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Toyota GR 86 : une suite bien trop logique ?

Chez Toyota, il y a d’un côté une panoplie de modèles hybrides. De l’autre, ce sont des modèles purement orientés vers le plaisir de conduite. Ne parlez pas d’hybridation pour cette gamme : le sans-plomb règne en maître. Gazoo Racing, GR pour les intimes, c’est le département sportif de Toyota. Après la GR Supra, développée en partenariat avec BMW, la GR Yaris qui est une création maison, voici la GR86. Ce petit coupé reprend les ingrédients de la précédente GT 86. Le partenariat avec Subaru perdure mais en Europe, seule la Toyota GR 86 sera proposée, nous n’aurons pas la possibilité d’acquérir la nouvelle Subaru BRZ 2. Mais alors, faut-il se réjouir de cette nouvelle Gazoo Racing qui se la joue conservateur ?

Une évolution logique… Trop logique ?

De prime abord, on pourrait penser que cette nouvelle Toyota GR 86 n’est qu’un simple restylage de la GT 86, sortie en 2012 et restylée en 2016. Pourtant, nous avons bien là un modèle intégralement nouveau. Toyota et Subaru se sont de nouveau associées pour sortir respectivement leurs GR 86 et BRZ 2 depuis une base commune. D’ailleurs, la filiation entre les deux cousines est largement perceptible. Hormis les boucliers légèrement retravaillés, les différences sont minimales. Au niveau du style, la nouvelle Toyota GR 86 n’est pas désagréable à regarder, bien au contraire. Elle bénéficie de nouvelles optiques à fond noir avec une belle signature lumineuse. Le pare-choc reçoit une grille assez imposante et de fines écopes latérales. Un avant pas hyper agressif mais plutôt doux et agréable et pas ostentatoire !

Le profil a comme un sérieux air de déjà-vu. Les ailes sont larges, le dessin de la porte est classique tandis que le bas de caisse remonte élégamment vers l’arrière pour donner une dynamique. On notera qu’une écope est dissimulée dans l’aile avant, ce qui renforce le côté dynamique. Le vitrage semble repris de la GT 86 : c’est simple mais efficace. On note aussi le double bosselage du toit, un gimmick déjà utilisé sur la GR Supra. Quant à l’arrière, on perçoit une malle qui remonte assez haut, donnant l’illusion d’un aileron intégré. Comme c’est à la mode, les optiques sont rejointes par un bandeau lumineux. Le diffuseur, bien dessiné, accueille deux belles sorties d’échappement et le feu de recul directement dedans. Les feux arrière sont joliment dessinés même si la « pointe » dénote quelque peu avec ce profil sage. Dans tous les cas, les lignes se répondent bien.

Le curieux choix du boxer atmosphérique

La Toyota GR 86 grandit de trois centimètres pour une longueur totale de 4,27 mètres. Malgré ce gabarit plutôt compact, elle dispose toujours de deux petites places à l’arrière. Sous le capot, on retrouve un 4-cylindres atmosphérique, un choix plutôt étonnant puisque la course aux émissions de CO2 est déjà bien engagée. Désormais, la cylindrée passe à 2.4 litres, ce qui devient très rare de nos jours , surtout à l’heure du downsizing ! Sans surprise, il s’agit d’un moteur boxer d’origine Subaru, disposant de la double injection (directe et indirecte). La puissance passe désormais à 235 chevaux atteignable à 7 000 tr/m et 250 Nm de couple à 3 700 tr/m ! Enfin un moteur qui monte dans les tours !

Divers réglages ont été effectués, notamment sur l’alésage qui passe à 94 mm. Notons que la boîte de vitesses manuelle à 6 rapports est proposée de série mais que son homologue automatique sera en option. Sans surprise, la puissance passe uniquement sur les roues arrière, ce qui offrira sans doute un comportement plus joueur. Autre atout, la carrosserie passe majoritairement en aluminium, ce qui permet de maintenir le poids à 1 270 kg. Un poids dans la bonne moyenne pour la catégorie. Le 0 à 100 km/h ne demanderait que 6,3 secondes. La Toyota GR 86 sera posée de série sur des jantes alliage sombres de 18 pouces.

Une Toyota GR 86 encore plus efficace ?

Mais outre cet aspect, la rigidité en torsion aurait été augmentée de 50%. Le centre de gravité serait également plus bas grâce au toit en aluminium. De « petits » gains qui auront certainement une incidence sur le dynamisme et le plaisir de conduite. L’intérieur demeure sobre dans sa présentation, malgré une originale moquette rouge optionnelle. On trouve un petit volant, des sièges baquets, un pédalier inox et un frein à main mécanique ! Si la présentation est élégante, elle demeure sans grande fantaisie. Certains éléments stylistiques ont déjà été vus sur la GR Supra. Cette fois, la Toyota GR 86 dispose de son propre écran multimédia. Bien qu’il soit petit, il permet de s’affranchir du système BMW.

Contrairement à la Subaru BRZ 2, la Toyota GR 86 sera bien vendue en Europe et même en France. Une inconnue demeure : le prix de vente. Mais ce n’est pas tout… Il y a fort à parier qu’un malus bien assaisonné viendra gréver la note. Néanmoins, on ne peut que saluer les efforts de Toyota pour nous proposer des voitures orientées à 100% vers le plaisir. Et là, c’est carton plein. Les sportives « accessibles » deviennent rares. La combinaison boîte manuelle, moteur atmosphérique et poids contenu, c’est clairement un cocktail difficile à trouver. Et pour ne rien cacher des ambitions du modèle : le compte-tour se trouve au centre. Ah, le plaisir de pouvoir aller au-delà des 5 000 tr/m… La commercialisation débuterait dans le courant de l’année prochaine.

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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