Comment fonctionne l’assurance auto au kilomètre ?
Si vous roulez peu au quotidien, il peut être intéressant d’opter pour une formule d’assurance auto adaptée. Moins on utilise sa voiture, plus le risque de sinistre diminue. C’est en partant de ce constat que les compagnies d’assurance ont développé des formules spécialement dédiées aux petits rouleurs. Pourtant, peu d’automobilistes choisissent directement ces offres, alors qu’elles permettent de réaliser jusqu’à 30 % d’économies par rapport à un contrat d’assurance auto classique. Dans cet article, nous allons revenir sur les principales notions à connaître à propos de ces contrats, qui mériteraient d’être davantage connus. Nous évoquerons aussi les inconvénients ainsi que les risques liés à la fraude…
Comment fonctionne l’assurance auto au kilomètre ?
Les réseaux de transports en commun étant très développés dans la majorité des villes, il peut être tentant de se passer de sa voiture au quotidien. Rouler peu, c’est ce que réussissent à faire des millions de Français avec, parfois, un kilométrage annuel inférieur à 5 000, 6 000 ou 8 000 kilomètres par an. Partant de là, les assureurs proposent généralement des formules adaptées à ces conducteurs. Également appelées assurances auto au kilomètre, ces formules imposent un quota kilométrique annuel. En échange, l’assuré bénéficie d’une remise pouvant aller jusqu’à 30 %. Un système vertueux reposant sur la distance parcourue. Il est important de bien choisir son assurance auto au km, car toutes les compagnies ne proposent pas les mêmes garanties ou seuils. Certaines vont imposer un maximum de 5 000 kilomètres par an, d’autres 8 000, et certaines grimpent même jusqu’à 9 000.
Il faut également savoir que ces formules pour petits rouleurs reprennent les mêmes niveaux de couverture que les assurances classiques : le tiers (responsabilité civile), le tiers étendu (intermédiaire) et le tous risques. Pour rappel, seul ce dernier niveau couvre les dégâts de votre véhicule en cas de sinistre responsable. De plus, le coefficient de bonus-malus s’applique aussi aux assurances auto au kilomètre.
À qui s’adresse cette assurance ?
L’assurance auto au kilomètre n’a pas de cible unique. Elle s’adresse principalement aux petits rouleurs, qu’ils vivent en ville ou à la campagne, qu’ils soient jeunes ou âgés. Aujourd’hui, de nombreux moyens de transport alternatifs permettent de se passer d’une voiture pour certains trajets du quotidien. C’est pourquoi il peut être intéressant d’opter pour une assurance au kilomètre afin de maximiser ses économies. Il suffit souvent de comparer une assurance traditionnelle avec une formule au kilomètre pour en mesurer l’intérêt. D’ailleurs, ces formules sont souvent désignées par l’expression anglophone « pay as you drive », ce qui signifie littéralement « payez lorsque vous conduisez ».
Pour savoir si ce type de formule vous est destiné, le plus simple est encore de calculer votre kilométrage annuel. Cela peut se faire de plusieurs manières. En voici quelques exemples :
- Calculez votre kilométrage à la semaine : en fonction de vos trajets sur une semaine, il vous suffira de multiplier la valeur obtenue par 52 (le nombre de semaines dans une année) afin d’obtenir votre kilométrage annuel. Je vous conseille d’ajouter une marge de 1 500 kilomètres en cas de besoin ponctuel ;
- Consultez vos contrôles techniques : des relevés kilométriques sont généralement faits, tous les deux ans. Cela vous permet de connaître le nombre de kilomètres effectués sur les 24 derniers mois. Divisez cela par deux, ajoutez une marge et vous aurez aussi la bonne valeur :
- Déterminez l’évolution de vos besoins : si vous envisagez de changer de travail ou de destination de vacances, il peut y avoir une incidence sur le nombre de kilomètres que vous réaliserez à l’année. Tenez compte de ces paramètres au moment d’élaborer votre valeur annuelle.
La fraude ? Oubliez…
Il pourrait être tentant de sous-estimer son kilométrage annuel pour payer moins cher une assurance au kilomètre. Toutefois, cette pratique est fortement déconseillée. Dès la souscription, votre assureur exigera une photo de votre compteur ainsi qu’une déclaration attestant du kilométrage réel. À tout moment, il pourra aussi demander un relevé pour vérifier l’exactitude des informations fournies. Bien sûr, à l’ère de l’intelligence artificielle, falsifier un document est devenu plus facile, mais cette pratique reste risquée et illégale. Les relevés kilométriques effectués lors des contrôles techniques permettent aux assureurs de vérifier facilement ces informations. Toute fraude détectée peut entraîner votre inscription sur la liste noire des assureurs.
Dans les années à venir, il est fort probable que les assureurs automatisent ces contrôles, notamment en intégrant des boîtiers capables d’effectuer des relevés kilométriques. En cas de dépassement, il est recommandé d’avertir rapidement son assureur afin d’adapter son forfait. Selon les compagnies, le seuil annuel peut être porté à 8 000 ou 9 000 kilomètres. Au-delà, une bascule vers un contrat traditionnel sera nécessaire. Il est également probable que ces formules pour petits rouleurs se développent encore davantage dans les années à venir. Les habitudes des automobilistes ont beaucoup évolué avec l’essor de nouvelles solutions de mobilité, comme les vélos et trottinettes électriques, qui facilitent les déplacements du quotidien.
Le mot de la fin
L’assurance auto au kilomètre est la meilleure alternative pour les conducteurs occasionnels face aux offres traditionnelles. Elle permet de réaliser des économies importantes et de s’adapter à un mode de vie où la voiture n’est plus l’outil incontournable. Cependant, pour en tirer pleinement parti, il faut jouer franc jeu sur son kilométrage et de choisir la formule qui vous correspond. À mesure que de nouvelles solutions de mobilité voient le jour, ces assurances vont sans doute se démocratiser, offrant plus de flexibilité et d’accessibilité pour un avenir où la voiture se fait plus intelligente et plus économique.





