Il y a quelques mois, nous assistions à la présentation de la nouvelle Lancia Ypsilon. Je dois le reconnaître, j’avais eu un petit coup de cœur pour cette nouvelle citadine italienne. C’est donc avec grand plaisir que nous avons répondu à l’invitation de la marque pour prendre le volant de l’Ypsilon. Dans un premier temps, je vous propose notre retour complet à propos de la version électrique. S’agit-il simplement d’une Peugeot 208 rebagdée comme bon nombre de personnes le craignent ? Lancia a-t-elle opéré un véritable travail de fond ? C’est ce que je vous propose de découvrir à travers notre retour d’expérience complet et une prise en main sur un maximum de terrains différents.
Fiche technique Lancia Ypsilon Elettrica 156
| Dimensions | 4,08 x 1,76 x 1,43 mètres |
| Poids | 1 561 kg |
| Transmission | Traction |
| Boîte de vitesses | Automatique, 1 rapport |
| Commercialisation | Depuis 2024 |
| Moteur | Électrique synchrone à aimant permanent |
| Puissance | 156 chevaux |
| Couple | 260 Nm |
| Batterie | 51 kWh bruts, 48 kWh utiles |
| Autonomie | 403 kilomètres cycle WLTP |
| Consommation mixte | 14,5 kWh aux 100 kilomètres |
| 0 à 100 km/h | 8,2 secondes |
| Vitesse maximale | 150 km/h |
| Prix | Dès 34 800 € |
Essai vidéo de la Lancia Ypsilon électrique
Un renouveau attendu
Les italiens sont assez chauvins. Ils sont généralement assez amoureux de leurs marques automobiles nationales et cela se comprend assez facilement. Ils ont notamment Alfa Romeo, Abarth, Fiat ou encore Maserati… Lancia n’a jamais vraiment quitté le marché italien. L’Ypsilon était toujours le deuxième modèle le plus vendu l’année dernière. Preuve en est que, malgré les années qui passent, la petite italienne avait encore de solides arguments à faire valoir. Pour sa renaissance sous l’ère Stellantis, Lancia a mué ; c’est indéniable. Le premier modèle dévoilé, c’est donc l’Ypsilon, prévue pour cette fin d’année 2024. Suivra en 2025, l’Ypsilon HF ; la version sportive. En 2026, ce sera le SUV Gamma du segment C puis sa déclinaison sportive l’année d’après et enfin la Delta. Cela fait déjà un programme assez dense pour une marque qui se réinvente totalement.

Seulement, Lancia ne part pas d’une page totalement blanche non plus. Le concept-car Pu+Ra a donné la direction stylistique et elle s’inspire clairement de l’ADN de la marque. Elle inaugure de nouveaux codes stylistiques qui trouvent écho dans le passé de la marque… Et quel héritage ! Lancia a commercialisé une multitude de modèles à succès durant des décennies avec toujours une qualité remarquable et un compromis savoureux entre confort et dynamisme.



La nouvelle Ypsilon a été construite avec la volonté d’honorer cet héritage tout en profitant de la dynamique du groupe Stellantis. Comme nous l’évoquait Valéry Jeulin, directeur marketing de Lancia : « chaque marque s’approprie la plateforme ». Même si Lancia assume parfaitement avoir opté pour la plateforme CMP (commune avec les Peugeot 208 et Opel Corsa notamment), elle confirme avoir opéré un travail tant sur le fond que sur la forme. Voyons ce que cela donne concrètement, déjà en matière de design.
La quatrième promesse…
Le retour de Lancia est construit autour de quatre « promesses », qui dictent l’ADN de la marque. Il y a le plaisir de conduite, la technologie, l’électrification et l’élégance. Les voitures italiennes ont toujours été un symbole de beauté, à l’exception peut-être du Fiat Multipla mais cela est purement subjectif (oui, hein !). La nouvelle Ypsilon, malgré sa base CMP, a donné une certaine liberté aux designers et ingénieurs, notamment en matière de gabarit. Il a été décidé d’aboutir sur un modèle long de 4,08 mètres, qui se positionne en plein cœur du segment citadin.

À l’avant, l’élément structurant est le calice (prononcez « calitché »). Il s’agit d’une sorte de T noir brillant qui s’étend sur toute la largeur, avec une verticale au centre. Cela structure la face avant, en intégrant harmonieusement le nom de la marque ainsi que la signature lumineuse. Pour le coup, cela offre une certaine singularité même si certains de nos collègues trouvent une forme de parenté avec une célèbre marque allemande. Les optiques Full LED Matrix sont placées en dessous. On découvre un pare-chocs aux traits assez épurés et ça marche bien. L’originalité est au rendez-vous et l’Ypsilon a véritablement trouvé son style. À mon sens, elle fait partie des voitures que l’on apprécie davantage en vrai qu’en photo. Les volumes sont bien placés et la palette de couleurs est vraiment canon.
L’Ypsilon attire les regards…
À l’occasion des essais de la Lancia Ypsilon, nous avions un large choix de configurations. Notre cœur s’est porté sur le modèle vert Jade. Un joli vert assez pâle, proposé avec la finition LX et combiné avec l’intérieur optionnel Ruggine, facturé 950 € en supplément. Autant dire qu’une telle configuration est particulièrement audacieuse et qu’elle permet d’apprécier pleinement les choix opérés par la marque en termes de design. Le profil de notre Ypsilon est joliment dessiné. On découvre des arches de roue peintes en noir brillant, de jolies jantes de 17 pouces avec un design diamanté.
On appréciera aussi la présence du toit noir, qui épure la ligne. À l’arrière, le blason Lancia apparaît sur les montants C, à la manière d’une signature. À quelques centimètres, on y découvre aussi les poignées de porte arrière, qui sont imbriquées et assez complexes d’accès. Pas de ligne forte sur le côté, mais des décrochés voluptueux qui permettent de bien prendre la lumière. Autour d’Avignon, la météo était au beau fixe et les rayons de soleil ont permis d’apprécier bien des nuances de la jolie carrosserie jade de notre Ypsilon.

À l’arrière, le design a été construit autour d’un élément savoureux ; un épais bandeau noir brillant qui incorpore deux optiques circulaires. L’évocation est claire : on y retrouve une stylisation intelligente de ce que l’on pouvait trouver sur une reine des rallyes : la Stratos. Cela donne un arrière assez musclé. Autre élément sympa, le logo Ypsilon stylisé, façon écriture manuscrite, qui apporte une touche de raffinement supplémentaire. C’est donc un joli design, qui s’apprécie pour le souci accordé aux détails. De beaux renflements, des découpes soignées, des textures, des formes… On sent bien que les designers ont pris du plaisir à dessiner l’Ypsilon, c’est indéniable. L’élément qui me plaît moins, c’est le bouclier arrière et son épais trait noir brillant, au-dessus de la plaque d’immatriculation. Qu’en dîtes-vous ?
Des couleurs et des minéraux
La palette de couleurs de la Lancia Ypsilon fleure bon la dolce vita. Elle tire son inspiration des couleurs de l’Italie et proposent un choix parmi six teintes qui évoquent directement des minéraux. Concrètement, on retrouve trois teintes relativement classiques, à savoir le blanc, le gris et le noir, qui prennent le nom de blanc Marmo, gris Granito ou encore noir Ardesia. Vous aurez aussi le choix parmi trois coloris signatures, à savoir le bleu Lancia, l’Oro ou encore le vert Giada (qui équipe notre superbe exemplaire d’essai). La teinte proposée de série est justement cette peinture Oro (avec le toit couleur carrosserie). Pour toutes les autres, il faudra prévoir un supplément de 950 € et même 1 100 € pour assortir la teinte avec le toit de couleur noir.
| Illustration | Couleur | Prix | Prix avec toit noir |
|---|---|---|---|
![]() | Bleu Lancia B4U / B7M | 950 € | 1 100 € (série sur Cassina) |
![]() | Gris Granito AI1 / B7J | 950 € | 1 100 € |
![]() | Noir Ardesia AC1 | 950 € | / |
![]() | Blanc Marmo B4R / B7H | 950 € | 1 100 € |
![]() | Oro B4T / B7L | 0 € (série sur Ypsilon et LX) | 1 100 € |
![]() | Vert Giada B4S / B7K | 950 € | 1 100 € |



La Lancia Ypsilon est proposée avec trois niveaux de présentation dont voici un court descriptif, mettant en avant les principales différences :
- Ypsilon : jantes alliage 16 pouces, feux automatiques Full LED, passages de roues texturés, écran central 10,25 pouces avec système d’infodivertissement SALA, Apple CarPlay et Android Auto sans fil, support Tavolino, accoudoir avant, climatisation automatique, régulateur de vitesses, reconnaissance des panneaux de signalisation et démarrage sans-clé ;
- LX : Ypsilon + jantes alliage 17 pouces, passages de roues noir brillant, vitres arrière électriques, éclairage d’ambiance 8 couleurs, sièges Premium en velours gris, chargeur à induction pour smartphone, ports USB type C, rétroviseurs rabattables électriquement, caméras avant et arrière, détecteur d’angles de morts, modes de conduite ;
- Cassina : LX + jantes alliage 17 pouces Scuro, tablette multifonction siglée Cassina, siège conducteur chauffant et massant, sièges Premium en Velours bleu Lancia, tapis de sol spécifiques, conduite autonome de niveau 2.
Un intérieur comme à la maison !
Maintenant, passons à bord de la Lancia Ypsilon Elettrica qui nous a été confié. Et là, il y a véritablement l’effet « Wahou ». Le premier élément qui frappe, c’est la sellerie. Sur notre exemplaire, nous avons l’ambiance Ruggine (option à 950 €), qui permet d’avoir un revêtement de siège en velours. Ruggine, c’est un mot italien que l’on peut traduire par « rouille », en français. Mais c’est moins sexy. Néanmoins, cela qualifie plutôt bien le rendu de cette superbe couleur. Le velours a souvent été considéré comme désuet mais Lancia a tenu à le remettre au goût du jour.
On découvre alors de superbes selleries qui ont un cachet bien réel. Sur les finitions « classiques » de l’Ypsilon, nous avons le choix entre un velours noir ou rouille. Sur l’édition limitée Cassina, il est même possible d’avoir ce Velours de couleur bleu. Autant dire que Lancia a osé la couleur et cela fait plaisir à voir. De toutes manières, l’héritage de la marque allait dans le sens de la couleur. On ne peut que se remémorer les sublimes ambiances intérieures que l’on pouvait trouver sur divers coupés et berlines de la marque, à la belle époque.
| Ambiance intérieure | Indication & prix |
|---|---|
![]() | Sellerie Tissu Noir Ossidiana (série sur finition Ypsilon) |
![]() | Sellerie Velours Gris Anthracite (série sur finition LX) |
![]() | Sellerie Velours Ruggine (option à 950 € sur LX) |
![]() | Sellerie Velours Bleu Lancia (série sur finition Cassina) |
L’Ypsilon s’offre aussi une très belle planche de bord. Parmi les quatre « promesses » de la marque, il y avait aussi la technologie. Et sur ce point, Lancia a mis le paccheto. Le volant offre une excellente prise en main tandis qu’on découvre deux beaux écrans. Le premier (de 10,25 pouces), placé derrière le volant, centralise toute l’instrumentation. Le second, au centre, d’un diamètre de 10,25 pouces également, accueille le système SALA (pour Son, Air, Lumière, Augmentation). L’interface est réussi et il y a une bonne fluidité. Un peu plus bas, on découvre le Tavolino. C’est un terme italien qui se traduit par table basse. C’est un support circulaire et plat, sur lequel vous pourrez disposer le contenu de vos poches et même mettre votre smartphone en charge grâce au support à induction. C’est fonctionnel et bien pensé, en plus d’être assez inédit.




J’apprécie aussi beaucoup les différents revêtements de la planche de bord. Lancia a opéré un travail conséquent en jouant sur les motifs et les textures. Cela fonctionne bien. Mention spéciale aussi pour la molette qui permet d’ouvrir ou d’obstruer les aérations. Cela a le mérite d’être original tout en épurant le design. Les sièges en Velours peuvent déstabiliser de prime abord mais ils tiennent parfaitement leur promesse, avec un toucher agréable et un superbe maintien. En matière d’équipements, nous sommes sur une dotation relativement riche pour le segment. La marque italienne se positionne pleinement dans le Premium ; elle en reprend donc les codes et cela fonctionne bien !

Dans les faits, les selleries colorées apportent un énorme plus, renforçant le côté premium. Sur l’entrée de gamme Ypsilon, il faut se contenter d’une sellerie en tissu noir dont le principal intérêt est de vous pousser à choisir la finition supérieure LX. Celle-ci vous offrira d’office une sellerie en Velours anthracite, qui rend déjà très bien. Si 950 € traînent sur votre compte, vous pourrez alors vous offrir le Velours couleur rouille. Et là, cela a été notre petit coup de cœur. Quant à la finition Cassina (en édition limitée), la sellerie en Velours bascule en bleu, avec des habillages en cuir bleu. Et là encore, c’est original et particulièrement élégant. Lancia a cherché à atteindre les standards du segment supérieur.

À bord, il y a un côté assez cocon qui se dégage, on s’y sent vraiment très bien. À tel point que l’on oublie rapidement que nous sommes sur une plateforme technique commune avec la Peugeot 208. Quelques éléments le rappellent toutefois, comme le sélecteur de vitesses traditionnel. On retrouve également de nombreuses commandes physiques, ce qui est plutôt bien en matière d’ergonomie. Le système d’infodivertissement SALA permet de personnaliser l’interface, d’accéder à des fonctions vocales, de jouer sur l’éclairage. Si le GPS est plutôt bon, on regrettera l’absence d’un planificateur de trajet avec la gestion de la recharge. Forcément, les plastiques sont assez durs dans les parties basses. Mais peut-on se plaindre de cela sur ce segment ?
Deux motorisations au choix
Lancia a fait le choix de restreindre sa gamme en ne proposant que deux motorisations au choix. La version sportive HF arrivera l’année prochaine donc je ne m’étendrais pas dessus (même si je l’attends avec impatience…). Revenons sur l’existant ; c’est déjà pas mal. Pour son lancement, la Lancia Ypsilon est proposée avec deux technologies bien différentes. D’un côté, nous avons une motorisation micro-hybride, avec un système 48 Volts et un moteur électrique de 28 chevaux qui prend place au sein de la boîte de vitesses automatique eDCT6. Elle prend le nom de Lancia Ypsilon Ibrida.

Cette variante développe une puissance totale de 100 chevaux. Il s’agit bien sûr du moteur PureTech de nouvelle génération, avec une chaîne de distribution. Nous avons pu essayer cette version hybride, nous vous proposerons son essai un peu plus tard. La marque a bien sûr envisagé d’implanter la variante de 136 chevaux. Mais dans un but de cohérence de gamme (et de rentabilité), c’est la version de 100 chevaux qui a été retenue. Et en vrai, ça marche plutôt correctement !

Quant à la Lancia Ypsilon Elettrica, comme son nom le laisse supposer, est une version 100 % électrique. Et c’est justement celle que nous vous présentons plus en détails à l’occasion de cet essai. Après avoir essayé les deux versions, il apparaît assez clairement que la version électrique est la plus intéressante, à tous les niveaux, que ce soit en matière de positionnement tarifaire, de design ou même de puissance. Par rapport à la version hybride, elle s’identifie à ses « caches » placés à l’avant, qui servent d’entrée d’air pour son homologue thermique. Un seul niveau de puissance est proposé.

On retrouve naturellement le moteur synchrone à aimant permanent, d’une puissance de 156 chevaux. Il est couplé à une batterie lithium-ion, technologie NMC, d’une capacité brute de 51 kWh et utile de 48 kWh. Un ensemble déjà existant chez Stellantis mais adapté et optimisé pour l’Ypsilon. La marque italienne a d’ailleurs travaillé sur quatre axes principaux : la suspension, le calibrage de la direction, l’élargissement des voies (de 24 millimètres) et l’insonorisation. Maintenant, voyons ce que cela donne sur la route…
La Lancia Ypsilon Elettrica sur la route
Maintenant, prenons place à bord de notre belle Ypsilon de couleur verte. Je dois le reconnaître, j’attendais ce moment avec une certaine impatience. Déjà, on sent un réel bien-être à bord. D’ailleurs, SALA, ça signifie « salon » en italien et c’est plutôt ce que l’on ressent, bien engoncé dans ces sièges en Velours, avec la table basse juste devant et l’écran au-dessus. Notre modèle s’élance avec un silence remarquable. Ce qui frappe, c’est véritable ce travail d’insonorisation, largement plus poussé que sur la Peugeot 208 pareillement motorisée. Pour atteindre un tel résultat, la marque italienne a renforcé la partie accoustique au niveau des passages de roue, du capot et des contre-portes. Des joints renforcés ont aussi été employés. Et le résultat est là. Les bruits de roulement sont largement atténués ; c’est très agréable et surprenant sur ce segment.
On notera que les voies ont été élargies et que la direction a été recalibrée. Le feeling est légèrement différent de celui d’une 208 électrique. À vrai dire, la conduite s’avère agréable avec une bonne position de conduite et un bon dynamisme. Le toucher de pédale est très bon et les accélérations sont franches, sans être exceptionnelles puisqu’il faut tout de même 8,2 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. C’est seulement une seconde de mieux que la version hybride de 100 chevaux. Dans les faits, la Lancia Ypsilon Elettrica n’a aucune vocation sportive. Son châssis est bon, sa direction est efficace, surtout en mode Sport. L’amortissement est aussi convaincant, absorbant bien les aspérités de la route. C’est ni trop ferme, ni trop souple, ce qui permet de préserver un bon confort.

Mais cela ne fait de la Lancia Ypsilon Elettrica une sportive, bien au contraire. La citadine italienne préfère largement les promenades tranquilles, même à bon rythme. Lorsque l’on hausse la cadence, le poids se fait assez vite ressentir tandis que les aides empêchent tout excès d’optimisme. De même, nous avons pu tester le modèle sur les petites routes sinueuses des Baux-de-Provence. L’Ypsilon s’en sort admirablement bien même si le typage confort prime sur la sportivité pure. La direction remonte bien les informations mais les performances demeurent encore timides.

Néanmoins, nous avons aussi pu essayer la version micro-hybride l’Ypsilon, de 100 chevaux. Je dois reconnaître que cette seconde version m’a nettement moins convaincu. Plus rugueuse, elle colle moins à l’image de l’Ypsilon. J’ai la sensation que cette version a été introduite dans le but d’offrir un prix d’appel, ce qui explique aussi pourquoi la variante de 136 chevaux n’a pas été commercialisée. La version électrique demeure supérieure en tout point, que ce soit en agrément ou en confort. Elle se montre aussi économique à l’usage avec une consommation mixte théorique de 14,5 kWh aux 100 kilomètres. Côté autonomie, on peut tabler sur une autonomie WLTP d’environ 400 kilomètres, en ayant le pied suffisamment léger.

Concernant la recharge, l’Ypsilon accepte jusqu’à 100 kW. Comptez 24 minutes pour passer de 20 à 80 % de charge depuis une borne rapide. De série, on trouve un chargeur embarqué 7 kW qui permet une recharge complète en 7 heures et 33 minutes. En option, le chargeur 11 kW permet d’abaisser la durée à 5 heures et 4 minutes. Notons que la pompe à chaleur est également facturée en option à 550 € sur les finitions Ypsilon et LX. Elle est de série sur Cassina. Notons que le configurateur est déjà accessible en ligne.
Une simple Peugeot 208 rebadgée ?

Forcément, lorsque Lancia a annoncé son retour, cela a été fait en grandes pompes, avec un joli concept-car prometteur. Lorsque l’Ypsilon a été présentée, beaucoup ont craint qu’il s’agisse d’un pur produit marketing. Même si la plateforme CMP est commune avec celle de la Peugeot 208, le travail opéré par Lancia s’apprécie vraiment. Côté design, la patte Lancia est bien perceptible, que ce soit au niveau du design ou même de son intérieur, qui a été largement retravaillé. On ressent bien que les designers et ingénieurs n’étaient pas dans une optique d’adaptation mais bien de création et cela fait toute la différence. Alors bien sûr, cela n’empêchera pas certains d’y voir une simple adaptation premium de la 208 et fondamentalement, ce n’est pas faux à 100 %… Mais cette Lancia Ypsilon Elettrica a pleinement sa place dans le paysage automobile français (et italien naturellement).
Le mot de la fin
La Lancia Ypsilon Elettrica est vendue à partir de 34 800 € en finition d’appel, avant déduction du bonus. Pour un modèle équipé de la finition haute LX, à l’image de notre modèle, le prix demandé est de 37 800 €. Un prix que je trouve relativement bien placé, notamment par rapport à ses concurrentes. Ci-dessous, vous trouverez un court récapitulatif de la gamme tarifaire.
| Finition | Ypsilon Ibrida | Ypsilon Elettrica |
|---|---|---|
| Ypsilon | 24 500 € | 34 800 € |
| LX | 27 500 € | 37 800 € |
| Cassina | 28 000 € | 39 500 € |

























