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Une pièce détachée PIEC : c’est quoi ?

Réparer une voiture, cela peut vite coûter très cher. Vous avez sans doute déjà entendu parler des pièces détachées dites PIEC sans réellement savoir de quoi il s’agissait. Sur cette page, nous allons revenir sur cette notion en décryptant ces initiales mais aussi en listant les pièces éligibles et celles qui ne le sont pas. Ces pièces de ré-emploi, ont pour principal intérêt de permettre de faire des économies en valorisant des éléments qui peuvent être ré-utilisés sans risque. Derrière cette démarche, il y a aussi un aspect écologique intéressant. Vous le verrez, c’est une démarche qui profite à tout le monde et qui peut permettre d’alléger considérablement vos dépenses avec la possibilité de faire jusqu’à 75 % d’économies. D’ailleurs, vous saviez qu’un réparateur pouvait être tenu de vous proposer ces pièces ?

PIEC : une démarche durable et économique

Avant tout, une pièce détachée dite PIEC signifie qu’il s’agit d’une pièce d’occasion qui peut avoir été reconditionnée, c’est-à-dire remise à neuf ou vendue telle quelle. Concrètement, la pièce est collectée puis revendue directement afin d’être montée sur une voiture. C’est surtout le cas pour les pièces qui ne sont pas soumises à une usure rapide. Dans certains cas, la pièce est récupérée afin d’être entièrement rénovée pour qu’elle puisse ensuite être montée sur un véhicule, c’est souvent le cas des turbocompresseurs par exemple. Certaines s’altèrent très peu, ce qui permet leur revente directe, à moindre coût !

La pièce usagée est également collectée afin d’être restaurée à son tour ou bien d’être revendue de manière directe, après examen. Ce processus a l’avantage de permettre de faire un maximum d’économies puisque les pièces sont nettement moins onéreuses que ce qui est proposé sur le marché du neuf. Ces pièces proviennent généralement des casses automobiles, ce qui permet de valoriser un maximum de composants sur ce marché de la pièce de réemploi, auprès d’interlocuteurs tels que back2car.

Une pièce PIEC est parfois confondue avec une pièce détachée d’occasion. En fait, il faut nuancer le propos… Une pièce PIEC peut être une pièce d’occasion mais ce n’est pas systématique. Pour certains éléments plus sensibles, une remise en état par l’intermédiaire d’un reconditionnement complet est effectuée, accompagnée d’une vérification poussée. Dès lors, la pièce en question dispose des mêmes propriétés qu’une pièce neuve. Son aspect peut être plus ou moins altéré mais elle est parfaitement sécurisante et peut être montée sans problème sur un véhicule. C’est pour cette raison que les pièces d’usure classiques ne sont pas éligibles. C’est par exemple le cas des plaquettes de frein ou des pneus ainsi que tout ce qui touche à la direction ou aux trains roulants. Récapitulons tout cela dans un tableau.

Pièces éligibles PIECPièces non-éligibles PIEC
Éléments de carrosseries
Garnitures intérieures
Optiques
Certains composants mécaniques/électriques
Selleries
Trains roulants
Freinage
Éléments de liaison au sol
Vitrages collés
Éléments de carrosseries inamovibles

Proposer des pièces PIEC, c’est obligatoire !

Tout professionnel de la réparation automobile doit informer ses clients sur la possibilité de monter des pièces détachées PIEC lorsque cela est possible. Une mesure qui est même inscrite dans l’article L224-67 code de la Consommation. Ce devoir d’information doit être indiqué clairement, tant sur le site internet que dans l’atelier, de manière visible. En cas de refus d’utiliser des pièces de réemploi, cela doit aussi être affiché de manière claire. Dans les faits, il y a quelques cas où la proposition de ces pièces est facultative. C’est notamment le cas pour les prestations gratuites, celles réalisées dans le cadre de la garantie contractuelle ou d’un rappel constructeur ou bien si les délais de disponibilité ne sont pas en adéquation avec la durée d’immobilisation prévues. Une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 € pour une personne morale peut être infligée dans le cas du non-respect de ces dispositions.

Quelle garantie pour une pièce PIEC ?

L’un des atouts majeurs des pièces d’échange standard est qu’elles bénéficient, dans la plupart des cas, des mêmes garanties que les pièces neuves. Cette garantie peut aller de 12 à 24 mois, selon les marques et les distributeurs. Certaines plateformes, comme Back2Car, proposent même une garantie à vie. Cela représente un gage de sérénité pour les automobilistes, car ils savent qu’en cas de problème, la pièce pourra être remplacée ou réparée sans frais supplémentaires. C’est donc plutôt sécurisant et rassurant. D’ailleurs, nous constatons que de plus en plus d’automobilistes font le choix de ces pièces de seconde main. Parfois, cela peut même permettre de sauver une voiture accidentée en réduisant les coûts de remise en état ! Vous profiterez d’une bonne disponibilité de pièces, de la livraison rapide et du sentiment d’avoir fait un geste pour l’environnement.

Pour un moteur, par exemple, l’économie peut se chiffrer en milliers d’euros, ce qui n’est pas négligeable, surtout pour les véhicules plus anciens où l’achat d’une pièce neuve pourrait être disproportionné par rapport à la valeur du véhicule. Tout le monde y trouve donc son compte. L’impact environnemental réel est plus difficile à percevoir en fonction des situations… Mais nous sommes dans une phase de renouvellement massif du parc automobile français. Les centres de démolition (VHU) sont plus remplis que jamais. Il y a donc un réel intérêt à valoriser ces pièces. Le saviez-vous ? En France, il y aurait environ 1 700 casses automobiles réparties sur tout le territoire. Notons que les PIEC proviennent uniquement de centres VHU agréés par l’État. Le centre s’engage également à respecter un certain taux de recyclage.

Peut-on refuser des pièces de réemploi ?

Absolument ! En tant que client, le professionnel qui assure l’entretien et/ou les réparations de votre voiture est tenu de vous proposer des pièces de réemploi certifiées PIEC dans la mesure du possible. Cependant, il n’y a aucune obligation d’accepter. Si vous préférez partir sur des pièces neuves, cela est votre droit. Il vous en coûtera un petit peu plus cher… Le client reste maître de ses décisions quant au choix des pièces et votre garagiste ne pourra pas vous obliger à opter pour des pièces PIEC. Il faut savoir aussi que les pièces PIEC ont une traçabilité parfaite, ce qui permet de connaître leur historique mais aussi les éventuelles phases de reconditionnement. La filière est aujourd’hui parfaitement au point ce qui permet d’alléger considérablement le budget réparations des ménages !

Qu’entend-t-on par « échange standard » ?

L’échange standard est une pratique courante dans l’industrie automobile qui consiste à remplacer une pièce défectueuse par une pièce reconditionnée, c’est-à-dire une pièce usagée qui a été entièrement démontée, révisée et remise à neuf en suivant un processus rigoureux. L’idée derrière cette méthode est simple : plutôt que de jeter les pièces défaillantes et de fabriquer systématiquement des pièces neuves, on récupère les pièces usagées, on les remet en état et on les réintroduit dans le circuit de vente, généralement à un prix inférieur à celui d’une pièce neuve (tout en offrant une garantie !). Ce procédé concerne principalement des éléments coûteux et complexes, comme les moteurs, les boîtes de vitesses, les alternateurs, ou encore les injecteurs, mais il peut également s’appliquer à d’autres composants mécaniques.

Le processus de reconditionnement dans le cadre de l’échange standard est très contrôlé. Chaque pièce est soigneusement démontée, nettoyée et examinée. Les composants défectueux ou trop usés sont systématiquement remplacés par des neufs. Les pièces restantes, si elles sont encore en bon état, sont restaurées et testées pour s’assurer qu’elles répondent aux mêmes standards de qualité que les pièces neuves. Ce processus garantit que les pièces issues de l’échange standard offrent une fiabilité et des performances comparables à celles des pièces neuves. C’est pourquoi elles sont souvent vendues avec des garanties similaires, allant de 12 à 24 mois, selon le fabricant ou le réparateur.

Parmi les avantages, on citera l’argument principal qui est le coût. Les pièces reconditionnées sont généralement moins chères que leurs équivalents neufs, ce qui permet de réduire de manière significative le montant des réparations, surtout lorsqu’il s’agit de pièces coûteuses comme un moteur ou une boîte de vitesses. Ensuite, c’est une solution plus écologique, car elle permet de réduire la quantité de déchets générés par l’industrie automobile et limite la fabrication de nouvelles pièces, ce qui contribue à la préservation des ressources naturelles. Enfin, l’échange standard s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire, valorisant le recyclage et la réutilisation des composants, une approche de plus en plus appréciée dans un contexte où la durabilité et l’éco-responsabilité prennent une place croissante.

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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