BenzinC'est à vendre !DécouvertesToyota

Et si vous achetiez une Toyota MR2 2.0 GTi16 ?

Si je vous demandais de me citer des voitures japonaises emblématiques des années ’80, vous me citeriez probablement la Toyota MR2 dans le top 10. Et pour cause, cette lignée visait à concurrencer les Fiat X1/9 et autres MX-5. En 1989, la seconde génération de la MR2 entre en scène. Un modèle qui connaîtra un immense succès. Beaucoup la considéraient d’ailleurs comme une mini-Ferrari. Nos amis de chez Benzin viennent justement d’ouvrir les enchères d’un somptueux exemplaire de 1991. Un modèle rouge et d’origine (c’est très rare) qui appartient en prime aux modèles dits Révision 1. Revenons un petit peu sur l’histoire de cette sportive mythique.

Ce qu’il faut, là où il faut

En Europe, nous n’avons pas connu la Toyota MR2 de première génération. Il aura fallu attendre 1990 pour que la nouvelle venue passe les frontières. Pour les pays francophones, le nom est d’ailleurs changé en MR, dans le but d’éviter les jeux de mots du tonton relou aux repas de famille… Cette Toyota MR2 de seconde génération évolue significativement. L’empattement s’allonge de 22 centimètres et la masse augmente de près de 200 kg. C’est pas rien. La ligne est aussi beaucoup plus sensuelle, avec des volumes bien posés. On conserve toutefois les phares pop-up, un gimmick incontournable des voitures des années ’80. La ligne est très élégante et on conserve la possibilité de retirer le toit, en deux parties, ce qui peut faire de la Toyota MR2, un modèle dit targa.

La Toyota MR2 se démarque aussi par son aérodynamique bluffante, avec un Cx de seulement 0,31. Une performance supérieure à celle de la Ferrari 348, qui était souvent qualifiée comme étant la source d’inspiration principale de la petite Toyota. Le style est sans prétention, avec des volumes bien posés et une dotation plutôt riche, avec notamment la climatisation de série. L’architecture est également intéressante avec le moteur en position centrale arrière, accessible depuis un capot supérieur, qui assure une parfaite répartition des masses (58 % à l’arrière). Cela rend la MR2 très équilibrée et sûre, tout en ayant le plaisir de rouler à bord d’une propulsion « à l’ancienne ».

Un moteur bien connu chez Toyota !

Au centre de la caisse, on découvre le moteur 3S-GE, développé en collaboration avec Yamaha et déjà présent sur la Celica. C’est un 4-cylindres en ligne qui a la particularité d’avoir les bougies au centre des chambres de combustion. L’exemplaire ici présenté échappe au catalyseur, ce qui lui permet de délivrer pas moins de 160 chevaux. Une puissance appréciable qui évoluera avec les révisions suivantes, avec notamment le système ACIS, qui permet d’optimiser la puissance et le couple grâce au débit variable de l’admission. Comptez 7,9 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. Mais surtout, on profite d’une belle sonorité et d’un agrément de conduite génial. Le rupteur est à 7 200 tr/m mais le moteur profite d’une grande souplesse.

Comme souvent chez Toyota, la fiabilité est excellente pourvu que l’entretien soit à jour. Et c’est justement le cas ici. Cette Toyota MR2 2.0 GTi16 de 1991 dispose d’un carnet d’entretien complet et de toutes les factures. Cette deuxième main profite en plus de la livrée de carrosserie rouge, qui est restée, durant quelque temps, la seule teinte disponible au catalogue. Elle dispose également de la boîte de vitesses manuelle à 5 rapports. Pour l’anecdote, une boîte auto à 4 rapports fut également proposée. Datant de 1991, cet exemplaire appartient aux modèles dits Révision 1, car elle a été produite entre 1989 et 1991. Elle n’est donc pas catalysée et dispose des « petites » jantes alliage de 14 pouces.

Sur certains marchés, et notamment au Japon, il y a même eu des versions turbo allant jusqu’à 245 chevaux. En France, nous n’avons eu que des versions un petit plus sages et atmosphériques, de 160, 156 ou 175 chevaux.

Offrez-vous un classique japonais

La Toyota MR2 est une voiture qui m’a toujours beaucoup intéressée. Mais c’est aussi un modèle devenu rare… Beaucoup d’entre elles ont malheureusement servi de base pour faire des répliques de Ferrari parfois hasardeuses. D’autres ont été préparées avec plus ou moins de succès… Au final, rares sont les exemplaires à avoir traversé les décennies aussi bien que celle-ci… Ce modèle a su conserver sa présentation d’origine, tout en disposant de son carnet d’entretien. Elle a même bénéficié de frais récents, comme le remplacement de la distribution, des quatre pneus, du système de freinage ou encore de la pompe à carburant. La peinture d’origine présente bien et ne présente que de rares défauts. L’intérieur n’est pas en reste avec une sellerie très bien conservée.

Autant dire que l’on plonge trente ans en arrière. La présentation est certes un peu austère mais l’ensemble est bien construit et présente plutôt bien. On découvre un levier de vitesses qui tombe parfaitement sous la main, un joli volant habillé de cuir et une très belle sellerie. Au niveau des soubassements, l’ensemble paraît très propre également avec une légère rouille de surface mais rien d’anormal pour une voiture de cet âge. Aussi, le carnet d’entretien précise la liste des opérations à effectuer à chaque révision en fonction du kilométrage. C’est juste génial d’avoir toujours cette documentation… Quant au fait qu’il s’agisse d’une version targa, cela vous permettra de profiter encore plus du plaisir de rouler cheveux au vent… Tout en ayant le confort d’un vrai coupé lorsque la météo se dégrade.

Pourquoi acheter cette Toyota MR2 ?

Les enchères ouvrent ce vendredi sur le site de Benzin. Vous pouvez donc dès à présent tenter de remporter ce joli coupé de 1991. La vente durera 9 jours et s’achèvera le lundi 25 mars 2024, à 21 h 15. Beaucoup de personnes devraient répondre présents tant l’engouement pour ce modèle est important. La Toyota MR2 est un petit coupé savoureux et très équilibré, qui séduit par son côté un peu décalé. Aujourd’hui encore, la MR2 continue de faire rêver et d’incarner ce que Toyota sait faire de mieux (hormis l’hybride bien sûr) : des voitures à la fois simples et amusantes à conduire. Là, vous avez l’opportunité rare de vous offrir un exemplaire dans un état remarquable. Alors pourquoi se priver ?

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Bouton retour en haut de la page