
La gamme Mini a été renouvelée il y a quelques mois, avec une toute nouvelle identité. Une petite famille qui ne comprend plus que deux modèles : la Mini « classique » en carrosserie à trois portes, avec des moteurs électriques ou à essence… Et le Countryman, un grand SUV long de 4,43 mètres qui vise clairement la famille. Le troisième membre de cette famille prend le nom d’Aceman. Il fait suite au concept-car éponyme, présenté il y a deux ans. Ce petit SUV a tout pour plaire. Son style tout en rondeur et ses beaux volumes le destinent pleinement aux petites familles mais pas que. Voici tout ce que vous devez savoir à propos de cette nouvelle Mini longue de 4,07 mètres. C’est certain : l’Aceman risque de faire mal dans ce segment ultra-concurrentiel.
Pourquoi un second SUV Mini ?
Bon, je vous l’accorde, un second SUV chez Mini, cela peut surprendre d’autant plus que la marque britannique a toujours eu une approche minimaliste, axée autour de petites voitures. Cela ne vous aura pas échappé, il y a un engouement massif pour les SUV. Comme pour les voitures classiques, il existe différents volumes et silhouettes de SUV. Le Countryman, c’est le grand SUV familial, qui entre pleinement en concurrence avec les Peugeot 3008 et Renault Austral par exemple. L’Aceman, qui intégrera bientôt le catalogue, est plus petit. Long de 4,07 mètres, il entre pleinement dans la catégorie des SUV urbains. On peut l’assimiler à une citadine surélevée.

C’est un secteur en plein boom et Mini, qui mise beaucoup sur les effets de mode, ne pouvait pas rester sur la touche. L’histoire de l’Aceman a débuté il y a deux ans avec un concept. La version de série, fraîchement dévoilée, en reprend l’immense majorité des traits. Au niveau du design, le Mini Aceman a été construit selon le principe fondamental d’une Mini : associer « des dimensions extérieures compactes à un maximum d’espace intérieur pour les passagers ».


Visuellement, l’avant s’articule autour d’une large calandre suggérée par un contour chromé, évasé sur la partie basse. Le bouclier, principalement en plastique sur la partie basse, renforce le côté baroudeur. Les optiques avant disposent de trois signatures lumineuses au choix. Un design faussement strict avec des angles arrondis. Ça fonctionne plutôt bien ! Le profil, immédiatement reconnaissable, s’ouvre sur une ligne sobre et bien exécutée, sans arêtes saillantes. Le toit, noir, permet d’épurer la ligne tout en la dynamisant. On découvre aussi de nouvelles jantes, dont le diamètre varie entre 17 et 19 pouces. À l’arrière, trois choix également pour la signature lumineuse. Les feux ont un design superbe, avec un dégradé de tons. Pour le reste, les traits sont assez classiques chez Mini. Une belle gueule en somme !
À bord : l’éclairage fait tout !
Le Mini Aceman bénéficie des derniers apports de la marque pour l’intérieur et notamment le concept du Charismatic Simplicity. Derrière les termes du département marketing, il y a une approche minimaliste et la centralisation des informations autour du grand écran tactile central circulaire à technologie OLED, de 9,4 pouces. Il intègre aussi le nouveau système Mini Operating System 9, qui réagit aux commandes vocales comme au toucher. Mini s’est inspirée de l’intuitivité des smartphones.

Mini mise aussi beaucoup sur les éclairages d’ambiance. Huit modes, qualifiés « d’expériences » sont présents. L’éclairage est diffusé aussi bien au niveau du toit, que des motifs de la planche de bord, des contre-portes ou de la boîte à gants. Des coquetteries qui s’accompagnent d’une belle sellerie, avec des surpiqûres rouges. Sur la partie basse de l’écran, on trouve également la Toggle Bar, qui permet de personnaliser des menus d’affichage, en fonction des éléments les plus utilisés. Le sélecteur de vitesses prend discrètement place juste en dessous, avec une petite molette. C’est plutôt discret et bien pensé même si l’ergonomie est difficile à percevoir en photo.

Sur ce modèle de présérie, on découvre une sellerie à dominante bleue. Cela jure un peu avec la carrosserie rouge mais cela démontre aussi qu’il y aura sans doute un large choix de teintes ! Et ça, c’est plutôt un incontournable pour une marque comme Mini, qui joue à fond la carte de la personnalisation.
Un Mini Aceman exclusivement électrique
Sans trop de surprise, Mini a fait le choix du 100 % électrique pour son nouveau SUV. Dans ce segment, c’est une pratique assez courante d’autant plus que la demande est très forte. L’offre est constituée autour de deux versions que voici, qui prennent les noms de Aceman E et Aceman SE. Ces deux versions se démarquent par leur puissance mais aussi par la capacité de la batterie… Et donc l’autonomie.
| Mini Aceman E | Mini Aceman SE | |
|---|---|---|
| Énergie | Moteur électrique | Moteur électrique |
| Puissance | 135 kW / 184 chevaux | 135 kW / 184 chevaux |
| Couple | 290 Nm | 330 Nm |
| 0 à 100 km/h | 7,9 secondes | 7,1 secondes |
| Vitesse maximale | 160 km/h | 170 km/h |
| Batterie | 42,5 kW | 54,2 kW |
| Consommation mixte | 14,1 à 14,9 kWh/100 km | 13,9 à 14,8 kWh/100 km |
| Autonomie | 294 à 310 km | 382 à 406 km |
| Prix d’appel | 36 000 € TTC | 40 000 € TTC |

Une offre assez classique donc, associée à de petites batteries. Cela a l’avantage de réduire la masse et donc la consommation. L’autonomie pourra aller jusqu’à 406 kilomètres, en cycle WLTP, pour l’Aceman SE. C’est plutôt dans la fourchette basse pour le segment. De même, la puissance de charge reste basse, avec 75 kW pour l’Aceman E et 95 kW pour l’Aceman SE. Il serait malgré tout possible de recharger la batterie de 10 à 80 % en 30 minutes, si toutes les étoiles sont alignées. Mini aurait aussi effectué un travail portant sur le dynamisme de ce petit SUV. La direction se veut très directe tandis que le freinage aurait été optimisé. De même, les nombreuses aides à la conduite seront là pour appuyer ce dynamisme. Il y a plusieurs de modes de réglages pour les suspensions, qui déterminent aussi les limites d’intervention de l’antipatinage. À tester en vrai…
Un Mini Aceman sans bonus… pour l’instant !
La commercialisation du Mini Aceman débutera en début d’année 2025. À son lancement, la production sera intégralement chinoise, ce qui l’empêchera donc de faire profiter ses acheteurs du bonus écologique… En 2026, la production retournera dans l’usine d’Oxford, en Angleterre, pour assurer la production des exemplaires européens. Le petit SUV deviendra alors éligible au bonus écologique. Commercialisé à partir de 36 000 €, l’Aceman a toutes les chances de séduire. Il a une bonne bouille et s’inscrit pleinement dans la longue tradition Mini. Alors bien sûr, le choix du tout-électrique divisera ; c’est certain. Malgré cela, il y a fort à parier que le Mini Aceman trouvera sa place dans le segment des SUV urbains.










