BenzinC'est à vendre !DécouvertesSuzuki

Et si vous achetiez un Suzuki Carry ?

Au Japon, faire le choix d’un petit véhicule a de nombreux avantages. Outre la circulation plus facile en ville, les kei car ont l’avantage d’être exonérées de certaines taxes. Elles sont aussi bien moins onéreuses à assurer… Vous pensiez qu’il s’agissait uniquement de petites voitures destinées aux particuliers ? Pas du tout… De petits utilitaires ont aussi été produits, que ce soit chez Honda, Subaru ou encore Mitsubishi. Chez Suzuki, on peut compter sur le Carry, un dérivé à plateau de l’Every. En France, c’est un modèle très difficile à trouver puisqu’il n’a pas été importé officiellement. Cela n’a pas empêché quelques passionnés de dénicher la perle rare. En ce moment, nos collègues de chez Benzin proposent à la vente un bel exemplaire de 1992, qui n’affiche que 26 000 kilomètres au compteur. Envie de vous laisser tenter ? Préparez un chèque de 5 900 €.

Un marché parallèle plus économique !

Au Japon, la création des keijidōsha remonterait à 1949. Par simplicité linguistigue, on utilise en Europe le terme de K-car ou kei car. Ces petits véhicules répondent à des critères assez stricts, qui ont évolué au fil du temps. Actuellement, la longueur doit être strictement inférieure à 3,40 mètres, la largeur ne doit pas excéder 1,48 mètre et il ne faut pas que la hauteur soit supérieure à 2,00 mètres. De même, la cylindrée doit être inférieure à 660 cm3, soit 0,6 litre.

En contrepartie, les propriétaires bénéficient d’avantages financiers sur les taxes et l’assurance. En France, cette catégorie de voiture ne bénéficie d’aucun privilège, ce qui explique le désintérêt des constructeurs automobiles pour notre marché. Certains ont quand même été importés, à l’image de l’affreuse Suzuki Wagon de la fin des années ’90, la Daihatsu Copen ou encore la Suzuki Alto. Plus récemment, on peut aussi parler de la Hyundai Inster, qui dérive directement de la kei car Casper, après avoir été adapté pour le marché européen.

Le modèle que je vous présente ici est donc un Suzuki Carry. L’histoire de ce petit camion est passionnante. Si vous voulez creuser le sujet, je vous renvoie sur cet excellent article de Minitrucks.net, qui retrace l’évolution et les spécificités des différents millésimes. Nous sommes donc sur un modèle de neuvième série. Cette configuration camion plateau dérive de la plateforme de l’Every, aménagé façon ludospace. Ce Carry, commercialisé pendant neuf ans à partir de 1991, n’est pas vraiment révolutionnaire. Il reprend les spécificités de la version précédente tout en apportant une nouvelle face avant. Enfin, deux pour être précis. Les versions d’entrée de gamme disposent des grands phares ronds, comme le modèle ici présenté. Cela donne un côté rétro et sympathique. Les versions supérieures adoptent un style plus sérieux, avec des optiques rectangulaires plus traditionnelles. Pour ma part, je préfère infiniment ce style faussement rétro.

Ne vous fiez pas à son petit gabarit !

Composer avec un gabarit aussi réduit implique d’optimiser chaque aspect du véhicule. Ce Suzuki Carry de 1992 ne mesure que 3,30 mètres de long, pour 1,38 de large et 1,77 de haut. La cabine est placée tout à l’avant du véhicule, avec un encombrement assez réduit. Elle surmonte l’essieu avant, simplement directeur. Le moteur est placé dans l’empattement, avec une boîte de vitesses qui passe directement le couple sur l’essieu arrière. Cela permet d’avoir un sol totalement plat pour la cellule arrière. Certains modèles pouvaient d’ailleurs être dotés de la transmission intégrale, avec un différentiel verrouillable. Des bennes basculantes ont aussi été proposées mais le modèle ici présenté n’en dispose pas. Il embarque de simples ridelles basculantes (et amovibles), qui facilitent le chargement. Les clients les plus fortunés pouvaient même s’offrir la climatisation, le toit ouvrant ou encore une sellerie plus moelleuse…

D’ailleurs, le nom de Carry a été homogénéisé avec celui des autres versions dès 1993. Cela fait donc un collector de ce beau modèle de 1992. Du côté des motorisations, trois niveaux étaient proposés, avec un carburateur ou en injection… Ou bien même avec un turbocompresseur, pour une puissance allant de 42 à 61 chevaux. Cela semble peu mais le poids à vide est relativement faible tandis que la capacité de charge est tout de même de 350 kg.

Aujourd’hui âgé de 31 ans, ce vaillant Suzuki Carry ne totalise que 26 000 kilomètres au compteur. Il est bien conservé dans l’ensemble mais porte bien quelques stigmates de sa vie active. La carrosserie présente des défauts et il y a quelques points de corrosion, notamment au niveau de la baie de pare-brise. Un bon carrossier pourra sans problème y remédier, d’autant plus que nous sommes sur un véhicule rare et qui le mérite…

Un habitacle rudimentaire… mais fonctionnel !

En montant à bord du Suzuki Carry, vous vous asseyez sur des sièges en tissu placés juste au-dessus des roues. Forcément, nous sommes sur un modèle RHD, avec le poste de conduite à droite. Cela demandera un petit temps d’adaptation mais mon intuition me dit que vous arriverez à vous centrer sur la route sans trop de problème. La planche de bord est aussi très classique dans sa présentation. Pas de fioritures : c’est simple et fonctionnel ; tout ce que l’on peut attendre d’un petit utilitaire… à petit prix ! La sellerie présente bien quelques traces d’usage mais rien de choquant pour l’âge du véhicule. Le ciel de toit est également à refixer. Heureusement, l’instrumentation est pleinement fonctionnelle, tout comme les quelques équipements électriques.

De la rouille est présente à différents endroits, sans qu’elle ne soit perforante. De toute manière, il faut bien appréhender ce Suzuki Carry comme une base de restauration saine. Ce n’est pas un véhicule neuf, il porte donc bien quelques traces de sa vie passée. Le vendeur précise que le véhicule dispose toujours de ses quatre jantes d’origine en bon état, avec des pneus toujours en bon état.

Côté moteur, le F6A est un 3-cylindres de 657 cm3 (soyons précis !) qui développe une quarantaine de cheveux. Pleinement fonctionnel, ce bloc a bénéficié de frais récents : la courroie de distribution, la pompe à eau et la boîte de vitesses en juin 2025. En avril 2025, l’huile moteur a été vidangée, les filtre à huile, à air et à essence ont été renouvelés. Il n’y a donc pas de frais à réaliser dans l’immédiat. Ce petit Suzuki Carry est donc prêt à prendre la route.

Actuellement, ce Suzuki Carry de 1992 se trouve dans la ville de Hyères, dans le Var. Le vendeur dispose toujours de la carte grise japonaise. Il précise aussi que le dédouanement a déjà été effectué, il n’y a donc pas de frais à prévoir de ce côté là d’autant plus qu’un contrôle technique datant de moins de 6 mois est fourni. Ce professionnel autorise d’ailleurs les visites avant tout achat. Alors que la mise aux enchères est habituellement proposées, ce camion de poche est proposé sous la forme d’un achat immédiat. La vente s’achève d’ailleurs ce mercredi 6 août 2025 à 21 h 10. Si le cœur vous en dit, il ne faudra donc pas trop attendre avant de potentiellement réaliser l’achat de ce bel exemplaire de 1992.

Une propu japonaise à 5 900 € ?

Si je vous parle d’une propulsion japonaise allégée, il y a des chances que vous pensiez spontanément à une Nissan Silvia ou une Toyota Supra. Nettement plus modeste, ce craquant Toyota Carry ne manque pas d’arguments. Le vendeur en espère la somme de 5 900 €. Du fait de la rareté du modèle, il est bien difficile de parler d’une quelconque cote puisque le marché est inexistant dans l’hexagone. Pour ce prix, vous vous offrirez un modèle au style tout mignon. Maintenant, il faudra bien tenir compte de quelques frais à effectuer pour lui redonner son éclat originel. Et que dire de ce micro kilométrage de seulement 26 000 kilomètres…

Enfin, précisons qu’il s’agit d’une vente directe et non pas d’une mise aux enchères. Vous avez jusqu’à ce soir pour réaliser l’achat. Si la somme demandée de 5 900 € vous semble trop haute, sachez qu’il est aussi possible de faire une offre… Mais ne soyez pas trop gourmand : un prix de réserve a été défini par le vendeur de ce Toyota Carry. Allez-vous vous laisser tenter ? L’annonce est à retrouver sur le site de Benzin. Envie d’en savoir plus sur le fonctionnement de cette plateforme ? Je vous invite à retrouver notre présentation complète de ce site.

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page