Cinq conseils avant d’assurer une moto
Sur PDLV, nous parlons régulièrement de l’assurance pour les voitures, car c’est un aspect à ne pas négliger. Parmi nos lecteurs, beaucoup ont déjà goûté au plaisir de la moto ou l’envisagent très sérieusement. Dans cet article, nous allons revenir sur cinq principaux points à connaître en matière d’assurance pour les motos. Comme vous le verrez, les formules sont relativement similaires à celles des autos, sauf quelques particularités à connaître, notamment au regard des équipements individuels qui peuvent coûter cher. Voici donc compilées cinq recommandations relatives à l’assurance moto.
1. Choisissez la bonne formule pour votre moto
Tout comme pour les voitures, les assureurs spécialisés dans le deux-roues ont développé leur offre autour de trois grandes formules. La loi impose au minimum la responsabilité civile (ou tiers simple), couvrant les dommages causés à autrui. Les dommages inhérents au responsable du sinistre ne sont pas pris en charge quant à eux. Cette formule présente l’avantage d’être économique, mais peut s’avérer problématique si votre moto est d’une certaine valeur. Certaines compagnies proposent la protection juridique dans la formule au tiers. Pour d’autres, la protection juridique est intégrée au tiers étendu. N’hésitez plus et obtenez un devis d’assurance moto personnalisé sans plus attendre.
Le tiers étendu apporte des garanties supplémentaires, comme le vol, l’incendie ou encore la protection juridique. Celle-ci ne prend pas en charge les dégâts subis par votre moto dans le cas où vous seriez responsable d’un accident ou encore victime d’un sinistre sans que le responsable ne soit identifié. Ce type de formule très demandé est proposé par une grande majorité d’assureurs. Pour en connaître le prix, demandez un devis d’assurance moto personnalisé sans plus attendre.
La formule tous risques offre la garantie dommages. En cas de sinistre responsable, votre assurance prendra en charge vos dégâts également. Vos accessoires et vêtements peuvent aussi être pris en charge. Néanmoins, les différentes compagnies d’assurance n’offrent pas toutes les mêmes garanties pour cette formule tous risques. D’une manière générale, les assureurs couvrent vos accessoires et vêtements en cas de sinistre non responsable, mais en cas de sinistre responsable, certains assureurs ne vous couvrent qu’en option. Il vous faut donc prendre le temps de comparer les contrats et ne pas hésiter à vous pencher sur les garanties optionnelles, souvent plus nombreuses que pour les voitures.
Il vous faut également savoir qu’il existe une option petits rouleurs chez certains assureurs. Néanmoins, cette formule n’est pas forcément financièrement avantageuse. En effet, un contrat standard peut se révéler moins onéreux, que ce soit pour une formule au tiers ou en tous risques. De la même façon, il existe une formule saisonnière chez certaines compagnies ou mieux encore, il est possible de moduler vos garanties en hiver.
2. Pensez à la garantie protection corporelle
En cas d’accident de voiture, c’est en premier lieu la carrosserie qui est concernée. À moto, votre protection est moindre, par définition. Aussi, en cas de chute, les dommages corporels peuvent être plus importants. La garantie protection corporelle est habituellement proposée en option, sur tous les types de contrats. Celle-ci couvre uniquement les dommages corporels pouvant être subis par le pilote (et non le passager). Elle permet une prise en charge des frais médicaux, qu’il s’agisse d’intervention, d’hospitalisation ou même de rééducation, au-delà des plafonds de la Sécurité sociale et de votre mutuelle. Cette garantie ouvre également droit à indemnisation en cas d’invalidité permanente. Concrètement, si votre accident engendre une invalidité, la garantie protection corporelle vous permettra de bénéficier d’une indemnité proportionnelle au taux d’invalidité.
En cas de décès suite à un sinistre moto, cette garantie permet à vos proches de bénéficier d’un versement en capital. Attention, chaque garantie comporte ses propres barèmes, qu’il convient de consulter. Ce type de garantie peut donc être opportun. N’oubliez pas que même si la moto procure un plaisir de conduite rare et de belles sensations, le pire peut toujours se produire.
3. Choisissez éventuellement des garanties supplémentaires
Il peut être intéressant de souscrire des garanties supplémentaires. La plus connue est celle relative aux équipements. En cas de chute, votre casque peut être remboursé à neuf et certains accessoires peuvent également être pris en charge tels que le blouson, les bottes ou encore les gants. Un plafond est appliqué ainsi qu’un coefficient de vétusté, généralement de l’ordre de 20 % par an. Une franchise est susceptible d’être appliquée en fonction du contrat. Si vos équipements et vêtements sont d’une certaine valeur, il peut donc être opportun de souscrire cette garantie auprès de votre assureur.
Par ailleurs, la protection des accessoires est recommandée… Elle prend en charge les potentielles modifications / ajouts que vous pourriez réaliser sur votre moto. Il peut s’agir d’un top-case par exemple ou bien d’un carénage spécifique. Il convient de faire le point avec votre assureur afin de déterminer ce qui peut être inclus dans cette formule et ce qui ne l’est pas. D’une manière générale, les équipements amovibles, comme les GPS, ne sont pas pris en compte. Une franchise est appliquée, au même titre qu’un coefficient de vétusté.
4. Comparez les prix… et les garanties !
Prenez le temps de comparer les contrats de différentes compagnies d’assurance pour ainsi faire le bon choix. Pour que la comparaison soit la plus fiable possible, vous devez bien évidemment tenir compte des différentes garanties et options. Il est assez rare que deux prestataires aient exactement les mêmes niveaux de garanties, ce qui peut fausser la comparaison. Il existe bien sûr des comparateurs de formules d’assurance auxquels vous pouvez vous référer pour faciliter votre recherche. Attention, même si ces outils sont pratiques, certains sont susceptibles de vous orienter vers une compagnie d’assurance plutôt qu’une autre. Pour une comparaison objective, il est conseillé d’avoir recours à trois comparateurs différents.
5. N’oubliez pas la loi Hamon !
Enfin, il faut savoir que la loi Hamon vous permet de changer d’assurance à la première date anniversaire du contrat. C’est une procédure gratuite réalisée par votre nouvelle compagnie d’assurance. Malgré l’inflation, il n’est pas rare de pouvoir économiser plusieurs dizaines d’euros par an par simple mise à jour / révision de votre contrat. Pour cela, il vous suffit de vous rapprocher de votre assureur qui pourra faire le point avec vous sur vos garanties.



