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Le Toyota Hilux passe à l’électrique… Et surprend !

Toyota vient d’officialiser la neuvième génération de son pick-up à succès : le Hilux. Ce nouvel opus a toujours un rayonnement international mais il s’adaptera aux spécificités des différents marchés. Pour le marché européen, nous aurons le droit à deux motorisations inédites : 100 % électrique ou hybride 48 V. Une stratégie assez surprenante mais qui pourrait séduire aussi bien les particuliers que les professionnels. Côté design, les évolutions sont assez fortes également mais le pick-up japonais préfère surtout miser sur ses aptitudes en tout-terrain…

Côté ligne, c’est plutôt discret

Pour le marché européen, le nouveau Toyota Hilux est disponible avec l’unique carrosserie double-cabine. Celle-ci s’étend sur 5,32 mètres de long, soit 1 centimètre de moins que l’actuel opus. Côté design, les équipes ont travaillé autour de deux adjectifs : robustesse et fiabilité. La face avant a un design un peu plus torturé, construit autour de deux optiques amincies, avec une nouvelle signature lumineuse à LED ainsi qu’un fin bandeau qui accueille la version lettrée du logo.

Entièrement nouveau de conception, ce nouvel Hiux n’abandonne pas ses fondamentaux et conserve un côté massif. Sa garde-au-sol est toujours fixé à 207 millimètres et on conserve un angle d’attaque de 29 degrés et un angle de fuite de 24. Les pare-chocs sont également renforcés et intègrent des protections des soubassements.

Le style s’affirme tout en restant très fonctionnel. D’ailleurs, le profil n’a pas d’originalité particulière. Les traits sont plutôt taillés à la serpe tout en conservant un design « rassurant ». Côté conception, on retrouve un châssis en échelle, réputé par sa durabilité et sa rigidité en torsion. On trouve également de « petites » jantes de 17 pouces montées sur des pneus de 265 millimètres de large. À l’arrière, on retrouve la traditionnelle benne arrière ainsi que des marchepieds intégrés à la benne pour faciliter l’accès.

Le design des feux est réussi, avec une identité encore plus affirmé et la reprise d’un gimmick ancien : le gros lettrage Toyota sur le battant arrière. Naturellement, la transmission intégrale permanente est fournie de série, quelle que soit la motorisation. L’abandon des carrosseries Simple Cabine et Xtra Cabine sera-t-elle un frein ? À voir… Aura-t-il également droit à une finition GR Sports ?

Le Toyota Hilux s’essaie à l’électrique

Sans surprise, le Toyota Hilux sera toujours proposé avec un moteur diesel 4-cylindres de 2.8 litres 48 V mais sans davantage de précision. Cette variante sera capable de tracter jusqu’à 3,5 tonnes et embarquer jusqu’à une tonne de chargement. Pour autant, c’est la version électrique qui cristallise l’attention : c’est une première ! Le Toyota Hilux électrique dispose d’une motorisation développant 196 chevaux et 205,5 Nm de couple sur les roues avant et 268,6 Nm à l’arrière.

À vide, le nouveau Toyota Hilux électrique affiche 2 420 kg sur la balance. Ce poids contenu (par rapport au gabarit) a été rendu possible par l’utilisation d’une petite batterie lithium-ion de seulement 59,2 kWh bruts. Côté autonomie, la marque table sur 240 kilomètres en cycle WLTP. Cela reste relativement peu mais sans doute suffisant pour la majorité des utilisateurs. Côté performances, la vitesse maximale culmine à 140 km/h tandis que le 0 à 100 km/h se réalise en moins de 10 secondes ; c’est correct.

Une version pensée pour les professionnels

Aussi, le Toyota Hilux électrique vise notamment les gestionnaires de flottes en quête d’un pick-up pratique et économique au quotidien. L’application MyToyota permettra d’accéder aux informations de 10 véhicules, que ce soit leur localisation, leur consommation ou même la charge de la batterie. Il dispose des mêmes aptitudes que les versions thermiques en tout-terrain. En revanche, la charge utile descend à 715 kg tandis que la capacité de remorquage n’est « que » de 1,6 tonne. Côté puissance de charge, le Hilux électrique grimpe à 150 kW, ce qui permet de passer de 10 à 80 % de charge en 30 minutes.

Cette variante dispose aussi du Multi-Train Select, qui adapte les performances en fonction du terrain en temps réel. Côté aides à la conduite, le constructeur japonais a été contraint de s’adapter. L’extension du Toyota Safety Sense comprend notamment la suppression de l’accélération à basse vitesse, l’assistance à la conduite proactive et l’assistance au freinage pré-collision. Des mises à jour à distance viendront améliorer le calibrage de ces aides tout au long de la vie du véhicule.

À bord : une qualité perçue en hausse

À bord du nouveau Toyota Hilux, la qualité semble au rendez-vous. On remarque immédiatement une belle dalle numérique en guise d’instrumentation ainsi qu’un grand écran tactile au centre. Ils ont tous les deux une diagonale de 12,3 pouces. L’ergonomie a aussi été revue avec des commandes plus claires et faciles à appréhender. Il y a par exemple le sélecteur de vitesses plus traditionnel. On trouve aussi un chargeur de smartphone à induction et différents ports USB répartis aux deux rangs.

Côté sellerie, l’ensemble a l’air plutôt généreux et spacieux mais Toyota donne assez peu d’informations ! On ignore donc si plusieurs selleries seront au choix. Ce n’est pas impossible puisque plusieurs finitions seront proposées au client. Par ailleurs, une troisième motorisation arrivera à moyen terme, en 2028. Celle-ci prendra la forme d’une version électrique dotée d’une pile à combustible. Côté prix, rien n’a encore été annoncé. Ce nouvel Hilux a donc encore pas mal de secrets…

Une stratégie plutôt surprenante ?

Le Toyota Hilux sert parfois de base de transformation, notamment en dépanneuse et/ou véhicule de fourrière. Cette carrosserie à double-cabine sera-t-elle un obstacle ? Difficile à déterminer. Cette nouvelle version n’est pas révolutionnaire sur la forme : elle conserve d’excellentes aptitudes en tout-terrain et offre tout ce que l’on peut attendre d’un véhicule. La version électrique tirera-t-elle son épingle du jeu ? Sa fiche technique montre une autonomie assez faible pour le segment mais c’est sans doute un choix stratégique.

Une plus petite batterie permet de limiter la prise de masse… Maintenant, il faudra voir si les clients professionnels manifestent leur intérêt pour cette variante plus propre. Le bon vieux diesel de 2.8 litres de cylindrée (avec désormais son hybridation légère) pourrait toujours avoir la faveur des acheteurs. Affaire à suivre. La grille tarifaire n’a pas encore été communiquée par la marque.

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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