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Wiesmann Thunderball : un retour électrifié 7 ans plus tard

Les frères Wiesmann ont lancé leur propre marque automobile en 1985 avec une volonté : produire d’élégants roadsters inspirés de la belle époque… Mais sans renier la modernité pour autant. Si la recette est savoureuse, les mécaniques ne sont pas en reste, avec l’emprunt à BMW de moteurs V8 et V10 particulièrement mélodieux. Toutefois, l’aventure a pris fin en 2014 après la faillite de la marque. Repris par un couple britannique, Wiesmann signe son grand retour avec un nouveau roadster… Mais cette fois, et contre toute attente, c’est un modèle électrique qui fait son apparition. Un choix surprenant mais qui promet une belle efficacité et un plaisir de conduite (silencieux mais) bien réel…

Un savant équilibre néo-rétro

Chez Wiesmann, les recettes semblent immuables. Il y a une approche néo-rétro assez unique sur le marché (et bien différente de Morgan). On trouve des ailes généreusement galbées, de jolis habitacles colorés et pourtant de nombreuses technologies actuelles. Un cocktail surprenant mais qui n’a malheureusement pas fait autant d’adeptes que prévu. Lors de la reprise de la marque en 2015, il a été décidé de conserver la trame générale des Wiesmann. Cela permet d’entretenir cette belle image, un peu hors du temps. En 2020, le concept Gecko avait été teasé, faisant écho au logo de la marque qui est ce petit lézard super agile. Finalement, c’est la Thunderball qui a été présentée. Sur la forme, il n’y a vraiment de surprise. La patte du designer montre une réelle filiation avec les modèles précédents. Mais sur le fond, c’est un peu différent.

Au niveau du style, on retrouve donc ces élégantes ailes, avec désormais des phares plus proéminents, avec un fond noir. L’ensemble a une forme relativement douce, qui souligne parfaitement le dessin des ailes. La grande calandre, qui se mêle au pare-choc, évoque inéluctablement de belles anciennes, comme la Jaguar XK120 et sa belle calandre verticale. L’ensemble est très chic, avec des touches de chrome bien dosées. De profil, on retrouve une ligne de caisse très pure, bien qu’elle paraisse assez ramassée, à la manière d’une AC Cobra. c’est très fluide et bien musclé comme il faut ! Quant à l’arrière, on a un travail de déstructuration assez intéressant. Un aileron est directement modelé dans le pare-choc tandis que les optiques sont implantées à même les ailes, avec un diffuseur.

Passer à l’électrique ? Oui mais…

Dans les faits, il semblerait que les modèles Gecko et Thunderball auront la même esthétique. La première des deux sera thermique, avec de nouveau un moteur V8 TwinPower d’origine BMW. La seconde, présentée ici, passera à l’électrique. Un choix qui peut surprendre mais qui s’explique par un contexte clairement hostile à la voiture thermique. Seulement, Wiesmann conservera une architecture assez intéressante. Déjà, on trouvera deux moteurs électriques, implantés sur chacune des roues arrière. Ils délivreront chacun 340 chevaux, pour une puissance cumulée de 680 chevaux associée à pas moins de 1 100 Nm ! C’est purement énorme d’autant plus que tout passera exclusivement sur les roues arrière.

La batterie aura une capacité variable de 83 ou 92 kWh. Elle sera implantée au centre de la voiture, sous le plancher, pour un équilibre des masses séduisant : 48 % à l’avant, 52 % à l’arrière. Cette batterie à refroidissement liquide acceptera une charge de 300 kW et une tension de 800 V. Cela permet de libérer l’espace pour deux coffres. Un se trouve à l’avant de 180 litres et un second à l’arrière de 125 litres.

Notons qu’un différentiel à glissement limité est inclus de série, tout comme les jantes alliage de 21 pouces accueillant de grands disques de 380 millimètres. Quant aux étriers, ils disposent de 6 pistons à l’avant et de 4 à l’arrière. Précisons aussi qu’il sera possible d’accéder à des réglages de suspension pour plus ou moins de fermeté. En matière de performances, comptez 2,9 secondes pour le 0 à 100 km/h et 8,9 secondes pour le 0 à 200 km/h.

La Wiesmann Thunderball devrait avoir une autonomie supérieure à 500 kilomètres en cycle mixte. Pas mal pour ce grand roadster de 4,44 mètres de long et pesant 1 775 kg ! Wiesmann a pourtant employé un châssis un aluminium et de nombreuses pièces en fibre de carbone pour réduire cette masse. Forcément, l’électrique dans un roadster, cela choque… Malgré tout, avec les a-priori mis de côté, la puissance tout comme l’architecture en feront sans doute un modèle assez joueur et plaisant, malgré une masse importante…

Wiesmann Thunderball : combien ça coûte ?

Pour le moment, nous ne connaissons pas encore le prix de vente futur de cette élégante Wiesmann Thunderball. Que ce soit en terme de puissance, de raffinement ou d’équipement, elle se positionne assurément comme un roadster haut de gamme. Dès lors, si on ajoute à cela une production artisanale, on peut s’attendre à des prix élevés. Selon nos estimations, ce joli roadster pourrait s’échanger autour des 280 000 €. Si l’électrification permettra d’échapper au malus, il ne faudra pas compter non plus sur quelconque bonus écologique. Précisons enfin que la personnalisation sera largement possible, avec de multiples teintes de carrosserie, d’intérieur et toutes sortes d’options dont les seules limites seront vos finances. Affaire à suivre…

Dans tous les cas, le fait de proposer un même modèle décliné en deux types de motorisation permettra sans doute à Wiesmann de tester le marché, afin d’orienter les productions futures. Cette renaissance de la marque ne laissant pas vraiment la possibilité d’un échec, il me semble assez judicieux d’avoir la Wiesmann Gecko thermique d’un côté et la Wiesmann Thunderball électrique de l’autre.

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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