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5 précautions avant d’acheter une voiture électrique d’occasion

Au vu de l’arrêt de commercialisation de la voiture thermique à l’horizon 2035, les projecteurs semblent tournés vers la voiture électrique. Mais là, vous êtes face à un dilemme. D’un côté, votre budget est restreint et malgré les aides gouvernementales, vous devez vous orienter vers une voiture électrique d’occasion. Dans ce court article, je vais revenir sur cinq précautions à prendre avant d’acquérir ce type de véhicules. En appliquant ces principes, vous éviterez probablement bien des déconvenues qui surviennent trop souvent. En septembre 2022, la part de marché de la voiture électrique a été de 16 %, c’est plus encore que le Diesel, qui ne cesse de reculer. Un succès grandissant qui ne doit pas tromper votre vigilance sur le marché de l’occasion.

1. Étudiez vos besoins réels

La voiture électrique permet de faire pas mal d’économies dès lors que la problématique de la recharge est résolue. Mais je ne m’étendrais pas sur le sujet. Nos confrères, comme Caroom, ont déjà largement déblayé le terrain sur l’intérêt d’acheter une voiture électrique d’occasion. Toutefois, la vraie question qu’il faut se poser, c’est de déterminer si vous avez un intérêt réel à passer à l’électrique. Remontons un petit peu le temps. En 2007, le gouvernement français prend un virage à 90° et décide de promouvoir très largement le Diesel, qui se voit prêter des vertus écologiques. Cela entraîne une convergence presque maladive des automobilistes français vers ce carburant. En une dizaine d’années, le discours a radicalement changé. Converger sur la voiture électrique doit avant tout répondre à un besoin bien réel et non pas être un simple suivi de mouvement général.

La voiture électrique fonctionne sur batterie. C’est cette dernière qui détermine l’autonomie générale. Sur nos voitures électriques, nous avons généralement des batteries au lithium-ion et il faut en comprendre le fonctionnement général. À haute vitesse, les régimes moteur sont très importants et les transferts d’électrons augmentent en fréquence. Cela accroît alors d’autant la consommation de kWh. C’est pour cette raison que les appendices esthétiques sont si nombreux. La voiture électrique s’adresse majoritairement aux urbains ainsi qu’à celles et ceux qui ont des bornes de recharge au niveau de leurs points de chute.

2. Veillez au type de batterie utilisé

L’immense majorité des voitures électriques utilise des batteries au lithium-ion. Ces dernières sont les plus répandues et s’avèrent assez faciles à vivre au quotidien. Dans le futur, il est probable que des batteries de nouvelle génération voient le jour, mais cela ne semble pas être une priorité. Récemment, je vous parlais de la Peugeot 308 électrique qui utilise une nouvelle technologie de batterie composée à 80 % de nickel, 10 % de manganèse et 10 % de cobalt. Des voitures fonctionnant avec une batterie au graphène ont également été élaborées, principalement en Chine mais elles n’ont pas été réellement suivies… Il existe aussi des batteries au lithium-métal-poilymère (LMP). Cette chimie de batterie équipe notamment les Bolloré Bluecar ou encore la Citroën E-Mehari. Ces batteries ont un inconvénient majeur : elles nécessitent d’être branchées en continu…

Il y a aussi eu les batteries au nickel-cadmium, qui appartiennent désormais au passé. Ces batteries d’ancienne génération sont endurantes mais elles s’avèrent assez contraignantes au quotidien, en plus d’offrir une autonomie restreinte. La batterie au lithium semble donc, à ce jour, la moins pire des solutions.

3. Découvrez les aides possibles

Le gouvernement français propose aussi le bonus écologique à l’achat d’une voiture électrique d’occasion. Cela implique néanmoins de respecter certaines contraintes. Il faut tout d’abord que le véhicule ait une masse inférieure à 3,5 tonnes. Le véhicule doit être conservé pour une durée minimale de deux ans et doit avoir été immatriculé en France depuis au moins deux ans, dans le SIV. À cela s’ajoute l’éventuelle prime à la conversion dont le montant varie, en 2022, entre 2 500 et 5 000 €. Cela implique de mettre à la casse un véhicule essence immatriculé avant le 1er janvier 2006 ou bien un Diesel immatriculé avant le 1er janvier 2011.

4. Évitez certains modèles

Les voitures électriques ont forcément moins de composants mécaniques que leurs homologues thermiques. Le risque de panne est donc bien moindre. Toutefois, tous les modèles ne sont pas aussi fiables les uns que les autres. En effet, les problèmes électroniques peuvent largement entacher l’expérience. Toutefois, il est assez difficile de mesurer la fiabilité réelle des voitures puisque ce sont généralement les passages en atelier qui sont pris en compte. À ce sujet, les Tesla figurent parmi les voitures faisant le plus de passage en atelier, contrairement à Kia. Bien sûr, cette simple problématique ne permet pas de juger correctement la fiabilité. Toutefois, il est préférable d’éviter certains modèles ayant une technologie obsolète (comme les Citroën Saxo électriques) ou encore la Renault Fluence EV, peu pratique et dépassée.

5. Vérifiez l’état de la batterie

Enfin, avant d’acheter une voiture électrique d’occasion, il faut vous assurer que la batterie soit toujours en bon état. Il est assez difficile de savoir si le précédent propriétaire était suffisamment rigoureux. Une mauvaise utilisation de la charge peut rapidement détruire l’autonomie… D’une manière générale, les constructeurs automobiles appliquent une garantie de 8 ans, durant laquelle la batterie doit pouvoir conserver un minimum de 80 % de sa capacité. Si vous achetez un modèle électrique plus ancien, cela signifie qu’il n’y a plus de prise en charge à ce sujet…

Et que si la batterie a trop perdu, vous n’aurez pas d’autres choix que de procéder à son remplacement et cela peut coûter très cher. Avant de choisir un véhicule d’occasion, il est donc indispensable de connaître le SoH (State of Health) de la batterie. Cela permet de déterminer son pourcentage d’usure et donc de juger si la batterie a été correctement traitée ou non. Différents professionnels permettent de faire des mesures, afin de vous rassurer sur l’autonomie réelle restante de votre future voiture électrique d’occasion. Finies les mauvaises surprises !

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Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

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