clignotant afin de préciser à sa DS 4 que nous souhaitons doubler Marcel, le chauffeur. Votre voiture pourra aussi, par ailleurs, adapter sa vitesse dans les courbes, grâce aux caméras qui analyseront les trajectoires en même temps que les dégradations de la route. Enfin, la reconnaissance des limitations de vitesse se fera avant que le panneau ne soit lu.

La DS 4 propose également le DS Active Scan Suspension, comme mentionné plus haut, comme la Citroën C6 en son temps jadis. Une caméra placée en haut du pare-brise s’occupe d’anticiper les chocs, en transmettant les données à un calculateur. Les amortisseurs se raidissent ou s’assouplissent en fonction de la déformation, et le confort est garanti. Il s’agit d’une première sur le segment, et si c’est rare, c’est Premium !

Des motorisations en accord avec l’époque, malheureusement

Non, vous n’aurez pas de 6 cylindres sous le long capot de cette DS 4 2021. Trois énergies sont au programme : essence, diesel et hybride rechargeable. Tous les blocs sont bien connus des modèles PSA. On retrouvera donc, en version de base, le 1.2 PureTech 130 chevaux. Le seul diesel au programme sera le 1.5 BlueHDi, lui aussi poussé à 130 poneys. Les versions plus haut-de-gamme seront motorisées par un 1.6 PureTech, décliné en 180 ou 225 chevaux. Enfin, la version Plug-in Hybrid bien connue équipera la DS 4 e-Tense, dans une puissance de 225 chevaux également. Aucune de ces solutions n’est proposée avec une boite manuelle, tout simplement parce que l’intégration d’un levier de vitesse n’est pas possible. À la place, nous aurons le « Toggle », repris de la dernière Citroën C4, et emprunté, peut-être, à la dernière Audi A3…

La nouvelle DS 4 sera commercialisée à la fin de cette année 2021, le carnet de commandes devant ouvrir aux alentours du mois de juin. Les prix devraient attaquer dans les 30 000 €, ce qui serait très bien placé face à la concurrence ! Les versions de base, d’après le staff DS, seraient de plus bien optionnées. Wait and see… Nous conclurons en disant qu’en plus d’annoncer un retour de la berline compacte chez DS, la « 4 » annonce également la future Peugeot 308, qui devrait se montrer dans les semaines à venir ! En attendant, je n’aurai pas réussi à cacher une demi-seconde mon enthousiasme face à cet énième renouveau chez DS. Ça tombe bien, je n’ai pas essayé !

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Etienne Deketele-Kestens

De la Smart à la Bentayga, je peux dire que je suis complètement obsédé par le monde automobile. Intégrer l'équipe de PDLV et pourvoir donner ma vision des nouveautés chaque jour est quelque chose de génial pour moi. Ma "carrière" de blogueur a débuté il y a quelques années, et ceci, cumulé à mes études en mécanique auto, me permettront de vous proposer un contenu de qualité, tout en gardant le côté décalé cher à PDLV. Je roule en Peugeot 308 SW BlueHDI 130 finition GT Pack.

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