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Et si vous achetiez une Ferrari Enzo aux enchères ?

Au Mondial de l’Automobile de Paris, en 2002, une supercar un petit peu particulière figurait sur le stand de la marque au cheval cabré. Hommage à Enzo Ferrari, ce modèle éponyme est immédiatement entré dans l’histoire. Tirant sa force de l’expérience en F1 de la marque italienne, la Ferrari Enzo affiche un design très moderne, aérodynamique et bien pensé. Digne héritière des Ferrari F40 et F50, elle en reprend l’exclusivité puisqu’elle n’a été produite qu’à 400 exemplaires. Aujourd’hui, je vous invite à découvrir l’une d’elles, de première main, qui sera proposée aux enchères le 5 novembre prochain, à Londres, lors d’une vente organisée par la maison RM Sotheby’s.

La Ferrari Enzo, une commémoration…

Lorsqu’elle a été présentée en 2002, la Ferrari Enzo a cristallisé l’attention. Le style est révolutionnaire, avec un nez très plongeant, inspiré de la Formule 1. L’objectif est avant tout aérodynamique ; il fallait offrir un maximum d’appui à haute vitesse, surtout un modèle dont la vitesse maximale est établie à 363 km/h. Pour la marque italienne, l’objectif a été de tutoyer l’excellence. Après tout, rien de plus normal pour un modèle qui porte le nom du Commendatore… Alors aucune concession n’a été faite. La Ferrari Enzo repose sur un plancher en fibre de carbone. Elle se montre encore plus performante et affûtée grâce à de nouvelles suspensions, des freins en carbone, de nombreuses aérations et un allègement important. Le fond est intégralement plat tandis que les belles performances en aérodynamique permettent de s’affranchir d’un aileron.

La ligne est époustouflante avec un porte-à-faux avant important, des portes en élytre et le moteur V12 en position centrale arrière. À bord, on trouve deux sièges baquets enveloppants, de couleur rouge et une planche de bord élégamment présentée. Il y a un côté très « mécanique » qui s’en dégage. Le volant est également particulièrement réussi. Inspiré par la F1 (de nouveau), il dispose d’un airbag central et de diodes qui s’allument en fonction des montées en régime. Car oui, la Ferrari Enzo et son moteur V12 atmosphérique s’apprécie particulièrement pour ses envolées lyriques jusqu’à 8 000 tr/m. Cependant, acheter une Enzo se méritait. Il fallait détenir plusieurs joyaux de la marque et – au minimum – avoir la carte grise d’une F40 ou d’une F50. Quand on aime…

Un moteur V12 iconique

L’arrière de la Ferrari Enzo apparaît presque classique face aux productions actuelles. Un arrière qui accueille quatre sorties d’échappement et des feux partiellement intégrés dans la carrosserie. Cette même composition a été réinterprétée sur la F430, un petit peu plus tard. Toujours est-il que la Ferrari Enzo se positionne comme une supercar, un titre qui lui permet de recevoir l’onctueux moteur V12 atmosphérique de 6.0 litres, délivrant 660 chevaux. Il est couplé à une boîte de vitesses séquentielle à 6 rapports.

Les performances sont au rendez-vous avec le 0 à 100 km/h en 3,6 secondes seulement et des reprises impressionnantes. Commercialisée en 2002 à la concession Ferrari d’Edgham, en Angleterre, la Ferrari Enzo que je vous présente ici a été livrée le 23 juin 2003. Sa configuration est classique mais indémodable : le rosso Corsa habille la carrosserie. Elle porte le numéro de châssis 132655. Son unique propriétaire a beaucoup roulé : en deux mois seulement, il avait déjà effectué près de 3 500 kilomètres à bord de sa Ferrari Enzo.

Durant la première année, cette belle Ferrari Enzo a même approché les 10 000 kilomètres au compteur. Peu de temps après, un accident a nécessité de ramener la belle chez Maranello pour y réaliser les réparations. Puisque c’est une voiture exigeante, ce bel exemplaire a fait plusieurs passages dans les ateliers Ferrari. En 2014, plus de 30 000 € de frais d’entretien ont été dépensés. La suspension avant a été démontée et lubrifiée et certaines pièces ont été changées, comme les pneus, les plaques de frein, le silencieux arrière, l’embrayage, la pompe de climatisation et même la batterie. Les factures sont régulières et tous les frais ont été assumés en temps et en heures. Depuis 2010, son propriétaire l’utilise nettement moins que par le passé. Actuellement, cette Ferrari Enzo totalise près de 72 000 kilomètres au compteur.

Combien ça coûte une Ferrari Enzo ?

La Ferrari Enzo fait partie de ces modèles mythiques de la marque. Au même titre que les F40 et F50, elle est entrée dans l’histoire. Elle n’a d’ailleurs été produite qu’à 399 exemplaires. Une ultime a été construite pour le Pape Jean-Paul II. Cette dernière a été vendue en 2015 pour plus de 6 millions d’euros. Sur le marché de l’occasion, les Ferrari Enzo sont très rares. Cet hommage au fondateur de la marque est hautement prisé par les collectionneurs, les puristes… Et les spéculateurs. Cet exemplaire, malgré un kilométrage plus élevé que la moyenne, a été estimé entre 1 800 000 £ et 2 200 000 £ GBP, soit entre 2 067 000 et 2 525 000 €. La maison d’enchères RM Sotheby’s proposera cet exemplaire à la vente le samedi 5 novembre 2022, à Londres. Nul doute que la somme pourrait s’envoler.

Précisons enfin que cet exemplaire est donc un modèle de première main. Il dispose d’un entretien à jour, d’un historique complet, de sa boîte à outils originale ainsi que de ses livres. Un collector absolu, donc.

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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