
Comment rebondir après un échec au permis de conduire ?
Passer son permis de conduire, c’est toujours un moment d’angoisse… La peur principale, c’est souvent celle de faire l’erreur éliminatoire. Car on le sait, cette dernière porte tristement bien son nom. Si vous consultez cet article, c’est probablement parce que vous avez échoué à l’examen pratique du permis de conduire. Peut-être avez-vous commis une erreur éliminatoire ou bien que votre score de points était inférieur à 20 points, le minimum imposé. Dans cet article, nous allons vous donner quelques pistes pour digérer au mieux la mauvaise nouvelle et aller de l’avant. Car oui, si le permis de conduire est souvent un passeport pour la liberté, il faut réussir à relativiser et surtout, mettre en place des actions pour ne pas échouer lors de votre prochaine présentation.
Commencez par déculpabiliser
Tout d’abord, il faut prendre un petit peu de recul. Échouer à un examen, c’est triste et démotivant. On ressent parfois un sentiment de nullité, de honte. À ce sujet, il y a une citation que j’aime beaucoup : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends », attribuée à Nelson Mandela. Dans les faits, l’examen du permis est axé sur une grille d’évaluation. Même en ayant eu la meilleure préparation du monde, vous n’êtes pas à l’abri d’une situation imprévue sur la route, susceptible de vous faire perdre vos moyens.
Lorsque j’ai passé mon permis de conduire, j’avais été confronté à un poids-lourd à l’arrêt, à l’approche d’un rond-point, qui a redémarré lors de mon approche . J’avais bien géré la situation et mon stress, ce qui m’ a probablement évité une erreur éliminatoire, qui aurait alors été probable dans ce cas. Ce type d’imprévu n’est pas étudié lors des leçons d’auto-école alors il faut garder son sang-froid. D’ailleurs, cliquez-ici si vous souhaitez passer votre permis en candidat libre.
Dans tous les cas, il ne faut jamais oublier que vous n’êtes pas seul(e). Chaque année, le gouvernement met en ligne le bilan des examens du permis de conduire. En 2022, il y a eu 1 040 047 candidats pour le permis B. Lors de la première présentation, seulement 57,8 % des candidats ont réussi, soit un petit peu plus de la moitié. Il y a également une forte divergence d’un département à un autre. En Guadeloupe, le taux de réussite n’est que 29,9 % la première fois contre 69,6 % dans les Deux-Sèvres, par exemple. Vous l’aurez compris, échouer au permis de conduire n’a rien d’exceptionnel et ne fait pas de vous une personne nulle. Pardonnez-vous cet échec. Certes, cela vous coûtera potentiellement quelques heures de conduite en plus avec votre moniteur et cela retardera l’obtention de votre permis… Mais cela vous laisse aussi l’opportunité de progresser.
Identifiez vos erreurs
Prenez le temps d’étudier la grille d’évaluation qui vous a été remise. Oui, vous maudissez sans doute ce document, avec l’envie de passer à autre chose… Mais elle est une aide précieuse. Voyez où vous avez perdu des points. Si vous avez fait une erreur éliminatoire, comprenez pourquoi vous avez fait cette erreur. Est-ce une mauvaise appréciation d’une situation ? Êtes-ce une méconnaissance d’un panneau de signalisation ou d’un aménagement ? Votre vitesse était-elle inadaptée ? Répondre à ces questions peut vous permettre d’orienter vos recherches et votre apprentissage.
Souvent, la principale cause d’une élimination au permis de conduire, c’est la gestion du stress. Car oui, un examen, c’est souvent une source d’anxiété importante. Une situation imprévue qui se présente peut rapidement vous saturer d’informations. Et comme au volant, il faut être réactif, une mauvaise action peut survenir. Et si elle vous met en danger, vos passagers ou les autres automobilistes, alors vous serez recalé(e). C’est impitoyable mais c’est aussi une question de sécurité routière, dans le sens le plus large.
Je vous invite aussi à demander l’avis du moniteur qui vous a accompagné lors de l’examen. Celui-ci pourra vous donner son point de vue sur votre échec. Après cette phase d’analyse, vous pourrez passer à l’action, c’est-à-dire mettre en application vos perspectives d’évolution pour que votre tentative se passe mieux que la première… Et qu’elle vous donne accès au précieux permis de conduire.
Un problème de stress ? Agissez !
Être anxieux avant un examen, c’est relativement répandu… Et c’est plutôt normal car c’est une étape importante dans votre vie. Seulement, le permis de conduire ne doit pas se transformer en stress maladif. Si vous n’arrivez plus à dormir à quelques jours de la date de présentation et que vous perdez vos moyens, c’est probablement qu’il est nécessaire d’agir. Apprendre à gérer son stress, c’est une étape importante, qui peut être accomplie de plusieurs manières différentes. La première étape, c’est d’en parler à votre médecin. Celui-ci pourra vous prescrire un traitement pour vous aider à vous relaxer. Il existe d’ailleurs des produits à base de plante qui peuvent fonctionnement et des traitements plus ou moins forts.
Le plus efficace est encore d’être suivi par un psychologue qui pourra vous aider à mieux appréhender les situations stressantes. Et cela pourra vous servir dans toutes les situations un petit peu compliquées de la vie quotidienne. L’important, c’est de mettre des actions en place qui vous aideront à aller de l’avant. Le yoga et la méditation peuvent également aller en ce sens.
Perfectionnez votre conduite
Maintenant, il ne reste plus qu’à mettre à exécution vos axes d’amélioration. Reprenez des heures de conduite et travaillez sur les points qui vous posent problème. Même si cela est désagréable, confrontez-vous de manière frontale à vos difficultés. Vous galérez sur les démarrages en côte ? Faites-en un maximum. La ville vous stresse ? Concentrez-vous sur les agglomérations. Les créneaux sont-ils encore compliqués ? Entrainez-vous jusqu’à réussir. D’ailleurs, il peut aussi être intéressant de demander à effectuer les heures de conduite avec un autre moniteur de l’auto-école, si cela est possible. Des fois, avoir un regard différent peut vous aider à apprendre plus rapidement. Certaines choses pourraient prendre plus facilement du sens.
N’attendez pas trop pour vous représenter
Ce n’est pas un secret : les auto-écoles ont tout intérêt à ce que vous réussissiez votre permis de conduire du premier coup. Chaque échec rend plus difficile l’obtention de places pour passer l’examen. Afin de maximiser vos chances de réussite, votre auto-école vous invitera très fortement à prendre de nouvelles heures de conduite avant de vous présenter à nouveau à l’épreuve. Notre conseil, c’est de prendre le temps de définir, avec l’auto-école, vos points d’évolution nécessaires et de calquer la conduite sur ces aspects-là en priorité. Définissez ensuite une date de passage à l’examen lorsque cela sera possible. Il faut savoir qu’au-delà de deux échecs successifs d’un candidat à l’examen pratique, cela entraine une pénalité pour l’auto-école, qui aura plus de difficultés pour obtenir des places.
Le mot de la fin
Enfin, un échec au permis de conduire, ce n’est pas la fin du monde. Rater une première fois l’examen, c’est bien plus fréquent que vous ne le pensez. Le plus important, ce n’est pas d’avoir raté le côté pratique c’est surtout de mettre en place une méthodologie pour que la fois suivante soit la bonne. D’ailleurs, pour vous libérer de la pression, je vous conseille personnellement de ne pas parler de votre date d’examen à vos proches. Cela vous évitera de ressentir de la pression extérieure. Pour le reste, entraînez-vous. Plutôt que de faire de l’apprentissage par cœur, favorisez toujours la compréhension. Cela vous permettra de mieux appréhender une situation complexe potentielle lorsque vous aurez l’inspecteur à vos côtés. D’ailleurs, vous saviez que le « vieux » permis rose s’apprête à disparaître ?





