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La conduite accompagnée en 7 questions

Accessible dès 15 ans, la conduite accompagnée permet d’anticiper l’apprentissage de la conduite d’un véhicule. Elle permet de prendre le volant d’une voiture, en étant accompagné d’une personne éligible, après une phase de formation en auto-école. Si à peine un quart des candidats au permis de conduire passe par la conduite accompagnée, celle-ci est pourtant un facteur de réussite important. En effet, lors du premier passage du permis de conduite, 75 % des candidats ayant réalisé la conduite accompagnée réussissent l’examen du premier coup. Pour ceux qui ne l’ont pas faite, ce taux descend à 52 %. Dans cet article, je vais revenir sur les sept questions récurrentes à propos de la conduite accompagnée.

Qu’est-ce que la conduite accompagnée ?

Le permis de conduire, c’est un examen important qui peut être assez intimidant. Beaucoup de futurs conducteurs font alors le choix de la conduite accompagnée. Celle-ci est accessible dès l’âge de 15 ans. Elle consiste à suivre une formation théorique théorique et pratique avant d’obtenir l’AFFI, l’attestation de fin de formation initiale, qui permet alors de débuter la conduite accompagnée. Classiquement, c’est auprès des parents que cette formation se déroule. Le jeune conducteur peut alors conduire, toujours en étant accompagné d’un adulte éligible, pendant plus d’un an et sur un minimum de 3 000 kilomètres. Il doit toujours avoir à sa disposition son livret d’apprentissage, dans lequel il consigne ses heures et conduite et ses observations.

La conduite accompagnée permet donc de gagner de l’expérience… Et lors du permis de conduire, cela fait toute la différence. Au fil des heures de conduite, l’apprenti conducteur peut ainsi prendre le temps d’appréhender des situations, gérer son stress et assouplir sa conduite. Autant d’éléments qui rendent l’obtention du permis de conduire beaucoup plus facile. Il faut compter environ 1 100 € pour une formation complète d’apprentissage anticipé de la conduite (AAC). Il est possible de réduire ce coût en passant par Ornikar, une auto-école en ligne particulièrement réputée.

Comment se déroule la formation ?

Avant toute chose, l’apprenti conducteur devra se rendre dans une auto-école afin d’élaborer le dossier. S’ensuivront alors des cours théoriques. De là, l’apprenti conducteur suivra des sessions de cours qui porteront sur le comportement à adopter, les risques et la conduite d’une manière générale. Cela aboutira sur le passage et l’obtention du Code de la route. Il faudra s’entrainer aussi bien durant les heures de formation proposées dans l’auto-école ou bien sur internet, si vous souscrivez par exemple sur une formule Ornikar. Ensuite, il y aura l’examen du Code de la route, pour lequel, il faudra faire un maximum de 5 fautes sur les 40 questions proposées.

Ensuite, il y a la partie formation pratique. Cela débute par une heure de conduite encadrée par un moniteur mais aussi avec le parent qui assurera l’accompagnement. Cette étape est importante car elle permet de répondre aux questions mais aussi de veiller à ce que l’accompagnateur ait bien les bons réflexes. En effet, avec le temps, il n’est pas rares que les conducteurs s’autorisent quelques libertés sur la route… De là, l’apprenti s’engagera pour une durée d’un an minimum, à réaliser au moins 3 000 kilomètres au volant, en variant les types de parcours. Tout en étant accompagné, il devra observer les limitations de vitesses imposées aux jeunes conducteurs.

Durant la formation, deux rendez-vous pédagogiques seront prévus afin d’évaluer la progression. Lorsque l’élève se sentira prêt et qu’il en aura l’âge, il pourra alors demander directement à passer son permis de conduire ! D’ailleurs, vous saviez que la ligne 12 du permis de conduire révèle des « secrets » ?

Qui perd des points en cas d’infraction ?

L’apprenti conducteur est sous la responsabilité d’un adulte éligible. Dès lors, en cas d’infraction, c’est le permis de l’accompagnateur qui sera impacté. Rappelons qu’il est nécessaire d’observer les limitations de vitesses suivantes :

  • En agglomération : maximum 50 km/h ;
  • Hors agglomération : maximum 80 km/h ;
  • Sur autoroute : maximum 110 km/h.

Bien sûr, l’accompagnateur doit toujours être en position d’assister l’apprenti et d’intervenir. L’un comme l’autre ne devront ainsi pas avoir consommé d’alcool ni de stupéfiant. L’accompagnant ne devra pas non plus être sur son téléphone. Sans cela, il est possible d’être verbalisé en cas de contrôle. Mieux vaut également ne pas oublier le carnet de formation car celui-ci doit systématiquement être en position de l’apprenti lorsqu’il prend les commandes d’une voiture.

Combien faut-il d’heures de conduite ?

Pour la conduite accompagnée, le nombre d’heures de conduite en auto-école est similaire à la préparation au permis de conduire. Si l’on excepte l’heure d’évaluation, il y a donc un total de 20 heures obligatoires si vous souhaitez pouvoir conduire des voitures ayant une boîte de vitesses manuelle ou automatique. Si seule la transmission automatique vous intéresse, alors seules 13 heures sont imposées. Bien sûr, il s’agit de bases, qu’il est possible d’agrémenter par des heures supplémentaires si cela est nécessaire, afin que l’apprenti puisse prendre la route de manière plus sereine.

Qui peut être accompagnateur ?

Pour être accompagnateur, il faut répondre à quelques conditions peu contraignantes, mais nécessaires afin de pouvoir former efficacement l’apprenti :

  • Avoir le permis B depuis au moins 5 ans et sans interruption ;
  • Avoir l’autorisation de l’assureur du véhicule ;
  • Ne pas avoir commis certains types de délit (comme la conduite sous l’emprise de l’alcool…) ;
  • Être mentionné explicitement dans le contrat de formation de l’élève ;
  • Être présent lors de l’ultime étape de la formation initiale.

Notons par ailleurs qu’il peut y avoir plusieurs accompagnateurs. Ceux-ci doivent observer les conditions mentionnés ci-dessus et être marquées dans le livret de formation, afin d’assurer un bon suivi.

Sur quelle voiture peut-on faire la conduite accompagnée ?

Sur ce point, le Code de la route n’est pas trop contraignant. Fondamentalement, il est possible de faire la conduite accompagnée sur toute voiture de moins de 3,5 tonnes, nécessitant un permis B pour la conduire. Il n’y a pas réellement d’exclusions à ce sujet.

En revanche, s’il s’agit d’une voiture à boîte automatique, le cursus sera différent puisqu’il sera préférable de passer le permis de conduire en boîte auto également et éventuellement de faire la formation additionnelle de 7 heures par la suite.

Il est toutefois précisé que le véhicule doit disposer de deux rétroviseurs latéraux et que le disque conduite accompagnée doit être présent à l’arrière, afin de le signaler aux autres automobilistes afin qu’ils tiennent compte du fait qu’il s’agit d’un apprenti au volant.

Faut-il le déclarer à l’assurance ?

OUI ! Votre assureur doit impérativement être informé qu’un apprenti conducteur va prendre les commandes de votre voiture. Généralement, un avenant est ajouté au contrat afin de clarifier la situation. Retrouvez plus d’informations concernant l’assurance auto et la conduite accompagnée sur le site Ornikar.

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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