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Renault Sandero RS : toujours plus désirable, mais toujours pas pour vous

Convenons-en, la gamme Dacia n’est vraiment pas très excitante. La marque franco-roumaine prône un retour aux sources : une voiture, ça sert à rouler. Pas besoin de superflu. Et sur ce point, Dacia a fait carton plein. Les dernières productions sont fiables (hormis le TCE 115 qui bouffe de l’huile). La Sandero, véritable success-story en France, dispose de mécaniques assez modestes et pas très réjouissantes. Sauf au Brésil, où la Sandero (badgée Renault) dispose d’une version RS, fraichement restylée.

La Renault Sandero RS : simplement désirable

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C’est un fait, on ne se lève pas un matin en rêvant d’une Dacia Sandero. Pourtant, le groupe Renault a soigneusement étudié le marché brésilien. Là bas, la gamme est nettement plus restreinte qu’en France, intégrant les modèles Dacia, la Kwid, la Zoe et le Captur. Mais la vraie bonne surprise vient de la Sandero RS. Celle-ci est vendue depuis 2015 et elle vient de s’offrir un restylage. Elle connaît d’ailleurs des volumes de ventes sympathiques et c’est largement compréhensible. Esthétiquement, la Sandero RS restylée bénéficie de nouveaux pare-chocs avant et arrière, reprenant le design de ceux de la dernière Mégane RS. On trouve aussi une double sortie d’échappement, un spoiler et des feux redessinés qui reprennent là encore la signature lumineuse des dernières productions. Quant aux jantes (abritant quatre freins à disques pincés par des étriers rouges), ce sont des répliques (mais un peu plus petites) de celles… de la Mégane RS ! Et visuellement, ça marche carrément bien !

Moteur atmo, boîte 6 vitesses

Si vous pensez que Renault a écouté les puristes pour affiner la recette de sa Sandero RS, avec une boîte manuelle à 6 rapports et un moteur atmosphérique… Et bien vous vous trompez. Le marché automobile brésilien est nettement moins pollué par toutes les taxes et autres normes étouffantes imposées par le gouvernement français. Le 4-cylindres de 2 litres a parfaitement passé les normes d’homologation locales, délivrant 145 chevaux à 5 750 tr/m. Si vous optez pour l’éthanol, la puissance grimpe même à 150 chevaux. C’est une puissance relativement modeste de nos jours mais il faut mettre en parallèle un poids assez restreint 1 181 kg (incluant le carburant, tous les fluides et les 75 kg du conducteur) permettant d’effectuer le 0 à 100 km/h en 8,0 secondes.

La Sandero RS fait l’impasse sur le superflu et cela fait du bien. Certains lui reprocheront une conception vieille de dix ans et c’est tout à fait légitime. Pas parfaite, elle n’en demeure pas moins une voiture aboutie et endurante. D’ailleurs, l’ambiance est très soignée, on découvre un volant habillée d’une canule RS, des cerclages de compteur d’aération et de compteur en rouge, un écran tactile central, une sellerie surpiquée et avec des bandes rouges. Pas haut de gamme mais agréable visuellement. L’écran central de 7 pouces supporte Android Auto et même Car Play… Tout comme le Bluetooth, la caméra de recul et la clim auto. Un mode Sport est même présent. Que demander de plus ?

Renault Sandero RS : le prix

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Au Brésil, Renault vend la Sandero RS à 69 690 R$, soit l’équivalent de 15 600 €. Un prix très bien placé car le niveau d’équipement de cette Sandero RS est honnête. Malheureusement, aucune importation n’est prévue en Europe. Seuls nos amis brésiliens pourront profiter de la plus sportive des Sandero. Il leur restera à choisir parmi quatre couleurs : rouge, noir, gris ou blanc. Une palette de couleurs qui rappelle étrangement celle des Peugeot 205 GTI ! Niveau concurrence, elle affronterait la dernière Suzuki Swift Sport (malgré sa montée en gamme) et c’est à peu près tout.

Et pourquoi pas en France ?

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La France est un pays ouvertement autophobe, à coup de répression à tous les niveaux. Cette Sandero RS subirait un malus trop important si elle venait à arriver en France. Mais surtout, elle souffrirait d’un déficit d’image, à tort. Car pourtant, elle a tout pour plaire cette Sandero RS. Ce n’est pas la plus rapide, ni la plus noble, ni la mieux finie. D’ailleurs, elle n’a même pas de tableau de bord moussé, ce qui ferait fuir bon nombre de personnes. Mais elle bénéficie d’un moteur fiable et plaisant, d’une boîte étagée spécifiquement pour cette version, de quatre gros freins, d’un châssis raffermi et d’un look de Mégane RS plutôt réussi. Une petite sportive « à l’ancienne »pour le prix d’une citadine de moyenne gamme. Je ne sais pas vous, mais moi elle me plait bien cette Sandero RS !

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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