Marché de l’occasion 2026 : ce qui change vraiment
L’année 2026 commence à peine… Mais certaines tendances se dessinent déjà. Principal phénomène : une demande croissante en véhicule d’occasion. Les conséquences sont bien visibles, avec un parc automobile vieillissant et une demande plus faible en véhicules neufs. Doit-on s’attendre à une flambée du prix des véhicules d’occasion ? Y a-t-il vraiment un déséquilibre prononcé ? Un rapide coup d’œil sur les réseaux sociaux permet de confirmer ces craintes.
Le rapport VO/VN atteint des niveaux historiques
Un rapide coup d’œil sur le dernier rapport de PFA1 permet de prendre la température : le marché automobile connaît des perturbations. Les ventes de voitures neuves ont reculé de 5,8 % durant le mois de décembre 2025 par rapport à 2024. À l’inverse, le marché de l’occasion connaît une légère croissance, de l’ordre de 0,8 %. Ce phénomène se vérifie assez facilement sur les réseaux sociaux : la demande en véhicule d’occasion augmente, tandis que les modèles neufs sont davantage boudés. D’ailleurs, plus d’une voiture neuve commandée en France sur deux est une petite voiture. Ces données sont d’ailleurs largement influencées par le leasing social. Même si les conditions d’éligibilité et les prix initiaux ne sont plus là, la demande est toujours forte.
Aussi, tous les constructeurs automobiles ne sont pas logés à la même enseigne. Certaines marques perdent des parts de marché, à l’image de Stellantis qui connaît un recul de 7,1 %2 durant cette année 2025. À l’inverse, d’autres marquent profitent d’une meilleure dynamique, comme Renault ou Toyota. Elle peut résulter de la commercialisation de nouveaux modèles. Face au contexte inflationniste, les automobilistes semblent réduire leur budget automobile, comme le relate parfaitement cet article du Monde… S’offrir une nouvelle voiture n’est plus une priorité tant que l’actuelle roule. Le côté plaisir semble d’estomper pour beaucoup.
Les prix se régulent… mais pas partout !
La crise du COVID-19 a eu un impact majeur sur le secteur automobile3. Certaines usines ont été mises à l’arrêt, ce qui a dynamisé massivement le marché de l’occasion, entrainant une hausse généralisée des voitures, qui s’est péniblement évaporée sur certains segments. Le prix des voitures neuves a augmenté assez fortement sur la même période… Durant l’année 2025, le prix moyen des voitures neuves a également baissé. Il est en moyenne de 25 657 € pour un modèle à essence (-4,6 %) contre 42 992 € pour un véhicule électrique (- 0,1 %), selon les commentaires du cabinet AAA Data, rapportés par Le Parisien. Cela confirme une certaine forme de sobriété à l’égard des voitures.
Du côté de l’occasion, la nuance est plus subtile. Elle découle naturellement de l’équilibre entre l’offre et de la demande. Certains segments sont très demandés, comme celui des mini-citadines (segment A), des citadines (segment B) et des SUV urbains (segment B-SUV). Ces véhicules conservent donc une bonne valeur de revente. Les premiers contrats de leasing social se terminant durant cette année 2026, il est donc probable que le marché de l’occasion reviennent à la normale sur ces petites segments grâce à une augmentation de l’offre ; les contrats ayant une durée minimale de trois ans.
Concessions et parcs VO : le marché organisé
Concernant les canaux d’achat des véhicules d’occasion, il est difficile de cerner les habitudes des automobilistes… Font-ils toujours confiance aux particuliers ? À vrai dire, pas forcément. Il existe aujourd’hui plusieurs outils bien connus qui permettent de vérifier les informations administratives et l’historique des véhicules, ce qui rassure un peu les acheteurs. Pour autant, beaucoup favorisent l’achat d’une voiture de seconde main auprès de professionnels, comme les garages spécialisés ou les concessions.
En pratique, ces parcs deviennent de vrais showrooms de l’occasion, où les acheteurs peuvent comparer modèles, motorisations et options en un seul lieu. L’exemple récent du Groupe GCA à Nantes illustre parfaitement cette tendance : un parc d’occasions multimarque et orienté client, où l’expérience d’achat VO est fluide et sécurisée.
L’occasion, moteur de la transition énergétique
Le marché de l’occasion est toujours intéressant à analyser. On remarque la décote monstrueuse de certains modèles, notamment électriques. À l’inverse, la demande est toujours très forte envers les véhicules thermiques, qu’ils soient essence ou diesel. Naturellement, la vignette Crit’Air joue toujours un rôle déterminant. Elle conditionne l’accès à certains centres urbains, ce qui favorise les modèles bien notés. On constate donc des écarts assez importants entre les grandes villes et les plus petites, pour un même modèle de voiture. Aussi, les véhicules électrifiés sont de plus en plus recherchés. L’engouement pour les Toyota hybrides, à titre d’exemple, est impressionnant. Si la voiture 100 % électrique effraie encore, l’hybridation rassure davantage celles et ceux qui craignent pour leur autonomie.
Enfin, les modèles premium allemands connaissent la plus forte croissance, avec une part de marché en hausse de 7,5 %4 par rapport à l’année précédente. Renault conserve sa première place, devant Peugeot puis Citroën. Le modèle qui a connu la forte demande demeure la BMW Série 1, avec une part de marché qui progresse de 15,82 %… À l’inverse, la Fiat 500 diminue presque d’autant. Là encore, ces tendances fluctuent assez fortement…
- Marché automobile français (VP) Décembre 2025/2024 – PFA-Auto.fr ↩︎
- Les 10 points marquants du marché automobile en décembre 2025 – Journalauto.com ↩︎
- C’est « une vraie crise » : le marché automobile français toujours en berne – Leparisien.fr ↩︎
- Véhicule d’occasion : Après un très bon mois de décembre, l’année 2025 se conclut dans le vert – Auto-infos.fr ↩︎





