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Toyota GR Yaris Track : elle est vraiment incroyable…

Initialement, la Toyota Yaris est une sage voiture citadine, souvent équipée d’une motorisation hybride très économique. Mais ça, on en parlera une autre fois. Courant 2020, le département sportif de Toyota, Gazoo Racing, a dévoilé la Yaris GR. Un modèle purement incroyable, au style ravageur et dont la fiche technique laisse rêveur. Forcément, on se devait de vous en proposer l’essai. Et vous le verrez, nous avons été de surprise en surprise. Rarement une voiture citadine ne nous a procuré un tel plaisir de conduite. Je vous propose donc de partir à la découverte de la surprenante Toyota GR Yaris, ici en version Track et habillée du somptueux rouge Intense qui appuie encore plus sa sportivité. Sur circuit comme sur route, quel régal…

Fiche technique Toyota GR Yaris Track

Dimensions3,99 x 1,80 x 1,45 mètres
Poids1 310 kg
TransmissionIntégrale
Boîte de vitessesManuelle, 6 rapports
Commercialisationdepuis 2020
Moteur1.6 litre turbo 3-cylindres
Puissance261 chevaux à 6 500 tr/m
Couple360 Nm dès 3 000 tr/m
0 à 100 km/h5,5 secondes
Vitesse maximale230 km/h (limitée)
Puissance fiscale15 CV
Consommation mixte8,2 L/100 km
Prix du neufdès 37 600 €

Essai vidéo de la Toyota Yaris GR Track

Les deux visages de Toyota

Toyota est un constructeur automobile fascinant. D’un côté, nous avons une gamme rationnelle et bien dans l’air du temps, exploitant depuis plus de vingt ans la technologie hybride. De l’autre, on a un constructeur surmotivé capable de réaliser d’authentiques voitures sportives, qui sentent le sans-plomb à cent mètres. Cette ambivalence permet à Toyota d’afficher un capital sympathie hors du commun ! Aujourd’hui, on ne pas s’attarder sur le côté rationnel puisque je vais vous emmener à la découverte de la Yaris GR. Après l’excellente GR Supra, cette Yaris bodybuildée était un modèle que j’attendais d’essayer avec une certaine impatience. Mais avant cela, revenons brièvement sur l’acronyme « GR ». Cela signifie « Gazoo Racing » et c’est le département sportif de la marque. Auparavant nommé Toyota Motorsport, il centralise tout ce qui touche à la sportivité. Et je peux vous assurer qu’on ne fait pas de la figuration chez Gazoo Racing !

Avant tout, Gazoo Racing illustre le renouveau, en matière de sport automobile, chez Toyota. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne se ferme aucune barrière ! En endurance, Toyota a remporté pour la quatrième fois consécutive les 24 Heures du Mans en 2021. En WRC, la Yaris a remporté la première place en 2018. Au Paris-Dakar 2021, Toyota Gazoo Racing a récolté la seconde place au classement général. Et pour finir, en Formule 1, la marque japonaise n’a pas encore fait ses preuves mais c’est assurément en bonne voie. Vous l’aurez compris, l’ADN Gazoo Racing, c’est beaucoup d’audace et des résultats encourageants. Et forcément, cela doit se ressentir dans le modèles de série qui en découle. Et quelle meilleure promotion que des victoires en compétitions ?

Toyota GR Yaris : une longue genèse !

Le tout-premier modèle de série produit par Gazoo Racing, c’était la Yaris GRMN. Basée sur la troisième génération, elle portait déjà les couleurs blanche, noire et rouge de la branche sportive Toyota. Tirée à seulement 400 exemplaires, elle gagnait un surplus de puissance permettant d’atteindre les 212 chevaux. Pour cela, le moteur 4-cylindres a profité des dernières améliorations réalisées chez Lotus en adoptant notamment un compresseur. Très démonstrative, cette Yaris GRMN a été relativement éphémère puisque les exemplaires ont été rapidement vendus en 2018. Est ensuite arrivée la GR Supra, développée conjointement avec BMW, qui montre là encore les ambitions de Toyota. Prochainement, il sera possible de commander la nouvelle GR 86, digne successeuse de la GT 86, qui entretient son gros moteur atmosphérique sur les roues arrière.

Venons-en maintenant à la Toyota GR Yaris. Déjà, ce modèle se distingue très nettement des autres Yaris. Si les Yaris « classiques » sont toutes disponibles en 5-portes et fabriquées en France, la version Gazoo Racing reçoit une inédite carrosserie 3-portes. Elle est d’ailleurs conçue directement dans les ateliers de Motomachi, au Japon, où a notamment été produite la prestigieuse Lexus LFA. Disposant de série de la transmission intégrale et d’un look largement affirmé, la citadine survitaminée ne peut cacher son inspiration des voitures de rallye. C’est pour cette raison que nous l’avons également amenée sur circuit mêlant terre et bitume. Mais avant, revenons sur la gueule impressionnante de cette version.

Des muscles forgés par le rallye ?

Lorsque l’on regarde la Toyota GR Yaris, il n’y a pas l’ombre d’un doute que cette voiture s’inspire des codes des voitures de rallye. Elle en reprend le look bodybuildée et divers appendices esthétiques qui ne trompent pas. Cela se confirme assez rapidement lorsque l’on découvre qu’elle dispose de la transmission intégrale de série, ce qui est assez exceptionnel pour une citadine ! À l’avant, on fait face à un museau au look acéré, le pare-choc, immense, accueille une bouche assez énorme, parée de noir et arborant plusieurs textures pour donner du volume. Sur les côtés, de larges écopes permettent de refroidir les freins avant. Cela contribue aussi à renforcer le design. Les phares très profilés affirment encore davantage cette impression de bestialité. Elle n’est pas là pour rigoler, cette Yaris dopée aux hormones !

Quant au capot, il affiche un bosselage élégant tandis que notre version Track reçoit le toit en carbone. Bien que celui-ci reçoive un film imitation carbone, c’est bien de la fibre de carbone en dessous. Sur cette voiture, tout n’est que muscle. Les ailes sont très larges. Le profil est souligné par des bas de caisse très enveloppants tandis que le dessin arrière se veut ravageur avec une copieuse double sortie d’échappement.

Les blocs de feux, très imposante, constituent le gros du design arrière. Il en découle un dessin très musclé, à la limite de la caricature ou du véhicule de Grand Theft Auto. Et pourtant, ça marche très bien ! La marque a réussi son pari de métamorphoser sa Yaris ! Mais avant de nous attarder plus en détails sur cette version Track de la Yaris GR, sachez que deux versions ont été proposées : Premium et Track. Comme souvent chez Toyota, le modèle est encore plus beau en vrai plutôt qu’en photo !

Un modèle assez déstabilisant

Face à la Toyota GR Yaris, on passe par pas mal d’émotion. Déjà, il se dégage quelque chose de vraiment très féroce. C’est très agressif mais sans être prétention pour autant. Dans les faits, on se rend assez vite compte que rien n’a été laissé au hasard. Les traits sont assez bruts et il faut reconnaître qu’ils ne sont pas tous très harmonieux. Par ailleurs, les lignes de découpe du capot auraient pu être largement plus raffinées. Mais qu’importe, il faut s’y accommoder. La GR Yaris, elle s’apprécie dans sa globalité. Plutôt aérodynamique, elle a bénéficié d’une aérodynamique assez poussée, qui s’achève sur un joli spoiler de base. Forcément, par rapport à une Yaris « conventionnelle », la ligne a été abaissée de 4,5 centimètres tandis que la largeur augmente de 6 centimètres. Tout cela lui donne encore plus de présence.

Notre version Track, en robe rouge, est probablement celle qui permet le plus d’apprécier les prestations du modèle. D’ailleurs, cette Yaris GR impressionne réellement. Elle procure ce genre d’effets que l’on ne ressent que face à certaines légendes automobiles. Il peut paraître étrange de la décrire comme la future Lancia Delta HF Intégrale mais c’est pourtant réellement ce qu’elle m’inspire. Bien posée sur ses jantes forgées en 18 pouces, la GR Yaris n’attend que de mordre le bitume. Le design, c’est un paramètre très subjectif. En photo, nous étions plutôt sceptiques. Mais en vrai, le rendu est vraiment tout autre, avec un équilibre bien dosé et un côté « Hot Hatch » que l’on ne retrouve plus de nos jours. Bref, l’opération séduction a été plutôt rapide…

Il faut dire que Toyota a cherché à jouer la carte de l’authenticité. Retour au frein à main manuel, transmission intégrale, boîte de vitesses mécaniques, double différentiel Torsen… Autant d’ingrédients qui permettent de se rapprocher de ce qui faisait le charme d’une voiture sportive sortie il y a vingt ans. D’ailleurs, le poids contenu à 1 280 kg atteste d’une cure d’allègement bien dosée, recourant à des parties en aluminium.

Un châssis aux petits oignons…

Le châssis de la GR Yaris repose sur la technologie GR-Four, s’appuyant sur un embrayage multi-disques. Elle distribue la puissance aux quatre roues et permet de répartir la puissance en fonction du mode de conduite. En mode Normal, 60 % de la puissance passe à l’avant. Si vous passez en mode Track, la puissance est répartie équitablement entre l’avant et l’arrière. En mode Sport, 70 % passe à l’arrière, ce qui donne un comportement encore plus joueur et amusant.

Le châssis est très rigide. Il dispose de quatre freins à disque rainurés (356 mm à l’avant) et de jambes de forces McPhaerson à l’avant. Chaque étrier avant dispose de quatre piston à l’avant et de deux à l’arrière. Sur la version Premium, il y a un différentiel à glissement limité tandis que la version Track en accueille deux. Une dotation impressionnante pour une « petite » voiture d’à peine 4 mètres de long.

Pour gagner un maximum de poids, le toit est donc en fibre de carbone tandis que les portes comme le capot sont en aluminium. On est d’ailleurs surpris par leur légèreté. Précisons que le rev-matching, permettant de faire des talons-pointes automatique est de série tandis que les aides peuvent être désactivées presque totalement. Toyota a fait le choix d’implanter une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports. Le levier de vitesses à un petit débattement, il est très agréable à manier. On a une bien une sensation de « mécanique » qui fait plaisir à voir. Les vitesses s’enclenchent bien, ce qui donne un très bon feeling, tout en nécessitant un minimum de fermeté. Notre exemplaire était chaussé avec d’excellents Michelin Pilot Sport 4S, à l’aise sur tous les terrains. La monte en 18 pouces est idéale, un bon compromis entre sportivité et confort.

Et puisque la rigidité est essentielle, pas moins de 4 175 points de soudures sont réalisés sur chaque exemplaire de Toyota Yaris GR !

Le moteur 3-cylindres de la Toyota GR Yaris

Bon, le contexte automobile actuel n’est clairement pas favorable à la sportivité automobile, mais je pense que je ne vous l’apprends pas. Pour la GR Yaris, la marque nippone a opté pour un petit moteur 3-cylindres de 1.6 litre et 12 soupapes. De prime abord, cela peut effrayer mais si mes différents essai auto m’ont appris une chose : c’est bien de ne pas partir avec des a-priori, sinon on passe à côté de plein de choses… Toyota a donc greffé un tout petit moteur sous le capot de la « petite » GR. Celui-ci occupe cependant assez bien la baie avant ! Aidé d’un turbo et d’une double injection (directe et indirecte), il développe la puissance impressionnante de 261 chevaux à 6 500 tr/m et 360 Nm dès 3 000 tr/m.

Au niveau des performances, Toyota annonce le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes seulement, ce qui est une très belle performance. Associé avec une masse de 1 280 kg, ce moteur paraît finalement bien dimensionné. Mais surtout, Toyota a fait en sorte que ce moteur soit compatible avec le règlement de la catégorie Rally 2 (remplaçante du R5). Par rapport à une Yaris « normale », le moteur a été reculé de 21 millimètres afin d’optimiser la réparation des masses. Quant au turbo, il est plutôt volumineux. Les capteurs ont été placés près de la soupape de décharge afin de réduire le temps de réponse. Et ça marche ! Le moteur se montre plutôt explosif dans son tempérament tout en offrant une souplesse agréable à bas régime !

À bord de la Toyota GR Yaris

Passons maintenant à bord de notre Toyota GR Yaris. Déjà, on est surpris par la relative légèreté des portes, en aluminium. On découvre une planche de bord directement reprise de la Yaris « classique ». Celle-ci gagne néanmoins des suppléments, comme un écran TFT de 4,2 pouces au niveau des compteurs, un manomètre de pression du turbo et un indicateur de répartition du couple. Et bien vite, tout saute aux yeux.

Le volant en cuir et son enjoliveur GR, les aiguilles de compteur rouge, le pédalier en alu, les contreportes en alcantara… Tout cela ne trompe pas : nous sommes ainsi bien à bord d’une sportive. Alliant cuir et tissu performé, les sièges baquets offrent donc un excellent maintien. D’ailleurs, les surpiqures rouges font leur effet. Si l’appuie-tête est moulé sur les sièges, on remarque que les passages de harnais sont factices. Mais qu’importe. On trouve assez vite sa position de conduite idéale.

Tout tombe bien sous la main. Le levier de vitesses a un débattement assez court tandis que l’on repère un appendice devenu rare : un frein à main à l’ancienne. Quant à la planche de bord, elle n’est pas la plus gracieuse. Sans être laide, elle ne brille pas par son originalité. Mais qu’importe. Notre exemplaire dispose du pack Track, qui s’axe sur l’efficacité pure. Puisqu’on ne peut pas cumuler le pack Track et le Premium, on a donc fait l’impasse sur les seuils de porte éclairés, le GPS, le système audio JBL ou encore le détecteur d’angle mort. Des regrets ? Aucunement. En revanche, gardons bien à l’esprit que l’écran tactile central n’a donc pas de fonction GPS sur la version Track. Pour les billes en orientation dont je fais partie, cela nécessite l’usage du smartphone.

Au volant de la Yaris GR : accrochez-vous !

Bon, il est maintenant temps de démarrer la bête. Bien calé dans le baquet, on appuie sur le bouton « GR Start Stop ». Le 3-cylindres se met en éveil. Une sonorité peu démonstrative à froid, mais agréable à l’oreille malgré tout. D’ailleurs, il est bien difficile de déceler la présence d’un « trois-pattes ». On est assis plutôt haut mais il est facile de trouver la bonne position de conduite. L’embrayage est un peu sec mais le levier de vitesses se manie bien, sans effort. En conduite souple, la Yaris se conduit très facilement. La direction est précise, la voiture témoigne d’une grande rigidité, c’est très agréable. Bien sûr, c’est plutôt ferme mais les aspérités de la route sont assez bien gommées. Toyota a fait le choix de proposer des aides déconnectables, notamment l’ESP et l’anti-patinage… Alors pourquoi s’en priver ?

On hausse le rythme et la magie opère. La sonorité devient rageuse mais sans être trop envahissante. Les accélérations sont franches, on a un arrière très mobile et joueur, qui fait vraiment plaisir à voir. Rev-matching activé, les blocages de différentiels autorisent des vitesses de passage en courbe surprenantes. La motricité, due à la transmission intégrale GR-Four est incroyable ! C’est plein à tous les régimes. Le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes, c’est vraiment pas mal. Mais plus que des chiffres, on a des sensations. Ça pousse vraiment !

Les 1 280 kg permettent une agilité assez remarquable. Et même si la mode Sport accentue un peu artificiellement la sonorité, le plaisir est bien là ! Le freinage se montre aussi très efficace avec un mordant parfaitement adapté et une bonne endurance. Le toucher de pédale est appréciable. C’est bien simple : c’est l’une des rares fois où je me dis que la puissance est bien dosée. Nos amis japonais disposent quant à eux d’une puissance de 272 chevaux, contre 261 ici.

La prise de trajectoire est très facile, c’est ludique, bien amorti, avec un excellent grip. Sur ce point, les Michelin Pilot Sport 4S n’y sont sans doute pas anodin. Et quel plaisir que de pouvoir passer ses vitesses manuellement… La zone rouge, à 7 200 tr/m est vite atteinte. Mais il est inutile d’aller jusque-là puisque les 261 chevaux sont disponibles à 6 000 tr/m. Au-delà, c’est linéaire et donc pas forcément très intéressant à exploiter.

Les virages en épingle ? Une simple formalité tant on peut en ressortir vite. Alors on se concentre sur nos trajectoires. Cela tombe bien, le circuit Maurice Forget de Mayenne nous a ouvert son portail, ce qui a été l’occasion de tester pleinement cette Toyota GR Yaris à la fois sur l’asphalte et la terre. L’arrière chasse délicieusement. Afin d’améliorer la répartition des masses, la batterie a été placée à l’arrière. On peut assez facilement contrôler la dérive de l’arrière, en mettant le petit coup de gaz qui va bien. Elle vire à plat et affiche une agilité très satisfaisante. Un brin sous-vireuse en mode normal, elle parvient tout de même à en offrir beaucoup pour un prix finalement plutôt bien placé : à partir de 37 600 € en version Track.

Quant à la consommation, elle est donnée pour 8,2 litres aux 100 kilomètres. Dans les faits, une conduite dynamique vous amènera davantage dans les 11 à 12 litres tandis que le circuit nous a fait atteindre 20 litres aux 100 kilomètres. C’est donc plutôt raisonnable !

Un ressenti juste incroyable !

Bien sûr, on peut adresser plein de reproches à la Toyota GR Yaris. On peut par exemple lui reprocher son poids encore un peu élevé, quelques traits un peu lourds ou une planche de bord un peu triste. Malgré cela, cette citadine survitaminée séduit par son tempérament rageur et son efficacité redoutable. D’ailleurs, nous avons fait le test. Virage à 90°, à l’arrêt. Volant tourné et plein gaz. Comme si elle était sur des rails, la GR Yaris prend le virage tout en accélérant fortement. Le double différentiel Torsen justifie à lui seul le choix de la GR Yaris Track si vous hésitiez ! Pour ma part, je ne peux m’empêcher de penser que ce modèle entrera dans l’histoire, au même titre que la Lancia Delta HF Intégrale.

D’ailleurs, il semblerait que Toyota prépare une version encore plus radicale de cette Yaris GR. Autant dire que l’on a hâte de voir ce qu’il serait possible de lui apporter de plus. Une cure d’allègement complémentaire ? Davantage de puissance encore ? Dans tous les cas, il apparaît clairement que le châssis peut encaisser sans problème un surplus de puissance ! Tout comme les freins !

Acheter une Toyota GR Yaris Track

On ne va pas se le cacher, 37 600 €, c’est une somme. Par rapport à la version Premium, le surcoût grimpe à 2 000 €. À mon sens, l’investissement est indispensable tant cette version Track en offre plus. Nul doute qu’à la revente, cela est aussi un argument. Dès ses débuts, la Toyota GR Yaris a été victime de son succès, avec un épuisement très rapide du stock. Depuis, la situation s’est stabilisée. Preuve en est qu’il y a toujours des clients pour les sportives à sensation.

Alors bien sûr, beaucoup resteront butés sur le 3-cylindres mais je pense qu’il faut vraiment savoir s’ouvrir et prendre le temps de découvrir cette voiture pour l’apprécier. De plus, la seule option disponible au catalogue, c’est la peinture métallisée. Ce joli rouge Intense est à mon sens le meilleur choix possible ! Reste à s’acquitter de l’indigeste malus écologique de 10 011 € pour cette année 2022.

Équipements de série

Pack PremiumPeinture Blanc Pur
Jantes alliage forgées 18 poucesToit en fibre de carbone (Track)
Transmission intégrale GR-FourDémarrage sans clé
Sellerie en alcantaraVolant en cuir
Caméra de reculOptiques à LED

Principales options

Pack Track (2 000 €)Blanc Lunaire Nacré (750 €)
Rouge Intense (750 €)Noir Éclipse (750 €)

Le mot de la fin

Enfin, il est temps de clôturer cet essai. Il faut le reconnaître : la Yaris GR est une voiture fabuleuse. Elle offre ainsi un feeling de conduite extra-ordinaire et un plaisir de conduite unique. Alors bien sûr, vous devrez débourser pas moins de 37 600 € pour vous offrir la version Track. Pire, vous devrez aligner un malus assez costaud… Mais hormis cela, cette descendante indirecte de la Lancia Delta HF Integrale rentrera à coup sûr dans l’histoire. Sans être parfaite, elle offre des sensations et parvient à en offrir beaucoup. Puis, il faut dire ce qu’il en est : une vraie sportive de moins de quatre mètres avec la transmission intégrale, il y avait bien longtemps que je n’avais pas vu cela. Le contexte fait qu’il s’agira probablement – et tristement – d’une des dernières représentantes de son espèce…

Un grand merci à Toyota France pour le prêt de cette superbe Yaris GR, à Simon pour ses prises de vue toujours plus incroyables ainsi qu’à Yann de l’école de pilotage Chap’Racing pour nous avoir permis d’accéder au circuit Forget.

Toyota Yaris GR Track

dès 37 600 €
7.8

Niveau de satellisation

9.0/10

Feeling

10.0/10

Provocation d'acouphènes

5.0/10

Nécessité de vendre un rein

7.0/10

On a aimé...

  • Efficacité
  • Tempérament du moteur
  • Plaisir de conduite
  • Style plein d'audace

Ça nous a déplu...

  • Malus délirant
  • Difficile à trouver
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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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