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Ford Mustang VII : un renouveau faussement timide

En Allemagne et plus précisément à Cologne, ce jeudi a été l’occasion pour Ford de dévoiler la septième génération de Mustang. Écoulée à plus de 10 millions d’exemplaires depuis son lancement au milieu des années ’60, la Ford Mustang est un succès incontesté. Pour ce nouvel opus, la marque américaine a opté pour un style conservateur et un positionnement assez similaire au modèle actuel. Une prise de risque limitée d’apparence mais les apports sont plutôt nombreux… En ces temps compliqués pour les voitures sportives, Ford continue d’implanter un onctueux moteur V8 atmosphérique au sein de cette nouvelle Mustang. Un choix passion qui devrait mettre tout le monde d’accord (enfin presque).

Ford Mustang VII : non, ce n’est pas un restylage

Quand on regarde cette nouvelle Mustang, on ne peut s’empêcher de penser à un restylage de l’actuelle. Que nenni ! Si la plateforme technique a été partiellement conservée, tout change au niveau de la carrosserie. On note un porte-à-faux avant raccourci mais avec toujours ce long capot qui aboutit sur des phares full LED affinés et une grande calandre, encore plus ajourée. Les arêtes sont plus saillantes, ce qui donne un regard bien plus acéré. Les clins d’œil au passé sont toujours bien présents avec notamment un remodelage de la ligne Fastback et une calandre en trois parties (pour la GT). Des codes qui fonctionnent bien, notamment à l’arrière où l’on découvre un pli assez intéressant qui renforce le dynamisme. On appréciera aussi les ailes bien galbées, qui prennent superbement la lumière et qui renforcent le côté muscle car (ou pony car plutôt).

Par ailleurs, on retrouvera les deux silhouettes bien connues : le coupé Fastback et le cabriolet Convertible. Deux lignes iconiques et historiques qui s’associent toujours avec un habitacle avec quatre vraies places. En Europe, nous n’aurons que la version GT à moteur V8 atmosphérique. Pour d’autres marchés, il sera toujours possible de faire le choix du moteur 4-cylindres 2.3 litres EcoBoost. Notons aussi que le pack Performance sera livré de série, apportant d’office les jantes alliage de 19 pouces. Un atout stylistique intéressant. De nouvelles couleurs feront aussi leur apparition au catalogue : Blue Ember, Vapor Blue et Yellow Splash. Notons que le cabriolet disposera toujours d’une capote en toile déployable électriquement.

Un V8 plus puissant, mais pas seulement…

Pour l’heure, Ford ne communique pas sur la puissance du moteur V8 de la nouvelle Ford Mustang. Celui-ci évolue gagnant notamment une nouvelle admission, un nouveau modèle de papillon double corps, une direction plus directe, des suspensions revues et le talon pointe automatique. Une évolution d’autant plus appréciable grâce au pack Performance (de série donc) qui apporte le différentiel mécanique à glissement limité Torsen, un échappement à clapet actif, des freins Brembo aux quatres roues avec des disques de 390 et 355 millimètres et la suspension MagneRide qui analyse la route en temps réel pour optimiser l’amortissement et accroître le confort.

La Mustang VII proposera toujours le choix parmi plusieurs modes de conduite : Normal, Sport, Glissant, Dragster et Track. Ce dernier permet de paramétrer librement les différents réglages de la voiture. Aussi, la Mustang conserve ses transmissions actuelles. D’un côté, il y a la boîte manuelle à 6 rapports et de l’autre la boîte automatique, à 10 rapports. L’ensemble s’accompagne de nouvelles aides à la conduite articulées autour d’un régulateur de vitesse adaptatif intelligent. Un système actif contre les nids-de-poule est aussi présent tout comme une assistance FordPass, disponible 24 heures sur 24 en cas de vol. FordPass, c’est une application mobile qui permet de démarrer et d’arrêter à distance la voiture, d’activer la climatisation et d’accéder à différents paramètres à distance (comme les niveaux de carburant ou d’huile).

Un intérieur classiquement technologique

L’intérieur de la nouvelle Mustang n’a pas particulièrement de caractère. Il est d’ailleurs plutôt neutre dans sa présentation et ne reflète pas vraiment la sportivité. Positionnée comme une GT, la Mustang assume pleinement son positionnement et ne renie pas le confort. On découvre un habitacle qui semble assez lumineux, avec des finitions en net progrès. La planche de bord est classique dans son dessin. Elle se compose avant tout de deux écrans ; « fusion » d’une dalle de 12,4 pouces pour les compteurs et d’un écran central de 13,2 pouces qui accueille le système SYNC 4 mis à jour. Notons que l’affichage 3D est désormais de la partie et que le système audio B&O apporte pas moins de 12 haut-parleurs ainsi qu’un caisson de basse.

La connectivité a fait l’objet d’un travail assez conséquent. Pour l’occasion, Ford Motor Company a développé une toute nouvelle interface, s’appuyant sur le logiciel Unreal Engine 3D pour renforcer l’expérience. La marque américaine vise avant tout un public jeune, qui accorde davantage d’importance à la partie multimédia. Malgré tout, je reste assez sceptique sur cet intérieur peut-être un petit peu trop mainstream…

Mustang Dark Horse : elle ne manque pas d’ambition…

Enfin, si le prix de vente n’a pas été communiqué non plus, la Ford Mustang de septième génération pourra composer avec une inédite version Dark Horse. Elle dispose du moteur Shelby et de nombreuses améliorations mécaniques. Esthétiquement, elle se démarque par des phares à fond noir, une calandre noire, un aileron arrière fixe, une quadruple sortie d’échappement, des sigles Dark Horse et une peinture exclusive : le Blue Umber. Cette version plus puissante (qui devrait afficher autour des 500 chevaux) vise à développer ensuite des versions GT3, GT4 et même NASCAR. Une version S, allégée et encore plus efficace, permettra l’homologation de ces différentes versions sportives. Il sera donc possible de découvrir la nouvelle Mustang aux 24 Heures de Daytona dès 2024.

Pour le marché français, la Ford Mustang arriverait exclusivement avec le moteur V8, correspondant à la version GT. Fatalement, le malus « écologique » promet d’être faramineux mais on peut saluer l’audace de Ford de faire perdurer, aussi longtemps que possible, une telle motorisation au sein d’un modèle de la marque. Mais pour combien de temps encore ?

Source
Media.ford.com
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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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