Si le leasing connaît un succès grandissant dans le domaine automobile, beaucoup de conducteurs préfèrent être propriétaires de leur voiture. Pour certains modèles, c’est d’ailleurs nettement plus avantageux, surtout lorsque l’on souhaite conserver longtemps un véhicule. L’achat comptant est toujours possible mais beaucoup s’orientent vers un crédit auto, pour préserver les économies. Les taux fluctuent assez fortement depuis quelques années… Pour y faire face, de nombreux automobilistes cherchent à réduire le montant du crédit en tentant de négocier les conditions. Mais est-ce vraiment possible ?
Faites jouer la concurrence
Dans un premier temps, il est indispensable de prendre les informations. Faites établir des devis chez plusieurs compagnies afin d’obtenir un maximum de prix. De là, vous pourrez comparer objectivement ce qui est proposé. Ne vous fiez pas uniquement au coût mensuel, il est nécessaire de tenir compte de la durée de remboursement, du taux d’intérêt nominal (votre profil), des garanties et potentielles assurances qui peuvent être imposées et d’en savoir plus sur les taux. La comparaison doit tenir compte de tous ces paramètres pour être objective et constituer un levier de négociation efficace. Aussi, plusieurs types d’établissement sont aptes à vous proposer une formule de crédit auto, que ce soit les banques, les organismes de crédit ou même les concessionnaires autos qui négocient parfois directement les contrats à votre place.
Mettre en concurrence les différents organismes, c’est un très grand classique mais cela ne marche pas systématiquement, bien au contraire. Les conditions propres à chaque crédit sont rarement parfaitement similaires d’un organisme à un autre, ce qui rend difficile la comparaison. Il est conseillé de vous intéresser plus spécifiquement au TAEG (taux annuel effectif global) qui comprend tous les frais inhérents au crédit.
De plus, les organismes de crédit sont habitués à ce type de négociation « facile » et ont bien souvent les arguments pour contrer cela. De plus, c’est vous qui avez besoin de leur service. Eux n’ont généralement pas de retour particulier.
Le TAEG (taux annuel effectif global) comprend le taux nominal, les frais de dossier et d’assurance et d’éventuels frais annexes. À l’inverse, le taux nominal ne comprend que le taux du crédit… Pas le reste !
Ayez un apport personnel
Pour un projet de financement, avoir un apport personnel est toujours conseillé. Le montant varie en fonction du projet. Classiquement, proposer 20 % d’apport permet de faciliter l’obtention du crédit. Plus vous réduisez les risques d’impayés, plus vous arriverez à négocier une remise importante, qui peut porter sur les taux. C’est aussi la preuve que vous êtes en mesure d’épargner et donc que vous arriverez à rembourser votre crédit.
Aussi, il n’est pas rare que certains organismes de crédit proposent des prestations complémentaires. Si elles sont souscrites, elles permettent de réduire un petit peu le taux d’intérêt. C’est par exemple le cas de l’assurance. Dans tous les cas, il ne faut jamais accepter le premier devis que l’on vous présente. Il faut toujours prendre le temps de comparer les garanties. Pour cela, la règle est simple : anticipez au maximum. Besoin d’un crédit auto dans quelques mois ? Commencez dès maintenant vos recherches. Beaucoup d’organismes profitent de l’urgence de la situation pour empêcher toute formation de négociation.
Essayez de réduire la durée du prêt
Le montant des mensualités de votre crédit auto doit respecter le plafond du taux d’endettement, fixé à 35 %. Le montant de vos ressources est calculé en fonction de vos revenus et de vos charges régulières. Dans certains cas, cela pousse à augmenter la durée du prêt afin d’alléger la part du crédit dans les frais mensuels. Toutefois, cela entraîne inéluctablement un taux plus élevé. Plus un crédit s’étale dans la durée, plus il vous coûtera cher. Tout cela est d’ailleurs régi par les articles L.312-1 et suivants du Code de la consommation.
D’ailleurs, le calcul du taux est souvent une notion mal comprise. Si l’on prend l’exemple d’un crédit auto d’une valeur de 15 000 € avec un taux de 4 %. La formule de calcul est assez imbuvable de prime abord. Elle vous rappellera sans nul doute les équations à résoudre lors des cours de mathématiques au lycée ! Vous trouverez plus d’informations et même un simulateur chez les différents organismes de crédit auto, comme www.sofinco.fr/credit-pret/credit-auto.htm.
M = C × (T / 12) / (1 – (1 + T / 12)^(-N))
M : montant d’une mensualité
C : capital emprunté
T : correspond au TAEG, c’est-à-dire le taux du crédit
N : nombre total de mensualités
Pour notre exemple de crédit étalé sur 4 ans (48 mois), on arrive sur un total de 16 257,12 €. Le coût total du crédit est donc de 1 257,12 €.
Négociez directement le prix du véhicule
Le montant total d’un crédit est généralement calqué sur celui du véhicule que vous souhaitez acheter. S’il n’est pas toujours possible de négocier directement le crédit et ses conditions, il est parfois plus facile d’agir directement sur le prix du véhicule. Pour un véhicule de concession, il est possible de négocier les frais de mise à la route, souvent très élevés et qui comprennent une préparation du véhicule. Or, cette préparation n’est pas toujours faite dans les règles de l’art… Vous pouvez faire sauter cette prestation mais aussi gérer un maximum d’aspect par vous-même, pour économiser de l’argent. Pour un modèle d’occasion, nous avons déjà plusieurs fois évoqué la question de la négociation. Les astuces sont bien connues et certaines fonctionnent encore aujourd’hui.
Seulement, il faut aussi tenir compte du contexte économique actuel, qui est très différent de celui d’il y a dix ans. Désormais, la demande et l’offre sont déséquilibrées sur pas mal de segments. L’essor sans précédent du leasing entraine une sur-représentation de certains modèles au détriment d’autres. On peut donc difficilement faire jouer la concurrence ou le client indécis pour une mini-citadine très recherchée… De plus, ces astuces sont perceptibles à des kilomètres, ne comptez pas sur l’effet de surprise pour tenter de déstabiliser le vendeur.
Préparez le meilleur dossier possible
Pour espérer avoir des taux un petit peu plus bas, le plus judicieux est encore de préparer le meilleur dossier possible, que vous présenterez à votre interlocuteur. Votre objectif ? Prouver votre sérieux et certifier que vous serez capable d’honorer les mensualités du crédit. Cela peut être une attestation de votre banque comme quoi vous n’êtes jamais à découvert, les bulletins de salaire, votre loyer de maison ou d’appartement… Tout ce qui peut justifier votre capacité à bien gérer votre argent peut être un atout supplémentaire. Bien sûr, il faut garder à l’esprit que les organismes disposent de négociation plus ou moins fermée et que votre interlocuteur ne pourra pas nécessairement accéder à l’entièreté de votre demande. Mais cela vaut tout de même le coup de bien faire les choses.
Les organismes de prêts étudient sérieusement les profils des clients. Si vous avez déjà eu affaire à la justice pour des impayés, cela ne jouera pas en votre faveur. Si vous avez déjà souscrit des crédits chez ce même prestataire et que vous avez honoré toutes vos mensualités, c’est un argument intéressant qui peut vous être favorable. Pour information, en France, le montant moyen d’un crédit auto est de 13 000 €.
Surveillez les offres spéciales
Enfin, terminons par une dernière astuce, pas toujours simple à mettre en œuvre. Régulièrement, les organismes de crédit proposent des offres spéciales et limitées dans le temps pour le financement d’un projet, comme un crédit auto. Les conditions sont parfois très avantageuses, à la condition de répondre aux exigences. Généralement, il s’agit de projets dont le montant varie entre 10 et 20 000 €, avec une période d’engagement assez longue, ce qui permet d’avoir des mensualités assez basses. Là encore, on conseille de prendre le temps de tout examiner.
Sachez qu’il existe aussi la possibilité de réaliser un remboursement anticipé. Cela vous permet de solder toutes les créances restantes en une seule fois, afin d’alléger les frais. Cela met également fin à l’assurance emprunteur, ce qui vous permet de diminuer grandement le coût final du crédit.





