Guide d'achatPratique

Est-ce une bonne idée de passer à l’électrique en 2021 ?

Dans la vie, il y a des sujets qu’il est compliqué d’aborder : parler immigration à votre tonton raciste, discuter saucisson avec un végan ou évoquer la voiture électrique sur internet. J’ai donc choisi cette troisième thématique. On le sait tous : c’est un sujet très sensible, qui est pleinement d’actualité. Le but de cet article va être d’analyser factuellement l’intérêt de la voiture électrique. Et si 2021 était l’année idéale pour en acheter une ? Rassurez-vous, PDLV est un média indépendant, nous ne sommes pas payés pour vous inciter à mettre au rebut votre voiture thermique. Néanmoins, nous allons voir objectivement plusieurs éléments, en fonction du contexte actuel, de l’aspect écologique mais aussi des aides à notre disposition. Bien sûr, cet article ne serait pas complet sans évoquer les onglets usage et plaisir de conduite.

Pourquoi choisir une voiture électrique ?

L’interdiction de ventes des voitures thermiques sera effective en 2035, au sein de l’Union européenne. Une déclaration récente de Pascal Canfin, député européen et président de la Commission de l’environnement, qui a pour but de réduire le bilan carbone inhérent à l’automobile, l’atteste. La voiture propre, cela fait des années qu’elle est attendue. Il est amusant de voir que le gouvernement français a donné plusieurs visages successifs au mythe de la voiture propre. Le diesel, maintes fois décrié aujourd’hui, fut clairement mis en avant dès 2007, avec le système de bonus/malus « écologique », basé exclusivement sur les émissions de CO2. Par la suite, les voitures hybrides et électriques ont envahi le paysage automobile français. Désormais, c’est à ces dernières auxquelles on accorde aujourd’hui le qualificatif de voiture propre. Pas officiellement, bien sûr, car de multiples condamnations ont eu lieu envers les constructeurs qui font l’amalgame entre voiture propre et voiture électrique.

Malgré la verdure abondante (quelle coïncidence), le Jaguar I-Pace n’a pas un design facile.

Néanmoins, même si la voiture électrique n’est considérée officiellement comme propre, elle demeure largement encouragée à l’achat. Le bonus écologique va en ce sens. De même, le système Crit’Air (tout aussi absurde de par ses critères d’attribution) valorise également la voiture électrique en lui vantant des vertus pour l’environnement. Vous l’aurez compris, la communication autour de ces voitures est un bordel sans nom. On s’y perd. Fatalement, la confiance envers le gouvernement s’efface puisqu’il donne l’impression d’une girouette. Malgré tout, selon un sondage Harris Interactive, près d’un français sur deux serait prêt à passer à la voiture électrique à court terme. Et si c’était une connerie de passer à l’électrique ? Et si les avantages d’aujourd’hui devenaient les inconvénients de demain ?

Avantages et inconvénients de la voiture électrique

Il faut le reconnaître, la communication envers la voiture électrique est clairement ambigüe. Est-ce un souhait volontaire ? Dès 2007, les français se sont mis à acheter massivement des véhicules diesel sans réellement se poser de questions. Malgré une certaine méfiance vis à vis du gouvernement, les « conseils » sont pourtant suivis à la lettre. Aujourd’hui, le diesel est vu comme la peste. Un revirement de situation qui pourrait se reconduire avec la voiture électrique ? Avant tout, voyons les avantages ainsi que les inconvénients de la voiture électrique.

« Thérèse, elle est pas moche, elle a juste pas un physique facile »
Avantages de la voiture électriqueInconvénients de la voiture électrique
Bonus à l’achatPrix à l’achat plus élevé (+ 30% en moyenne)
Prix à l’usageFabrication et recyclage des batteries
Pas de pollution lors de l’utilisationRéseau de recharge inégal
Confort d’utilisationAutonomie parfois insuffisante
Style parfois enlaidi

La voiture électrique est-elle vraiment économique ?

Si l’achat d’une voiture représente un achat conséquent, les questions de l’entretien et de la consommation se posent forcément. Sur ce point, le modèle électrique est assez séduisant. Moins de pièces mécaniques, moins de fluide, pas d’embrayage ni de courroie de distribution : l’entretien est donc bien moins coûteux. Les batteries sont généralement garanties 8 ans, ce qui permet de minimiser le budget entretien. Quant à la consommation, elle ne s’exprime pas en litre aux cent kilomètres, mais en kWh aux cent kilomètres. En fonction de sa taille, de sa masse et de son niveau de puissance, il faut compter sur une consommation allant de 12 à 20 kWh.

Le prix de la recharge, quant à lui, varie en fonction de la station. Pour un système domestique, en tenant compte du prix du kWh, le coût aux cent kilomètres est d’environ 2 €. Pour les superchargeurs Tesla, le coût est d’un ordre similaire. La gratuité des recharges ne concerne que les Tesla de première main mises en service avant 2017. Dernièrement, le système Ionity a beaucoup fait parler de lui. Ces bornes génériques, adaptées à la majorité des voitures, affichent un coût de près de 0,79 € du kWh. Avant d’acheter une voiture électrique, il faut donc étudier le réseau de recharge disponible près de votre domicile et de votre lieu de travail. Cela évite bien des déconvenues. D’une manière générale, même si c’est plus lent, la recharge à domicile demeure plus économique (surtout si les heures creuses sont moins onéreuses).

C’est indéniable, les voitures électriques sont parfois clairement laides. Pourquoi un tel acharnement ?

L’offre en systèmes de recharge devrait continuer à se développer. L’essor de la voiture électrique est tel que de nouveaux interlocuteurs devraient venir sur le marché à moyen et long terme afin d’essuyer la demande croissante. Cette mise en concurrence devrait être bénéfique à l’utilisateur, à condition qu’un consortium n’ait pas lieu afin de standardiser une offre tarifaire commune. Rien n’est moins sûr. Dans l’état actuel des choses, la voiture électrique est économique à l’usage. Mais tous les usages ne sont pas aussi économiques les uns que les autres. Nous le verrons plus tard.

Les aides à l’achat d’une voiture électrique

Afin d’encourager l’achat de voitures électriques, le gouvernement propose plusieurs dispositifs d’aides. Le premier, bien connu, est le bonus écologique, dont les seuils d’émissions de CO2 sont abaissés chaque année afin de cibler prioritairement les voitures hybrides et électriques.

  • Le bonus écologique : celui-ci récompense ceux qui font l’acquisition d’une voiture électrique. Plusieurs paramètres rentrent en ligne de compte afin de déterminer le montant de cette aide gouvernementale. Les seuils vont continuer d’évoluer, mais pas en votre faveur. Cela pourrait conforter l’intérêt de passer à l’électrique en 2021.
Jusqu’au 30 juin 2021Du 1er juillet 2021 au 31 décembre 2021Dès le 1er janvier 2022
Voiture électrique neuve à moins de 45 000 € TTC7 000 €
(dans la limite de 27% du prix)
6 000 €
(dans la limite de 27% du prix)
5 000 €
(dans la limite de 27% du prix)
Voiture électrique neuve, entre 45 000 et 60 000 € TTC3 000 €2 000 €1 000 €
Voiture électrique neuve à plus de 60 000 €0 €0 €0 €
  • La prime à la conversion : en mettant à la casse un véhicule thermique, vous pouvez bénéficier d’une aide, qui sera déduite du prix de votre voiture électrique. Votre vieille voiture doit vous appartenir depuis au moins six mois. Cela concerne tous les véhicules diesel mis en circulation avant 2011 et les essence immatriculés la première fois avant 2006. Le barème en cours peut être consulté sur le site dédié, mis en place par le gouvernement. Cette aide varie entre 1 500 € et jusqu’à 5 000 € dans de rares cas. D’une manière générale, il demeure souvent plus intéressant de revendre par soi-même son véhicule !
  • La subvention borne électrique : si vous comptez acquérir une borne de recharge pour véhicule électrique à votre domicile, des aides existent et elles peuvent atteindre jusqu’à 960 € ;
  • La vignette Crit’Air : bien qu’il ne s’agisse pas réellement d’une aide financière, les voitures électriques disposent d’une vignette spécifique, qui donne l’accès aux ZFE (zones à faibles émissions). Cela vous garantit de toujours pouvoir accéder dans certaines agglomérations dans le futur. Ce qui ne sera pas le cas des voitures thermiques dans les prochaines décennies.

Voiture électrique et environnement

La voiture électrique est-elle vraiment propre ? C’est un vaste débat à coût d’études contradictoires qui empêche d’y voir vraiment clair. La promesse des constructeurs, c’est de pouvoir rouler sans polluer. Et ça, c’est vrai ! Lorsqu’elle roule, une voiture électrique ne pollue pas. Puis vient le moment où il est nécessaire de recharger la batterie. En France, la part du nucléaire est majeure puisqu’elle est la première source de production et de consommation d’électricité. En soi, le nucléaire est un dispositif plutôt vertueux. Mais la question des traitements des déchets nucléaires est davantage sujette à questionnement. Chacun pourra avoir son propre avis sur la question, en fonction de ses recherches.

Vient ensuite la question de la fabrication des batteries. Ces dernières fonctionnent au lithium, qui est produit à différents endroits de la planète. Ce métal alcalin nécessite une extraction coûteuse, difficile, gourmande en énergie, en eau et qui crée une atteinte aussi bien aux personnes et à la biodiversité. De nombreux scientifiques tirent la sonnette d’alarme.

Enfin, le développement massif de l’électrique créera un déséquilibre entre les différentes énergies, qui peuvent cohabiter en fonction des usages. Akio Toyoda, patron de Toyota, craint une pénurie d’électricité au Japon dans les années à venir. En cause ? Une électrification trop rapide et des infrastructures qui n’ont pas le temps de se développer sereinement.

Prendre plaisir à rouler en électrique ?

Quitte à parler d’un sujet sensible, autant y aller jusqu’au bout. Effectivement, une voiture électrique n’offre pas la sonorité d’un moteur essence. Pas de bruit de V6, pas de vocalises de V8 ni de concerto de V12. D’ailleurs, c’est assez déroutant d’avoir entre les mains une puissante voiture électrique, comme la Tesla Model S Performance, et d’accélérer plus fort qu’une Bugatti Veyron aux seuls bruits des roulements et de la résistance du vent. Le plaisir de conduite, en électrique, existe bel et bien. Mais là encore, il faut laisser sa chance au produit et ne pas s’arrêter à l’essai d’une Citroën C-Zéro pour se forger une opinion ferme et définitive sur la voiture électrique.

Le fait que les batteries soient sous le plancher permet d’abaisser le centre de gravité fortement et d’offrir une tenue de route généralement supérieure à celle d’une voiture thermique. Le couple disponible immédiatement s’apprécie grandement aussi et malgré le silence, les modèles électriques distillent un certain plaisir. Forcément, c’est très différent de la voiture thermique et c’est justement là le point le plus important : c’est un plaisir différent. Pas mieux, pas pire. Le stress de la panne passe très vite puisque les modèles électriques sont relativement précis sur l’autonomie restante.

La voiture électrique est-elle fiable ?

Les voitures électriques disposent de peu de fluides et de moins de pièces mécaniques que les modèles thermiques. Forcément, la fiabilité est donc bien supérieure puisque les risques de pannes sont moindres. Avec le recul, les bons résultats de l’électrique sont indéniables. La principale faiblesse provient, sans surprise, de la durée de vie des batteries. Chez Tesla, les pertes sont estimées à 10% après plus de 300 000 kilomètres, ce qui reste très raisonnable. À 800 000 kilomètres au compteur, le niveau de santé de la batterie descendrait de 20% seulement ! Bien sûr, tous les constructeurs ne sont pas égaux. Notons que la garantie permet de se couvrir contre un défaut de jeunesse. Mais une fois les 8 ou 10 ans passés, le remplacement est de votre poche et la somme peut-être très élevée…

La voiture électrique dispose de nombreuses soudures et vous n’êtes pas à l’abri qu’un fil cède, ce qui ne permet plus d’alimenter la bobine. Dès lors, l’aimant ne tourne plus et c’est la panne. Les défauts de calculateur sont assez rares, tout comme les faisceaux, qui malgré leur forte sollicitation, vieillissent bien. Chaque modèle a ses propres caractéristiques, qui peuvent influer positivement comme négativement sur la fiabilité.

Vous pouvez équiper votre Renault Zoe d’un tender afin d’accroître l’autonomie.

Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas qu’un seul type de moteurs électriques au sein des voitures. Dans l’ensemble, les moteurs synchrones sont les plus endurants. Le vieillissement peut donc varier significativement d’un modèle à un autre. La tendance générale est toutefois nettement favorable aux voitures électriques. Les technologies continuent d’évoluer… dans le bon sens ! D’ailleurs, moins d’une Renault Zoe sur 200 est recalée lors de son premier contrôle technique !

L’entretien d’une voiture électrique

Faire la vidange ? Remplacer la courroie de distribution ? Vérifier l’embrayage ? Avec une voiture électrique, rien de tout cela. L’entretien est quasiment nul. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faut rien faire ! En effet, il subsiste un grand nombre de composants mécaniques. Vous trouverez ci-dessous un court listing d’opérations d’entretien à effectuer régulièrement. Ceci n’est bien sûr pas exhaustif et dépend du modèle choisi.

  • Les freins : bien que le frein moteur soit important, les freins d’une voiture électrique s’usent. Tout comme les thermiques, il s’agit souvent de freins à disque ;
  • Les pneus : parfois très larges, ils encaissent beaucoup de couple et doivent supporter plus de poids. Donc forcément, ils ont tendance à s’user plus rapidement qu’avec une voiture thermique ;
  • Les essuie-glaces : sans surprise, les balais doivent être remplacés de temps à autre. Tout comme il faut penser à remplir le liquide de lave-glace ;
  • Le contrôle annuel : une révision annuelle est demandée par tous les constructeurs afin d’examiner le bon vieillissement de la partie moteur, et de la batterie ;
  • La batterie : celle-ci peut nécessiter un remplacement en cas de problème. La durée de vie varie très fortement ;
  • La batterie 12 volts : sur certains modèles, cette seconde batterie gère l’éclairage et l’électronique. Elle doit être remplacée tous les trois ans chez Renault, par exemple ;
  • La climatisation : celle-ci doit être vérifiée de manière traditionnelle.

Le coût d’entretien d’une voiture électrique est fréquemment estimé comme étant inférieur à 30% de celui d’une voiture thermique. Des économies intéressantes qui se vérifient au niveau de l’assurance, puisque le risque de panne est plus faible. On notera que certains constructeurs proposent la batterie en location et d’autres à l’achat. Outre un loyer mensuel correspondant à la location, cette formule est aussi plus sécurisante en cas de problème puisque la prise en charge par le réseau constructeur est immédiate.

À qui s’adresse la voiture électrique ?

La voiture électrique comme solution universelle, certains en rêvent, comme chez Tesla où l’électrification intégrale de la gamme a été décidée dès 2010, d’autres émettent des réserves, comme le patron de Toyota. Du côté de l’Europe, le choix semble avoir été fait et les discours convergent vers un même constat : il faut passer à l’électrique. Pour cela, il y a des ambitions qui sont louables, comme le souhait de voir émerger des batteries plus écologiques. À l’inverse, il subsiste une certaine ambiguïté et des craintes. Le réseau électrique serait-il capable de supporter des centaines de millions de voitures électriques ? La voiture électrique correspond-t-elle vraiment à tous les usages ?

La voiture électrique tire son intérêt dans les trajets urbains. C’est lors des démarrages répétés qu’une voiture thermique pollue le plus et qu’un modèle électrique est le plus vertueux. Une personne qui ne fait que de l’autoroute ne tirera aucun avantage réel de l’électrique puisque c’est là où ces moteurs sont les plus énergivores. Néanmoins, le réseau de recharge se développe massivement et la question de l’autonomie est de moins en moins une difficulté au quotidien. Les modèles électriques permettent généralement de détecter les bornes de recharge à proximité. Chez Tesla, il est même possible de planifier un itinéraire et de connaître à l’avance les superchargeurs où s’arrêter et le temps à y passer !

Le français est généralement un petit rouleur, puisqu’il parcourt en moyenne 15 000 kilomètres par an, soit à peine plus de 40 par jour. L’intégralité des voitures électriques du marché sont capables de s’adapter à cet usage. Sans exception. La question des longs trajets se pose. S’ils sont quotidiens, cela peut être agaçant. Le cas échéant, louer une voiture thermique pour les vacances est envisageable.

« La voiture électrique, ça doit avant tout être une envie,
plus qu’une réponse à des convictions écologiques »

La voiture électrique correspond avant tout aux mobilités urbaines et périurbaine. Elle s’adresse également à une clientèle plus fortunée puisque le surcoût à l’achat est réel, par rapport aux thermiques, idéalement comme véhicule secondaire. Un autre aspect à considérer, c’est la possibilité de brancher votre voiture électrique à votre domicile… Sans cela, vous ne pourrez pas le recharger chaque soir, ce qui peut-être contraignant. Ci-dessous, vous trouverez quelques critères intéressants, qui pourraient justifier le passage à l’électrique.

  • Vous roulez régulièrement : les voitures électriques n’aiment pas les immobilisations prolongées ;
  • Vous habitez en ville ou périphérie : vos trajets sont plutôt courts même si vous faîtes quelques rares longs voyages dans l’année ;
  • Vous avez des bornes électriques près de chez vous : pour la praticité ;
  • Votre garage dispose d’une prise électrique : pour le confort de la recharge à domicile ;
  • Vous avez envie de changer de voiture.

Faut-il acheter une voiture électrique en 2021 ?

Le bonus écologique, accordé aux voitures électriques, envoie un signal clair aux français : il faut passer à l’électrique, c’est le moment, vous êtes même payés pour cela. La vérité est toute autre. Dans son état actuel, la voiture électrique est plus onéreuse à l’achat et son impact sur l’environnement est indéniable. Les batteries au lithium-ion constituent le principal frein puisque outre une autonomie largement perfectible, elles exploitent notamment (mais pas exclusivement) la misère humaine. N’aurait-il pas été préférable d’attendre de développer une nouvelle génération de batterie avant de démocratiser la voiture électrique dans sa forme actuelle ?

Une voiture électrique peut être clairement amusante ! On l’a prouvé il y a quelques semaines !

Le temps passant, la voiture électrique s’immisce dans notre quotidien. Les véhicules administratifs, les modèles en auto-partage, les flottes d’entreprise… Petit à petit, ces voitures gagnent du terrain. Est-ce le moment de passer à l’électrique, vous aussi ? À vrai dire, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. À mon sens, rouler à l’électrique n’est pas un acte écologique, du moins pas pour le moment. C’est une alternative au thermique, plus onéreuse à l’achat, plus économique à l’entretien. C’est aussi et surtout une question d’envie.

À titre personnel, j’aurais plutôt tendance à vous conseiller d’attendre qu’une nouvelle technologie de batterie, plus vertueuse et avec un meilleur rendement, voit le jour. Si votre envie de changer de voiture est envisagée à court terme, alors les aides gouvernementales sont assez attractives, du moins jusqu’au 30 juin 2021. Si vous envisagez l’électrique, alors c’est effectivement le moment. Sinon, il n’y a pas de mal à rester en thermique, bien au contraire ! Si les bonus seront plus faibles dans quelques années, la démocratisation des voitures électriques tirera les prix vers le bas… En attendant, l’amortissement demeure assez long pour ceux qui roulent peu à l’année…

La voiture électrique sera-t-elle financièrement intéressante dans les années à venir ? Pas sûr. Les taxes sur les carburants sont très élevés et si ces derniers perdent des parts de marché, l’État devra se rattraper. Il est donc probable que les avantages d’aujourd’hui ne soient pas ceux de demain. Sous quelle forme ? C’est encore difficile à dire mais le gouvernement ne manquera sans doute pas d’idées à ce sujet.

Idées reçues

  • « La voiture électrique ça pollue » : oui, c’est vrai, au même titre qu’une voiture thermique. La pollution est différente mais elle est bien réelle, dans un cas comme dans l’autre.
  • « La voiture électrique, c’est un truc de bobo » : des bobos roulent en voiture électrique mais tous les conducteurs de voitures électriques ne sont pas des bobos pour autant.
  • « Il n’y a pas assez de bornes » : face à l’essor de l’électrique, certaines bornes de recharge ont un taux d’occupation très élevé. C’est le cas dans les grandes villes où l’infrastructure est insuffisante.
  • « L’autonomie des voitures électriques est nulle » : s’il le voulaient, les constructeurs installeraient de plus grosse batterie, mais les voitures seraient vraiment très lourdes et pataudes. Dans tous les cas, qui parcourt plus de 200 kilomètres chaque jour ? Peu de personnes en réalité !
  • « Les voitures électriques sont moches » : même s’il y a des exceptions (je trouve les Tesla magnifiques), il faut reconnaître que les designers s’acharnent parfois, en témoignent la première Renault Zoe, le Hyundai Kona EV, le Mercedes EQC ou la SIM-LEI que je vous laisse rechercher sur Google Images !
  • « Le réseau de recharge est pourri » : il y a des progrès à faire mais les améliorations sont réelles d’un point de vue géographique. Parallèlement, les prix sont tirés vers le haut donc c’est quand même un peu pourri…
  • « C’est un aspirateur » : donne-moi la référence de ton aspirateur, j’en cherche un.

Passer à l'électrique en 2021 : notre avis

7.4

Aides de l'état

8.0/10

Confort d'utilisation

10.0/10

Coût d'usage

8.0/10

Coût d'achat

5.0/10

Rapport prix/prestation

6.0/10

On a aimé...

  • Bonus à l'achat
  • Prix à l'usage
  • Pas de pollution en roulant
  • Confort d'utilisation

Ça nous a déplu...

  • Prix d'achat élevé
  • Fabrication/recyclage des batteries
  • Réseau de recharge inégal
  • Autonomie perfectible
  • Style général parfois enlaidi
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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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