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5 conseils avant d’acheter une BMW importée

S’offrir une BMW d’occasion, c’est un exercice compliqué. Si l’on retire les voitures rincées et les modèles tuning, on remarque bien vite que la demande excède l’offre. La conséquence, c’est des prix toujours plus élevés. La tentation d’acheter une BMW importée est donc plutôt forte. Les mandataires, en plein essor, regorgent d’offres toutes plus attractives que les autres pour s’offrir une BMW moins chère. Mais est-ce vraiment sans risque ? Dans ce court article, je vais vous donner cinq astuces à connaître avant d’acheter une BMW importée. Cela vous évitera de tomber dans des pièges assez récurrents qui peuvent transformer la bonne affaire en cauchemar.

1. Choisissez un professionnel de confiance

Avant tout, acheter une voiture importée, cela peut sembler intimident de prime abord. Déjà, il y a la barrière de la langue et les démarches administratives qui peuvent effrayer… Pour gagner du temps, il y a la possibilité de passer par l’intermédiaire d’un mandataire. Ces spécialistes de l’importation réalisent principalement des achats groupés de voitures neuves au sein même de l’Union européenne et rétribuent la remise du prix de gros aux clients finaux. Pour les BMW d’occasion, les voitures sont achetées de manière isolée ou par lot par les mandataires, en fonction de ce qui est recherché dans l’hexagone. Puisqu’ils réalisent de petites commissions sur chaque voiture, les mandataires misent sur le volume et comptent beaucoup sur le bouche-à-oreille pour toucher constamment de nouveaux clients.

Si vous désirez vous offrir un BMW X3 d’occasion (ou tout autre modèle de la marque), je vous conseille donc de passer par un mandataire. La commission prise par le mandataire peut être un frein de prime abord… Mais si vous effectuez les démarches par vous-même, cela nécessitera davantage de temps, en augmentant le risque d’erreur qui retarderait le dossier. Toutefois, tous les mandataires ne sont pas aussi sérieux les uns que les autres. Les comparateurs d’offres de mandataires, tels que Caroom, sont une aubaine pour s’orienter vers un professionnel de confiance. Sachez également que certains mandataires proposent de négocier le prix de la BMW qui vous intéresse sur place et vous font profiter de l’intégralité du fruit de cette négociation. On peut difficilement avoir mieux par soi-même !

2. Neuf ou occasion : la différence est réelle…

Si vous envisagez d’acheter une BMW d’occasion, vous avez sans doute déjà repéré des annonces de modèles qui vous intéressent. Peut-être qu’une occasion récente a retenu votre attention… Il faut cependant prêter une attention toute particulière à ce que l’administration française définit comme étant une voiture d’occasion. Cela concerne exclusivement les BMW ayant au minimum atteint l’âge de 6 mois depuis leur mise en circulation et qui ont – au minimum – 6 000 kilomètres au compteur. Cela paraît futile mais il faut savoir que la TVA est à régler en France auprès du service des impôts pour les voitures neuves !

Lors de l’achat d’une BMW d’occasion en Allemagne, vous ne serez redevable de la TVA locale que si vous l’achetez auprès d’un professionnel. Auprès d’un particulier, il n’y a pas de TVA à régler. Ces paramètres sont importants car ils permettent ensuite de demander un quitus fiscal pour établir la carte grise définitive. D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur les formalités liées à l’importation d’une voiture, je vous renvoie sur cet article.

3. Soyez vigilant sur la finition

On pourrait penser que les gammes allemandes et françaises de chez BMW sont similaires mais ce n’est pas toujours le cas. Outre-Rhin, le choix de finitions et motorisations est souvent plus vastes, ce qui peut créer un décalage. D’une manière générale, les finitions d’entrée de gamme sont généralement assez pauvres en matière d’équipements, bien qu’elles portent le même nom que les modèles vendus dans l’hexagone. Ci-dessous, je vous montre le visuel de deux BMW Série 1 d’entrée de gamme. La première est le modèle vendu en Allemagne, pour 29 500 €. La seconde, c’est la même finition d’appel, pour le marché français, affichée à 30 200 €. On remarque assez vite un déficit important pour le modèle allemand, qui perd les jantes alliage, les phares anti-brouillard et les optiques à LED.

Pour que la comparaison soit la plus réaliste possible et veiller à faire une bonne affaire, il faut non seulement choisir la bonne finition mais aussi consulter la liste des équipements de série et des options retenues. À ce sujet, je vous recommande le site MecaVin qui propose de consulter ces informations.

4. Anticipez le coût de la carte grise

S’offrir une belle voiture implique un certain nombre de contraintes… Outre la problématique de l’importation, vous devez songer au coût de la carte grise, pour votre future BMW. Par rapport aux voitures importées, il y a d’innombrables rumeurs à ce sujet ! Pourtant, votre BMW importée répondra au même contrainte que si vous aviez acheté une occasion en France. Nous avons d’ailleurs élaboré un outil de calcul du prix de la carte grise. En fonction de la puissance fiscale, vous serez redevable d’une certaine somme, tenant compte du montant de la taxe régionale. Précisons que les voitures mises en circulation il y a plus de 10 ans (même si c’est à l’étranger), bénéficient d’une réduction de 50 % sur le montant de la taxe régionale.

Actuellement, il n’y a plus de malus écologique sur les voitures d’occasion. Il n’y a donc pas de crainte à avoir de ce côté.

5. Faites un maximum de vérifications

Les BMW sont des voitures qui attirent massivement… Si les passionnés de voitures figurent parmi les clients de la marque, il y a aussi une bonne partie de « kékés » et d’autres qui choisissent une BMW pour l’image. Dès lors, toutes les voitures ne sont pas particulièrement saines, ni entretenues. Beaucoup ont été tunées ou préparées plus ou moins rigoureusement… Mais pas toujours très légalement. À cela s’ajoute la problématique du kilométrage trafiqué, dont le phénomène est difficilement mesurable. Il est donc important d’effectuer diverses vérifications. Si vous passez par le biais d’un intermédiaire, celui-ci se charge généralement de les effectuer. Sinon, il y a la possibilité d’utiliser des sites tels que CarVertical pour accéder aux informations. Bien que HistoVec soit gratuit, celui-ci ne prend pas en charge les véhicules mis en circulation hors de la France.

En vérifiant les relevés kilométriques, les derniers entretiens et l’éventuelle accidentologie, vous éviterez d’acheter une BMW peu recommandable. En appliquant les différents conseils de cet article, vous maximiserez vos chances de trouver une bonne occasion BMW. Des conseils assez simples, au final, mais qui permettent d’esquiver les principales arnaques.

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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