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On a essayé le Renault Espace F1 sur Gran Turismo 7

Le Renault Espace F1 fait son grand retour dans Gran Turismo 7. Déjà présent dans le second opus, ce mythique monospace à moteur de Formule 1 était particulièrement attendu par les fans et les joueurs du monde entier. Par l’intermédiaire de la mise à jour gratuite Spec III, il est maintenant possible de prendre le volant du plus radicale de tous les monospaces. Nous avons profité de cette mise à jour pour prendre les commandes virtuelles de l’Espace F1 et répondre aux différentes questions qui gravitent autour. En revanche, la personnalisation est assez limitée…

L’arrivée attendue de l’Espace F1 sur GT7 !

Le studio de développement Polyphony Digital communique régulièrement sur ses nouveautés à venir. La mise à jour gratuite Spec III de Gran Turismo 7 apporte pas mal de choses intéressantes. Huit nouveaux véhicules sont de la partie, ainsi que deux circuits inédits : Gilles-Villeneuve (Canada) et Yas Marina (Abu Dhabi). L’arrivée de la Fiat Panda de première génération a beaucoup plu, mais c’est surtout l’Espace F1 qui cristallise l’attention. On se rappelle tous des séquences où Alain Prost en prend le volant sur le circuit de Nevers Magny-Cours. Un monospace avec un moteur de Formule 1, c’était une première dans l’histoire.

En 2023, une équipe de Polyphony Digital s’est rendue au musée Matra de Romorantin-Lanthenay pour réaliser un scan détaillé de l’Espace F1. C’est d’ailleurs l’unique exemplaire roulant puisque le second est une maquette statique présente dans la collection Renault à Flins. Le modèle du musée est de loin le plus représentatif, avec des jantes spécifiques, un aileron massif et un pare-chocs plus ajouré. Il dispose même de deux sièges baquets au second rang. C’était la base parfaite, qui a servi aux équipes chargées du développement. Et il y a eu du travail…

Un Espace F1 plus vrai que nature

C’est avec une certaine impatience que nous allumons notre Playstation 5 afin de lancer la mise à jour attendue. Sans surprise, ce Renault Espace F1 n’est pas gratuit ; il coûte 2 millions de crédit. On en profite pour revendre certaines voitures afin d’acquérir au plus vite la nouveauté. Les premières impressions sont bonnes. Les lignes sont superbement restituées. En regardant de plus près, le souci du détail est assez exceptionnel. Les jantes sont parfaitement rapportées. En zoomant encore plus, on distingue parfaitement les écriteaux des étriers de frein. La décoration est aussi très fidèle tout comme l’intérieur, avec une planche de bord réaliste et une belle restitution de la fibre de carbone du kevlar.

Les sièges baquets ne sont pas en reste avec des textures très réalistes, des harnais bien rapportées et même le moteur V10 de Formule 1, que l’on aperçoit au milieu des sièges arrière. Celui-ci est plus difficile à restituer à l’image mais nous pouvons vous assurer que sa modélisation est parfaitement conforme. C’est donc une réussite à tous les niveaux, on ressent bien l’investissement des équipes chargées du développement qui ont cherché à repousser leurs propres limites. Même les détails les plus infimes ont été restitués, que ce soit les joints de vitre, les poignées de portes, les écopes ou même les fixations de la lame avant.

Un Renault Espace de 811 chevaux

Pour rappel, le Renault Espace F1 est apparu pour la première fois en 1994. On ne connaît pas vraiment la genèse de ce projet hors normes… Mais c’est un puissant moteur V10 qui prend place en position centrale arrière. Côté carrosserie, un kit a été dessiné par l’occasion par l’équipe de Thierry Metroz. L’objectif de ce modèle n’est pas d’être décliné en série ; c’est l’occasion de célébrer les victoires de Renault en Formule 1… Et de faire parler de l’Espace, créé dix ans plus tôt. L’exemplaire motorisé a été confié à Alain Prost en 1995. Il passera entre les mains de Jean Ragnotti en 2002 et ne fera plus de sorties officielles par la suite si ce n’est qu’il est régulièrement exposé, comme au dernier Salon de l’automobile de Paris.

L’Espace F1 virtuel est donné pour une puissance de 811 chevaux et 705 Nm de couple. Sa masse est de 1 300 kg et il dispose des quatre sièges baquets. Il nous tardait de prendre les commandes de ce modèle sur les différents circuits disponibles dans Gran Turismo 7. De là, on peut s’interroger sur la complexité d’obtenir des informations techniques sur les rapports de boîte, les performances, le mordant du freinage… Mais avant ça, voyons si l’éditeur du célèbre jeu vidéo laisse du choix en matière de personnalisation…

Une personnalisation limitée…

Côté personnalisation, le Renault Espace F1 laisse un choix de pièces assez minime. Vous pourrez changer les pneus mais aucune intervention n’est possible sur les freins, le châssis ou encore le moteur. Si vous comptiez ajouter un turbocompresseur dans l’optique de passer le cap des 1 000 chevaux, il faudra malheureusement repasser. On peut agir un peu sur la transmission mais cela reste assez minime. De toutes manières, avec plus de 800 chevaux, l’Espace F1 est déjà largement suffisant pour tenir concurrencer bien des modèles.

Toutefois, la carrosserie est personnalisable au niveau des couleurs. Il est possible d’appliquer la teinte de votre choix et même d’appliquer une livrée spécifique. D’ailleurs, quelques heures seulement après l’officialisation de la mise à jour, nous avons découvert qu’une multitude de livrées avait déjà été créées. Les joueurs n’ont pas manqué de créativité avec des décorations surprenantes. Les sources d’inspiration sont d’ailleurs très nombreuses, allant de la Mystery Machine de Scooby Doo, en passant par la Clio Williams et les Aston Martin de compétition…

Au volant du Renault Espace F1

Il est temps de tester l’Espace F1 en conditions. Pour cela, nous irons sur plusieurs circuits en commençant par le Bugatti. Premier point : la bande sonore est savoureuse. On reconnaît bien la sonorité du moteur V10, avec des montées dans les tours assez impressionnantes. Ça patine pas mal et mieux vaut doser l’accélérateur sous peine de rapidement finir dans le décor. Les performances sont assez impressionnantes. Dans les virages, mieux vaut tenir compte de l’aérodynamique (certes plutôt bonne) mais corrélée à une hauteur de caisse importante.

Le freinage est assez mordant mais nécessite également une bonne anticipation. Le plaisir de conduite est vraiment au rendez-vous… On remarquera aussi que les phares ne sont pas fonctionnels. Était-ce réellement le cas sur l’original ? Difficile à dire. Ce qui est sûr, c’est que le modèle à son caractère et que l’on prend plaisir à emmener virtuellement ce modèle sur différents circuits. L’inertie est assez bien rapportée aussi. La vue intérieure ne manque pas d’intérêt, avec une belle immersion. Décidément, ce modèle n’a pas fini de faire parler… C’est clairement un modèle à avoir dans sa collection virtuelle !

Pas besoin de le préciser, l’Espace F1 peut drifter sans difficulté. La conception assez surréaliste en fait un véhicule assez pointu à conduire, ce qui rend l’expérience encore plus savoureuse. Du fait de la hauteur de caisse élevée, il sera plus difficile de tenir des supercars mais vous pourrez tout de même largement en profiter…

Des mises à jour toujours très cool !

Ces derniers temps, plusieurs modèles européens ont été ajoutés à Gran Turismo 7. Cela a notamment été le cas du Peugeot 2008, de la Fiat Panda 1 ou encore du Renault Kangoo 1. Ces modèles ont véritablement surpris la communauté et c’est plutôt une bonne chose. Il y a bien quelques choix curieux, comme le fait que le 2008 soit doté du poste de conduite à droite… Quant à l’Espace F1, il semble adopté massivement et témoigne de l’intérêt de l’éditeur pour les modèles hors du commun… D’ailleurs, beaucoup de joueurs l’utilisent sur le mode online.

Deux millions de crédit, c’est tout de même beaucoup mais le modèle en vaut vraiment la peine ! Si vous collectionnez les voitures miniatures, sachez que ce même Espace F1 existe en miniature à l’échelle 1/43 !

Mise à jour 1.65 Spec III pour GT7

  • BNR34 GT-R N1 Mine
  • Ferrari 296 GTB ’22
  • Ferrari 296 GT3 ’23
  • Fiat Panda 30 CL ’85
  • Gran Turismo F3500-B
  • Mitsubishi FTO GP Version R ’97
  • Polestar 5 Performance ’26
  • Renault Espace F1 ’95
  • Circuit Yas Marina (5 281 mètres)
  • Circuit Gilles-Villeneuve (4 361 mètres)

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