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Trottinette électrique : ce que la loi vous impose

La trottinette électrique, beaucoup l’ont perçue comme un simple effet de mode. Pourtant, quelques années plus tard, les usagers sont plus nombreux que jamais. Et même si de nombreuses villes en proposent encore en libre-service, il est aussi possible de s’en offrir, car les prix sont devenus plutôt accessibles, notamment pour les modèles d’entrée de gamme. Dans ce petit article, je vous propose de revenir sur quelques notions réglementaires qu’il faut connaître avant de vous acheter (et d’utiliser) une trottinette électrique. Nous nous concentrerons donc sur l’aspect purement réglementaire dans cet article. Car même si les vendeurs ont une obligation d’informations, beaucoup restent malheureusement assez évasifs sur la question.

Il y a un âge limite

Rouler en trottinette électrique, c’est tout de même un sacré confort, pour gagner du temps au quotidien. Beaucoup y voient l’opportunité de raccourcir les temps de trajet, pour un coût modique. Car oui, une trottinette électrique, c’est souvent bien plus économique qu’une voiture, un scooter voire même un abonnement de transports en commun. À l’origine, circuler sur une trottinette électrique Etwow (ou tout autre marque d’ailleurs) implique d’avoir un âge minimal qui permet d’avoir une plus grande conscience des risques. Comme pour un scooter ou une voiturette sans permis, il faut être âgé de 14 ans au minimum pour circuler en trottinette électrique. Initialement, cet âge était porté à 8 ans mais la ministre de l’époque, Élisabeth Borne, a porté cet âge à 12 ans puis 14 ans. En-dessous de cet âge, il n’est donc pas possible d’utiliser ce type d’engin. Contrairement à d’autres véhicules, aucun permis n’est exigé.

La circulation est restreinte

Les trottinettes électriques, aussi pratiques soient-elles, ne peuvent pas circuler librement partout. Si vous pensiez pouvoir rouler tranquillement sur les trottoirs, sachez que c’est interdit, sauf s’il y y a une indication contraire. Et même dans ce cas, la vitesse ne doit pas dépasser 6 km/h, histoire de ne pas gêner les piétons. Soyons francs : vous irez à peine plus vite que les piétons… Les voies cyclables, elles, sont l’endroit idéal pour se déplacer en trottinette. Vous avez d’ailleurs obligation d’y circuler dès qu’il y en a. Mais que faire s’il n’y en a pas ?

Dans ce cas, la circulation est autorisée sur les routes limitées à 50 km/h, et uniquement celles-là. C’est une règle à respecter scrupuleusement, sous peine d’une amende qui peut atteindre 135 €. Bref, ces restrictions sont là pour garantir la sécurité de tous, que ce soit celle des piétons, des cyclistes ou des usagers de trottinettes. Des trottinettes électriques ont déjà été vues sur autoroute, c’est bien sûr une pratique très dangereuse et purement interdite.

La vitesse est limitée

Par défaut, la réglementation impose une limite à 25 km/h pour circuler sur la voie publique. Mais attention, certaines trottinettes peuvent être bridées ou débridées, et c’est là qu’il faut être vigilant. Les vendeurs ont l’obligation d’informer clairement les acheteurs sur ces limitations. Pourtant, il n’est pas rare de croiser des modèles vendus sans explications précises, voire avec des fonctionnalités permettant de dépasser les 25 km/h. Ce dépassement est strictement interdit et expose non seulement à des amendes, mais aussi à une confiscation du véhicule. Avant d’acheter, assurez-vous donc que la vitesse maximale de l’engin respecte bien la réglementation, pour éviter de mauvaises surprises une fois sur la route. Pouvoir aller plus vite, c’est cool… Mais en cas de contrôle ou d’accident, vous risquez gros…

L’assurance est obligatoire

Les trottinettes électriques sont considérées comme des véhicules motorisés par la loi. Elles nécessitent donc une assurance responsabilité civile spécifique (ou formule au tiers). En clair, il ne suffit pas de compter sur votre assurance habitation ou classique pour être couvert en cas d’accident, c’est véritablement un contrat à part. Les vendeurs ont normalement le devoir de vous informer à ce sujet, mais dans les faits, cette question est souvent négligée.

Pourtant, ne pas être assuré peut coûter cher : en cas de contrôle, vous risquez une amende de 3 750 €, et en cas d’accident, les frais peuvent vite devenir astronomiques, surtout s’il y a des blessés. Avant de prendre la route, vérifiez donc que vous avez souscrit une assurance adaptée. C’est un petit geste qui peut éviter de gros ennuis ! Notons que contrairement aux voitures, il n’y a pas de formules tous risques… La formule « basique » peut toutefois être enrichie de nombreuses options.

Les passagers sont interdits

Qui n’a jamais eu envie d’emmener un ami en balade ? La tentation est grande de monter à deux sur une trottinette électrique, surtout pour de courts trajets. Mais attention : la réglementation est formelle sur ce point. Il est strictement interdit de transporter un passager sur ce type d’engin. Les trottinettes électriques sont conçues pour un usage individuel, et leur structure ne permet pas d’assurer la sécurité de deux personnes à la fois. En cas de contrôle, cette infraction peut entraîner une amende de 35 ô. Et au-delà de l’aspect légal, il s’agit avant tout d’une question de prudence. Ajouter un passager modifie l’équilibre et le freinage de la trottinette, augmentant considérablement le risque d’accident. En résumé, même pour une courte distance, privilégiez la sécurité : une trottinette, c’est une personne à la fois, pas plus !

Le casque est facultatif

Le port du casque en trottinette électrique, bien qu’il ne soit pas encore obligatoire pour les adultes, reste vivement recommandé. En cas de chute ou de collision, il permet de réduire significativement les risques de blessures graves à la tête. Pourtant, beaucoup d’usagers négligent cette précaution, pensant que la vitesse modérée des trottinettes suffit à limiter les dangers. Les vendeurs, eux, devraient systématiquement encourager l’achat d’un casque adapté lors de l’acquisition d’une trottinette, mais cette démarche reste rare. Si vous tenez à votre sécurité – et à celle de vos proches – le réflexe est simple : un casque bien ajusté, chaque fois que vous prenez la route. Un petit geste qui peut sauver des vies.

Écouter de la musique est interdit

Écouter de la musique en trottinette électrique, est-ce une bonne idée ? Pas vraiment, et pour cause : la réglementation interdit l’utilisation d’écouteurs, de casques audio ou d’appareils similaires lorsqu’on circule sur la voie publique, que ce soit en voiture, à vélo ou en trottinette. Cette interdiction vise à préserver l’attention et la capacité à entendre les sons environnants, comme une voiture qui klaxonne ou un piéton qui traverse. En cas de contrôle, vous risquez une amende de 135 € si vous êtes pris à rouler avec des écouteurs. Si la musique est indispensable pour vos trajets, préférez une enceinte intégrée ou fixée à votre trottinette, à condition qu’elle n’altère pas votre vigilance. Cependant, mieux vaut privilégier une conduite concentrée pour garantir votre sécurité et celle des autres usagers.

Ce qu’il faut retenir

Maintenant, vous connaissez les principales règles à suivre lorsque l’on fait l’acquisition d’une trottinette électrique. Il est important d’en avoir parfaitement connaissance, ce qui vous permettra d’éviter bien des situations qui peuvent vous coûter très cher ! Encore trop souvent oubliée, l’assurance est pourtant un impératif qu’il ne faut pas négliger.

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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