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Connaître son coefficient de bonus/malus en assurance auto

L’assurance auto, c’est comme à l’école ! On peut avoir des bonnes notes… ou des mauvaises, voire même une punition. Vous avez probablement déjà entendu parler du coefficient de réduction-majoration (ou CRM). Derrière ce terme, se cache en réalité une « note » attribuée à chaque automobiliste. Elle récompense les automobilistes qui ne créent pas d’accident en leur permettant de payer moins cher leur assurance auto. À l’inverse, les mauvais conducteurs payent davantage. Connaître notre score est important, surtout si vous envisagez de changer d’assureur auto.

Le CRM dans les grandes lignes

Nous avons déjà plusieurs fois eu l’occasion d’évoquer le coefficient de bonus/malus en assurance auto. Concrètement, le coefficient attribué à chaque automobiliste est fixé à 1 lors de sa première année d’assurance. Chaque année sans sinistre le réduit de 5 %. Chaque sinistre responsable le durcit de 25 (12,5 si les torts sont partagés). Le montant de la prime d’assurance auto est alors multiplié par ce coefficient. Plus vous avez de sinistre responsable, plus vous payez…

Un plafonnement à 0,5 est en place pour les bons conducteurs… Et 3,5 pour les mauvais. Pour ces derniers, la descente rapide permet de revenir sur un coefficient de 1 au bout de deux années sans sinistre responsable. Même en changeant de contrat d’assurance, votre coefficient est automatiquement reconduit… Il n’est donc pas possible de se séparer de son malus sans le supporter au moins deux ans !

L’impact du malus pour les conducteurs

Être responsable d’un accident, cela peut malheureusement arriver à tout le monde. Il suffit parfois d’une seconde d’inattention pour que votre voiture vienne s’écraser dans le pare-chocs de celle de devant. Le malus de 25 % engendre un surcoût assez conséquent pour le conducteur qui cause un sinistre.

Pour les jeunes conducteurs, l’impact est majeur… Pour une voiture haut de gamme assurée en tous risques, l’augmentation est encore plus douloureuse. Après un sinistre responsable, pour limiter le budget assurance, certains font le choix de passer temporairement sur une petite voiture plus raisonnable, de moindre valeur, assurable au tiers.

Comment connaître son coefficient ?

Vous le savez, la loi Hamon vous permet de changer gratuitement, et sans aucune formalité, d’assurance auto dès lors que le contrat atteint sa première date anniversaire. Votre nouvel assureur vous demandera alors un relevé d’informations ainsi que votre coefficient de réduction-majoration.

Cette information se trouve sur votre relevé d’informations, au sein de votre espace client en ligne. Il figure souvent aussi sur votre échéancier, bien que cela dépende des compagnies d’assurance. En cas de doute, votre assureur pourra vous communiquer l’information.

Notons que lorsque l’on change d’assureur, le CRM est souvent donné de manière déclarative. Il est tout à fait possible de mentir pour payer moins cher. Mais est-ce vraiment sans conséquence ?

Peut-on mentir sur le CRM ?

« Le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier » : cette citation se vérifie dans plein de domaines et notamment chez les assureurs. Si vous communiquez un mauvais coefficient de réduction/majoration à votre assureur dans l’optique de payer moins cher, il est possible qu’il n’y ait aucune conséquence immédiate.

Cependant, les vérifications sont très fréquentes, en croisant les données issues de plusieurs compagnies. Dès lors, une anomalie remontera assez vite. Mise au jour, elle peut entraîner votre radiation de la compagnie et votre inscription sur la liste noire des assurances. Et là, bon courage pour trouver une nouvelle compagnie par la suite.

Mieux vaut donc communiquer sincèrement votre CRM et ne pas cacher de sinistre. Cela évitera bien des problèmes par la suite. D’ailleurs, quelques plateformes se sont spécialisées sur les contrats de conducteurs fortement malussés, à l’image de ce que l’on trouve sur ce site. Mais on paye généralement plus cher que pour un contrat « classique ».

Améliorer le CRM : pas de recette miracle

Qui ne voudrait pas réduire le coût de son assurance auto ? Il n’existe pas de solution parfaite. La meilleure, c’est sans doute de bien négocier son contrat, en utilisant plusieurs comparateurs, en choisissant des garanties adaptées et en changeant régulièrement de compagnie d’assurance.

Concernant le coefficient de bonus/malus, il n’existe aucune méthode légale pour l’améliorer. Le plus judicieux, si vous avez du malus, c’est d’identifier la cause de vos sinistres responsables. Avez-vous du mal avec le gabarit de votre voiture ? Êtes-vous distrait sur la route ? Utilisez-vous votre téléphone au volant ? Il est essentiel d’agir directement à la cause du problème pour limiter le risque d’avoir de futurs accidents qui viendraient alourdir la note.

N’oubliez pas que la descente rapide vous permet de perdre votre malus au bout de deux années sans nouveau sinistre responsable. Le fait de changer de compagnie ne vous dispensera pas de « subir » votre malus pendant une période minimale de deux ans. C’est long…

Le mot de la fin

Certains pensent avoir trouvé la parade en résiliant leur contrat d’assurance auto pendant deux ans… Malheureusement, le malus doit être acquitté. Lorsque vous souscrirez un contrat d’assurance auto, même si c’est dix ans plus tard, votre malus sera de retour et vous ne pourrez pas lui échapper.

La seule vraie astuce consiste à opter pour une voiture plus raisonnable, suffisamment âgée pour vous permettre de l’assurer au tiers. Ainsi, le malus aura un impact bien moindre sur vos finances. C’est pas réjouissant, mais c’est la seule véritable méthode pour réduire vos dépenses…

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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