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Les principales idées reçues sur l’assurance auto

Sur PDLV, nous vous parlons régulièrement d’assurance auto. Ce sujet concerne tous les automobilistes, car une couverture en cas d’accident, de panne ou encore de bris de glace est indispensable. Pour beaucoup, l’assurance auto est une contrainte, au même titre que bien des démarches administratives. De plus, de nombreuses rumeurs circulent à son sujet. Dans cet article, nous allons revenir sur les principales idées reçues (et fausses) à propos de l’assurance auto. Vous le verrez, certains clichés ont la vie dure et peuvent vous coûter très cher. Si vous n’avez pas réexaminé votre contrat depuis quelques années, c’est peut-être le moment de l’étudier de plus près !

Les voitures rouges coûtent plus cher à assurer

C’est sans doute l’une des rumeurs les plus persistantes… Selon certaines personnes, une voiture de couleur rouge coûterait plus cher à assurer qu’un véhicule d’un autre coloris. La raison évoquée ? Une voiture rouge est souvent sportive, ce qui engendrerait une accidentologie supérieure. Cette rumeur est totalement infondée. Comme on peut le lire sur le site https://www.assurland.com/assurance-auto/, un assureur détermine le montant de votre prime d’assurance auto en fonction de votre profil, mais aussi de votre voiture. Il tiendra compte de la marque, du modèle, de la puissance ou encore de son année de fabrication et de votre utilisation. Le choix de la couleur n’aura absolument aucune incidence.

Les assureurs ne couvrent pas le prêt de volant

C’est faux ! La plupart des contrats d’assurance prévoient le prêt occasionnel du volant. En cas d’accident responsable, une franchise plus élevée peut s’appliquer pour les contrats tous risques, mais ce n’est pas systématique. Si vous possédez un permis correspondant au véhicule, vous avez donc la possibilité de le conduire. Toutefois, il est recommandé de vérifier que votre contrat ne comporte aucune exclusion spécifique. Ces restrictions restent rares et ne concernent que quelques cas bien précis.

Les assureurs augmentent les tarifs après un accident

En cas d’accident responsable, votre prime d’assurance augmentera de 25 % en raison du malus qui vous sera appliqué. Si vous êtes jugé semi-responsable, l’augmentation sera d’environ 12,5 %, car les torts sont partagés. À l’inverse, un sinistre non responsable n’entraîne aucune hausse de votre prime. Cependant, il est important de noter que les assureurs révisent chaque année leur grille tarifaire. Il est donc fréquent que les tarifs augmentent, même en l’absence de sinistre. Dans certains cas, cette hausse peut même dépasser les 5 % de bonus accordés chaque année sans accident responsable.

Résilier son assurance auto est compliqué

Non ! En janvier 2015, la loi Hamon a été mise en place. Celle-ci concerne la plupart des contrats d’assurance, notamment habitation et automobile. Le principe est simple : dès qu’un contrat arrive à sa première date anniversaire, il peut être résilié à n’importe quel moment, sans frais. Vous avez ainsi la possibilité de changer d’assurance auto à ce moment-là. Votre nouvel assureur se chargera de résilier le contrat précédent sans aucuns frais. C’est une opportunité qu’il est important de saisir, car la mise en concurrence régulière des offres vous permet de faire de belles économies. N’hésitez donc pas à demander des devis régulièrement. Vous pouvez également utiliser des comparateurs en ligne pour gagner du temps.

Les torts sont toujours partagés sur un parking

Contrairement aux idées reçues, un accident sur un parking n’entraîne pas systématiquement un partage des torts. Si les deux véhicules sont en mouvement, la responsabilité est souvent partagée, mais ce n’est pas une règle absolue. Tout dépend de la situation précise. Dans de nombreux cas, un seul conducteur est jugé responsable du sinistre, généralement en raison d’un manque de vigilance.

Dans un rond-point, c’est toujours 50-50

Là encore, il s’agit d’une rumeur répandue, mais loin d’être fondée. Dans un rond-point, même si les deux véhicules sont en mouvement, un refus de priorité ou un changement de voie est généralement à l’origine de l’accident. Par conséquent, les torts ne sont pas nécessairement partagés. Le 50-50 dans ce type de situation est bien plus rare qu’on ne le pense. Certains cas entraînent une responsabilité totale du conducteur, comme le non-respect d’une priorité, un changement de file brusque ou encore un choc à l’arrière d’un autre véhicule.

L’assurance est moins chère si je paie au kilomètre

C’est plutôt vrai ! Les formules destinées aux petits rouleurs sont particulièrement avantageuses. En général, un plafond de 5 000 à 8 000 kilomètres par an est fixé, avec une remise pouvant atteindre 30 %. Une belle économie à la clé ! Toutefois, l’assureur contrôle votre kilométrage pour vérifier que vous respectez bien le quota prévu. En cas de dépassement, un sinistre pourrait entraîner une réduction de l’indemnisation, voire des sanctions. Ces formules sont alors à privilégier uniquement si vous roulez peu.

L’assurance « Tous risques » au début uniquement

Là encore, il s’agit d’une rumeur persistante et infondée. Certes, une voiture perd généralement de la valeur avec les années, et après dix ans, sa cote est souvent bien diminuée. Beaucoup pensent alors qu’il n’est plus nécessaire de conserver une assurance auto tous risques afin de réaliser des économies. Pourtant, le choix de cette couverture ne doit pas se baser uniquement sur l’âge du véhicule, mais sur plusieurs critères. Il est d’abord fondamental d’évaluer sa valeur réelle. Dans un marché de l’occasion en constante évolution, la décote peut parfois être moins importante que prévu. Par ailleurs, l’assurance tous risques garantit la prise en charge des réparations en cas de sinistre responsable, vous évitant ainsi de devoir financer vous-même d’éventuelles réparations coûteuses ou le remplacement du véhicule. Ainsi, avoir une couverture tous risques est pertinent tant que votre voiture conserve une certaine valeur.

Une voiture qui ne roule pas peut ne pas être assurée

Tout véhicule à moteur doit être assuré, même s’il ne roule pas. Il s’agit d’une obligation légale qui impose à chaque automobiliste de disposer, au minimum, d’une couverture responsabilité civile pour chaque véhicule possédé. Cela correspond à une assurance auto au tiers. En effet, même si une voiture est immobilisée, elle peut toujours causer des dommages à des tiers, par exemple en cas de vol, d’incendie ou d’explosion. Les compagnies proposent des formules spécifiquement adaptées aux véhicules immobilisés, souvent à des tarifs réduits. N’hésitez pas à en parler à votre assureur si vous êtes dans cette situation.

Trop d’accidents peuvent entraîner une radiation

Les assureurs évaluent les conducteurs en fonction de leur conduite et de leur comportement au volant. Un élément clé de cette évaluation est le coefficient de bonus-malus, une note qui détermine le montant de la prime d’assurance auto. Ce système récompense les bons conducteurs en leur accordant une remise annuelle de 5 % pour chaque année sans sinistre. En revanche, chaque accident responsable entraîne une majoration de 25 %. Un conducteur qui multiplie les accidents peut coûter très cher à l’assureur, ce qui peut conduire à la résiliation du contrat. Cela peut même se produire lorsqu’un conducteur accumule plusieurs accidents non responsables dans des conditions similaires.

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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