PratiqueVie quotidienne

5 idées reçues sur l’assurance auto

En France, tout véhicule motorisé doit être couvert par une formule d’assurance auto. Beaucoup d’automobilistes se plaignent du coût important qui en découle. Pourtant, il existe des astuces pour réduire le coût. Et sur ces points, les idées reçues ne manquent pas ! Dans cet article, nous allons passer en revue cinq idées reçues communément entendues à propos de l’assurance auto. Nous verrons si ces affirmations sont véridiques ou bien s’il s’agit de légendes urbaines… Ou pire, d’arnaques qu’il faut éviter à tout prix. Sans plus attendre, passons donc à l’étude de ces cinq rumeurs.

Les voitures rouges paient plus cher leur assurance

Il y a des légendes urbaines qui sont vraiment tenaces. L’une d’elles, encore pas mal ancrée, ce serait que les voitures rouges paieraient plus chère leur assurance auto. La raison invoquée ? Le rouge symboliserait la puissance, ce qui augmenterait potentiellement la prise de risque et donc le risque d’accident. Dans les faits, cette rumeur est totalement absurde puisqu’un assureur ne vous demandera pas la couleur de votre voiture au moment de vous assurer. Quid des voitures qui auraient un covering d’ailleurs ? L’origine de cette rumeur est inconnue mais elle remonte à très longtemps déjà. Pourtant, certaines concessions continuent de partager ces bêtises sur leurs réseaux sociaux. Sinon, sachez que la MAIF aide à comparer les assurances auto si vous cherchez une offre sympa, c’est d’ailleurs notre partenaire pour cet article !

On vous rassure, vous pouvez choisir la voiture de votre choix, sans avoir à vous soucier de son coloris. Il n’y aura pas d’incidence à ce sujet quant au montant de la prime d’assurance. En revanche, beaucoup d’autres paramètres rentrent en compte. Le choix du modèle, notamment, est déterminant. Si vous choisissez un modèle de voiture accidentogène, comme une Volkswagen Golf 6, vous paierez naturellement plus cher que pour une Renault Mégane. La raison est simple : les conducteurs de Golf sont plus susceptibles d’avoir de mauvais comportements au volant, les pièces coûtent plus chères, tout comme la main d’œuvre en cas de réparation.

S’assurer en second conducteur permet de faire des économies

Parmi les mauvaises idées, celle-ci arrive en tête. Beaucoup de jeunes conducteurs, pour faire des économies au moment d’assurer leur première voiture, font le choix de mettre le contrat d’assurance au nom de leurs parents. Le jeune permis s’assure alors en tant que second conducteur sur sa propre voiture alors qu’il est en réalité le conducteur principal. L’intérêt financier est bien réel… Mais la pratique est hautement interdite. Et surtout, elle est vraiment grillée… Les assureurs ne sont pas idiots. Lorsqu’un jeune conducteur est assuré en second conducteur sur une voiture fraîchement achetée, c’est qu’il y a possiblement une douille. Cette pratique est interdite en plus de ne pas présenter d’avantage réel dans la durée.

En effet, lorsque le jeune conducteur voudra (enfin) s’assurer à son nom, il démarrera d’office avec un coefficient de bonus/malus égal à 1. L’expérience acquise en tant que second conducteur n’est pas prise en compte. Il faut donc éviter cette pratique d’autant plus qu’elle est lourdement sanctionnée lorsque la fraude est révélée. Car si votre assureur n’est pas présent à vos côtés au volant, les enquêtes de voisinage et sur le terrain sont beaucoup plus fréquentes que vous ne le pensez. En cas d’accident, celle-ci est quasi systématique. Il est donc préférable d’éviter cette pratique faussement avantageuse mais vraiment risquée… Car si le jeune conducteur risque la radiation , son parent aussi. Être radié d’une assurance, cela engendre une surprime importante…

Il ne faut pas déclarer un petit sinistre pour éviter le malus

Au volant de votre voiture, vous vous apprêtez à faire un créneau et malencontreusement, vous heurtez légèrement la Suzuki Wagon située juste derrière. Même si l’on peut difficilement enlaidir cette mini-citadine, vous êtes une personne honnête et vous laissez vos coordonnées au propriétaire. Avec ce dernier, vous convenez de ne pas déclarer le sinistre à l’assurance et de régler les dommages entre vous, en payant les réparations suite aux dommages que vous avez causés. En effet, si les dommages sont inférieurs au montant de la franchise, alors l’idée peut sembler bonne. Cela vous évite également de devoir vous acquitter d’un malus qui augmentera de 25 % le montant de votre cotisation l’année prochaine.

Fondamentalement, ce n’est pas une mauvaise idée et rien ne vous empêche de réaliser cet arrangement. Seulement, cela fait en sorte qu’il n’y aura pas d’expert pour examiner le véhicule et déterminer les pièces à remplacer. S’il s’agit d’un choc très léger dans le pare-chocs, il est fortement probable que rien n’ait bougé derrière, surtout à très faible vitesse. Sinon, il est préférable de faire la déclaration à l’assurance. Cela permet à la partie adverse d’avoir une réparation faite dans les règles de l’art et surtout, d’être protégée. Cette fois, il ne s’agit donc pas d’une mauvaise idée mais elle être utilisée exclusivement pour des frottements minimes, qui n’ont pas plié d’éléments de carrosserie. Et surtout, si vous passez hors des assurances, ayez des traces écrites de tout versement d’argent. Cela évitera les malentendus malencontreux.

Les formalités administratives sont complexes pour changer d’assureur

En France, nous sommes les rois des formalités administratives. Toute démarche nécessite des formulaires imbuvables qui mettent des plombes à être traités dans des bureaux où les gens sont fatigués. Heureusement, dans certains domaines, de la simplification a été faite. La loi n*2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation est plus fréquemment appelée la loi Hamon. Celle-ci fait en sorte que tout contrat d’assurance (automobile ou non) peut-être résilié à tout moment dès lors qu’il a atteint un an d’engagement, sans frais et sans motif. C’est donc votre nouvel assureur qui se chargera d’accomplir toutes les formalités à votre place. C’est un gain de temps précieux.

Cela peut être l’occasion de changer d’assureur. Il existe une multitude de comparateurs en ligne pour trouver une formule plus avantageuse. Cependant, il semblerait que les français aient assez peu l’habitude à cela. Quand nous avons un contrat auprès d’un prestataire, nous avons tendance à ne plus chercher à en changer. L’assurance auto est souvent perçue comme une contrainte… Cela peut ôter l’envie de se plonger dedans à nouveau. Pourtant, il y a souvent de belles économies à faire. D’autant plus que les formalités administratives ne vous incombent plus !

Les formules Tous risques sont trop chères

Enfin, l’assurance Tous risques est la formule la plus importante proposée par les assureurs. Elle est aussi la plus chère car elle est la plus complète. La principale force de cette offre, c’est qu’elle vous permet d’être indemnisé sur les frais de réparation ou de remplacement de votre voiture en cas d’accident responsable. Lorsque l’on choisit une assurance auto au tiers, vous devez vous acquitter vous-même des frais de remise en état de votre voiture dès lors que vous écopez de 100 % des responsabilités d’un sinistre. Le Tous risques est donc intéressant lorsque l’on a une voiture qui a de la valeur et que l’on souhaite la protéger.

Avec le Tous risques, vous savez que vous ne serez pas sans voiture en cas de problème. Il faut donc prendre le temps d’étudier votre situation et vos finances, afin de déterminer si cette formule a du sens pour vous. Bien sûr, on peut passer du Tous risques au tiers (étendu ou non) lorsqu’une voiture perd de la cote au fil du temps. Cela permet de faire des économies.

Ce qu’il faut retenir

Maintenant, vous savez tout sur l’assurance auto. Il y a de nombreuses idées reçues auxquelles il ne faut pas nécessairement accorder de crédit… Car beaucoup sont fausses ! Avant tout choix, il faut prendre le temps de collecter les informations et de vérifier leur authenticité. Ce qui était vrai il y a vingt ans ne l’est plus nécessairement aujourd’hui. De même, nous vous déconseillons de rester plus de 10 ans chez un même assureur. À terme, les avantages s’amenuisent, ce qui perd beaucoup d’intérêt. Il est souvent préférable de régulièrement comparer les offres du moment afin de toujours rester sur les prix les plus bas, tout en ayant les garanties qui vous sont nécessaires Enfin, pensez à évaluer de temps à autre la valeur de votre voiture afin de déterminer si une formule Tous risques a vraiment toujours du sens… Toute économie est bonne à prendre !

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Bouton retour en haut de la page