
Présentée en novembre 2022, la Praga Bohema entre tout juste en production. Cette hypercar tchèque séduit par son design ultra musclé et son moteur V6 biturbo emprunté à la Nissan GTR. Mais surtout, elle revient sur un aspect fondamental : la réduction du poids ! Au programme donc, une voiture de course homologuée pour la route et fabriquée à la main par des équipes passionnées. Si le nom de Praga ne vous dit rien, pas de panique ! Cet industriel implanté à Prague officie depuis le début des années 1900. La production a beaucoup évolué au fil des années puisque sur les chaînes d’assemblage, il y a eu aussi bien des camions tout-terrain, que des avions, des chars d’assaut… Ou des supercars. Voici les principales informations à retenir sur cette géniale Praga Bohema.
Un style taillé pour la route
L’opération séduction est assez rapide… La Praga Bohema impressionne par son style très musclé, dicté par l’aérodynamique. Directement inspirée par la compétition, cette hypercar peut évoquer de grands noms, par ses lignes. On appréciera les ailes avant superbement galbées et cet arrière très profilé. Les lignes sont agressives mais sans aller dans l’excès. Les optiques sont incluses dans une découpe des ailes qui descend jusqu’au pare-chocs. Le profil paraît aussi cisaillé sur plusieurs aspects, si bien qu’il est complexe de définir tel ou tel élément de carrosserie. L’arrière est construit autour d’un épais bouclier fuyant. Les sorties d’échappement apparaissent sous l’aileron et sont au nombre de deux. Leur aspect bleuté traduit la présence de titane… Praga ne manque pas d’expérience en la matière puisqu’un modèle de course, la R1, participe à plusieurs championnats GT anglais.

La Praga Bohema est donc pleinement homologuée sur route ouverte. En matière d’aérodynamique, elle est capable de fournir 900 kg d’appui à 250 km/h. C’est davantage qu’une McLaren Senna par exemple ! Pour le constructeur tchèque, le défi est immense pour cette première hypercar de route. Pour parfaite la mise au point, Romain Grosjean, célèbre pilote de Formule 1, a été mis à contribution. Ben Collins, célèbre pilote britannique, a aussi participé à l’opération. Deux grands noms qui permettraient à Praga de « surpasser les attentes des clients », pour reprendre les termes de Tomas Kasparek, patron de Praga Cars. Pour l’aspect esthétique, c’est en tout cas un carton plein ! Ce road legal rappellera des souvenirs aux nostalgiques des hypercars d’antan…
Un moteur V6 biturbo pour la Praga Bohema
Actuellement, tout est mis en place pour favoriser le déploiement massif de la voiture électrique… Heureusement, certains continuent de miser sur la voiture à moteur essence et notamment pour les supercars ! La Praga Bohema accueille un moteur V6 biturbo directement tiré de la Nissan GT-R. Il a été préparé pour l’occasion et développe désormais 710 chevaux à 6 800 tr/m pour 725 Nm de couple. Une telle puissance peut apparaître « légère » pour une hypercar mais ce serait passer à côté de l’information essentielle que de penser cela ! La Bohema reprend le concept bien connu du light is right et n’affiche que 982 kg sur la balance. La puissance passe exclusivement sur les roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte séquentielle Hewland à 6 rapports. La vitesse de pointe excède alors les 300 km/h tandis que seulement 3,5 secondes sont nécessaires pour passer de 0 à 100 km/h.

Mais plus encore que des chiffres, ce sont des sensations que cette hypercar offrira. Elle a d’ailleurs bénéficié d’un travail complexe sur le châssis comme sur la motorisation. Les turbocompresseurs sont fournis par Litchfield Motors tandis que les pneus sont des Pirelli Trofeo R de 18 et 19 pouces, avec 305 mm de large à l’arrière. Sans surprise, la coque est en fibre de carbone, ce qui permet cette réduction de la masse. Moins d’une tonne pour une hypercar longue de 4,51 mètres, c’est une vraie prouesse. Pour l’anecdote, une Peugeot 208 Puretech 75 pèse 200 kg de plus.
Un intérieur vraiment surprenant
L’habitacle (ou plutôt le cockpit) de la Praga Bohema est assez surprenant. On découvre des sièges baquets très enveloppants qui semblent directement moulés avec la caisse. Ils disposent d’un revêtement en alcantara et de nombreux éléments sont en cuir. La position de conduite semble vraiment bonne. Il y a d’ailleurs de nombreux réglages possibles pour trouver la meilleure ergonomie. Le volant s’inspire lui aussi de la compétition. Plutôt compact, ils disposent d’un affichage en son centre qui centralise toute l’instrumentation ainsi que les commandes principales, comme celles des phares, des clignotants ou encore des essuie-glaces. L’ensemble est superbement surpiqué et respire la sportivité ! Le travail à la main permet une finition encore plus rigoureuse, en visant la meilleure qualité de fabrication possible.



Une quête d’excellence qui explique probablement le petit retard pris au moment de la commercialisation. Pour avoir la chance de vous offrir un exemplaire de cette hypercar assemblée en Slovaquie, il faudra débourser près de 1,3 million d’euros. Une somme colossale pour une marque encore assez méconnue hors de la République Tchèque. Chaque année, une vingtaine d’exemplaires devrait être produite, avec un spectre de personnalisation large. La production débute tout juste, avis donc aux amateurs de cette belle Bohema qui figure sans doute parmi les hypercars les plus légères actuellement en production !





