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Porsche Panamera : tout change pour que rien ne change…

Apparue au catalogue en 2009, la Porsche Panamera a inauguré le segment des berlines de luxe au sein de la marque. Un segment porteur qui a permis de s’ouvrir aux familles, aux côtés des SUV. Après une seconde génération en 2017, la Porsche Panamera signe son grand retour, avec une troisième génération plus consensuelle que jamais. Si en apparence, les évolutions timides, tout a été réalisé dans la plus grande subtilité. Une métamorphose savamment opérée que je vous propose de découvrir ici. Et vous le verrez, cette nouvelle routière de luxe entend bien s’imposer au sein de ce segment très porteur, où la course à la puissance et au raffinement est une composante essentielle.

Le succès fou de la Panamera

Intégrer une berline chez Porsche, c’est pas nouveau. Dès 1988, la marque avait créé la 989, malheureusement restée à l’état de prototype. C’était une jolie berline, aux faux-airs de coupé, dont la ligne générale a été reprise sur la Panamera, deux décennies plus tard. La Panamera a rapidement été un succès en s’ouvrant à un public fan des sportives de la marque mais réticent à passer sur les SUV Macan et Cayenne. Porsche a offert des standards plutôt hauts à sa routière de luxe et a multiplié les moteurs savoureux. La seconde génération a évolué en douceur, avec un style plus acéré mais toujours une amplitude impressionnante de motorisations, de finitions et de coloris, tant intérieurs qu’extérieurs. La Panamera 3 s’appuie sur la plateforme MSB de dernière génération et reprend la belle recette de ses grandes sœurs. Pourtant, les changements sont plus nombreux qu’ils n’y paraissent.

Et la concurrence est plus proche qu’elle n’y paraît puisque Porsche intègre une seconde berline dans sa gamme : la Taycan, qui est 100 % électrique… La nouvelle Panamera reprend la même base technique que la seconde génération et les mêmes proportions. La face avant est plus agressive, avec un dessin d’optique moins rond, un pare-chocs plus ajouré et des lignes remodelées, ce qui donne un faciès plus agressif. On notera que le modèle ici illustré dans une superbe Or Madère métallisé. Le profil est très similaire à la seconde génération, avec les mêmes découpes de porte et de vitrage. On pourrait croire à un restylage mais dans les faits, de nombreux détails ont été revus et cela fait la différence.

Il y a par exemple ces jantes inédites, avec écrou de serrage central, d’un diamètre de 21 pouces (option à 4 770 €) ou encore la face arrière, largement affinée, avec un bandeau lumineux plus impactant. Des évolutions plutôt subtiles donc mais qui permettent à la Panamera de se moderniser efficacement. Précisons également que les contours de vitre et les logos s’habillent d’une teinte exclusive, nommée Turbonite. Elle couvre également l’écusson, les jantes ou encore le volant. Indéniablement, la Panamera III parvient à se démarquer mais il faudra un œil exercé pour l’identifier formellement de profil…

À bord : la logique du numérique

La Porsche Panamera III s’inspire notamment de la Taycan, en proposant un intérieur plus moderne et technologique. Si les lignes générales de la planche de bord demeurent, on découvre un bloc d’instrumentation entièrement numérique, avec une belle dalle de 12,6 pouces. Elle simule toujours aussi parfaitement les cinq compteurs, tout en proposant la personnalisation de l’interface. L’écran central mesure toujours 12,3 pouces tandis que le passager peut également disposer de son propre écran de 10,9 pouces face à lui, moyennant un supplément de 1 506 €. La qualité de fabrication est toujours aussi rigoureuse, au même que les choix de matériaux et leurs ajustements. Une version avec empattement allongé sera aussi de la partie, ajoutant 15 centimètres au niveau des portes arrière.

Il sera toujours possible de choisir un arrière à deux ou trois sièges, en fonction des besoins. Plusieurs ambiances colorées sont d’ailleurs disponibles, permettant d’avoir une sellerie en cuir partiellement verte, rouge, bleue, crème ou encore marron. La dotation de série est plutôt correcte, intégrant notamment les phares matriciels à LED, avec plus de 32 000 pixels par projecteur (pour ce dernier point, c’est une option). On trouvera toujours un grand nombre d’équipements de sécurité et notamment la possibilité de stationner la Panamera à l’aide de son smartphone, avec l’application Remote Park Assist On trouvera également le sélecteur de modes de conduite sur le volant, le chargeur par induction pour smartphone (avec fonction de refroidissement)… Tout ce que l’on peut attendre d’une routière de luxe est là, naturellement.

L’hybridation : une nécessité pour la Panamera

Selon Porsche, les trois-quarts des Panamera II vendues seraient des versions hybride-rechargeables. On comprend mieux l’intérêt de reconduire ce type de motorisation. L’offre est composée, pour le moment, de la Panamera « classique » en stricte propulsion, accueillant le moteur V6 biturbo de 2.9 litres et délivrant 353 chevaux. Ce même moteur est utilisé dans la Panamera 4, qui apporte la transmission intégrale. Le haut de gamme actuel est assuré par la Panamera Turbo E-Hybrid. Comme son nom l’indique, celle-ci associe un moteur V8 biturbo à un moteur électrique de 193 chevaux, pour une puissance cumulée de 680 chevaux et 930 Nm de couple. Ces trois versions bénéficient d’office de la dernière évolution de la boîte automatique PDK à 8 rapports. La version hybride rechargeable (PHEV) reçoit par ailleurs une batterie de 25,9 kWh, permettant une autonomie électrique de 90 kilomètres.

VersionMoteur0 à 100 km/hConsommationPrix
Panamera2.9 V6 biturbo
353 chevaux
5,3 secondes10,1 L/100 km109 726 €
Panamera 42.9 V6 biturbo
353 chevaux
5,0 secondes9,6 L/100 km113 883 €
Panamera Turbo
E-Hybrid
4.0 V8 biturbo
Moteur électrique 190 ch.
680 chevaux
3,2 secondes1,2 L/100 km194 833 €

Aussi, on notera l’arrivée d’une nouvelle suspension pneumatique accompagnée d’une fonction étrange : la gestion peut être assurée depuis votre smartphone. Il est donc possible de faire « danser » la Panamera à l’aide de votre téléphone. Dans les faits, l’intérêt est de pouvoir adapter la hauteur de caisse rapidement mais c’est assez amusant. On notera aussi que les moteurs ont tous été revus en profondeur pour être plus économique à l’usage. Ils perdent d’ailleurs les turbocompresseurs à double entrée ainsi que la désactivation temporaire des cylindres. Le plus remarquable sera probablement l’Active Ride. C’est un dispositif qui permet de remplir d’air de manière individuelle les chambres d’air pour un amortissement optimal, capable d’inverser les mouvements naturels de la caisse pour offrir le meilleur grip dans les virages… Et même de se pencher légèrement sur l’intérieur à la manière d’une moto. Bluffant…

Une Panamera plus chère… Et plus mieux ?

Le ticket d’entrée de la nouvelle Porsche Panamera grimpe désormais à 109 726 € hors options. Une note salée mais qui s’explique aussi par une montée générale des prix dans ce segment très concurrentiel. Porsche pourra jouer la carte du dynamisme et compter sur son image forte pour séduire massivement. La version Turbo E-Hybrid atteint quant à elle les 194 833 €, toujours sans aucun ajout d’option. Par la suite, la gamme sera complétée par d’autres versions et notamment une Turbo S, dont la puissance ira très certainement bien au-delà des 700 chevaux. Affaire à suivre… En revanche, nous assisterons à la disparition de la Panamera Sport Turismo, la version break, trop peu vendue…

Source
Newsroom.porsche.com

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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